Comme dans toute communauté importante, il se détache toujours des éléments méritant le coup d'œil. Des gens se comportant d'une façon tellement ridicule qu'on ne peut que leur jeter des pierres. Le milieu Jpop, et le Net en général, abonde de cas sociaux. Jpop Trash pointe sur eux une loupe que certains trouveront trop grossissante et d'autres encore très loin de la réalité.

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LE HIPSTER

On en avait pourtant entendu parler mais on y croyait à peine, pensant à un énième délire médiatique afin de vendre du papier, et c’était finalement vrai. La fin du monde est proche ! Oubliez le calendrier de Maya l’abeille, les histoires d’astéroïdes ou même l’explosion du monde financier, c’est un désastre bien plus grave qui nous menace à l’échelle planétaire depuis un peu plus d’un an : les hipsters !
Avant, on les appelait les « bobos », pour « bourgeois-bohème », mais c’est fini ce temps là, le nom américain a pris le dessus en remettant une couche supplémentaire dans le cauchemardesque.
Le hipster est un vortex sur pattes. Un véritable trou noir qui vous aspire dans une dimension inconnue et mortelle. Il faut à tout prix se tenir le plus éloigné possible de lui mais ce n’est pas chose facile car tout vous attire à lui. Non pas parce qu’il est fascinant, mais juste parce que sa simple vue vous donne une irrésistible envie de lui péter la gueule !

Le hipster n’est pas devenu riche, il l’a toujours été, dès la naissance. Fils à papa faisant partie de cette « Droite décomplexée » qui ne sait qu’exhiber son fric, il n’est pourtant pas encore une ordure comme ses géniteurs qui considèrent la pauvreté comme une maladie et voient des assistés à chaque coin de rue. Mais ça viendra l’âge aidant. On a les gènes qu'on peut. Pour l’instant, il est encore bercé d’illusions et est le fils de ses lectures rebelles et héroïques. Il n’y a que dans ces milieux là que l’on lit le Capital de Marx ou que l’on connaît par cœur la vie du Che. Il vous dira sans rire qu’il sait ce que ça fait d'être pauvre, comprend l’angoisse d’avoir moins de 10 000€ sur son compte à la fin du mois et qu’il est déjà passé par là…
Travaillant dans les domaines du Net, de la banque, des médias, ou étant en stage d’héritier, le hipster est inutile bien qu’il vous dira le contraire. Mais non. Si les tripatouilleurs de Photoshop ou traders disparaissaient, le monde continuerait de tourner. Si les éboueurs se mettaient en grève illimitée, en trois jours, nous nagerions au milieu de nos merdes. Méditez ça.

Comme toutes les castes, on repère le hipster à son look. D’ailleurs, il n’a, et n'est, que ça. Etudions l’animal de haut en bas. De taille moyenne, tout maigre (un hipster n’est jamais gros ni même mince, il est maigre !), ayant une démarche maniérée, passant de l'épi de maïs OGM dans le fondement au déboitage anal pur et simple, on ne peut manquer au premier coup d’œil sa coupe de cheveux. La structure capillaire du hipster est peut-être la chose qui vous donnera le plus envie de le tabasser. Jamais vous n’auriez cru voir un truc aussi ahurissant en pleine rue. C’est pourtant pas carnaval ni Japan Expo ! Prenez la coupe de George Michael période Wham !, appliquez sur le côté droit la mèche d’Hitler décolorée en blond puis déposez la banane de Fonzie sur le côté gauche, gonflez tout ça à coups de brushing, videz six bombes de laque dessus et vous commencerez à vous dire que, finalement, Evil Dead était une gentille comédie. Et le pire, c’est que cette horreur capillaire a coûté très cher, entre 150 et 400€ !
Ses lunettes à monture rectangulaire noire et épaisse ne masquent pas ses yeux où luise un mélange d’imbécilité congénitale et une arrogance rare. Sa bouche, presque toujours entrouverte, comme s’il suçait en permanence l’homme invisible, vous permettra de tester vos propres limites. Ne soyez pas étonner de craquer assez rapidement et de lui sauter dessus afin de le bourrer de coups de poings sans que vous vous en rendiez compte et sans même savoir pourquoi. C’est ça le plus étonnant. Même si vous n’avez jamais frappé quelqu’un de votre vie, le hipster, par sa simple présence, peut vous faire basculer dans la violence la plus brutale et irraisonnée. Vous réaliserez alors que les niketamers avaient raison en disant qu’il y a des mecs qui ont des gueules à bolosser. Le hipster est une tête à claque en puissance, un défouloir né.

Le hipster aime les poils, il arbore une barbe sauvage très fournie façon Robinson Crusoé mais qui aurait conservé un Gilette Mach 3 dans sa poche avant le naufrage. Certains plongent directement dans les colliers de barbes rouquines faisant le tour du visage, comme ces petits profs des années 70, sans parler des méga rouflaquettes façon XIXe siècle et autres taillages débiles de moustaches en tire-bouchon.
Son cou de poulet ne sert qu’à y nouer une fine écharpe ou un long foulard de tafiole. On rêve qu’il se prenne dans les pales d’un ventilo… Son T-shirt moulant, toujours avec le col en V très échancré, laisse dépasser quelques poils. Le débardeur à losanges, cauchemar de plus d’une génération d’enfants, est également très apprécié les matins frisquets. Pour son petit cul taille 34 maxi, pantalon feuille de cigarette ou velours côtelé arrivant au dessus des chevilles, ou carrément legging, mais oui ! La couleur de ses oripeaux n’est jamais définie ni assortie. On peut croiser des hipsters avec un T-shirt orange et un pantalon vert pomme…
Enfin, ses pieds nous montrent l’une des règles d’or du hipster : jamais de chaussettes ! On les voit le plus souvent pieds nus dans des mocassins-boîtes marron, avec la grosse couture apparente et parfois une breloque dorée dessus. Les tongs, espadrilles ou carrément les sandales de plage en plastique moulé couleur méduse sont de rigueur l’été. Passons également sur les pompes en cuir se terminant en pointes et qui peuvent être de couleur rouge vif. On passera sur les accessoires comme les boucles d’oreilles, tatouages, cannes, chapeaux et autres colliers et bagouzes, c'est préférable.
Après avoir subi ce look, et s’être frotté les yeux pour retrouver sa convergence, on pourrait en déduire de suite qu’on a affaire à un rare spécimen de folle tordue dont seul Le Marais a le secret mais pas du tout ! C’est juste le look type du hipster, et ils sont des milliers comme ça ! Et ils se trouvent modernes, cools, rebelles et mieux que vous ! L’invasion a commencé et toutes les races sont touchées mais avec des différences notables. Un hipster asiatique sera encore plus maigre et encore plus efféminé. Un hipster black sera la réincarnation de Thierry Paulin. Un hipster arabe jouera dans l'équipe de France de foot.

On parlait des homos plus haut mais le hipster, malgré son look de femme à barbe, est le plus souvent hétéro. Pis, les couples de hipsters sont légions. En les voyant ensemble, on se demande souvent qui fait l’homme…
Côté look, la femelle hipster est plus discrète mais tout aussi drôle dans son genre. Ressemblant à une étudiante, avec son p'tit blouson de cuir noir et ses Converse rouges, taillée dans la même biscotte que son mâle (un couple de hipsters dépasse rarement à eux deux les 90kg tout habillé), portant les mêmes lunettes, travaillant le plus souvent comme journaliste ou attachée de presse, elle arbore une magnifique tronche de connasse antipathique au possible. Froide, sans humour, coincée, elle parle peu, ne sourit jamais et semble avoir tous les problèmes du monde. Toujours overbookée, elle s’angoisse pour tout, consulte une armada de spécialistes en spécialités destinés à la guérir de ses phobies, fait du qi gong, prend grand soin de sa santé en mangeant bio et fume deux paquets de clopes par jour.
Les hipsters ont beau habiter dans un quartier de Paris dont le maire est un réac UMP réélu dès le premier tour depuis plus de 20 ans, ils se disent socialistes convaincus, écolos engagés et surtout, antiracistes acharnés ! La preuve ! Papa hipster mange halal ! Il va faire ses courses en viande uniquement chez le boucher arabe de sa rue. Quant à Maman hipster, elle affiche ses opinions de face en arborant un T-shirt imprimé d’un artiste black qu’elle ne connaît pas. Il n’est pas rare, après l’avoir complimenté sur son T-shirt représentant Jimi Hendrix, qu’elle vous réponde :

- Ouais, je suis trop fan de Bob Marley !

Comme les bactéries, les hipsters se reproduisent aussi hélas. Après quelques essais intimes assez foireux, car, en bons névrosés, ils sont assez peu portés sur la chose, puis une ou deux consultations chez des sexologues-psy et quelques seringues de produits chimiques quelque part, ils ont un enfant, le premier. Il faut vite qu’ils le montrent. Dans ces sorties familiales de quartier très superficielles, car on ne sent aucune complicité dans leur couple, forcément puisqu’ils ne se voient jamais à cause de leur boulot respectif, c’est toujours le père qui conduit la poussette ou porte le bébé face avant dans ces espèces de sacs ventraux ridicules faisant ressembler le marmot à un pin's géant. Maman hipster ne s'en occupe pas. Entre tenir son gosse ou son iPhone, elle a choisi. Et puis, elle l’a porté pendant neuf mois non ? Chacun son tour ! Les hipsters aiment la parité.

A propos du gamin, vous avez sans doute remarqué que les hipsters battaient des records de ridicule avec les prénoms de leurs moutards. Vous savez comment ils les dégotent ? Ils font tout simplement une tombola ! Ils écrivent sur des petits bouts de papier des tas de prénoms divers et variés, qu’ils trouvent aussi bien dans des sitcoms que des tragédies grecques, les mettent dans un chapeau et tirent au sort. Bien évidemment, plus ce sera « original », comprendre « ridicule », mieux ce sera. Appeler son enfant « Stéphane » ou « Marie », ça va pas non ? Trop commun ! Il faut surprendre les gens qu’on rencontrera ensuite, se démarquer, même si on ne les connaît pas. A la sortie, on se fade donc des « Térébenthine » (un prénom qui décape !), « Eustache », « Mégane-Renaud » et autres « Jean-Guy-Mouloud » ! Ajoutez à ces prénoms à rallonge les deux noms accolés de leurs parents, car Maman hipster a tenu à conserver le sien lorsqu’elle s’est pacsée avec son idiot.
On pourrait penser que les pauvres mômes auront une scolarité mouvementée avec de tels handicaps patronymiques mais pas du tout car leurs parents ont beau se la jouer socialistes, jamais ils n’enverront leur bout de chou dans des institutions publiques ! Ah non ! Ecole privée de rigueur, et plus que privée même, le genre d’établissement où c’est la paie de papa qui décide s’il y a de la place ou non. Dans ces classes là, que des gamins avec des prénoms improbables, fruits des délires snobs de leurs cons de parents. « Freddy-Pythagore Lambert-Cellier » côtoiera donc « Sarah-Jessica-Vénusia Chotard ». Etant tous logés à la même enseigne, il n’y aura donc aucun harcèlement moral entre élèves.

Où trouver des hipsters ? Dans la capitale, évidemment ! Le hipster de banlieue ou de province n’existe pas. Préférez les quartiers chics, comme les Grands Boulevards ou St Lazare par exemple. La devanture du lycée Condorcet nous offre un spectacle quasi quotidien de ces énergumènes en action, garçons et filles. Et en cas de weekend ou de vacances scolaires, foncez tout simplement dans un Apple Store ou un Starbucks, vous aurez l’embarras du choix !
La solution préconisée par les Trasheurs : TUEZ-LES ! TUEZ-LES TOUS ! PAS DE PITIE A AVOIR ! Hommes de toute race et de toute religion, réconciliez-vous ! Les hipsters menacent bien plus l’espèce humaine que toutes vos histoires de guerres ou d’amis imaginaires ! Ils sont nuisibles ! Eradiquez-les et montrez-vous aussi violents que possible ! Ils l’ont mérité ! C’est pas possible d’avoir l’air aussi con ! Et si par hasard, l’un de ces dégénérés vous demandait entre deux coups de pompes pourquoi tant de haine, répondez-lui que vous venez de la part de Jpop Trash. Alors, il vous rétorquera qu’il comprend et vous pardonnera. Vous pourrez le finir à coup de Vélib’ !

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LE FAN DE KARAOKE

A Jpop Trash, célébrité oblige, nous recevons des tonnes de mails, vous le savez. Ils se ressemblent à peu près tous. En gros, ça donne ça :

- vs zet krrro dé genial !!!

- vs zet krrro dé zenkulé !!!

- maintenant à vous pilules bleu énorme puissance masculin bite.


Au milieu de toute cette crasse, quelques imbéciles un peu plus cultivés se détachent du lot et nous disent :

- Vos portraits de fans sont bien gentils, mais c’est toujours pareil : des ratés, des frustrés, des chercheurs de gloire. Il faudrait peut-être se renouveler un peu, non ? Connards !

Ils ont raison, mais comment se renouveler avec un tel milieu où, justement, tout est basé sur les complexes d’infériorité et l’envie d’être célèbre ?
Prenons le fan de karaoké par exemple. On ne va pas tellement se renouveler avec lui, car il cristallise tout ce qui cloche dans ce milieu.

Au Japon, le karaoké est quelque chose de prisé essentiellement des pauvres filles. Ça ne manque pas. Entre deux séances de shopping faites avec la carte de crédit de leurs parents ou de leurs maris, et trois purikura, les Japonaises les plus trépanées se rendent au karaoké en troupeau. Ce qui nous fait hurler ici est tout à fait normal chez eux. C’est dans leur éducation, on n’y peut rien. C’est comme égorger à la chaîne des moutons au Maghreb ou se prostituer à 8 ans en Thaïlande. Mais nous ne sommes pas là pour parler du fan de karaoké japonais, et juger l’éducation japonaise (en plus, c’est déjà fait), mais plutôt du français au Japon qui est beaucoup plus drôle dans le sens tragique.

Le fan de karaoké est un otaku-bidochon pur jus. Pour lui, le karaoké, c’est le symbole du Japon. C’est comme les mangas, le rock visuel, visiter des temples ou bouffer des okonomiyaki, c’est 100% japonais, ça fait partie de la panoplie indispensable. Du folklore ! Donc, on adhère. Désireux plus que tout être japonais, il fera tout ce que les nippons font pour se sentir comme eux. Et puis c’est toujours plus facile d’aller au karaoké que d’apprendre à parler japonais couramment.
Il a découvert cette passion par accident. Un jour, souvent lors de son premier séjour là-bas, il s’est retrouvé dans une soirée karaoké et on lui a filé un micro. Il a bien fallu qu’il chante devant ses amis. C’était effrayant, tous ces yeux braqués sur lui, mais c’est comme les clopes. Les copains le font alors on fait pareil, pour ne pas passer pour une andouille. Il prit donc le micro dans ses mains huileuses et se mit à grogner. Car oui, le chanteur de karaoké ne chante pas, il grogne, comme le cochon.
Ce fut la révélation. Pourtant, le fan de karaoké est une buse question chant. Evidemment. Le pire est de voir qu’il chante TOUJOURS des chansons inadaptées à sa voix en plus. Mais lui y croit, et s’en est convaincu tout seul après avoir entendu des Japonais le complimenter sur l’une de ses performances. Cela ne veut pourtant rien dire, sachant très bien que les Japonais sont les rois des compliments vides de sens. Mais vaut mieux une douce hypocrisie qu’une dure vérité. N’attendant que ça depuis des années, il se prend rapidement pour une star, c’est le syndrome « charisma man ». Voici le « super singer no nihon ongaku » ! Il exulte et ne se sent plus pisser lorsqu’il commence à massacrer allégrement, et toujours en yaourt bourré de matières grasses, les quelques tubes qu’il connaît par coeur. Les lettres fluos n'ont plus de secret pour lui. Il n'a même plus besoin de regarder la vidéo sur le vieil écran aux couleurs passées, il connaît tout, même les coquilles, et pour cause : il est là toutes les semaines. En buvant son Oasis tiède, pour se rafraîchir le gosier entre deux couplets, il se masturbe mentalement en écoutant ses faire-valoir bridés lui répéter qu'il a du talent.

Après autant d’années à arpenter les karaokés de Tôkyô lors de séjours éclairs, on s’aperçoit hélas que son répertoire de chansons est toujours le même et bien peu garni. En général, il se compose d’une petite dizaine de titres internationaux hyper connus issus de sa jeunesse et d’une poignée de singles Jpop poussiéreux que les Japonais, eux-mêmes, n’ont jamais entendu parler ou tout simplement oublié. Cela donne donc en gros les tubes d’Aqua, 2Unlimited, Nirvana, Ace Of Base, Céline Dion et enfin, pour le côté indigène, Love Machine, Pegasus Fantasy, Automatic et Forever Love…
L’échauffement vocal terminé, place maintenant au concours. Là, il va falloir assurer. Il choisi donc un anime dernière génération, parce que ça le fait et que personne d'autre n’osera le prendre. La musique commence, et il se met à beugler dans le micro sans aucun sens cohérent du rythme et de la mélodie, mais tout le monde trémousse son popotin bourré de cellulite et l'encourage à continuer ce massacre en règle. Il ne connait que le premier couplet, les autres ne servant à rien selon lui, car tout le message de l'anime est concentré dans celui-ci…
Nul parmi les nazes, il parvient tout de même à tirer son épingle de jeu car il connait les membres du jury, il a dépanné certains d’entre eux récemment (argent, prêts de jeux vidéo, secret honteux etc.) et gagne logiquement par corruption passive.

Avec le temps, il se force à aller au karaoké car il déteste écouter les autres chanter. Ils sont nuls pour lui. Ils n’ont pas sa technique ni son talent. Une seule chose l’intéresse : ses quelques minutes de gloires lorsqu’il prendra le micro et se donnera en spectacle pour recueillir des bravos. Le fan de karaoké a énormément en commun avec le cosplayer.
Persuadé qu'il a raté une carrière dans la chanson, il en oublie qu'il est incapable de la moindre créativité musicale. Prématurément aigri, il répond à ses potes naïfs qui lui demandent pourquoi il n'en fait pas son métier que : « C'est tout marketing maint'nant 't’façons, y'a pu d'place pour l’vrai talent ! ». Un incompris !
Mais attention, le fan de karaoké est snob ! On pourrait croire qu’il y a un certain respect, voire des atomes crochus avec ses confrères français qui se donnent de la même façon chaque samedi soir dans les boîtes à ploucs les plus minables de notre beau pays pourri. Mais non ! Il en a horreur et les méprise. Lui vous dira très sérieusement que ce qu’il chante n’a rien à voir avec les karaokés français, où tous les weekends sont repris en cœur les standards de Claude François, Johnny Hallyday et Gloria Gaynor. Ça, c’est de la merde de beauf pour lui ! Lui, ce qu’il chante, c’est super ! De la vraie musique 100% japonaise ! C’est clair que Namie Amuro, Hikaru Utada, X Japan ou Ayumi Hamasaki, c’est la grande classe, preuve d’un goût profond en matière de musique et pas du tout pompée sur les Occidentaux.

Que faire face à de tels losers ? Deux solutions : les plaindre ou mettre le feu à la boîte à karaoké quand ils sont dedans en ayant pris grand soin de condamner les issues auparavant. Nous, on fait les deux à la fois.

Portrait écrit à partir d'une ébauche de Jenny, Ladyboy et Kaliméro. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs

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LA FAN DE JOHNNY'S

La fan de Johnny’s est un morpion : elle change de queue comme de chemise ! Mais attention, virtuellement seulement.
Tout s’est passé en un mois chez elle. Elle a démarré en tant que fan de visual lambda pendant la première semaine, est devenue une membre active pendant les 15 jours suivants du fan club de Gacktichou puis de Hydounet jusqu’à la fin du mois. A ce moment là, elle était simple stagiaire de la bêtise. Le mois suivant, elle a véritablement commencé à travailler dans la connerie pure et dure car elle a découvert les Johnny’s, cette presque-multinationale produisant à la chaîne des singes sans poil efféminés. Le flash eut lieu en regardant des dramas dans lesquels en général le Johnny’s de ses rêves interprétait le héros. Au choix, dans la palette réduite des rôles : gosse de riches odieux et macho, sportif au succès phénoménal quoiqu’incompréhensible ou rebelle du lycée au brushing parfait et à l’uniforme bien repassé par maman.

Ce n’était pas simple pour elle au début de regarder ces dramas et le mot « regarder » prend tout son sens. Ne comprenant pas le japonais, elle ne pouvait lire que les sous-titre mais ils étaient en anglais et hélas, cette langue non plus, elle ne la comprend pas. Heureusement, et c’est là la force des dramas, l’histoire, qui est de toute façon toujours grotesque, clichée et sans intérêt, est compensée par le choix des acteurs/actrices qui ne sont que des posters sur pattes. On « regarde » un drama comme on regarde un tableau. Il ne se passe rien mais c'est joli. La seule différence, c’est que le drama bouge.
Le fantasme s’est créé instantanément : il est bridé, beau, parle peu, tire souvent la gueule mais attention, il s’énerve et même que parfois il fait peur (aux enfants de la crèche jouxtant le lycée). En gros, c’est un porte-clés parfait qui parle et bouge ses cheveux.

La fan de Johnny’s découvre alors le catalyseur de sa rapide, mais indéniable, chute vers le pathétique : un Yamapi, un Matsujun ou un Jin et là voila en train de télécharger en masse tout les singles moisis que Chouchou a fait avec son groupe (car oui, un Johnny’s chante forcément, même si c’est très mauvais), tous les dramas (car oui, un Johnny's joue forcément, même si c'est très mauvais) et tout les concerts et live (car oui, un Johnny’s fait de la scène forcément, même si c’est très mauvais). Toutes ces activités lui ont permis de s'offrir un forfait esthétique de première classe dès le début de sa carrière, se faisant refaire d'un seul coup le nez, les dents (gros boulot !), la bouche, la bride et, bonus, la greffe tant attendue de la zigounette qui lui manquait tant.
Elle achète les magazines dans lesquels son idole figure, soit en les commandant sur Internet soit en écumant les rayons de Junku toutes les semaines. Une photo minuscule et floue en fin de mag ? Pas de problème ! On sort la CB ! C’est pas elle qui paye hein…
Puis, son champ de vision s’élargit : elle n’idolâtre plus seulement Chouchou ou son groupe mais tous les clones de l’industrie de Johnny Kitagawa. Logique, ils ont tous la même gueule vu qu’ils ont tous le même chirurgien. Pour information, Papy Johnny est le plus vénéré des pédophiles japonais, dont le seul talent aura été de recruter des flopées de gamins de 12 ans maximum pour en faire des idoles après avoir :

- passé au moins cinq ans dans son écurie, à apprendre à manier le Babyliss, le gloss et le fond de teint mieux que les poufs du Hello Project.

- posé à poil, joué dans un drama, chanté, bref ! ramené un peu de fric pour justifier qu’on ne les renvoie pas dans leur campagne par le premier omnibus.

- passé au moins une fois sur le billard, histoire de leur donner une gueule décente et rentabiliser l’achat des dits-gamins auprès de parents vénaux et indignes espérant remonter la côte de popularité du restau familial et éponger les traites impayées.

- passé dans le lit de Johnny himself afin qu'il vérifie leur taux de souplesse pour les futures chorégraphies. On n’est jamais si bien servi que par soi-même…

La fan de Johnny’s compatit à ce dur labeur et achète par conséquent tout ce qui peut se faire à l’effigie de ses boys band nippons préférés, peu importe le prix ou la qualité des goodies. On vous l’a dit, ce n’est pas elle qui paye mais ses parents. Les murs de sa chambre sont recouverts de posters et d’uchiwas et ses draps souillés de rêves yaoi improbables entre Chouchou et n’importe quel autre membre de l’industrie ou de manga. Elle fait tourner des pétitions virtuelles dans le but de faire venir un de ses spécimens rares en France, voire en Europe, regarde toutes les émissions dans lesquelles elle peut les apercevoir avec ou sans sous-titres, commande tout les Cd, DVD, Blu-ray, poil pubien original sous verre, et blinde son disque dur de scans, fanfictions et autres montages foireux réalisés sous Paint par des fans frustrés pour des fans frustrés. Elle est facilement identifiable dans la rue : jetez un œil à son sac, il est forcément orné de 14 porte-clés et autre badges officiels.
Elle pousse même le vice à organiser des goûters d’anniversaire auquel bien entendu les Johnny’s ne participeront jamais, même si leur part de tarte aux pruneaux leur est réservée. De toute manière, la fan est persuadée au fond d’elle qu’ils en auront vent et qu’ils viendront un jour, en personne, manger la divine tarte et l’aider à faire ses devoirs.
Sa mauvaise foi n’a rien à envier aux fans de boys bands des années 90 : les Johnny’s sont les plus beaux, chantent trop bien, dansent trop bien, sont trop intelligents et ont un sens de la mode inné. A y regarder de plus près, en effet, on peut applaudir le talent d’Emmaüs pour avoir donné une seconde vie à leurs torchons, inexploitables par un vulgaire SDF, et même refusés par les populations africaines les plus démunies, mais transcendés en costume de scène chez Papy Johnny.

La fan de Johnny’s connait une croissance phénoménale depuis 2009 et sa reproduction, qui ne nécessite pourtant aucun partenaire, n’est malheureusement pas en train de s’essouffler. Mais ne vous en faites pas, du fait qu’elle ne quitte jamais sa chambre de 50m², elle ne risque pas de vous approcher…. à moins que vous ne soyez bridé…. ou gay !

Portrait écrit par Spinelie. Rajouts et corrections : les Trasheurs

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LE FAN DE FINAL FANTASY

Rares sont les sagas de jeux vidéo pouvant se permettre d’être aussi over-hypées que Final Fantasy. Depuis plus de 20 ans, cette série se targue d’être la référence en matière de RPG japonais, vous savez, ces jeux chiants comme les blés, au scénario à peine plus élaboré qu’une intrigue des Livres Dont Vous Etes Le Héros, et qui se finissent à grands coups de combats longs, hyper répétitifs et ennuyeux. Parmi les joueurs de tout poil, c’est le genre qui peut se vanter de concentrer le plus gros noyau de débiles et autres otaku trépanés.

Notre fan de Final Fantasy n’est pas forcément jeune : le plus souvent, il a connu les débuts de la saga sur consoles 16bits, ce qui fait de lui un joueur avoisinant les 25/30 ans ; le même âge que les décérébrés de l’époque du Club Dorothée. Rien n’arrive par hasard…
En bon amateur de japoniaiseries, il aime les manga, les anime, la Jpop, et toute cette sous-culture garante de bon goût et de raffinement typiquement japonais. Bien sûr, il adore les jeux vidéo, et plus généralement les RPG, nippons de préférence. Cela dit, il n’a pas trop le choix car les RPG roumains ou belges sont encore dans les tuyaux…
Pour une boîte comme Square/Enix, les RPG sont formidables. Non seulement ce sont des jeux avec quasiment tous les mêmes scénario (les « bons », des losers de première à la base et qui se découvrent des pouvoirs, une épée magique dans la forêt, une descendance légendaire au fur et à mesure qu’ils avancent, s’en vont se battre contre un « méchant » vraiment vilain pas beau, invincible bien évidemment, et qui a volé le cristal magique d’un village de trolls) mais également avec les mêmes personnages : héros à grands yeux et cons comme une planche, souvent avec des armes immenses garantissant de bonnes grosses courbatures pour de futurs cosplays, une coiffure ébouriffée dans le style « j’ai piqué le pot de Vivelle Dop de mon p’tit frère ex fan de tektonik et maintenant vrai homo ! », et surtout, un insupportable look d’émo, pour le grand bonheur des pauvres filles. Final Fantasy n’échappe pas à la règle, nous servant depuis des années ce genre de design écoeurant : cheveux roses et jupes ras-la-foune pour les héroïnes, relents d’homosexualité fruitée pour les héros, sans oublier l’improbable méchant aux cheveux longs et gras, à l’air constipé et qui regarde vers le sol pour se donner un air plus dark. Le pire, c’est que des millions de gens en raffolent, bien que le RPG nippon n’a quasiment jamais été foutu de se renouveler. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Les fans diront que ce n’est qu’un « look manga » mais ça ne change rien. Le summum a été atteint lors du neuvième épisode, mettant en scène des gamins à grosse tête et à queue de singe…

Les jeux en eux-mêmes sont très longs, et peuvent atteindre une durée de vie de 70 heures. Il en faut du temps pour y jouer ! Et quelle chance, vu que leurs fans sont des no life finis ne foutant rien de la sainte journée, changeant simplement d’écran, et parfois de pièce, passant du PC à la télé plasma.
En vérité, ce temps de jeu comprend une majorité de phases de combats mornes et chiantes. Certains d’entre eux peuvent durer plus d’une heure et demie… Une heure et demie à faire et refaire les mêmes combinaisons de doigts sur la manette. Vous imaginez ? La raison à cela, c’est que les RPG japonais fonctionnent au tour par tour : on choisit une attaque, on la lance, l’ennemi perd deux points, on mange des chips, l’ennemi attaque, on perd trois points de vie, on boit son Coca, on choisit une attaque, on rote etc. Même si cette tendance tend à disparaître, elle est toujours bien présente et les amateurs parlent de combats techniques et passionnants. Les autres y voient un système soporifique, lobotomisant et insupportable mais il n’en est rien pour le fan de Final Fantasy, qui a souvent passé plusieurs centaines d’heures sur un seul jeu. Mieux que l’usine, voici les RPG !
Les fans de Final Fantasy ont tous leur « FF » chouchou, celui qui leur a procuré le plus de plaisir de jeu, le « Best Game Ever » qui occulte tous les autres. Le septième épisode est très souvent cité. C’est avec ce jeu qu’a commencé la vague hallucinante de designs « manga » et émo, achevant de massacrer une saga déjà bien sinistrée, mais c’est aussi le premier Final Fantasy en 3D. Tous ces gogos n’ont aucune objectivité et, en bons fanatiques, défendent leur jeu fétiche bec et ongle, ne se rendant même pas compte que c’est la nostalgie qui les pousse à agir ainsi. Ils se souviennent avec plaisir de ces mercredi après-midi passés sur leur console, entre deux dessins-animés chez Dorothée et trois touche-pipi devant les pages d’un vieux Hot Video de papa. On constate ce phénomène dans les hallucinants débats qui peuplent les sites spécialisés, s’étalant sur des dizaines de pages, où l’on peut admirer tous ces débiles se foutant sur la tronche pour déterminer « LE » meilleur Final Fantasy. Chacun campe sur ses positions et la discussion n’a pas de fin mais on s’en fout ! Ce qui compte, c’est de l’ouvrir. Ecraser ses opposants en démontrant point par point pourquoi Final Fantasy 10 est meilleur que Final Fantasy 7… Une croisade inutile, mais qui est une manière de s’affirmer, d’avoir une cause. Pauvres gens.

Ils ont longuement attendu le treizième épisode là, bien excités qu’ils sont grâce à des artworks merdeux montrant une énième fille à cheveux roses qui tire une gueule de six pieds de long ou un héros gamin à tignasse en pétard. Ça fait plusieurs années qu’ils s’astiquent sur ce jeu « ki va tou boulversé », ki va rénienventé le RPG japonnais », qui en aurait bien besoin… Et ça marche ! Il n’y a qu’à constater les ventes au Japon. Certains occidentaux vont jusqu’à acheter le jeu en import. Ils ne comprennent rien au japonais, et donc au scénario, mais qu’importe ! De toute façon, il n’y en a pas. Au moins, ils peuvent se vanter d’y jouer avant tout le monde. C’est la seule chose qui compte.
À l’inverse, ce dernier épisode suscite des vagues de boycott, notamment parce que cette fois, les développeurs ont voulu innover : il y a des armes à feu ! Sacrilège ! Nos sympathiques débiles ne sont pas habitués à ça. Eux, ils aiment utiliser du mana, faire des kamehameha et ce genre de conneries. Ça ne les empêchera pas de se jeter sur le jeu lors de sa sortie en Europe, gonflant ainsi leurs points d’hypocrisie + 15648978637…

Portrait écrit à partir d'une ébauche de Lowren. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs

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LES FREE HUGGERS

Qu’est ce que le free hugs ? Laissons la parole aux intéressés tout d'abord :

Kévin Chotard, 15 ans : - Tu vois, le free hugs, c’est un style de vie super positif, tu vois, on donne du plaisir aux gens, tu vois ! Il faut être rebelle envers la société, tu vois !

Kimberley Michu, 14 ans : - Faire du free hugs, ça demande vachement des connaissances en japanimation ! LOL !

Brenda Chaudron, 16 ans : - Nghh ?

Cela ne vous aide toujours pas ? Bon, simplifions la chose, le free hugs est cette nouvelle mode qui veut que de vilains inconnus vous invitent gratuitement dans des conventions à vous serrer dans leurs bras sous le couvert de « love is all »...
En fait, le free hugs, c’est avant tout une alchimie improbable, un prototype imparfait, le chaînon manquant, mais nécessaire, à ce milieu où le ridicule ne tue malheureusement pas et est élevé au rang de façon de vivre, de la même façon que le cosplay ou le karaoké.
La maladie s’est insidieusement répandue dans les conventions depuis quelques années à un niveau alors encore négligeable. Cependant, à l’instar du virus H1N1, les gens de bon goût ont pu constater lors du Japan Expo 2009 à quel point le mal s’était développé et était difficile à éradiquer. Toute la communauté avait sous-estimé le pouvoir de nuisance de cette caste désormais classée, ironie du sort, d’intouchables. Il faut le reconnaître : les free huggers sont devenus un fléau. Une race à peine apparue et déjà classée comme nuisible. Les Trasheurs, toujours en avance sur tout le monde, prônent la solution d’abattre TOUT le troupeau avant qu’il ne soit trop tard.

Le mâle free hugger (nom de code MSN : gold_saint_naruto_goku_324) est un personnage timoré, insignifiant, passif et laid; gras et rubicond ou bien maigrelet et livide, il recherche dans la mode free hugs la possibilité d’avoir un contact tactile, facile et peu coûteux avec le sexe opposé dont il ignore tout. Ce rite s’accompagne, hélas, d’effets secondaires pénibles chez lui. Peu habitué aux rencontres avec la gente féminine, il sue abondamment, tremble et émet des flatulences ainsi qu’un rire de benêt qui se voudrait cool. Plus bas, ses sous-vêtements sont rapidement souillés, aussi bien côté pile que côté face. Qu’importe, ça en valait la peine tant ce fut intense pour lui. En rentrant dans sa bauge, il s’empressera de se logger sur Facebook et/ou Twitter afin de faire partager à ses « amis », autres anonymes dignes de peu d’intérêt et qu'il n'a jamais rencontré en vrai, son heure de gloire : il a serré dans ses bras une nana en tenue légère ! Jamais il n’oubliera cette sensation ni son effluve où se mêlaient étroitement un parfum bon marché à la vanille et une odeur âcre de sueur. Puis il continuera sur cette lancée en racontant sa folle journée : il était devant le stand Kaze, vous savez, ceux qui éditent les DVD d’animation qu'il télécharge en divx... Après, il a bu un coca à la buvette. C'était sucré et pétillant. Et enfin, clou du spectacle, comme disait Jésus, il a carotté les gars du Naruto World car il a participé deux fois au jeu au lieu d’une seule comme le stipule le règlement. Trop fort !
Vous l’avez deviné, notre huguenot se prend pour un rebelle. Si, si. Pour lui, il ose des choses que personne ne peut oser. Il transgresse les règles, il impose sa loi. Il est amusant de constater à cet égard que, dès ses premiers pas sur le quai RER du Parc des Expositions, lorsque la tension devient palpable, le free hugger ne peut s’empêcher de jouer au rebelle. Panurgisme primaire bien évidemment, et si touchant au demeurant, car ce blanc-bec au torse bombé est le même petit étudiant qui se fait régulièrement dépouiller et vider son sac par les caïds de son lycée qui savent très bien qu’ils ne risquent rien à le martyriser puisqu’il ne bronche jamais quoiqu'on lui fasse. Placé dans un environnement aussi inoffensif et immature que Japan Expo, qui n'est qu'une gigantesque classe de maternelle livrée à elle-même pendant que la maîtresse est aux chiottes, il a compris que le premier qui donnera de la voix se fera respecter. Là, il se sent puissant. Là, il se sent chef de meute. Là, il se sent homme. Là, il se sent animal alpha. Pensez donc, l’écrasante majorité des visiteurs présents sont du même tonneau que lui dans la vie de tous les jours : de petits minables sans personnalité, attardés au possible, et rêvant d’amis, de gloire et de regards d’admiration énamourés. Ce comportement d’une rare virilité dans sa vie d’homme durera les quatre jours de Japan Expo, puis il redeviendra la larve gentillette et soumise que tous ses camarades connaissent et se plaisent à humilier. Chassez le naturel…

La femelle free huggueuse (nom de code MSN : sailor_britney_nana_moon_297) est du même cru, mais en plus pathétique car plus active. N’ayant jamais eu le courage de basculer du côté des cosplayeurs, elle rêve néanmoins d’avoir son quart d’heure de gloire elle aussi dans un milieu où tous les excès les plus malsains sont permis et encouragés. Presque de dépit, elle se fait donc free huggueuse.
Passant directement de la jeune fille à la pauvre fille, en attendant la vieille fille ; bigleuse, et possédant des fesses tombant déjà en gouttes d’huile à même pas 16 ans, elle tente de réhabiliter sa carcasse défraîchie en comptant sur la « Japan Expo touch » qui sépare rigoureusement les « in » et les « out » : des oreilles de chat, des bas rayés, un peu de froufrou pour faire goth-cheap, l’inévitable éventail et une énorme touche de mauvais goût mal assumé. Elle se déplace toujours en meute, parce que cela permet de se cacher derrière ses copines, aussi connes et honteuses qu’elle, et glousse avec délectation dans la file d’attente avec son pass classique. A ce propos, vous reconnaitrez facilement celles qui ont un pass gold : leur short est tout mouillé…
Une fois entrée, elle sort sa panoplie de free huggueuse : une feuille de papier A4 portant l’écœurante inscription FrEe HuGs gribouillée au feutre à paillettes, entourée de quelques petits dessins bancals type « fan art », plus deux ou trois stickers Hello Kitty collés dessus pour cacher la misère, et le tour est joué. La sotte se mue en participante active de la japanimation en France. Ne riez pas ! Certaines se sentent véritablement investies d’une mission et le crient haut et fort. Elles ont tellement besoin de se sentir utiles à quelque chose...
Leur comportement donne des envies de vidages de chargeurs de Magnum 44 en pleine gueule. Il faut les comprendre aussi, ces pauvres truies vont faire des folies au-delà du raisonnable. Elles vont se faire accoster par des mecs qui voudront les serrer contre elles, feront ensuite des photos en HD avec leurs « koupines » en faisant le « V » de la victoire, chanteront des génériques d’anime en yaourt et dépenseront l'argent de papa/maman dans des gougouilles vendues pour l'occasion 10% plus chères que le reste de l'année. Bref, elles seront les reines du bal des pouilleux.
Attention, ne vous excitez pas. Contrairement à ce qu’elle semble laisser croire, la free huggueuse est tout sauf « hot ». Testez-la en la prenant aux mots quand elle vous propose la botte, et allez plus loin que le simple câlin, en l’embrassant dans le cou ou en lui caressant les reins. Sa réaction ne se fera pas attendre : hurlement, honte, mal à l’aise, peut-être même une baffe dans la gueule ou une semelle compensée dans vos testicouilles, et des tas d’insultes comme quoi vous n’êtes qu’un porc, un pervers etc. C’est pourtant elle qui vous invitait au contact. Méditez ça bande de petits puceaux : les allumeuses sont TOUJOURS décevantes !

Sur le plan du darwinisme, l’évolution des free huggers offre peu d’alternatives. D’ici quelques années, ils auront, dans le meilleur des cas, honte de leur passé lorsqu’ils se reverront sur les photos qu’ils eurent la connerie de filer à leurs connaissances. Ils en riront donc, avec une énorme gêne, et continueront de cacher ce secret honteux comme on cache son alcoolisme ou le fait d’aimer les photos d'Ai Shinozaki.
Dans le pire des cas, ils reviendront encore longtemps à Japan Expo, en couple cette fois, ex-huggers mais nouveaux otaku-bidochons, accompagnés de leurs chiards tristement fardés en Gokû improbables et portant à l'état civil des noms de personnages de mangas... Des enfants mort-nés mais pourtant bien vivants, à l'image de leurs parents finalement.
Le dernier jour, avant de rentrer, notre petite famille de winners fera la tournée des stands, juste avant la fermeture, comme ces SDF qui font la fin des marchés afin de recueillir les fruits et légumes invendus ou invendables. Les exposants, plus par mépris que par compassion, leur jetteront à terre une poignée d'autocollants et de porte-clés dont personne n’a voulu, en leur demandant de déguerpir au plus vite. N’ayant aucun amour propre, nos free huggers se jetteront dessus comme les crevards qu’ils sont et repartiront satisfaits, les poches pleines, repus et fatigués de leur belle journée. Puis ils rentreront chez eux, dans leur cage à lapins payée à crédit, et se huggueront à nouveau en privé afin de faire leur troisième gosse qui leur permettra de toucher le pactole question allocs et s’offrir un home cinema pour mater Star Wars en Blu-ray…

Portrait écrit à partir d'une ébauche de Bigremaster. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs

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LE FAN DE FACEBOOK

Question : qu’est-ce qui rapporte le plus sur le Net ? Le cul ? Non. Le spam ? Non ! Yesasia ? Non !! Rhhha ! Bande de nazes ! Vous êtes nuls, comme toujours ! Bon, on vous donne la réponse : c’est la solitude ! C’est une manne ce truc et elle n’est pas prête de se tarir. C’est extrêmement bien fichu car Internet la provoque, en isolant doucement, mais sûrement, la victime. Puis, une fois celle-ci prête à succomber dans la dépression, ce même Net lui offre la guérison, en lui proposant de se faire pleins d’amis, sans bouger, grâce à des sites. Absurde hein ? Le problème est la solution, et inversement. Ce sont les nouveaux schémas commerciaux. On fout volontairement, mais gratuitement, les gens dans la merde en jouant sur leurs besoins et autres envies, afin de venir leur vendre ensuite une bouée de sauvetage lestée. C’est un peu comme pour les endettés, pour les soulager de leurs multiples crédits, on leur propose… un autre crédit !
Facebook, et la mode des réseaux sociaux en général, proviennent d’une trop forte utilisation du Net et démontrent à quel point les Internautes en chient. Cela ne va pas les guérir, bien au contraire. Et de toute façon, ils ne le veulent pas.

Vu le succès, on connaît tous un fan de Facebook. Enfin, « connaître », c’est vite dit. On ne le connaît que virtuellement. Personne ne l’a jamais vu en vrai. Cet être mystérieux est seul, totalement seul, désespérément seul. On peut difficilement imaginer sa solitude. Par comparaison, Robinson Crusoé s’éclatait à côté de lui. Et le pire, c’est que sa solitude, il l’a voulu et l’entretient savamment. Ne lui proposez jamais de vous rencontrer « en vrai », de sortir ou autre, il refusera tout net ou se dégonflera une heure avant le rencard. Allez dehors ? Avoir des inconnus en face de soi ? Leur parler ? Les regarder dans les yeux ? Ça va pas non ?? C’est bien trop stressant pour lui. Il a toujours été comme ça. Les séries télé, les jeux vidéo et autres RPG l’ont formé tout jeune, dans une chambre puante aux rideaux toujours fermés. Il est passif, il regarde mais ne participe jamais. L’ennui voulu à perpétuité. Peine incompressible. A l’école, personne ne lui adressait la parole, ou juste pour se foutre de sa gueule. Il a bien essayé de se parler à lui-même mais il s’est trouvé bien trop chiant et s’est auto-banni tout seul...

Quand le Net a débarqué chez lui, la solitude lui pesait tellement qu’il a cherché à se soigner, mais toujours virtuellement. Chats, forums, mailing lists, chaînes, virus... Il a bien tenté de tenir un Skyblog, mais rédiger un texte cohérent, et surtout intéressant, c'est pas facile... Et puis surtout, c’est gonflant. Il a autre chose à faire. Quoi donc ? Rien, mais ce rien est toute sa vie, donc...
Et puis Facebook est arrivé ! A l'origine, avant de devenir le refuge à no life que l’on sait, c’était un réseau communautaire pour étudiants. Les inscrits en fac y créaient un profil privé, en donnaient l'accès à leurs amis, eux aussi inscrits, et c'était tout. Le site ne servait qu'à garder un lien, pour que chacun sache ce que deviennent ses anciens camarades. Mais voilà, la vague deux-point-zéro-djeunz-trend est passée par là. Facebook s'est ouvert à tout le monde. Ce fut une révolution pour notre animal encagé. Enfin il peut véritablement faire croire qu’il a des amis et une vie sociale !
Il ne se sent plus pisser en remplissant le questionnaire d’ouverture de compte, forcément, c’est comme si on s’intéressait à lui. Mais un cruel dilemme le torture dès le début : doit-il choisir le réseau Japan ou bien le réseau France ? En cela, il imitera les otaku-bidochons déjà sur place en se prenant lui aussi pour un japonais. Alors, il est à la fac, université Enrico Macias, Langues Etrangères Appliquées section Japonais, Première année de Licence 2004-2005, L1 2005-2006, L1 2007-2008, Doctorat en resto U et cafet' 2004-20054789… Il s'intéresse au Japon, à la japanimation, aux « Japonnais », à la J-Pop©, à la J-Rock©, à l’AJ Auxerre... Lapalissade ? Euh, c’est le nouveau manga d’Ai Yazawa ?...
Quelles sont ses opinions politiques ? Probablement socialiste, ou même communiste, vu qu'il est persuadé que la Gauche est un havre de paix et la promesse d'un avenir radieux pour les artistes et les littéraires dans son genre. Entendez par artiste : « adepte de la décalcomanie de manga », et littéraire : « J’ai toute la collection de Nana reliée cuir ! »
Sa situation amoureuse ? « Euh… J’ai… quelqu’un, oui… Mais bon, euh… c’est trop privé pour en parler ! » Et puis surtout, il n’a aucune imagination, même pour mentir.

Une fois son profil dûment rempli, et son inscription validée, notre champion est prêt à arpenter le monde par procuration. Il commence par entrer toutes les adresses mails qu'il a accumulés grâce à ses cinq ans de mailing lists de fac, de conventions ou par son activité fort chronophage de fantôme de forums. De plus, sachant que ses connaissances sont aussi désespérées que lui, et que les zombies du Net changent de mail comme de chemise, croyant qu’ils changeront en même temps de vie et que cela leur apportera également de nouveaux amis, cela donne un nombre incalculable d’adresses différentes. Ça fait donc du boulot à taper, mais il n’a que ça à faire.
Ce travail fastidieux accompli, il se retrouve avec 948763215 inconnus qu'il considérera comme son cercle d'amis, la plupart ne se souvenant pas de lui ou comme ce qu’il était, et est toujours : un sac à Végétaline dégoulinant adossé contre le radiateur du fond de la salle de cours.
Ajouter des gens devient compulsif chez lui. Il tente de rattraper son retard d’ermite volontaire. Comme pour les mp3, divx et autres programmes crackés, il entasse les amis dans un coin de disque dur et ne s’en sert jamais. Ça le rassure. Il sait qu’ils sont là. C’est une présence et une béquille pour lui.
Comme le skyblogueur, il laisse des commentaires sur leurs profils pour en recevoir en retour. Les habitués du SMS n'ont rien à leur envier question orthographe. Quand on créée un profil en trois clics, qu’on s’ajoute un « ami » en deux et que la recherche nous donne tout tout de suite, on écrit le plus rapidement possible. Pas de temps à perdre ! La seule chose dont se soucie un fan de Facebook, c'est la fausse apparence qu'il donne au monde entier.
Il épluche également les photos de tous ses pseudo-amis dans l'espoir de s'y trouver dessus. Dans ce cas, il va se tagguer lui-même, c'est-à-dire qu'il reliera son profil à son visage sur la photo. Et hop, des visiteurs en plus, et cela permet à chacun de voir ce qu’il fait, ce qui lui donne l’impression d’être le centre d’attention des gens, ce dont notre fan désire ardemment en vrai. La contradiction est toute sa vie. Il veut qu’on le regarde mais sans qu’on ne le voie, parce que c’est gênant le regard des autres. En fait, son rêve est de devenir célèbre mais sur le Net, pas dans la réalité, ce qui montre qu’il est irrécupérable.
Au milieu de tous ces ectoplasmes virtuels, il ajoute également des « célébrités », comme Chuck Norris, Jésus Christ, Marc Dutroux, Steevy Boulay, Nadine Morano etc. En bon enfant de la télé, c’est son côté star qui resurgit, et puis c’est toujours ça en plus et ça, c’est très important. Il faut savoir que les fans de Facebook adorent faire des concours entre eux pour savoir qui a le plus de contacts. C’était impossible sur MSN. Ils se rattrapent doublement ici. Des gens matures…

Mais même dans le monde virtuel, les désillusions dues à la nature humaine sont terribles et cinglantes. Un matin, vers midi, il constate que X, un « ami très cher », c’est-à-dire qui lui avait parlé plus de deux fois et qui lui avait même fait un compliment, l’a banni. Comme ça. Sans raison. Il ne s’y attendait pas. Il l’avait bien fait avec d’autres mais jamais on ne lui avait fait le coup. Tout son monde s’écroule. Comment peut-on être aussi cruel ? « Narutotoro était mon ami ! Sakuranma m’a trahi ! » Devant une telle déception, il s’enfonce un peu plus dans son autisme forcené, persuadé que tout le monde est con et ne le mérite pas. Là-dessus, il a bien raison !
Heureusement pour lui, cette vie factice, stérile et mensongère ne peut durer longtemps. En effet, à force de rester immobile, à respirer le même oxygène vicié et de vider des paquets de chips au porc de cochon, le cœur finit par lâcher, obligeant le fan à sortir enfin de chez lui. Les pieds devant. D’ailleurs, lorsque vous voyez un compte Facebook qui n’est plus updaté, c’est que son utilisateur est tout simplement mort devant son écran mais que son cadavre n’a pas encore été découvert. Ben oui, difficile pour les parents ou voisins de faire la différence entre l’odeur d’un geek qui ne sort jamais de sa chambre et celui d’un corps en putréfaction aussi… A son enterrement, il n’y aura personne.

Bon, nous pensons que vous avez compris. De nos jours, la solitude engendrée par le Net se soigne… avec le Net ! Oui, on sait, c’est consternant mais le monde en lui-même est consternant, vous avez déjà dû le remarquer. Mais il n'y aurait que ça, ce ne serait rien. La solitude, ça se règle facilement, en sortant de chez soi pour aller courir tout nu dans un champ de coquelicots par exemple. Encore faut-il en avoir la volonté et ça, c’est un autre problème. Mais il faut voir plus loin que l’aspect pathétique de la chose et là, on redevient sérieux. Les réseaux sociaux ne sont qu’une gigantesque machine à fliquer les gens, et qui s’y livrent de bon cœur. Il n’y a même plus besoin de RG de nos jours. Il n’y a qu’à se connecter sur un de ces sites et c’est bon. On tape le nom, le pseudo, le mail ou autres d’une personne que l’on connaît, ou pas, et on a toute sa vie sous les yeux, et librement accessible. Les recruteurs les bénissent depuis plus de quatre ans. Dès qu'ils reçoivent un CV, ils vérifient de suite sur Facebook l'autre facette du candidat. Vous allez nous dire qu’ils ne vont pas tout raconter quand même, mais si ! Et plus ce qu’ils font est secret, plus ils en causent et plus il y a de détails ! Ils ont tellement besoin de parler, de se sentir exister. Et le plus grave avec ces timelines, comme on appelle ça, c’est que les gens font eux-mêmes leur propre compte-rendu de leurs actes. C’est comme aller se dénoncer soi-même ! C’est incroyable.
On en est à la première phase d’un contrôle de la société par le biais du Net. C’est peut-être ça Big Brother. Il n’y a là aucune parano de notre part, il suffit simplement d’ouvrir un peu les yeux. Tous ces gadgets et autres réseaux mettent au panier la notion de vie privée et de confidentialité. Tout est globalisé, même les gens. Surtout les gens. On referme une bulle sur eux. On les ratatine en une gigantesque communauté pour mieux les surveiller. C’est là qu’on s’aperçoit que les méthodes des nazis sont toujours à la mode. Ce genre de chose s’appelait au temps du 3e Reich le Gleichschaltung.
Le plus terrible, c’est que tout cela ne se fait pas dans le secret, mais en totale transparence. Les complots, c'était bon pour les X Files. Ici, les gens savent très bien qu’on les espionne. Coup de fil cellulaire, mail, achat par CB, compte en banque, pamphlet sur un blog, opinions sur des forums, tout est enregistré et peut servir ensuite. Ils le savent, mais sont fatalistes. C’est comme ça, on y peut rien. Et puis, ils adorent tous ces bidules. Ils ne peuvent désormais plus s’en passer. Essayez de leur retirer leurs portables par exemple et vous allez voir ! Alors, plutôt que d’en être privé, ils acceptent le revers de la médaille. Tout cela confirme l’analyse finale du film Zeitgeist, qui va encore plus loin en évoquant de futures puces implantées dans le corps de chaque être humain avec cet effrayant commentaire :

- Ces éléments totalitaires ne seront jamais imposés de force au peuple, mais le peuple les réclamera.

Effrayant car vrai. Si des puces de ce genre, griffées Apple ou Google, sortaient, il y aurait des ruptures de stock dès le premier jour !

Portrait écrit à partir des ébauches de Nanerre, Poney et Marcel Stuart. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs

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LE FAN DE JPOP TRASH

Le fan de Jpop Trash est une belle petite saloperie. Pour commencer, c’est presque toujours un ancien détracteur du site. Il était jeune quand il nous a découvert. Il faut savoir que Jpop Trash est l’un des rares sites japonisant à perdurer. Lancé en 2003, il est toujours là et régulièrement updaté. Ça force le respect dans un milieu où la durée moyenne d’un site/blog/forum consacré dépasse rarement une année suivant le schéma classique : des updates régulières les trois premiers mois, puis huit mois sans rien, un dernier mois avec la promesse d’une nouvelle version, puis erreur 404 définitive, puis cimetière de Jpop Trash.

Notre otaku de service fit donc la connaissance de Jpop Trash il y a de cela deux ou trois ans. A l’époque, il était au collège ou au lycée, et vénérait, au choix, X Japan, Hide, Ayumi Hamasaki, Hikaru Utada, les Momusu, Namie Amuro etc. Alors que tous ses potes écoutaient des chainons manquants à casquettes, des chevelus braillards négligés ou des pouffiasses décapées, lui écoutait de la Jpop. C’est pourtant la même chose vu que les japs ont les mêmes genre de déchets d’artistes chez eux, seul l'accent change. Mais ça lui suffisait à se sentir différent des autres.
C’était également un cosplayeur enthousiaste, attendant Japan Expo avec impatience, parce que c’était sa seule sortie de l’année, pour se pavaner en Sailorta ou Vegemoon... Il visait la fac de japonais, mangeait ses pizzas surgelées avec des baguettes, squattait les rayons mangas de la Fnac, gribouillait du fan art et comptait les années qu’il lui restait à tirer avant de partir au Japon et continuer sa no life sous un arbre à sushis.
Un soir qu’il s’ennuyait, une fois de plus, et cherchait des photos de ses idoles, une fois encore, il est tombé sur une page bizarre. Il n’a pas trop compris sur le coup. Il y avait des photos de son idole, et des photos qu’il n’avait jamais vues avant, mais au dessous de chacune était écrit un commentaire volontairement méchant et humiliant. Pour l’artiste, mais surtout pour lui ! C’est souvent une vérité qu’il se refusait d’admettre. « Keuuua ??? Gackt Cambouis est pédé sexuel ? Ayumi-la-déesse est un transsexuel mal coupé ? Hide sama a été enterré avec une minerve ? Les cosplayers sont tous de gros porcs exhibitionnistes ? AAAAAARRRRRRRRGGGGGGGHHHHHHHHHHHH !!! » Jamais il n’aurait cru qu’autant de méchanceté et de « manque de respect » pouvait exister. Le manque de respect pour lui, c’est dégommer ses petits goûts personnels. Quand on chie sur ceux des autres qu’ils détestent, il n’y a aucun problème…

Sa première rencontre avec Jpop Trash fut donc un choc et il en a pleuré à chaudes larmes. Puis, la colère a rapidement remplacé l’indignation. En bon fanatique, il lui fallait agir. A son niveau. Il a donc dégainé Outlook Express et s’est fendu d’un mail vengeur, grossier et insultant dans lequel il crachait sa haine des Trasheurs, dans un langage SMS soutenu, et qu’il leur a envoyé en mode prioritaire, pour bien montrer sa fureur... Ça lui a fait du bien. Hélas, la semaine suivante, il a vu son mail affiché dans le courrier de cons. Ça lui a pollué la vie pendant près d’un mois, croyant que tous ses amis étaient au courant de la chose. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Il y a parfois des avantages à être invisible au regard des autres…
Ivre de vengeance, il a cherché à en savoir plus sur les Trasheurs. Prudemment, il est retourné sur Jpop Trash, a évité les sections minées, bien trop dangereuses pour sa santé nerveuse, et a juste lu leur faq et leur ultime interview. Il n’aurait pas dû. Ça l’a encore plus énervé d’apprendre que ces connards gagnaient de l’argent grâce à leur site de merde.
Il a fouillé le Net pour tout savoir sur eux. La pêche fut maigre. Il n’est tombé que sur des infos bidons, toutes plus contradictoires les unes que les autres, des pavés de textes chiants à lire n’apportant rien, de nombreuses interrogations et de suppositions, aucune photo. Il n’en savait pas plus qu’avant. Il s’est aperçu que les informations les plus viables sur les Trasheurs étaient données par… les Trasheurs eux-mêmes ! Il se sentit complètement dépassé et comprit qu’il avait affaire à plus fort que lui.
Mais merde ! Il ne pouvait pas laisser passer ça quand même ! Il fallait venger l’honneur de son idole !! Alors, que faire d’autre ? Il a bien tenté de pirater le site mais voir 17 fois de suite la trilogie de Pirates Des Caraïbes ne l’a pas transformé en expert du hacking… Finalement, il écouta ses gênes français et se contenta d’écrire un dernier mail anonyme, avec une adresse créee spécialement pour. Un mail de dénonciation. Dedans, il nous sommait de killer notre site, sinon, il menaçait de porter « plinthe », d’un procès, de nous balancer auprès du site officiel de l’idole martyrisée, puis nous accusait de diffamation, « d’antisétimiste contre les japonnais » et parlait de « droit à l’image des photos des copyrights des auteurs ». Il termina son chef-d’œuvre par une somptueuse signature de son nouveau pseudo du mois (Tuxedomoon, Kakashi, Ariane Gil etc.) puis il mit un timbre sur son mail et envoya le tout au site officiel de la police. Stewart Copeland, Andy Summers et Sting se demandent encore ce qu’ils ont fait pour mériter un mail aussi brutal…

Et puis le temps a passé. Jpop Trash grossissait d’année en année, devenant ce monstre que l’on sait, et notre fan de Jpop aussi.... Dans sa tête également, ça grossissait un peu. Il n’est pas devenu plus intelligent et plus mature pour autant, loin de là, mais la Jpop l’a rapidement lassé. Ce n’est plus cette chose divine et intouchable désormais pour lui. Ça n’a plus de goût, comme un chewing-gum trop longtemps mâché. Ce n’était pas une passion pour lui mais une simple lubie, un feu de paille, un truc d’ado. Ses idoles japonaises le gavent désormais. Il en a fait le tour. Il a tout écouté, tout téléchargé et les a vues sous toutes les coutures. Il y a overdose. Parfois, quand elles sont venues en France, le déclic fut de les voir en concert. Objectivement, c’était à chier ! Des nabots bavant du ketchup et sachant tout juste jouer deux accords de gratte à la suite. Il a donc décroché ses posters, revendu ou descendu à la cave ses goodies, effacé ses mp3 et divx. Ça lui rappelait trop sa jeunesse débile. Il se demande comment il a pu écouter ou acheter des daubes pareilles d’ailleurs. Ça l’énerve même. De l’argent dépensé dans des conneries et qui lui serait bien utile maintenant pour en acheter d’autres. Et naturellement, pour éviter la contrariété et la frustration, il va canaliser toute cette honte sur sa stupidité juvénile en haine farouche sur ses anciennes idoles. On aime brûler ce qu’on a adoré. Alors, il est retourné sur Jpop Trash. Il n’avait pas oublié le site. Référencement royal oblige, il lui arrivait de tomber dessus sans le vouloir. Il était toujours stupéfait de lire que presque tous les forums japonisants en version francophone leur avaient consacré au moins un topic, toujours très fourni, avec les pros et les antis, et se terminant souvent par un « locked » avant la baston générale. Quelque fois même, quand il restait plus de cinq secondes sur une page de Jpop Trash, un sourire se dessinait sur sa face huileuse devant une vanne écrite en police extra large. Il ne pouvait y échapper, il l’avait donc lue, comprise et ça l’avait fait marrer. C’était difficile pour lui à l’époque d'admettre d’un truc qu’il haïssait tant pouvait le faire rire. Il décide de rattraper son retard et se rend sur le site, « pour voir ». Et c’est formidable ! Ses idoles sont passées à la moulinette mais d’autres également qu’il n’a jamais pu blairer ! Double plaisir ! Il se tape tout le site en une soirée. Il riait tellement qu’il en est tombé de sa chaise plusieurs fois. Mieux encore ! Il ne s’est pas ennuyé et n’a pas vu le temps passé.
La digue rompue, libérant des flots purificateurs permettant de laver sa honte, il est métamorphosé en fan pur et dur du site. C’est même devenu une drogue pour lui. Il sait que, une fois tous les dix jours en moyenne, il aura son update, sa dose, qui lui apportera ses blagues d’école primaire, ses photos moches et son cassage d’idoles indirect. Pour lui, les Trasheurs effacent son passé gênant avec la finesse d’un bulldozer. Il fallait bien ça. Ne laisser aucune trace. Il aime à dire désormais qu’il connaît le site depuis ses débuts et qu’il en a toujours été un grand fan… Certains d’entre eux passent même leur vie dessus. Sachant les Trasheurs imprévisibles, ils se rendront trois fois par jour sur Jpop Trash, avec l'espoir de voir le petit « » clignoter sur de nouvelles pages, signe que des mises à jour ont eu lieu. Beaucoup en ont fait leur page de démarrage.
Il lit et relit les portraits de fans, se reconnait dans tous mais, heureusement, les trouve encore bien soft par rapport à son propre cas, et considère que c’est du passé, que c’était l’âge bête pour lui. Il se pardonne, mais ne compte pas pardonner ceux qui sont encore dans ce trip. A défaut de pouvoir se tabasser, il tabassera les autres, indirectement. Il fouille les topics des anciens forums qu’il fréquentait à la recherche de perles pour fan de… De temps en temps, selon son humeur, il se fend d’un mail envoyé aux Trasheurs. Un vrai cette fois, avec son nom, et contenant une photo humiliante d’un artiste provenant de sa propre collection ou carrément d’une de ses ex amies en cosplay, pour se venger, avec comme tout commentaire : « Descendez-la ! »
Sa vie quotidienne aussi sera influencée par Jpop Trash. Souvent, il repense à des blagues et autres phrases des portraits suivant les situations. Ainsi, s'il voit un gothique dans la rue, il ne pourra s'empêcher d’avoir un sourire méprisant en se disant qu'il a vraiment l’air con de s'habiller comme ça et qu’il mériterait d’être jeté vivant dans un broyeur à viande. Il a chassé de sa mémoire le fait qu’il avait quasiment la même tenue l’an dernier...
Désireux de mener à terme sa psychothérapie, le fan de Jpop Trash se rendra à Japan Expo pour la dernière fois de sa vie afin de se payer cette fois-ci la tête des cosplayers, mangaka amateurs, et quelques mangas aussi, parce que ça, il n’a pas encore pu exorciser la chose. Il portera fièrement un t-shirt « I love Jpop Trash », qu’il a fabriqué lui-même la veille, en espérant secrètement se faire insulter par un otaku pur jus errant encore dans les limbes de la connerie nipponne. Ce sera la récompense suprême et l’indication que son traitement est terminé. Il pourra ainsi aller crier partout que les fans de japoniaiseries sont vraiment tous des cons finis.

Jpop Trash fait pleurer, puis rire et soigne pour finir. Rarement un site sur le Net aura autant fait et apporté à l’humanité.

Portrait écrit à partir des ébauches de Kosmos Vector et Lyes. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs

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- "Euh, nihon go euh... I speak!"L'OTAKU-BIDOCHON

Au milieu de tous ces touristes du dimanche dépensant l’argent de papa/maman ou un an de salaire durement gagné chez Macdo avec des séjours de deux semaines au Japon juste pour faire les boutiques de mangas et de fringues de goth-loli, il existe une autre race de cons qui, eux, restent plus longtemps sur place mais n’ont pas plus de vie que les campeurs citées plus haut. On les appelle les otaku-bidochons.
Laissons de côté l’opportunité qui lui permettra de se rendre là-bas et d’y rester, il y en a des tas et toutes différentes. Boulot prestigieux ou baito de merde, sinécure ou travail de chien, mariage par dépit et/ou calcul, études, squattage, prostitution, dealer de Cup Noodles etc. Les occasions ne manquent pas, il faut simplement se bouger le cul. C’est comme pour tout. Par contre, une fois arrivé, les attitudes sont toutes les mêmes chez ces miteux.
Quand on les regarde bien, on s’aperçoit que la plupart des otaku-bidochons ne sont pas partis au Japon, non. Ils ont fui la France. C’est très différent. Ils ont fui, au choix, leur famille de tarés, leurs rares amis qui se foutaient d’eux, leurs problèmes, leurs complexes, les responsabilités, et surtout la lose, leur seconde ombre et qui leur collera aux baskets toute leur vie. Ils pensent que déménager leur permettra de prendre un nouveau départ. Ils tirent la chasse sur leur passé merdeux mais l’odeur les suivra toujours.

Donc, après avoir fantasmé dessus pendant des années, notre bidochon, qui est toujours un otaku geek no life et enfant du Club Dorothée pur jus, réalise enfin son rêve. Il vit au Japon. Ça y est ! A Tôkyô évidemment, il ne va jamais plus loin. En France, lorsqu’il n’était qu’un péquenaud, il crachait sur Paris. Mais au Japon, hors de question pour lui d’aller ailleurs que dans sa capitale. Tôkyô, c’est LE Japon !...
Une fois débarqué de Narita, et installé dans un dormitory, chambre-placard à balais et autre colocation, commence alors une vie de rêve ! Première chose vitale pour lui : le faire savoir ! Il met donc à jour son profil sur tous les réseaux (de cas) sociaux style Fessebouc auxquels il est inscrit et autres forums qu’il fréquente, indiquant consciencieusement à la case « localisation » où il réside désormais. Puis il monte dans la foulée un blog où il nous racontera jour après jour ce qu’il fait là-bas. Il semblerait que beaucoup se rendent au Japon uniquement pour ça d’ailleurs… Tout cela démontre qu'il a beau être dans un autre pays, l’endroit où il restera le plus actif n’est pas le Japon mais le Net.
Ces priorités prioritaires effectuées, il se rue dans une de ces foires à l’électronique tokyoïtes où il va pouvoir s’offrir des tas de gadgets avec le reste de ses petites économies françaises. Avec l’euro fort, le yen est désormais une monnaie de singes. Il en profite et rafle un super ordinateur, un super portable, une super console, et le tout en japonais évidemment, super mode d’emploi et super ticket de caisse inclus… Il privilégiera toujours les petites touches et autres stickers en jap sur le bidule, c’est mieux. Il faut que tout lui rappelle en permanence qu’il est au Japon, il a encore du mal à y croire lui-même. Une fois de retour en France, ça ne lui servira plus à grand-chose et il risque même d’y avoir de sacrés problèmes de compatibilité mais c’est une éventualité à laquelle il ne songe même pas. La France est derrière lui désormais. Il n’y a que des losers là-bas. Il n’y retournera jamais ! C’est ce qu’il croit du moins…

Après les endroits de perdition style Akiba, véritables fosse sceptique pour geeks japs et occidentaux, il se rend très vite dans un game center, parce que le Japon, c’est et ça a toujours été le pays des jeux vidéo pour lui. Il va pouvoir se donner en spectacle en sautant dans tous les sens sur un truc de DDR devant un public de trois japonais hébétés qui, de toute manière, ne sauront sortir que des « sugoi » devant les prouesses physiques de notre Zébulon de service. Ça le conforte dans sa nouvelle personnalité. On le regarde et on ne rit pas de lui comme c’était toujours le cas en France. Au Japon, il se sent enfin exister. La larve a fait sa métamorphose pour donner naissance… à une autre larve ! Lui ne voit rien ou simplement ce qu’il veut bien voir.
Mais en bon mort-vivant, c’est surtout lorsque la lune pointe qu’il se sent le plus vivre. Il enchaîne les soirées resto, Wii et surtout karaoké avec sa bande de potes, qui sont à 90% des Français et bien souvent les mêmes blaireaux qu’il fréquentait dans sa fac de jap en France. Quel dépaysement ! Inutile de préciser que ce sont également des otaku-bidochons comme lui.
A la tombée de la nuit, les keitai sont dégainés et les mails interposés s’échangent à la vitesse de la lumière dans ce style :

- C’est l’anniversaire de XXX ce soir, SOIREE KARAOKE POUR TOUS ! Rendez-vous devant la statue de Hachiko à 20h00 ! Confirmez votre présence ! ^o^

On les trouve toujours là. Ça les a marqués City Hunter… Une fois réunis, ils se déchaînent ! On remarque à ce moment là qu’ils s’appellent tous par leur pseudo respectif. Même dans la réalité, ils se croient encore sur MSN… Naruthomas massacre allégrement Ayumi Hamasaki qui n’a pourtant pas besoin de ça ; Utada_Viking agite la Wiimote comme personne mais bon, vu le nombre d’années de branlette qu’il trimballe derrière lui, c’est un peu normal ; Renaud_Tanaka se met à faire devant l’écran l’une des 186746521 chorégraphies des Momusu et qui est en réalité toujours la même, et clou du spectacle, Cathkyonkyonkyonkyonkyon²² teste sa Wii Fat©, la plaque spécial obèse qui résiste à plus de 300kg de pression au cm² et qui lui fera croire pendant quinze jours qu’elle fait du sport et que cela la rendra enfin mince et belle…
Le plus friqué ou m’as-tu-vu de ces abrutis, qui est souvent le même, immortalise tout ça en photo avec le méga appareil de la mort qu’il s’est offert la veille, avec le menu tout en jap sur le petit écran et qu’il a bien dû mal à comprendre. Sur les clichés flous, de bonnes petites têtes de gagnants ! Ils s’agitent, font des grimaces, le « v » de la victoire avec leurs doigts, se croient drôles au possible et super intelligents... En les voyant, on se dit que ça valait vraiment le coup qu’ils déportent leur graisse à 10 000km de là pour se comporter comme de vulgaires ploucs montés à la ville et visitant pour la première fois Japan Expo ! Il n’y a aucune différence et leur tenue de suffisance ridiculise le plus pitoyable des cosplayers. Prions que l’épicentre du prophétique « Big One » qui rasera Tôkyô se situera juste sous une boîte de karaoké, on sera au moins débarrassé d’un sacré paquet de déchets !

Quand il n’est pas un monstre de naissance, notre otaku-bidochon baise aussi. Enfin ! Ça ne lui était jamais arrivé en France ça. C’était d’ailleurs l’une de ses motivations de départ. Avoir plus de vingt ans et être toujours innocent, ça commençait à être dur. Ses nombreux râteaux accumulés au bled l’ont définitivement convaincu que les Françaises étaient toutes des salopes. Elles sont menteuses, mesquines, intéressées etc. Les Japonaises, elles, sont parfaites ! C’est bien connu... Surtout depuis qu’il sait qu’elles veulent bien de lui. Il enchaîne donc les petites truies jaunes, nippones le plus souvent bien qu’une coréenne peut, de temps à autre, varier son menu faute de mieux.
Comme tous ceux qui n’ont jamais rien eu ou été et qui accèdent à la gloire du jour au lendemain, il rattrape son retard vitesse grand V et devient arrogant et, en bon nouveau riche du cul, se prend pour un tombeur. Naturellement, il déballe ses exploits sexuels avec des posts très imagés sur son blog ou son profil Facebook. Intérieurement, il se plaint quand même. Toutes ces années à s’astiquer tout seul en France, toute cette énergie, ces Kleenex dépensés… Que de temps perdu ! Bon évidemment, notre grand mâle viril tombe amoureux à chaque fois qu’il conclût avec sa proie du soir et a le cœur brisé le lendemain matin en constatant que la nana avait les mêmes fantasmes et besoins physiques que lui. Lui voulait se taper une nihonjin, elle un gaijin. Il a du mal à accepter qu’une asiatique puisse se comporter comme le buta qu’il est.
Si c’est une française, elle se fait composter dans la douleur le premier mois et, une fois cicatrisée, elle réalise son fantasme de toujours en s’envoyant à la chaîne une dizaine de nippons lobotomisés mais avec de beaux abdos. Hélas, les muscles ne font pas tout et une fois la vidange de Toshiro avalée, les silences gênants sont à la noce. D’une part parce qu’aucun des deux ne sait la langue de l’autre mais surtout parce qu’ils n’ont rien à se dire. Et puis, notre bidochonne s'aperçoit, comme bien souvent dans ces cas-là, que le fantasme en lui-même était plus savoureux à imaginer qu’à mettre en pratique. Avec le temps, elle constate également, et avec amertume, à quel point les Japonais ne savent pas faire l’amour et ne pensent qu’à leur gueule au lit. Elle larguera très vite l’affaire en se rabattant sur de la viande française qu’elle trouvera dans son dormitory à la con. Après tout, sperme français ou japonais, ça rend les dents jaunes de la même manière…
Passés plusieurs mois, notre otaku-bidochon se comporte comme ces Japonais en France pour les mêmes raisons que lui, démontrant une fois de plus que si l’enveloppe extérieure des humains peut parfois être différente suivant les continents, l’intérieur est le même. Il se referme de plus en plus sur son groupe d’amis franchouillards, ne fréquentant plus qu’eux. Il devient méprisant envers les autochtones, les trouvant moches et ridicules. Le pays aussi craint. Attention, ce n’est pas une prise de conscience qu’il était mieux en France. Il continue tout autant de cracher sur son pays natal, mais bon, le Japon, c’est un pays de merde aussi. Un de plus. De toute manière, qu'est-ce qu'il connaît du Japon ? Il a beau y être, il a toujours vécu à l’heure française. Pendant qu’il fait semblant de travailler ou se prend pour un chanteur de la Nouvelle Star, son PC tourne et lui télécharge les derniers épisodes de ses séries télé favorites, et en français SVP ! Pas question pour lui d’avoir du retard dans leur visionnage ! Sue Ellen va-t-elle épouser le Dr. Ross ? Michael va-t-il enfin sortir de prison ? Troy McClure va-t-il jouer dans Plus Belle La Vie ?...

Cela dure comme cela entre deux et cinq ans en moyenne sans grosse variante. Avec autant de temps passé sur place, nous pourrions croire que, malgré sa no life patentée, il est tout de même devenu un pro du japonais par la force des choses et qu’il va nous en foutre plein la vue. Et bien non, même pas ! Et c’est là que l’on rigole ! En le voyant baragouiner japonais, on s’aperçoit qu’il n’est toujours pas bilingue et qu’il en chie pour trouver des mots de tous les jours et se faire comprendre, le tout avec un accent atroce. Un gamin nippon de six ans en sait plus que lui ! Il était pourtant très fort pour vous sortir une phrase en japonais à l’écrit mais c’est normal puisque c’était son dictionnaire électronique qui bossait. Il s’en est toujours offert un dernier cri le mois qui a suivi son arrivée sur place. Ça lui sert surtout à traduire ses chansons Jpop favorites… A l’oral par contre, zéro pointé ! La plupart de ces minables ne tiennent sur pas plus de cent kanjis qu’ils ne savent que reconnaître de vue et sont infoutus de tracer de tête, et les furigana sont toujours bénis. Quand un japonais lui parle normalement, il s’empresse de lui demander :

- Etoooo… youquouli anachtékoudasaille !!!

Ben oui, ce n’est pas en passant les trois-quarts du temps avec des Français tout aussi incultes que lui, et de japs intoxiqués de culture occidentale pour le dernier quart, que l’on progresse. Quand il allait au cinéma, il fallait que ça soit impérativement en version originale sous-titrée anglais, sinon, c’était pas possible… Il fait penser aux abrutis français gavés de mangas en vf et ne sachant toujours pas lire correctement un hiragana après trois ans de fac. Lui est pareil et encore plus impardonnable.
Mais alors, comment fait-il pour s’exprimer dans la vie de tous les jours nous direz-vous ? Même s’il ne sort pas de son bocal de grenouilles, il va bien y avoir quelques fois où il devra se faire comprendre des indigènes non ? Oui et il a la solution : il parle anglais ! Il est à Tôkyô ne l’oubliez pas, la plupart des habitants de son âge le cause. Il n’y a que dans cette langue qu’il progressera durant son séjour mais dans le mauvais sens. En effet, pour se faire parfaitement comprendre des habitants, il se mettra petit à petit à parler cet anglais jap si pittoresque. Le karaoké ne l’aide pas là-dessus d’ailleurs.

Et puis un jour, il rentre en France. Pour de bon. Et oui. De gré ou de force, comme ces connards de traders qui s’expatrient en Angleterre un peu de la même façon, ils reviennent tous au bercail un moment ou à un autre. Parfois, pour des raisons pratiques, pour toucher le chômage ou se faire soigner. Là, ils sont bien contents de trouver les acquis sociaux français. Toujours est-il qu'il rentre. Et c’est la même histoire qui recommence mais en sens inverse : il ne retourne pas en France, il fuit le Japon ! Parce que le Japon ne veut pas de lui et qu’il n’a pas pu y faire son trou comme il l’entendait. Il aurait voulu être un petit-chef, apporter son talent, voire sauver ces pauvres japs de leur misère. Il voulait vivre à la française mais au Japon. Hélas, ça ne marche pas comme ça là-bas et à moins d’être maso, personne n’a envie de se faire traiter comme de la merde par des enfoirés de kacho qui vous taperont dessus deux fois plus fort juste parce que vous êtes un gaijin. Même en vous faisant tout petit, en parlant mieux japonais qu’eux, en vous faisant brider chirurgicalement les yeux et en vous gavant de 10kg de riz par jour, jamais les Japonais ne vous accepteront et vous considèreront toujours pour ce que vous êtes sur leur sol : un étranger, et dans le sens le plus péjoratif du terme.
Son séjour se transforme en quelques lignes sur son CV. Il a vécu là-bas plusieurs années, ça en jettera toujours. Il pourra donc briller face à des gens ne sachant pas qu'il n'y a rien foutu du tout. A l'Est, rien de nouveau ! A défaut de bagage culturel, il rentre avec 24 valises contenant plus de 100kg de merdes made in China but sold in Japan sous le bras, achevant de le ruiner à la douane, et montrant sans équivoque, et encore une fois, qu’il n’y a aucune différence entre lui et un touriste à la petite semaine. Il les revendra très vite sur Ebay dans les six mois qui viennent simplement pour payer ses factures.
Quel est son bilan ? Ses photos nous le montrent de suite. Naturellement, on les a déjà vues puisqu’elles sont toutes en ligne sur Facebook. En le parcourant, on est consterné. On y voit quoi ? Des soirées karaoké à profusion, un matsuri, un concert, des purikura, les clowns de Shibuya le weekend, un bout de film fait pendant un tremblement de terre, à moins que ce n’était pendant qu’il niquait, quelques nanas qui l’ont marqué et lui ont, bien évidemment, brisé le cœur, et puis c’est tout. Des visites de temples aussi. Là-dessus, c’est très étrange. Lui qui démolit les religions en général et n’a jamais mis les pieds dans une église, synagogue ou mosquée en France, il va visiter plusieurs temples japonais. Spiritualité, ok, mais à condition qu’elle soit jap… Putain d’otaku !
A-t-il appris quelque chose ? Non, on vous l'a déjà dit. A-t-il été en province ? Non, Ginza, Akiba et Shibuya furent ses seuls horizons. Des Japonais se souviennent-ils de lui ? Non, dès qu'il est rentré, ses contacts sur Facebook l'ont oublié voire bloqué. A-t-il fait ou construit quelque chose là-bas ? Non, tous ses projets ne sont restés que des projets. Il n’a fait que faire tourner l’économie des semi-conducteurs chinois et assurer le salaire mensuel de gérants de karaoké.
Il est arrivé célibataire, il repart célibataire car si certaines bridées le veulent bien pour la nuit, elles n’en veulent pas pour la vie. Dans le même style, il est arrivé fauché, il repart fauché. Il n’a mis aucun argent de côté, ayant pris l'habitude de claquer dès la première quinzaine sa paie mensuelle. Faut le comprendre aussi, ce n’est pas facile d’économiser quand on vit dans le pays de Nintendo…
Son séjour est à inscrire non pas dans la catégorie « professionnelle » mais dans celle des loisirs. En bon attardé immature qu’il est, ce séjour prolongé au Japon était juste une façon pour lui de continuer à vivre au pays de ses rêves qui ne sont faits que de mangas, d’anime et de jeux vidéo, comme en France, mais cette fois-ci, c’était sur place. Directement du producteur au consommateur. Il avait une chance superbe, il a tout raté. Encore une fois. Un gâchis immense et absolu. Comme lui. Loser un jour, loser toujours.

On en revient encore et toujours à l’un des plus fameux commandements « trashiens » et qui fait tant de mal : si vous êtes déjà une grosse citrouille en France, aller au Japon ne vous transformera jamais en beau carrosse !

Portrait écrit à partir d’une ébauche d’Aishi. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs.

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Cuir Center présente....LE SPORTIF JAPONAIS

Sportif? Pourquoi pas "athlète" nous direz-vous? Tout simplement parce que les athlètes au Japon, ça n'existe pas. Nous sommes des salauds de dire ça? Ok, alors citez-nous un athlète japonais mondialement connu! Alors? Alors?? Et oui... Il y en a aucun. Maintenant, citez un athlète américain. Vous voyez, tout de suite, vous avez des tas de noms qui arrivent dans votre tête pleine d'eau. CQFD.
Soyons franc, le japonais n’est pas fait pour le sport, ses courts membres ne lui permettent pas, et ne lui permettront sans doute jamais, d’égaler les athlètes des pays occidentaux, même les plus mauvais comme les Français...
Certains Japonais pratiquent également la musculation. Du moins, ils essayent. Saluons là tout de même ce bel effort même si le résultat n’en est que plus risible à la sortie car on se retrouve face à une grosse tête de Doraimon posée sur un corps de troll dopé aux stéroïdes...
Alors pourquoi tant d'efforts aussi vains? Pour une simple et bonne raison: bien qu'étant une démocratie moderne et libérale, le Japon est un pays ultra nationaliste, et gagner dans un sport est devenu leur priorité number one. Il leur faut une vitrine extérieure afin de briller dans le monde entier pour prouver qu'ils existent, et en particulier face aux autres pays asiatiques. Le sport de haut niveau est devenu, outre une histoire de fric et de triche, une affaire politique. Staline fut le premier à le comprendre et à le rendre obligatoire dans toute l'ex URSS, lui qui n'en fit jamais de toute sa vie...

Avec une seule misérable médaille aux derniers Jeux Olympiques d’hiver, certes en or, mais en patins à glace chez les femmes et rien chez les hommes, le Japon a bien compris que s’il voulait exister dans une quelconque discipline, il faudrait qu’il l'invente. Et oui, comme au temps du Club Dorothée, ces "Club D'or" que seuls gagnaient la fine équipe, ses musiciens de bal et autres sitcoms made in AB Productions, parce qu'ils savaient très bien qu'aucun organisme officiel ne leur remettrait jamais un seul trophée tant ils étaient la honte de la profession. De la pure branlette destinée à soigner des ego blessés. Là c'est pareil.

Les conditions sont simples pour permettre à un sportif japonais de gagner quoique ce soit. Il faut:

1 - Un nouveau sport qui n’a, et ne sera, jamais été pratiqué en dehors du Japon.
2 - Des arbitres exclusivement japonais.
3 - Des athlètes étrangers soigneusement triés sur le volet, à savoir TRES mauvais vu qu'ils ne sont là que pour prouver que les Japonais peuvent battre des gaijin. Et quand bien même ils gagneraient, car malgré leur énorme cachet, certains n’arrivent pas à se résoudre de perdre face à de tels nabots, il y a toujours les arbitres véreux et les règles du jeu modifiables en temps réel.
4 - Un public de trois millions de japs réunis dans 200m² (ils ont l'habitude, regardez leurs transports en commun. A part Winzip, seul le Japon compresse autant...) qui hurlent à tue-tête: "NIP-PON! NIP-PON!" en agitant leur drapeau à rayons, qui est celui de l’armée impériale...
5 - Des médias complaisants retransmettant en boucle la victoire du héro national.

C’est comme cela que le jap de base peut admirer sur son poste de télé des asticots nippons triompher face à de pauvres gaijin brésiliens, coréens ou encore d’Europe de l’Est dans des jeux (par opposition à sports) tels que K-1, Pride ou encore Special Battle, et croire en sa toute puissance sportive. Ajoutez là-dessus les slogans nationalistes et la pétasse de présentatrice, ex office lady, de vomir à la chaîne des: - Sugoi, sugoi, takumashi desune!!!, toute souriante, malgré ses dents qui ont trop décapsulé de bouteilles...
Tout étant arrangé à l'avance comme le catch ricain, sauf que les Japonais ne le savent pas, ou ne veulent pas le savoir, et devant tant de haine, l'horrible Roberto, Kim Park ou Dimitri n'a aucune chance et ne peut que se faire défoncer la gueule par le beau Masato...

Le Japon prend toujours bien soin de ne jamais faire perdre la face à leurs sportifs chéris, payant très cher pour que les championnats du monde se déroulent chez eux, pour ne retransmettre que les matches de l’équipe nationale... Et quand bien même leurs petits héros se seraient fait éclater devant une équipe étrangère, ce qui arrive tout le temps, qu’à cela ne tienne! Il y a toujours le résumé du match qui ne montrera QUE les quelques points japonais, grâce à la magie du montage, pour finir par conclure à demi-mots (il faut souvent monter le son à ce moment): zannen nagara NIPPON ha shouri wo jitugendekinakatta.
Traduction: - Malheureusement, LE JAPON n’est pas arrivé jusqu’à la victoire!
Comprendre: ILS se sont fait torcher au premier tour...

Le Japon est très similaire à la Corée du Nord, c’est-à-dire nationaliste à en crever et avec des tonnes de trucs à prouver parce que complexé. Regarder une rencontre sportive à la télé au Japon est très relaxant. Finie l’angoisse et la désillusion du résultat final, le Japon gagne à tous les coups! A conseiller aux personnes cardiaques et autres dépressifs.

Portrait écrit à partir d'une ébauche de Buddhaview. Rajouts, correction et remix: Les Trasheurs.

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Putain de boulet...LE FAN DE NARUTO

Le fan de Naruto traîne un énorme problème qui fait toute sa connerie : il est jeune ! Il a entre 10 et 14 ans ; d’autres plus âgés lisent ce manga évidemment, mais ce n’est qu’une lecture parmi tant d’autres. Le fan de Naruto, lui, ne lit que ça. Sa jeunesse l’handicape dès le début car, ne connaissant encore rien du monde réel et extérieur, le moindre truc sortant un peu des sentiers battus l’émerveille.
Plantons rapidement Naruto, héros de l'histoire : 12 ans, cheveux décapés au Belle Color, yeux (lentilles ?) bleus, voix de travesti et habité par un ténia à neuf queues pour compenser l'absence de la seule et unique qui soit utile à un homme digne de ce nom. Ça vous rappelle quelqu'un ? Et oui, le véritable fils caché de Gackt, c’est Naruto ! Habillé d’une casaque orange style « prisonniers de Guantanamo », d’une paire de sandales d’obèses et d’un bandeau métallique collé sur le front histoire de protéger la cicatrice de sa lobotomie, son seul point faible, il a autant de charisme que ses fans !
Manga piquant tout à Dragon Ball Z et Saint Seiya (remplacez « chakra » par « cosmo-énergie » ou comparez toutes ces histoires de palier à atteindre afin de progresser en puissance et vous verrez…), rempli à ras-bord de personnages torturés par leur crise d'adolescence, entre apprentissage et rivalité avec un éternel ennemi, la licence de Masashi Kishimoto aura réussi à abreuver des millions d’esprits stériles assoiffés, véritables terres arides prêtes à absorber la moindre goutte de liquide pour les fertiliser, même si c’est de la pisse !

La vie du fan de Naruto est un vaste parcours du combattant dans laquelle tout lui est inspiré par ses idoles inconditionnelles. Doté d'un sens du dessin qui laisse à penser qu'il tient son crayon « Naruto », obtenu en cadeau dans Animeland, avec un moignon il clamera haut et fort qu’il travaillera dur comme Rock Lee pour s'améliorer, contre vents et marées, contre cloques et cals, seul dans sa chambre, en gâchant des quantités impressionnantes de papier. Tant d’arbres coupés pour « ça »…
Il s'identifie à chaque personnage en fonction de son ego et de la situation qui l'arrange. S'il se retrouve, comme 90% des groupies de Konoha, dans les derniers de sa classe, il prétendra que Naruto l'était aussi, et puis d'abord, il a réussi à obtenir son diplôme en battant un prof à lui tout seul !…
Il se sent trop fatigué ? Ce n’est pas à cause de la nuit dernière passée à brailler à tue-tête les endings de la série, non. Il s'imaginera qu'il est, comme Kakashi, un grand ninja amorphe, blasé par la vie, et qu’il est tellement puissant que ça l'épuise !…
Il a réussi son premier contrôle de maths depuis le début de l'année ? Il est donc comme Shikamaru, un surdoué de la vie capable d'échafauder des stratégies dignes d'Hannibal. Et on peut aller loin dans le raisonnement tant Naruto foisonne de personnages rêvés par un public transparent et avide d’identification puisque n’ayant aucune personnalité propre.

La vie de ces fans est un vide absolu. Mais ces derniers aiment leur vide et ne veulent vivre que dans leur vide. Naruto n'a fait que dérégler une populace hébétée qui était déjà en pleine perdition.
Vous entendez souvent parler de ces gens qui veulent se rediriger dans des études supérieures en japonais et qui, à défaut d'un souvenir impérissable, ne laisseront que l’empreinte de leurs fesses molles sur les bancs d'une école merdeuse. Les fans de Naruto sont une sinistre engeance de ce phénomène. Ecoutez un seul épisode, et vous comprendrez. Des séquences résolument longues pour générer un maximum de profits où les « Sou desu ka ? », « Saa, ikuzo » et autres « Datte bayo » sont devenus, de par leur fréquence et leur unique fonction de bouche-trous dans le script, de véritables cris de guerre scandés inlassablement par des moutons qui sacrifieraient volontiers père, mère, et leur chien baptisé « Akamaru », pour s'offrir une opération visant à leur brider les yeux.

Quant il n’admire pas sa magnifique collection de figurines en plastique véritable, il regarde les animes en DVD ou qu’il a téléchargé. Il les a pourtant déjà vu des dizaines de fois et les connaît par cœur mais qu’importe, le lavage de cerveau Naruto, c’est trop bien !
Une fois ses anime épuisés, il se précipite sur sa console à 400€ pour jouer au jeu vidéo Naruto en version importée, parce qu’attendre la sortie officielle européenne, c’est trop dur. Bien sûr, il ne comprend rien à ce qu’il y a de marquer à l’écran mais qu’importe, passer pour un crétin Naruto, c’est trop bien !
La nuit, il rêve qu’il est Naruto, qu’il fait des double-saltos vrillés avec frein par rétro-pédalage, et surtout qu’il défonce la gueule de tout le monde, parce que la vengeance Naruto, c’est trop bien !
Le fan de Naruto est un ninja… Enfin il croit qu’il est un ninja alors il s’est déjà pété trois fois la jambe en voulant imiter son héros. Mais qu’importe, le Mercurochrome qui fait des croûtes Naruto sur ses genoux, c’est trop bien !…
Bien évidemment, il connaît tous les noms de techniques et d’attaques du monde de Naruto. Et en japonais s’il vous plaît ! D’où une certaine fierté à en savoir le plus possible pour épater tous ses copains à la récré… Les faux-monnayeurs, dans le temps, étaient condamnés à être immergés dans un bain d'huile bouillante. Qu'en est-il des faux japonais qui mériteraient que l'on passe une loi au Parlement autorisant à les plonger vivants dans une étuve remplie de ramen qu'ils bouffent juste parce que Naruto fait pareil ? C'est dans ces moments-là qu'on aimerait avoir le fameux 49.3 sous le coude…

Petit crochet sur LA fan de Naruto, car les femmes sont hélas également la proie de ce ninja à deux balles. On la reconnaît assez facilement sur les forums, elle est aussi très jeune et particulièrement stupide. Fan de Harry Potter, Gazette et de Tokio Hotel, elle dévore en plus les mangas yaoi et est une experte dans l’écriture de fan-fics de cul se caractérisant par un cruel manque d'originalité et un langage sms soutenu. Elle raffole d'histoires d'amour entre les personnages de son manga culte se terminant par de romantiques bukkake et autres enculades sur un arbre perché… Comme elle le répète sans arrêt : - « Nyaaaa, Sasukééééééé sama é croo booooooo !!!! » Si seulement elle mourrait…
Elle retrouve sur MSN ses copines, elles aussi fans de yaoi, de Tokio Potter, de Harry Hotel et de Norauto, et elles partent dans des délires porno pour finir par s’engueuler parce que, non, la vraie femme de Sasuke, c’est pas sa copine, mais elle !…

Il existe deux occasions incontournables d'observer en direct de quoi le fan de Naruro est capable : les sites de scantrads et Japan Expo. Sur le premier, les fans les plus viciés sont devenus de véritables ogres, incapables de se satisfaire des derniers Shippuden parus au Japon. Il leur faut des scans ultra-récents, le mieux traduit possible, à partir des quelques traductions vaseuses repêchées sur des forums américains. Décalage horaire oblige, ils sont capables de veiller très tard pour les obtenir. Après tout, ils ne doivent pas se lever le lendemain matin pour aller bosser… Là-dessus, s’il y a bien une chose que le fan de Naruto ne supporte pas, c’est quand il rencontre un autre fan s’apprêtant à lui « spoiler » la suite de l’histoire. Furieux, il prend alors devant son écran ce qu’il pense être une pose de combat, mais fait plus penser à un mec constipé poussant de toutes ses forces, et menace de le menacer de mort… N’ayez pas peur, comme ces débiles ne pratiquent aucun sport, il n’y a jamais de blessés. Du virtuel, comme leur vie…
Mais en attendant les prochains scans, leurs débats pèsent encore plus lourds qu'eux : où est passé Sasuke ? Est-ce qu'Orochimaru est mort ou simplement plus vivant ? Pourquoi tous les personnages ont-ils des sandales d’obèses ? Ce sont dans ces discussions stériles qu'ils ont l'occasion de restituer leurs connaissances si durement amassées au fil des 400 premiers épisodes. Ils se tapent dessus, virtuellement encore, chacun défendant « sa » vérité personnelle comme un chien son os.
Sur les nombreux forums,
le fan de Naruto n'est pas original pour deux sous dans son pseudo. Lorsqu’il s'inscrit, si le pseudo « Sasuke » est déjà pris, il prendra SaSuKe, Sasucesek ou Sasucekouille… Nous vous épargnons les variantes pour Kakashi...

Heureusement, il y a un week-end dans l’année où le fan de Naruto largue son ordinateur et rejoint la vie réelle. Il s’en va flotter avec d’autres étrons humains comme lui dans les latrines de la bêtise humaine : Japan Expo. Ses trois plus beaux jours de l’année, soigneusement préparés pendant 362 jours (+ 1 les années bissextiles), se résumeront à acheter des mangas, DVD, T-shirts, jock strap, le bandeau Konoha bleu, le bandeau Konoha noir, le bandeau Konoha pailleté etc. Le tout à l'effigie de ses ninjas favoris, évidemment, claquant ainsi ce qu’il appelle « son » argent mais qui n’est que celui de ses parents donné en échange d’avoir rangé sa chambre la veille.
Une fois les divines merdes achetées,
il porte avec fierté le bandeau de Naruto, écrit ses devoirs qu’il ne fera pas dans son agenda Naruto, se promène avec des kunais en plastoc sur lui etc. C’est rassurant. Bien entendu, il ne manquera pas de passer sur le stand Kana, qui propose, gratuitement, des masques en carton recyclé, peints à la va-vite, et accrochés par une ficelle derrière les oreilles pour tenir… Il sait pourtant qu’il aura l’air encore plus con que d’habitude avec ça sur la tronche mais il ne peut y résister, et puis c’est gratuit ! A Japan Expo, un truc gratuit est aussi rare à trouver qu’un cosplayeur avec un Q.I. à trois chiffres…

Se voiler la face à l'aide d'un bout de carton, voilà en effet la seule solution viable pour ne plus voir sa sale gueule, mais la satisfaction est vite remplacée par le dégoût de voir se balader partout des clones de Naruto qui ont 15kg de trop par fesse et 500gr de moins par hémisphère cérébral... Somme toute, tout se compense.

Portrait réalisé à partir des textes de Shruikan Vulcanium, Asmodeus, Mélanie et Chloé. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs. Photo de Nicolas.

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Use the lose Luke!LE FAN DE STAR WARS

Star Wars. Film(s) culte(s) pour tous. Enfin, ça, c’est ce qu’on essaye de nous faire croire. Mais là aussi, il y a des « rebelles » qui résistent à « l’Empire » Lucas.
Il est vrai qu’une majorité de gens considère ces films comme une œuvre majeure de la science-fiction, de la même manière que d’autres (les mêmes ?) pensent que Matrix est original, et c’est là l’une des grandes forces d’Hollywood : s’adresser à des crétins qui n’ont jamais rien vu, et encore moins lu, et leur faire croire qu’on leur vend des produits 100% originaux. Or, Star Wars est tout sauf original !

Star Wars, c’est un ramassis d'influences très diverses, plagiées un peu partout, aussi bien dans la littérature de science-fiction que dans des films ricains de cape et d’épée ou de western, digérées, puis déféquées dans l’espace. L'histoire en elle-même est à mourir de rire. Elle est bourrée d'incohérences en tout genre, de situations téléphonées à mort et les personnages sont clichés au possible. Prenez un gros paysan, bien demeuré, qui découvre sa nature de sauveur de l'univers grâce à un vieil ermite si bien caché de l'ennemi qu'il n'a suffit que 15 minutes à deux robots pédés pour le trouver. Ajoutez-y un branleur et son ami poilu qui doit lui servir de femme les soirs de grande solitude dans la poubelle volante qui leur sert de véhicule interstellaire, une Lady Di spatiale avec une coiffure autrichienne, un asthmatique au casque noir (s’il l’enlevait, il respirerait peut-être mieux…), et vous obtenez les héros du premier épisode. Enfin pardon, du quatrième…

Il y a une seule chose intéressante dans ces films, c'est de voir à quel point le manque d'imagination et l'appât du gain ont pu donner des idées aussi absurdes à Georges Lucas. Parce que, dans un monde futuriste où l'on se déplace à la vitesse de la lumière, à bord de vaisseaux indémodables, car déjà démodés en 1977, défiant, voire même réécrivant, toutes les lois de la physique (ils font du bruit dans l'espace…), il est impensable qu'il reste encore quelques clowns en cape capables de se battre avec des néons géants…
Mais heureusement, les fans sont là pour tout nous expliquer car, et c’est là que le bât blesse, ils prennent tout ça au sérieux et au premier degré total. Pour eux, le futur, ce ne sont pas les nanotechnologies, les manipulations génétiques ou la propulsion ionique, non non non ! Le futur, c’est Star Wars ! Ça sera comme ça dans très très longtemps, ils en sont persuadés…

Le fan de Star Wars est un taré fini et George Lucas est son dieu. S’il le lui demandait, il lui taillerait une pipe, avalerait tout goulûment et en redemanderait !
Il n’y a que Star Wars dans la vie du fan, il ne connaît rien d’autre et ce n’est même pas de l’inculture de sa part, non, c'est voulu. Il refuse tout simplement ce qui n’est pas en rapport avec Star Wars ! Ça ne peut pas être mieux…
Ses films ?
Star Wars. Evidemment. Il a toutes les éditions : K7, LD, DVD. Même en divx ! Il est incollable sur les détails supplémentaires de chaque édition qui ont motivé son achat. De toute façon, bonus ou pas, il les aurait quand même achetées… Il attend en ce moment avec impatience celle en Blu-ray. L’idée de revoir pour la 5648615614 fois les six films d’affilée, mais en HD cette fois-ci, métamorphose son sexe atrophié en un sabre-laser qui clignote… Que va-t-il voir de plus en HD qu’il n’a pas déjà vu auparavant ? A part des zooms en meilleur qualité sur les bikinis de Carrie Fisher dans Le Retour Du Jedi, on se demande…
Ses livres ? Star Wars. Il a tous les bouquins sortis dessus : les encyclopédies, les 250 livres « ultimes », les making of des films, les plans des vaisseaux, les bestiaires des créatures, les BD des années 70/80 dessinées par Carmine Infantino ; même les bouquins sans image (une performance pour notre neuneu !), avec des histoires prolongeant les scénarios et qui ne colleront plus avec les films ou série qui arriveront dans quelques années.
Sa musique ? Star Wars. John Williams est son autre dieu, même s’il lui arrive parfois de confondre dans sa playlist une piste de Star Wars avec une autre d’Indiana Jones ou de Superman. Faut dire aussi que le père Williams ne s’est jamais vraiment renouvelé depuis ça…
Sa vie sexuelle ? Star Wars. Il chope des érections incontrôlées devant une photo de la princesse Leila, de Padme ou de Jabba pour les plus pervers. Mais ce ne sont que des érections. Il n’éjacule vraiment que lorsqu’il apprend que George Lucas va sortir un nouveau film…

Enfin, il y a le merchandising, sans quoi Star Wars ne serait rien, et notre fan avec. Comme tous les gens cyniques et avides d’argent, George Lucas a oublié d’être con. En renonçant lors du premier Star Wars à son cacheton de réalisateur, il n’a pas oublié de s’approprier tous les droits des produits dérivés, et surtout des jouets, chose encore assez peu développée à l’époque. Lucas réalisateur ? Quelle blague ! C’est juste un marchand de jouets lui, rien de plus.
Tout comme Di$ney, Lucas truffe désormais ses films de bestioles, non pas pour améliorer les histoires, qui en auraient pourtant salement besoin, mais uniquement pour les sortir ensuite en peluche et autres figurines. Alien à sale gueule, monstre grotesque, boulet et autre faire-valoir insupportable, on s’en fout ! De toute façon, ça se vendra.
Question goodies, Star Wars est le Hello Kitty du garçon. On trouve absolument tout dessus. De la même manière que les adeptes de la Scientologie sont conditionnés pour acheter tous les livres de Ron Hubbard, le fan de Star Wars est également programmé pour acheter tout ce qui se rapporte à son culte cosmique. Comment en est-il arrivé là ? Messages subliminaux dans les films ? Dans les musiques ? Ou est-il tout simplement con comme un ewok ? On ne sait. Toujours est-il que c’est devenu un réflexe conditionné chez lui. Il ne se pose même plus la question de savoir s’il a besoin de ces objets ou s’ils ne sont pas tout simplement inutiles, ridicules et moches. Un butt plug Boba Fett ? Hop ! il achète ! Star Wars jusqu'au fond du cul…
Il achète donc, et en plusieurs exemplaires s’il vous plaît ! Lucas pousse le vice jusqu’à sortir des jouets dont la boîte possède une minuscule accroche déclinée en plusieurs couleurs différentes. Vous allez nous dire que ça ne peut pas marcher, les fans ne sont pas aussi cons que ça ! Mais si ! On les voit acheter la même figurine en autant d’exemplaires qu’il y a de couleurs différentes sur l’emballage. Et ils sont contents ! Incroyable ! Beaucoup n’ouvrent même pas les précieuses merdes made in China, se contentant juste de les exposer, et encore ! Pas trop au soleil ni dans un coin à poussière, ça pourrait les abîmer…
On comprend pourquoi Lucas en est venu à considérer Star Wars comme une véritable malédiction et à détester autant les fans. Comment le blâmer ? Il se venge de toute cette crasse et de cette bêtise en les plumant intégralement et il a bien raison !

Et il y a les conventions. Alors là, on sombre dans le dantesque le plus total. Il faut en avoir fait au moins une dans sa vie pour réaliser l’ampleur des dégâts qu’ont provoqué ces films. Vous pensiez que Japan Expo était le pire repaire à déchets humains non recyclables ? Sachez qu’une convention Star Wars, c’est mille fois pire. A Japan Expo, l’âge moyen est de 16 ans, tous de petits bourgeois gâtés et pourris, ados attardés pour la plupart, et qui n’ont pas reçu assez de claques dans la gueule de la part de leurs parents. Ça leur passera. Mais une convention Star Wars, les mecs ont le double de leur âge, voire même plus ! Et oui. Star Wars a 30 ans et les fans de la première heure ont, pour la plupart, un job désormais et leur salaire est intégralement dédié à leur passion. Lucas l’a bien compris et c’est l’une des raisons qui l’a poussé à sortir de ses seize années de vacances de luxe pour nous pondre une nouvelle trilogie purement commerciale, qui a moins marché que prévu (Spider-Man 1 fit trois fois plus d’entrées que L’attaque Des Clowns en 2002…) De plus, cela permettait d’engluer une nouvelle génération encore vierge pour qui, ce qui s’est passé avant leur naissance, est totalement inconnu.
Comme dans tous les goûters, les déguisements sont de rigueur et, là aussi, le transfert de personnalité est de mise. Dans une convention Star Wars, les fans sont enfin eux-mêmes ! Ou du moins, ce qu’ils aimeraient être… Et quelle originalité ! On a 150 Anakin Skywalker au m², des milliers de soldats de la garde impériale, quelques wookies, aucune Leila ou alors ce sont des travelos (les filles sont assez absentes de ce milieu, étonnant non ?) etc.
Vous devez penser : - « Ça doit en faire du beau monde tout ça, avec leurs costards en papier-cul… » Erreur ! Bien souvent, les costumes sont superbes et très réalistes, semblant presque sortis des films. Mais le sabre-laser ne fait pas le jedi et les morphologies clochent toujours : des Dark Vador d’1m60 marchant sur leur cape, des Luke de 150kg, des Chewbacca glabres… De toute façon, on est habitué avec les cosplayers à ce qu’ils ne ressemblent pas du tout à quoi ils sont censés incarner.
Alors, les fans de Star Wars, doués pour la couture et le stylisme spatial ? Pffff… Mais non, ils n’ont aucun talent eux, ils ne savent qu’acheter, on vous l’a déjà dit, et les costumes complets de la plupart des héros des films sont également en vente, à des prix astronomiques. Mais rien n’est trop beau pour ressembler à son idole et sentir la Force couler dans ses veines. Ça change de la lose…

Quand on croise une de ces épaves humaines et qu’on lui demande s’il n’a pas une case en moins, il nous explique, légèrement agacé, qu’il est normal et que c’est une passion tout ça. Ils s’appellent d’ailleurs eux-mêmes des « passionnés ». Mettez-vous ça dans la tête : le mot « passionnés » est la définition pudique de « tarés ». A la lecture de ce portrait, ils pesteront en disant qu'ils ne sont pas tous comme ça, et qu'ils n'ont pas tout sur Star Wars. Certes, d'ailleurs, à part être milliardaire et habiter dans un château de 200 pièces pour tout acheter et stocker, il est impossible d'avoir tout sur Star Wars. Mais quand on regarde leur « petite » collection personnelle, c'est déjà énorme et effrayant.
De toute façon, il n’est pas tout seul, loin de là. Star Wars est mondial. Quel que soit sa langue et son pays d’origine, il trouvera des fans comme lui qui le comprennent et avec qui il peut discuter de cette « passion » dévorante qui les habite. Noyé dans une foule identique, on se sent moins seul.
Plus con qu’un fan de Star Wars, ça n’existe pas. Sauf un fan de Star Trek.

Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Asmodeus. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.

 

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Par la poussière sur mes meubles!!!!!LE FAN DE SAINT SEIYA

Saint Seiya. Avant d’étriller leurs fans, faisons un petit détour à propos de la série qui est, probablement, la plus débile du monde. Saint Seiya fut crée par Masami Kurumada, la crème des mangaka n’ayant jamais su dessiner. Grâce à lui, rarement un manga n’aura été aussi mal foutu. Erreur anatomique, de perspective, d’échelle, ratage intégral non corrigé etc. Tout y est et quasiment à chaque page ! C’est un véritable catalogue de tout ce qu’un dessinateur ne doit jamais faire. Mêmes les couvertures de ses mangas sont atroces. Admirez le volume 2 de la VF de Saint Seiya, avec le visage qui part vers le haut et l’épaule trop grosse. Argh !
La méthode de travail de Kurumada est simple. Il dessine à main levée et hop ! case suivante. Il ne corrige pas. C’est trop mal foutu ? Pas grave. On va détourner le regard du lecteur. Comment ? Facile ! A l’aide de trames, adhésives à l’époque et désormais faites sur ordinateur. Celles dans Saint Seiya ont réellement nécessité du boulot, il faut le reconnaître. Alors, Kurumada, plus doué dans le collage que le dessin ? Nan, c’est pas lui qui s’occupait de ça, mais son studio. Et oui. Tâcheron et feignant en plus.
Comme nombre de mangaka, Kurumada est plus coiffeur que visagiste. C’est-à-dire qu’il ne sait pas dessiner plus de trois gueules différentes mais il se rattrape avec une surprenante collection de tignasses pour différencier ses personnages. Rasez-les et vous avez des clones. Akemi Takada fait de même. Et le plus drôle après tout ça, c’est que Kurumada est considéré comme un dieu du dessin et « inspire » des tas de jeunes blaireaux en situation d’échec scolaire pour devenir, eux aussi, dessinateurs. Mais c’est logique, Kurumada donne l’exemple et démontre que, même sans un gramme de talent et muni d’un simple moignon, on peut quand même dessiner puis vendre ses croûtes très cher et être adulé.

Malgré le fait qu’il soit un dessinateur lamentable, et qui ne s’est jamais amélioré avec le temps en plus, Kurumada tire son épingle du jeu question commerce. En effet, il a réussi l’exploit de refourguer plusieurs fois de suite la même histoire à ses lecteurs qui, eux, en redemandaient encore. C’est fort !
Saint Seiya, c’est toujours pareil. Ce sont les B’Z de l’animation ! Vous pensiez que Sailormoon était bourrin ? Sachez que même les pauvres histoires de cette « magical conne » sont plus variées que celles des bozos en armure. Le cadre est simple : une menace, des adversaires à rencontrer à la chaîne, soi-disant 10 000 fois plus forts que notre Club des Cinq de service, tout ça pour arriver au boss final, invincible évidemment mais qu’on arrivera tout de même à battre, afin de sauver une demeurée qui ne sait pas se défendre toute seule, et le tout, généralement, en moins de douze heures. On se croirait dans un jeu vidéo !
S’ajoute à la platitude du scénario des situations téléphonées à mort et usées jusqu’à la corde telles que :

- Je dois réussir pour l’amour de – rayez les mentions inutiles – Athéna, la Terre, mon frère, Casimir…

- Je vais te porter pour la 132e fois de suite le coup de grâce !

- Il est impossible d’éviter cette attaque ! FIZZZZZZ BOOM C’est impossible, il a réussi à l’éviter !

Les arrivées à point nommée, les sacrifices, les doutes, les crises de pleurnicherie, les flashbacks, les résurrections etc. Quel suspens peut-il y avoir dans cette série sachant très bien que nos Saint Bernard réussiront leur mission ?
En parlant d’eux, quand on regarde bien, on s’aperçoit qu’ils ont tous de sacrés problèmes psychologiques, et c’est un euphémisme ! Orphelins, enfants battus, un homosexuel refoulé portant une armure rose à nichons et qui fait une fixation malsaine sur son frangin, le même frangin qui est un renégat repenti qui s'en va ensuite donner des leçons utopiques sur l'amour et l'amitié, un autre avec un grave complexe d’Œdipe, et tous sont masos ! L'idée est que, plus ils souffriront comme des malades, plus ils seront forts. Même après avoir traversé plusieurs murs ou colonnes de pierre, et être retombé sur la tête en brisant le sol de marbre (elle ne leur sert qu'à ça...), avec leurs armures en porcelaine qui ont éclaté dès le premier combat, ils se relèveront et en redemanderont encore. Ils ne veulent pas lâcher et, tels des étrons flotteurs, ils remonteront toujours à la surface. Pas facile de couler un bronze…
Avec un tel constat, on ne s’étonnera pas que cette série regroupe les plus gros cas sociaux du milieu des japonisants. Intéressons-nous à eux.

Oubliez le manga, ces neuneus ont tous connu Saint Seiya par la série animée diffusée chez Dorothée, les fameux Chevaliers du Zodiaque, même si beaucoup mentent effrontément en prétendant le contraire. Pourtant, c’est moins honteux d’avoir connu l’anime en premier que le manga car Shingo Araki, le character designer de la série, qui, lui, sait dessiner et possède même un style, avait graphiquement remonté le niveau de Saint Seiya, ce qui n’était pas dur.
Toujours est-il que ça les a marqués. Ils étaient tout gosse aussi, ça n’aide pas. C’est comme le catéchisme, plus c’est matraqué jeune, plus c’est profondément gravé et plus c'est difficile à chasser de son esprit. Ils ont d’ailleurs bien du mal à oublier les noms propres francisés. Sur les sites consacrés et autres skyblog, on trouve bien plus de « Seiyar » que de « Seiya ».
Vingt ans après, ça ne les a jamais lâchés et ils continuent de trouver la série formidable et au premier degré. L’autocritique n’est pas de mise pour eux.
On peut lire très sérieusement sur certains forums que « Saint Seiya est éducatif car ça parle de mythologie et d’astronomie… » C’est cela oui, et Bernard Minet vous a donné le sens du rythme aussi ! Sois maudite Dorothée pour avoir ruiné deux générations entières !

Dans les conventions, le fan de Saint Seiya se reconnaît très facilement. C’est celui qui ressemble à une poubelle de triage sélectif pour le papier… S’étant recouvert pour l’occasion d’un amas de barils de lessive, d’emballages de frigo, et parfois de boîtes de conserves, on ne peut pas le louper. Déjà à cause de son costard en cellulose mais aussi de par son attitude. Qu’il soit un obèse luisant ou un sac d’os anguleux, tous paradent dans leurs « cloth » recyclés en y croyant et se prennent pour leur héros respectif. Le transfert de personnalité bat son plein. Brûle pas trop ton cosmos quand même Kévin, ton armure de bronze en carton pourrait prendre feu…
Nous noterons toutefois un point commun entre les héros de Saint Seiya et leurs fans cosplayeurs : aucun n’a une tête à savoir se battre. Les originaux à cause de leur look de tapettes yaoi et les cosplayeurs parce que ce sont des larves et qu’ils risqueraient de se faire mal tous seuls en plus.

Le fan de Saint Seiya est un otaku-no life pur jus. Après les Club Dorothée Magazine, dont il décalquait les planches pour dessiner ses chevaliers d’or, puis les Cd de BGM qu’il se repassait à fond tout en mimant les gestes afin de refaire l’attaque de son chouchou (ils le nieront mais chaque fan sait parfaitement le faire !), sa dernière passion en date est de collectionner les figurines de la série, les fameux « myth cloth », qui sont aux otakus ce que les BJD sont aux pauvres filles.
Les plus vieux avaient déjà commencé leur collection dès le début des années 90, avec des figurines monstrueuses, limite SD, mal foutues et avec de grosses vis dans les membres. Mais c’est fini ce temps là. Bandai a compris ces dernières années qu’il y avait là un énorme filon à exploiter et réitère le coup en sortant la totale dessus, du plus fameux au plus obscur chevalier de la série, OAV comprises. Et terminé l’import ! On les trouve désormais dans le premier magasin de jouets venu.
Se comptant quasiment par centaine, doublons décolorés et autres armures en version 2.0 inclus, ces figurines, rutilantes et très soignées sur le plan du détail, exigent de prendre un crédit à la consommation afin de toutes les avoir, sans parler des nombreuses vitrines nécessaires à leur exposition. C’est un véritable gouffre à pognon et nos porte-monnaie sur pattes se doivent, un moment ou à un autre, de faire un choix douloureux : c’est soit les figurines, soit les jeux vidéo ! Heureusement qu’ils n'ont pas de nana à entretenir…
Les fans les plus atteints achètent même les deux modèles : japonais et occidentaux. Les différences ? Enormes ! Rendez-vous compte, sur les boîtes jap, c’est marqué en jap, et sur les boîtes occidentales, c’est marqué en langue qu’on arrive à lire !… Si la lose avait une étoile, notre fan de Saint Seiya serait son chevalier et son cosmos serait le plus puissant de l’univers.
A quoi servent ces figurines ? A jouer avec ? Vous êtes fous ? C’est fragile. Beaucoup de ces timbrés n’ouvrent même pas les boîtes de leurs acquisitions, les laissant en état… Les autres n’ont pas résisté au début au plaisir d’habiller et de déshabiller son Saint favori, de monter son armure etc. Mais ça n’a pas duré bien longtemps. Ils l’ont vite remonté et mis dans leur vitrine Ikea afin d’être pris en photo pour être exposé sur les forums consacrés. Voilà la seule et unique raison pour laquelle ils achètent ces bidules : pour frimer ! Ces communautés sont de véritables concours ouverts de longueur de bite. C’est à qui aura la dernière figurine en date, à qui en aura le plus, à qui aura un modèle rarissime etc. On se croirait dans une cour de récréation avec des gosses rivalisant entre eux avec leur sac de billes.
Le fan de Saint Seiya a également développé un langage bien à lui qu’il mêle à son quotidien :

- Par le météore de Pégase ! J’ai raté mon métro !

- Pour l’oral de rattrapage, je vais brûler mon cosmos !

- M’man, t’as repassé mon armure ?

- Putain, j’ai eu un zéro en science nat’, mon père va m’expédier dans une autre dimension !

- Le réchauffement climatique, c'est pas à cause de la pollution mais juste parce que Hilda de Polaris a arrêté ses prières à Odin !

Et si on vous demande quelle marque de sous-vêtements les fans préfèrent, soyez sûrs qu’ils ont tous des slips Athéna !

Manga tordu frôlant le foutage de gueule intégral, série animée délayée à mort et aux réutilisations de séquences abusives, OAV sans rythme et encore plus bavardes qu’un débat politique, figurines nécessitant de vendre ses reins pour pouvoir toutes les acquérir, absence d’autocritique et fanatisme absolu chez les amateurs etc. Le fan de Saint Seiya cumule tout ça et fait de lui un superbe spécimen qui intéresserait un psy mais il a trouvé la série qui lui ressemble. Se sachant naturellement creux, fragile et nul depuis des années, il rêve, lui aussi, de revêtir une armure étincelante afin de se sentir fort et protégé.
Les fans des chevaliers du zodiaque, c’est comme les crustacés : sans leur carapace, ils sont blancs, invertébrés et sentent la marée.

Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Dany. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.

 

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Kiss me I'm asiatic!L'ASIAN PRIDE

Qu’il soit philippin, thaïlandais, taiwanais, coréen, chinois, vietnamien, cambodgien, laotien, malaisien ou indonésien, tous ces représentants de chez Pulco ont le même syndrome : la fierté d'être asiatique. Un tel phénomène se manifeste surtout chez ceux qui ont quitté leur forêt de bambous pour venir s'installer en Occident. Ils ont beau avoir fui leur trou de merde à la nage, bravant les requins et les pirates, ces asians pride en ont quand même gardé un profond attachement. Ils en vanteront toujours les mérites entre deux prières pour le défunt grand-père dont l'urne repose désormais dans un pot de fleurs sur le balcon. C'est mieux là-bas qu'ici, même s’ils n'y retourneraient pour rien au monde. C'est un peu comme ces jeunes beurettes qui s'habillent en fatma fashion. Ne se sentant pas françaises du fait que, même nées ici, elles resteront pour 53% des Français une "arabe" au sens le plus péjoratif du terme, elles plongent aux racines de leurs origines, dont elles n'ont qu'une vision idéalisée et romantique par de courts séjours estivaux, ne réalisant pas la chance qu'elles ont, ici, d'avoir le choix de pouvoir s'habiller comme elles le désirent.
Parce que son pays est encore trop sous-développé (mot désormais remplacé par le très politiquement correct "pays émergeant") pour créer un produit télévisuel ayant un minimum de qualité, ou parce que la seule chaîne du coin était contrôlée par le pouvoir en place, notre asian pride a été gavé aux animes japonais depuis son berceau en feuilles de papaye. Dès lors, il est devenu otaku par la force des choses.

L'asian pride croit que le fait d'être asiatique lui permet d'être une source privilégiée pour les Européens en ce qui concerne la culture nipponne parce qu'il appartient à la même "race"... Les otaku européens, toujours très cons, lui voue d'ailleurs une grande admiration. Forcément, pour eux, il représente ce qui se rapproche le plus de leurs idoles, même s'il n'a pas été très gâté par la nature : repousses noires disgracieuses dans ses cheveux blonds javellisés, grains de beauté mal placés avec poils poussant dessus, dentition digne d'un piège à loup etc. Malgré ça, il demeure bridé, donc asiatique, donc demi-dieu pour nos otaku occidentaux. La bride fait le bonze...
Quand il regarde un anime ou un film asiatique en compagnie de ses amis au cul blanc, l'asian pride ne manque jamais l'occasion de clamer bien fort que les traditions entre le Japon et son pays d'origine sont semblables : "Au Viêt-Nam aussi, on a des costumes comme ça pour aller à l'école!", "Au Laos aussi, on fait des mariages arrangés!", "En Indonésie aussi, on balance des kamehameha!", "En Thaïlande aussi, on boit notre pisse!"...
Côté musical, le jeune asian pride va faire découvrir à sa bande d'otaku les groupes locaux de son taudis natal en affirmant fièrement que ça ressemble à de la Jpop. Très souvent, on a droit à des chanteurs et à des chanteuses qui ne sont que des Ayu ou Gackt du pauvre, aux physiques ingrats, mais ce n'est pas de leur faute. Allez trouver une clinique de chirurgie esthétique au Viêt-Nam vous! Y'a que des bars à putes et des boutiques pour acheter des jambes de bois...
Sur son Skyblog, il nous déballe sa philosophie, ses opinions politiques (à Droite toute! Mais quand on vient d'un pays déchiré par les cocos, c'est un peu normal), sa vie on ne peut plus vide (jeux vidéo, manga, anime, MSN, séries télé, écrire à sa "fiancée arrangée" restée au bled, draguer d'autres nanas en attendant...) et des photos de sa tronche sur toutes les coutures pour bien nous rappeler à chaque page qu'il est asiatique, c'est sa carte de visite.
Intégriste et puriste, ce qui est souvent la même chose, il pense que les cosplays ne doivent être réalisés que par des Asiatiques. C’est une question d'harmonie pour lui. C'est un crime à ses yeux que de voir une occidentale déguisée en Asuka d’Evangelion. Comme si une perruque rousse allait mieux à une asiatique... Et les gros Thaïlandais se prenant pour Elvis Presley, avec banane en crin de buffle d'eau et blouson clignotant comme un sapin de Noël, c'est pas un crime ça non plus?

En Europe, l'asian pride se trouvera toujours une petite cour de fidèles cons prêts à le regarder comme quelque chose qui brille. Au Japon, il ne serait rien et ferait partie d'une sous-classe encore plus basse que celle des gaijin qui se sont exilés pour oublier qu'ils ont tout raté dans leur propre pays. Ben oui, les Japonais n'aiment pas beaucoup les Occidentaux mais ils les tolèrent plus ou moins. Par contre, ils n'ont aucune pitié envers les autres Asiatiques, qu'ils considèrent comme des êtres inférieurs, et vomissent de dégoût en les voyant, arguant qu'ils sont sales, bouffent du chien et puent de la gueule à cause de leur soupe won-ton... Là-bas, ces "intouchables" ne sont bons qu'à travailler dans un abattoir ou à laver le carrelage des McDonald's. Ce ne sont que des domestiques pour les nippons mais c'est logique qu'ils se conduisent comme ça envers eux. Après tout, le Japon n'a-t-il pas conquis leur pays au moins une fois chacun dans le passé? Portrait écrit par Sheepdog. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.

 

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Please, kill me!!!L’ÉTUDIANTE JAPONAISE EN ÉCHANGE

Depuis un certain nombre d’années, le Japon exporte tout un tas de choses fort intéressantes pour les consommateurs occidentaux. Fidèles au bon vieux cliché véhiculé par De Gaulle, qui les comparait à des « fabricants de radio », les Japonais produisent à la tonne de l’électronique à la pointe de la technologie, des jeux vidéo, des voitures de qualité ainsi que tout un tas de gadgets de mauvais goût désormais devenus indispensables à la survie des otaku et autres geeks du monde entier. Le Japon exporte également un autre produit bien de chez lui mais qui, cette fois-ci, est une plaie insupportable ne méritant que la lapidation publique à coups de Tamagotchi : l’étudiante japonaise en échange.
Après l’université, les Japonaises entrent logiquement dans le monde du travail ou se marient. Mais pas notre étudiante. Elle a délibérément choisi de poursuivre ses études pour apprendre une langue étrangère. Pour simplifier les choses ici, nous parlerons du français bien que cela n'a aucune importance. Que cela soit du français ou tout autre langue, elle n’arrivera jamais à la parler correctement et pour couronner le tout, ça ne lui servira à rien au Japon puisque même l’anglais est très peu employé. Voulant se démarquer de ses copines, elle décide donc de partir pour la France afin d’élargir officiellement son horizon, ses connaissances et officieusement son appareil reproducteur…

Prête à sortir de son île qu’elle n’a jamais quitté auparavant, et complètement inconsciente de ce qu'il l'attend, elle ne coupe pas totalement le cordon. Alors que, pour subsister, n’importe quel occidental devrait se prendre un boulot de merde sur place, notre étudiante, elle, n’aura qu’à attendre que papa san lui transfère mensuellement sur son compte des sommes astronomiques pour subvenir à tous ses besoins, même les moins vitaux. Surtout les moins vitaux… Pour le reste, mama chan prendra d’assaut le bureau de poste du coin pour envoyer des colis encore plus remplis qu’une pharmacie mais contenant là aussi des choses essentielles à la survie de sa fifille perdue chez les sauvages. Bouffe du cru, biscuits maison et autres gougouilles japonaises introuvables en Europe. Seules les pilules contraceptives et les préservatifs parfumés au thé vert manqueront à l’appel mais il est vrai que le petit bout de chou est encore pur et innocent aux yeux bridés de ses parents...
Une fois arrivée dans son école, elle sera prise en charge par ses professeurs, les élèves autochtones, pensant dans un premier temps qu’elle est chinoise, et surtout par ses compatriotes. Sang japonais oblige, l’esprit de groupe parle. De suite, elle s’intégrera à la communauté nippone expatriée. D’ailleurs, elle apprendra bien plus la langue française avec ses amis japonais qu’avec de vrais Français...
Découvrant petit à petit ses nouveaux camarades, ces fameux gaijin qui ont tous les défauts mais qui sont l'un des sujets de conversation les plus prisés des Japonais, l’imaginaire devient enfin réalité. Le professeur bénévole est aussi beau que dans ses rêves. Grâce à cette stimulation, elle améliore son français et fait enfin la différence entre les lettres « v » et « b » et comprend désormais pourquoi on se foutait d'elle lorsqu'elle prononçait le mot « vite »... Par contre, c’est encore mission impossible pour lui faire prononcer un « r » correctement.
Les autres élèves, en constatant ses manières niaises, maladroites et innocentes, tombent sous le charme. Ils commencent à lui parler et de la même façon qu’on le fait avec une gamine de six ans. C’est le sésame pour communiquer avec une japonaise, prenez-la pour ce qu'elle est : une attardée. Sa communauté d’expatriés n’appréciera pas forcement ça et parfois, la mettra de côté. Plus elle s’ouvrira aux étrangers, ce qui est pourtant le but de son voyage, et plus elle se retrouvera seule et isolée auprès de ses compatriotes. Il lui restera toujours ses nouveaux admirateurs qui, parmi eux, sont soit des otaku irrécupérables, attendant une bonne occasion d’en finir avec la Veuve Poignet sur les shitajiki d’Ayumi (au moins, c'est lavable...), soit de grosses vilaines fans de yaoi et autres albinos visualeux qui la harcèleront à coups de questions métaphysiques telles que : « Tu connais Miyabi ? T’as déjà été sur la tombe de hide sama ? C’est vrai que Kyo a 78 dents ? C’est vrai que Gackt est pédé sexuel ? », sans oublier les curieux qui ont envie de se taper une petite « djap » histoire de varier un peu leur menu. A partir de cet instant, elle auto-détruira son existence et l’espoir de réussir sa vie de couple dans son propre pays.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, et ce, malgré les nombreux tromblons que l’on accueille dans nos contrées, l’étudiante japonaise est souvent très jolie, bien habillée, et parfois même avec un fiancé qui l’attend au bercail. Ils communiqueront encore les trois premiers mois par mail, téléphone, cartes-postales, et notre pauvre fille gribouillera fièrement, et quotidiennement, ses mémoires dans son journal intime. Mais la réalité est là, la distance et l’amour ne faisant pas très bon ménage, notre brave étudiante devra choisir entre son copain ou rester à encore user les fonds de ses culottes Hello Kitty sur les bancs scolaires européens. Le choix sera néanmoins vite fait, car le copain claque déjà ses burnes sur les fesses d’une autre demeurée qui, elle au moins, est bien présente.
Le milieu le plus sinistré étant les conservatoires de musique et ressemblant souvent à des bordels peuplés par l’esprit communautaire hippie, où tout le monde monte sur tout le monde. Les facs de japonais non plus ne sont pas en manque. Les vautours, qu’ils soient futurs grands musiciens grâce au sampler, ou « japanologues » grâce à l'étude des trois premiers tomes de Naruto, ne tarderont pas à faire leur apparition et notre pauvre étudiante, tel un oisillon blessé tombé du nid, encore trop fragile pour voler de ses propres ailes, aura besoin d’avoir un protecteur, une béquille pour venir la torcher, quelqu’un qu’elle pourra aimer à la japonaise, donc de façon ridicule... Ça tombe bien pour elle, les hommes « romantiques », dont elle rêvait temps durant ses premières caresses solitaires, seront là pour réparer ses chagrins. D’une naïveté confinant à la bêtise la plus crasse, elle ne tardera pas à céder au charme d’un Don Juan de banlieue tout content de poinçonner une « manga girl » prête à se donner corps et âme à ses désirs et ses fantasmes. Se retrouver dans les chiottes après la répétition ou après le cours de japonais, et pouvoir se vider dans une bouche nipponne en moins de 7mn chrono, quel pied tout de même ! Mais la connerie alarmante de la laissée pour compte fatigue très rapidement notre playboy de service qui, lui, ne cherche qu’à se faire faire des vidanges-graissages faciles. Notre pauvre demoiselle, folle amoureuse, continuera à céder et se mentira à elle-même en s’inventant les sentiments de la partie adverse... Ça durera plusieurs mois, voire plusieurs années, tant qu’elle se sentira « aimée » et « protégée », pour ensuite se faire jeter comme une vieille chaussette.

Elle finira tant bien que mal ses fameuses études ou les ratera lamentablement, en pestant sur les barbares blancs ou noirs que nous sommes, sur nos inqualifiables manières d’agir, et que personne ne peux la comprendre parce qu’elle est japonaise et nous non... Lorsqu’elle rentrera au bled, déjà fort entamée par l’âge, buse élargie par ses amants manipulateurs, amère et totalement désabusée, plus aucun japonais ne voudra d’elle. C’est le prix à payer là-bas pour avoir frayé avec des gaijin. Elle est souillée, impure et impropre à la consommation. Dans les petites villes, elle devient parfois la risée ou la putain du village et ses anciennes amies n’ont plus envie de la côtoyer car trop honteuses de traîner avec une traînée ; ces mêmes amies qui eurent elles-mêmes des aventures avec des gaijin de passage mais ne s’en sont jamais vantées auprès de leur famille…
Certaines s’en sortent tout de même et réintègrent tant bien que mal la fourmilière en travaillant dans un McDo ou dans les intérims, à faire les sales boulots car plus bonne à rien d'autre. C'est le maximum de tolérance du Japon envers ses moutons noirs. Heureusement, d’autres réagissent avec courage et intelligence en se suicidant sur la Yamanote Sen donnant ainsi ses lettres de noblesse au fameux honneur japonais, qui est la troisième chose la plus connue dans le monde entier pour désigner des nippons. Le stress et la perversité étant les deux premiers...

Portrait écrit par Gargamel. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs
Retrouvez un autre portrait d'étudiante japonaise en échange ici.

 

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J'ai enfin réussi ma vie!!!LE CHASSEUR DE JAPONAISES

Les chasseurs de japonaises (CDJ) sont des gens obsédés par l’envie de vouloir sortir/baiser/se marier avec des femmes japonaises afin de combler un profond complexe ou réaliser un fantasme. Une femme blanche ou noire n’est plus une femme pour eux, c’est du bas de gamme. Notons qu’une japonaise est leur idéal, mais une chinoise pourra tout aussi bien faire l’affaire pour nos chasseurs car, de toute façon, leur entourage sera incapable de faire la différence. Pour la majorité des gens, tout ce qui est bridé, ce sont des Chinois…

Pourquoi des Japonaises ? Parce que les CDJ se sont tripotés durant leurs 20 premières années de vie sur les mangas de Video Girl Ai, les animations de Video Girl Ai ou les art books de Video Girl Ai. Ça les a formatés. C’est comme la nouvelle génération qui a connu ses premiers émois sexuels vers 10/12 ans avec les calendriers de Pamela Anderson. Ils sont désormais bloqués sur les bimbos et autres décapées siliconées. Nos CDJ sont pareils.
Paradoxalement, sortir avec une japonaise leur permet d’échapper à leur quotidien d’autiste (jeux vidéo, Star Wars, jeux de rôles etc.) tout en le conservant. Grâce à sa douce moitié citronnée, le CDJ devient une sorte de personnage de manga lui aussi. C’est comme appartenir à une classe supérieure. Comme tous ces pauvres devenant soudainement riches, il est très fier et se laisse aller à des sentiments nouveaux et malsains. Quel pied que de pouvoir dominer une personnalité plus faible que soi !
Tous très complexés, et étant persuadés que tous les Japonais sont moins bien membrés qu’eux, sortir avec une japonaise leur permet de devenir de vrais Rocco des bacs à sable, malgré le ver qui leur sert à pisser, et ainsi les soulager de leurs malaise au niveau du slip ; de pouvoir enfin dire qu’ils utilisent des capotes L size made in Japan et être complimenté, en japonais de préférence, sur leurs dimensions herculéennes par une jeune femme qui n’a jamais connu de « grandes tailles » ou qui n’a jamais rien connu du tout…

Ou trouve des CDJ dans tous les pays ayant été touchés par la sous-culture manga-Club Dorothée-Final Fantasy. 90% de la clientèle des Japan Expo et autre rassemblement de petits bourgeois mentalement retardés sont des CDJ potentiels. Bien sûr, les 3/4 n’arriveront jamais à leurs objectifs mais, étant d’une mauvaise foi crasse, ils nieront toujours en prétendant qu’ils cherchent avant tout à connaître la culture… C’est vrai qu’ils en manquent tellement.
Parmi eux, on retrouve la plupart des étudiants en facs de japonais, car apprendre la langue de Mishima leur permet de protéger leur conquête des non japonisants. Et puis, parler à sa copine dans une langue que personne ne comprend, c’est tellement « sugoi »… Leur ultime but étant de pouvoir se marier et d’obtenir leur « Pet License visa » pour le Japon. Ceux-là appartiennent à la classe qui sont encore en dehors de l’archipel et qui ont de bonnes chances d’y rester…
Ensuite, vient le modèle plus évolué du CDJ. Toute la partie tamisée des facs de jap, des candidats pour les écoles de langues Nova et des Working Holiday Visa ayant obtenu leur ticket pour le Disneyland sexuel tant convoité qui leur permettra, peut-être, de quitter leur vie minable, laissant derrière eux leurs mauvais souvenirs, ratages intégraux, bites au cirage et autres humiliations françaises. Une nouvelle vie s’ouvre à eux, ils tirent un trait sur leur passé encombrant et recommencent tout à zéro. On les retrouve à travers tout le Japon et toujours aux mêmes endroits. Shibuya par exemple. C’est la Mecque des losers. Ça les a fait rêver pendant des années et maintenant, ils y sont, entourés de Japonais qui ressemblent à des touristes même dans leur propre pays mais ce n’est pas grave car c’est ça leur vision des Japonais.

Dans les facs françaises, lorsqu’une étudiante japonaise débarque, la compétition commence. Il n’y a plus d’amitié qui tienne avec les copains, on sort la grosse artillerie et ce sera à celui qui arrivera le premier à « se la faire ». Que le meilleur gagne ! Ensuite, le winner exhibera son trophée dans les conventions, les réunions d’anciens élèves ou les soirées, augmentant ainsi ses chances de se la faire piquer mais qu’est-ce qu’on ne risquerait pas afin de plastronner ?
Lorsque nos CDJ sont au Japon, ils osent enfin faire tout ce qu’ils n’avaient jamais osé en France. Ayant été souvent victimes d’agressions ou de moqueries de la part des Français, ils se sentent en très grande confiance au Japon. Ils savent qu’il y a bien plus de nippons que de gens comme eux sur place et qu’ils finiront, malgré les trois mots de japonais qu’ils ont appris grâce à City Hunter, à dégoter un sous-thon dont les autochtones ne veulent même pas. S’ils possèdent un visa, ils essayent d’établir des records du nombre de trous niqués pour ensuite exposer leurs exploits sur des forums et autres blogs miteux.
Mais lorsque le visa expire, et qu’ils savent qu’il ne sera pas renouvelé (viré de chez Nova, Working Holiday Visa terminé etc.), il faut bien vite se marier car le pays du soleil levant ne tolérera pas qu’ils restent sur leur territoire sans permission. Ben oui, le Japon expulse déjà sans remord des clandestins en phase terminale de SIDA ou des demandeurs d’asile politique menacés de mort dans leur pays, alors des otaku français, vous pensez… Alors la chasse à la japonaise commence d’une autre manière, il faut rapidement trouver une paumée prête à se marier avec n’importe quel troll. Et ça ne manque pas ! Internet et ses sites de rencontres, quelle merveilleuse invention !… Match.com et autre Japan Pen Friend leur permettent de ratisser tout le pays à la recherche d’une femme qui pourra leur permettre d’obtenir un visa pour vivre leur « Nihon dorimu » et s’expatrier pour de bon. Elle a plus de 30 ans ? Pas grave, ça fera l’affaire. Une fois le visa permanent en poche, il sera toujours temps de divorcer…
Malheureusement, le visa sur pattes désirera avoir des enfants, un mari qui travaille dur et qui gagne beaucoup d’argent, et notre CDJ, lui, n’en aura pas vraiment envie. Il s’est marié pour pouvoir continuer à jouer à ses jeux vidéo et se taper des petites garces. Avoir un moutard, ça ne le branche pas trop. Travailler tard le soir ? Impensable ! On a beau être au Japon, on est pas là pour se faire chier !…
Vont-ils un jour disparaître ? Hélas, non. La prochaine génération est déjà en route. De toute façon, on retrouve les mêmes énergumènes en version japonaise. Certaines désirant quitter leur vie merdique, ne supportant plus la pression et le stress quotidien et ayant également tout raté. Qu’ils s’attirent les uns vers les autres et qu’ils crèvent ensemble. Le Japon est de toute manière surpeuplé.

Portrait écrit par Gargamel. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs
Retrouvez un autre portrait du chasseur de japonaises ici.

 

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Quotient d'Assedic : 12LE RÔLISTE

On peut dire sans trop se tromper que la catégorie des rôlistes est l’une des plus sinistrées en connerie qui soit. Sinistrée car regroupant souvent plusieurs autres déjà bien gratinées. Ce qui fait toute la saveur du rôliste, c’est son incroyable complexe d'infériorité et un manque de personnalité rare, d’où le besoin de s’identifier à d’étranges créatures aux pouvoirs incertains, leur permettant de combler une impuissance existentielle, intellectuelle et sexuelle parfois.
Le rôliste est une espèce dérivée du métalleux qui, comme tous ses homologues à la longue crinière poisseuse, se considère comme étant une race supérieure et élitiste. Avant tout, débarrassons-nous des préjugés, le rôliste n’aime pas le Seigneur Des Anneaux. Il n’aime que The Lord Of The Rings ! Faut pas confondre ! Subtile nuance qui ne lui sert qu'à se démarquer des autres moutons et à montrer qu’il connaît le nom original, bien qu’il n’ait jamais lu les bouquins. C’est avant tout de chose une trilogie de films pour lui… En effet, comment rester élitistes si nous écoutons/voyons/lisons ce que tout le monde écoute/voit/lit ? Nous mangeons de la merde, mais au moins, nous sommes les seuls à le faire !…

Le rôliste à la papa, qui jouait sur table, avec des feuilles d'aventure, des dés à 643 faces et un « maître du jeu » faisant semblant d'avoir une imagination débordante mais qui, en réalité, ne faisait que remixer une pauvre histoire lue la veille dans un Livre Dont Vous Etes Le Héros avec des bouts de Star Wars, c'est fini tout ça. Le Net a bouleversé sa vie minable. Il passe désormais le plus clair de son temps devant son ordinateur. Le jeu en réseau c’est sa vie, son moyen de se faire des amis, qu’il appellera toujours des « alliés », de vivre dans un monde dans lequel il éprouve le besoin de sentir reconnu, voire même supérieur, mais nous le prendrons toujours pour un débile lorsqu’il ira demander un tonneau d’hydromel au « Maryland », le bar PMU du coin. Seul lui et ses amis… pardon ! « alliés », se sentent supérieurs au reste de la population pour qui, soit n’existent même pas, soit sont une bande de clowns moyenâgeux sans aucun sens de l’esthétique et de la propreté. Cheveux longs, sales et gras de préférence, pellicules blanches et croûtes jaunâtres sur le cuir chevelu en bonus, le rôliste aime à vivre négligé, comme ses ancêtres. Pour lui, parler de cervoise pour désigner la bière n’est pas archaïque, c’est sa façon de sortir sa science. Un bistrot est une taverne. Il s’y rend souvent afin de rencontrer ses alliés pour pouvoir organiser un jeu de rôles sur cartes Magic ou pour jouer aux petits soldats avec leurs Warhammers.

Le rôliste a des atomes crochus avec les cosplayers. Pour lui, porter un casque de viking pour aller acheter le pain relève de la classe la plus authentique. Il ignore les moqueries qu’il peut entendre. Déjà, parce que son casque lui recouvre les oreilles, faisant ainsi de parfaits isolants au bruit du monde extérieur et puis bon, il n’a pas non plus emporté avec lui sa fabuleuse épée légendaire, qu'il a trouvé lors d'une périlleuse quête dans la forêt magique d'Ebay, afin de punir le perfide petit enfant hilare qui a dit à sa mère en le voyant : « Regarde Maman, c’est Asterix !!! » Il se vengera un jour tout de même.
A la différence des goth-poufs et autres naines visualeuses, le rôliste vient d’un milieu très populaire. Ses parents sont pauvres. C’est la basse classe, limite prolétaire. Alors que la goth-truie pourra taper sans problème son cadre sup' de père pour se payer une robe-serpillière griffée Moi-Même-Coupée-En-Deux-A-Moitié à 500€, le rôliste, lui, ne pourra espérer, au mieux, que le dernier Final Fantasy 12 X’ Turbo Alpha à 75€. Et encore, si papa a travaillé plus pour gagner plus ce mois-ci…

Proches de part leur mentalité et leurs prouesses orthographiques des skyblogiens, les rôlistes ont depuis peu envahi le net, un endroit fantastique peuplé d’autres schtarbés où ils ont donc parfaitement leur place. Regroupés sur les forums aceboard ou forumactif, qui sont aux forums ce que Skyblog est aux blogs, les rôlistes défendent par ailleurs leur serveur préféré, jugeant les autres « tro nul » car « on peu pas fére de bo design ». Et pourtant… Généralement nul en css et création graphique, le rôliste passe la moitié de son temps sur les forums de création où il attend avec impatience le futur design de son forum ripou ou son futur avatar de guerrier farouche.
Quel que soit le forum, le rôliste use presque tout le temps du même personnage, non pas parce qu’il l’aime bien mais plutôt parce que celui-ci lui a déjà demandé, selon lui, beaucoup d’efforts. Et oui, le rôliste est bien connu pour son imagination sans limites. Son personnage est tout son contraire : beau, riche, musclé, intelligent, populaire, charismatique et irrésistible. Ou bien c’est un très vilain méchant sadique. Enfants battus, assassins, orphelins, « skyzofrénes », les forums de jeux de rôles regorgent de personnages psychopathes et malheureux ayant massacré leurs familles à coups de hache ébréchée parce que celles-ci les martyrisaient en leur interdisant de regarder Bob l’éponge à la télé.
La télé, justement, fosse à lisier dans laquelle plonge généralement tout habillé le rôliste lorsqu’il n’est pas sur Internet, et qui l’influence grandement puisque notre ami, sur ses avatars, ne prend que des célébrités à la con issues de sitcoms et autres séries américaines. Il ne faut donc pas s’étonner de croiser cinquante Rachel Bilson et vingt-cinq Jensen Ackles sur uniquement trois forums différents. On a pu observer aussi ces derniers temps une invasion massive de tapettes nippones sur les forums de jeux de rôle. Des Ruki, des Miyavi, des Toshiya et autres travelos ridicules, la plupart du temps joués par des pauvres filles, cérébralement mortes depuis des années, et ne s’inscrivant sur ces forums que pour faire des sujets de cul avec leur « chiwiiiiie tro choupi »…

Son régime alimentaire littéraire n'est composé que de bouquins sur les mille et une façons d'élever un dragon, de grimoires truffés de sortilèges achetés à la Fnac rayon « livres pour la jeunesse », des histoires de monde surnaturel et de catalogues vendant par VPC des armures et autres épées. Tous les rôlistes vous diront « C’est juste pour s'amuser qu’on fait ça ! », mais ce ne sont que des balivernes ! La vérité, c’est que le rôliste rêve de devenir son personnage, d’avoir des amis guerriers, de chevaucher des dragons, de se taper en levrette une femelle orc, de vivre dans les bois et de tuer des monstres. Il faut également savoir que le rôliste accorde beaucoup plus d’importance à son personnage qu’à sa propre vie, qui de toute façon, avouons-le, est déjà foutue. Un examen à passer ? Pas le temps ! Il a son épreuve finale virtuelle afin d'obtenir son insigne de ninja de niveau 18. Une sortie à la pizzeria du coin avec des amis ? Impossible ! Il doit virtuellement aider son camp à gagner la guerre contre Sauron/Dark Vador. Une petite amie ? Restons sérieux… De toute façon, pourquoi voudrait-il d’une véritable copine alors que sur son forum, il est marié à une belle elfe des bois qui peut faire un Kamehameha avec ses seins… Il n'a aucune vie mais l'a quand même ratée, faut le faire !

Une dernière petite chose. Contrairement au wowiste, dernière évolution en date de la branche des losers no life (comme quoi, même dans la dégénérescence on peut aussi évoluer…), le rôliste sort parfois de chez lui. Il va au cinéma déjà, pour aller voir de pauvres étrons hollywoodiens magiques comme Eragon ou la saga des Harry Potter. Mais aussi, pour vivre en vrai ses fantasmes. Et oui, quand les mondes virtuels du Net ne suffisent plus à le faire vivre dans son univers, les plus atteints passent à la pratique en dur. Habillés en guerrier, sorcier ou gnome, ils se réunissent en forêt, la nuit évidemment, et après avoir formé deux clans, ils s’éparpillent afin de se trouver nez à nez avec un rival et se taper dessus avec des épées (en mousse), parer les coups meurtriers avec des boucliers (en mousse) et conjurer des sortilèges à grands coups de « hocus pocus findus » et de bruitages faits avec la bouche. Ça postillonne sec ! Vous êtes garde-champêtre et vous tombez sur ces allumés un soir de pleine lune ? N’ayez crainte, ce ne sont pas des braconniers ni même les pensionnaires de l'asile de fous du coin qui se sont sauvés, ce sont juste des sous-produits carnés chiés par la société de consommation occidentale des loisirs. Mais vous pouvez quand même leur tirer dessus si ça vous amuse, ils ne risquent rien. En bons ninjas virtuels qu'ils sont, ils se sont virtuellement entraînés à éviter des projectiles virtuels allant à une vitesse proche de celle de la lumière virtuelle et n'attendent qu'une occasion pour tester leurs aptitudes virtuelles dans la réalité réelle... Et puis, ils portent tous l'ancêtre du gilet pare-balles : la cotte de mailles (en mousse).

Portrait écrit à partir des textes de Kofretou, Lena et Jeunesse Diorhee. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.

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Wow!LE WOWISTE

Depuis quelques années, plus précisément depuis l’adaptation du RPG papier WOW en M.M.O.R.P.G sur le Net, le monde libre se doit d’affronter une nouvelle calamité des temps modernes : le wowiste.
Le wowiste aime à se présenter comme ce qu'il est, à savoir un rebut de la société, mais aussi dingue que cela puisse paraître, ce n’est pas le système qui l’a rejeté, non. Il a lui-même pressé le bouton du siège éjectable social. Et oui, parce que, pour se faire jeter, il faut déjà se faire remarquer. C’est comme sur un forum, on ne bannit jamais quelqu’un qu’on ne voit pas et comme notre wowiste n’est rien du tout dans la vie réelle, aucun risque qu’il attire l’attention. Il s’est lui-même détaché de « CE » monde, comme il dit souvent, qui ne lui convenait pas ou plus. Le wowiste préfère amplement vivre dans les univers imaginaires de Tolkien et autres tarés qui voyaient des lutins un peu partout sans même avoir besoin de prendre du LSD…

Le wowiste a démarré sa folie solitaire tout jeune avec les classiques Livres Dont Vous Etes Le Héros, des jeux de rôles de table où l'on fait semblant d'avoir de l'imagination et quelques films tels que Conan, Legend ou Willow. Ce fut la révélation en pleine puberté. Il rêvait tout fort, habillé d’un simple pagne en bas et d’une armure étincelante en haut, qu'il était en train de sauver des elfes-femelles à moitié dénudées et des princesses, toujours avec un décolleté démesuré, séquestrées dans un château à plusieurs niveaux par une bande de vilains gobelins qu’il finissait par massacrer à grands coups de hache ou de pouvoirs magiques. Ce n’était pas bien méchant et il aurait pu s’en sortir une fois adulte. Mais voilà, Internet est arrivé et avec ça, les jeux online. Ce sera son bonheur et son malheur en même temps.
Sa vie réelle, qui n'était pourtant déjà pas très passionnante, s’est donc achevée dès sa première partie online. Socialement parlant, il est mort. Plus rien n’a d’importance désormais. La télé, les infos, la musique, les livres, les films, ses rares amis etc. Tout ça est mis au placard. La troisième guerre mondiale pourrait éclater, il ne serait même pas au courant. Du moment que son PC et que sa connexion ADSL fonctionnent, tout va bien. Même ses RPG qu’il aimait tant auparavant sur ses consoles, c’est terminé. Elles prennent désormais la poussière dans un coin, il ne songe même pas à les vendre sur Ebay, complètement aspiré qu’il est dans son monde virtuel. Et puis il faudrait se déconnecter de WOW... Seule la question des femmes est restée identique chez lui. Il n'en a pas plus avant que maintenant...

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le wowiste n’est pas vraiment fan des nouvelles technologies, se limitant désormais à deux choses : sa ram et son espace disque dur, pour pouvoir mettre ses extensions afin d’agrandir son univers et, par conséquent, rencontrer encore plus de gens inintéressants comme lui, souvent des geeks ayant des masses corporelles à trois chiffres. Ben oui, rester à suinter derrière son écran pendant des heures en se nourrissant de chipitos au fromage et en buvant du Coca, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour la ligne…
Le wowiste est un parfait winner dans son univers. Ça le change. Vous comprenez maintenant pourquoi il refuse de revenir à la réalité... La moyenne d’âge des utilisateurs varie de l’adolescent pré pubère ou attardé au cocu désabusé et dépressif traversant la crise de la quarantaine. Tous partagent le même point commun : faire des rencontres avec le sexe opposé. On se sent nettement plus courageux derrière son écran que devant la personne, mais ATTENTION !! Ils ne savent pas que les trois-quarts des persos féminins qu'ils croisent sont en fait d'autres hommes, et dans le même état de délabrement corporel et mental qu'eux. Ces pauvres nœuds s’imaginent tous draguer des petites minettes de 18 ans, ou moins, ayant la même gueule que leurs avatars...

Le wowiste, qui reste une énigme pour nous tous, a quand même le privilège d’être une thèse et une antithèse à lui tout seul, car même si on peut saluer le courage qu'il a de gâcher sa vie de son plein gré, on ne peut s’empêcher de se foutre de sa gueule de le voir se réfugier dans un univers bâtit par des R.L.R (Real Life Rulor) qui le spolient pour lui taxer plus de fric et finir de peaufiner un véritable empire capitaliste dans le vrai monde. Dans son gigantesque univers virtuel, le wowiste se croit libre et débarrassé de toutes contraintes humaines mais ce n'est qu'une prison dans lequel il paye pour qu'on l'y maintienne et qui, niveau superficie, se cantonne au 6m² de sa chambre...

Portrait écrit par Athéna. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.

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Satan, je t'aime!LE MÉTALLEUX

Le métalleux est présent dans toutes les tranches d'âge. Il s’habille en noir, a toujours les cheveux longs, sales et gras, portés sur une bonne petite tête de gagnant, et est parfois tatoué et/ou piercé. A défaut d’être un intellectuel, le métalleux est un manuel : il fait sans arrêt des doigts d'honneur, forme les cornes du diable avec sa main et headbang (secoue la tête) pour se débarrasser de ses pellicules les plus tenaces en écoutant sa musique.
Là-dessus, le métalleux se considère comme l'élite musicale. D'après ses dires, le métal est un style difficile d'accès, très complexe, alors qu'en fait, il s'agit juste de reproduire en moins de quatre notes sur une guitare électrique le même son que l’on entend sur un chantier de démolition et de faire dans un micro la meilleure imitation possible d’un cancéreux de la gorge.
La musique japonaise lui passe complètement au-dessus du cigare, puisque les groupes de métal japonais ça n'existe pas. C'est en tout cas ce qu'il dira même si certains considèreront cependant le rock visuel comme du métal ce qui amusera toujours au plus haut point les initiés.
Afin d’être précis, classons le métalleux en trois catégories parmi les plus connues.

 

Le métalleux rebelle

C’est le plus répandu. Il a en général entre 12 et 18 ans et peu de repères musicaux. C’est alors que notre cher ami découvre les joies de la bande, des copains, etc. L’influence du gang s’exerce sur lui qui n’est qu’un mouton innocent en quête d’un modèle à suivre. Une véritable feuille blanche attendant d'être écrite. Grâce à ses petits camarades donc, il vient d'avoir LA révélation en écoutant des groupes « super dark » comme Rammstein, Linkin Park, System Of A Down, et surtout Slipknot (LA référence des métalleux rebelles). Il découvre alors ses nouveaux dieux. Comment a-t-il pu vivre auparavant sans eux ? En se distinguant des minettes qui écoutent Paris Hilton, des racailles et autres « mecs de la téci qui ont souffert leur race », notre métalleux se sent différent. Il pense écouter des groupes détenant la vérité vraie. Il a trouvé sa voie, sa raison d'être.
Evidemment, il faut qu'il affiche cette nouvelle personnalité au grand jour, donc, nouveau look. Il décide d’aller dévaliser les magasins de skate, comme l’Indien Boutique et Goéland Productions. C’est dans ces endroits qu’il trouvera son bonheur. Des baggys XXXL qui lui tomberont jusqu’aux genoux pour que l’on puisse admirer son caleçon, des pulls à capuche avec des messages hautement intellectuels tels « All we need is beer », « Fuck Bush », « casse-couilles et fier de l'être » etc.
Autre marque de fabrique du métalleux collégien : son sac à dos qu’il ne quittera plus, même vide, mystère encore irrésolu. Dessus, on y trouve toute sorte de choses : des badges « anarchie », dont il confond parfois le signe avec « peace & love », les autocollants officiels des groupes qu’il affectionne ainsi que des messages stupides marqués au Tipp-Ex : Che 4ever (dont il pense qu’il est espagnol…), le nombre 666 et le classique : « mort au capitalisme »… En effet, notre métalleux veut affirmer sa haine contre la société capitaliste dans laquelle il vit. Cette même société qui lui permet d’être ce qu’il est. C’est sa petite touche personnelle et croit être le seul à avoir le courage de porter des slogans aussi forts et engagés…
Mais c’est surtout la musique qui l’intéresse. Pour briller devant ses autres collègues métalleux, il dira que le métal lui fourni de l'émotion, lui fait oublier les soucis quotidiens etc. Mais en réalité, c'est uniquement quelque chose qui lui permet d'emmerder ses parents ! Comme tous ces foireux, le métalleux rebelle est avant tout un ado en pleine crise mais qui n'ose pas ouvrir sa gueule devant son père strict et alcoolo qui l'a élevé à coups de ceinturon et de nerf de bœuf. Et c'est donc à l'aide de métal de supermarché qu'il pourra crier par procuration toute sa colère intérieure.
Il choisit avec grand soin ses groupes. Il faut impérativement que le chanteur « gueule ». Le rock, ce n'est pas assez braillard pour lui, il a besoin d’artistes dont il peut dire : - « C'est des oufs ! Ils sont vraiment trash dans leurs têtes ! ». Il est aussi hystérique devant un gros guitariste rouquin qu’une goth-pouf face à un travelo japonais édenté… Il est en adoration devant les membres d’un groupe qui font tout ce que lui n’ose pas faire, d'où le qualificatif de « oufs »…
Oui, le métalleux rebelle se satisfait de très peu de choses. Il est en revanche inconcevable pour lui de s'ouvrir à d'autres styles musicaux. Le rap ? Musique de racailles de merde ! La pop ? Musique de pétasses de merde ! Le classique ? Musique d'intellos de merde ! La new wave ? Musique de vieux cons de merde ! etc. Le rap est d'ailleurs l'ennemi juré du métal. Les deux clans se disputent sans arrêt dans les cours de récré avec, comme imparable et seul argument : « Le rap/métal c'est de la merde ! » Ça vole très haut…
Passé 18 ans, deux chemins sont possibles : soit il arrêtera son tapage diurne car il a le BAC à passer, et puis il a fini par prendre une douche, est allé chez le coiffeur et, grâce à ce gros coup d'hygiène, s’est trouvé une copine dans la foulée. Il n’a donc plus le temps, a évolué et revendra au poids ses disques à la prochaine foire au troc de sa ville ; soit il n'évoluera pas et s'enfoncera un peu plus en devenant un true métalleux.

 

Le true métalleux

Agé de plus de 18 ans, souvent ancien métalleux rebelle, le true métalleux écoute désormais, comme son nom l'indique, du true metal : Metallica, Death, Cannibal Corpse, Scorpions (parfois en cachette car même lui a compris que ce dernier groupe faisait de la soupe Top 50). Ça fait tout de suite plus sérieux, plus adulte !… Pourtant, les changements ne sont pas très importants au niveau musical : toujours du bruit saturé et un chanteur cradingue d’une laideur repoussante qui ne sait s’exprimer de la même façon que s'il s'était coincé les testicules dans une porte… Seuls les textes changent vraiment. Après l'adolescence, il a eu l'idée de lire les paroles des chansons de ses ex groupes favoris et il fut bien déçu. Celles de Linkin Park ne contiennent même pas un seul « fuck » !! Il y a vraiment tromperie sur la marchandise là ! Voilà pourquoi il faut maintenant plus au jeune métalleux. C’est comme la drogue. Il se renseignera donc sur Internet pour connaître les groupes les plus hard et les plus méchants. Il découvrira ainsi le death metal, thrash (qu'il écrira souvent « trash »…) metal, black metal, metalcore etc.
Musicalement, notre métalleux devient de plus en plus extrémiste. Tout groupe qui n’aura pas un nom ayant une sonorité viking,  « underground-des-caves », ou de chanteur vomissant son kebab dans son micro, est un groupe commercial de merde. Etant extrémiste musicalement, il devient extrémiste tout court. Celui qui n’est pas comme lui est un con. Le métalleux a en effet une vision manichéenne. Quand on pense que les racailles et les métalleux se font la guerre alors qu'ils sont exactement pareils…
Il y a aussi les combats qui changent. Le lycée étant fini, il ne pouvait plus se fritter à des rappeurs et sentait donc sa raison d'être s'envoler. Alors il s'est trouvé un nouvel ennemi : le neo metal. Le true métalleux a une totale aversion pour ce style. Pourquoi ? « C'est de la merde ! » CQFD. Le true métalleux n'aura jamais d'autre justification. Mais quels sont ces groupes honnis ? Linkin Park, Slipknot… Bien sûr, il n'avouera jamais qu'il les adorait pendant sa jeunesse, c’est-à-dire l’an dernier… Il essaye de nous faire croire qu'il est né et a toujours été un true métalleux… Les plus extrêmes auront la même aversion pour le métal dit « mélodique », qui n'est pas vraiment différent, mais que le true métalleux considère comme une forme impure, vouée à être commerciale, un genre de trahison…
Après avoir passé trois ans au lycée, mais souvent plus car sa tête ne lui sert qu’à être secouée pour faire tourner sa tignasse graisseuse, notre métalleux quitte ce monde insouciant où il était couvé par le système administratif. Il entre soit à la fac, dans une école ou dans la vie active. C’est alors que les moqueries commencent. Au lycée, se sentir différent et jouer les rebelles, c’est cool, mais après le lycée ça l’est moins. On se moque de ses cheveux à l’huile, de ses jeans dans lesquels on pourrait en mettre quatre comme lui, de ses groupes régurgiteurs etc. Bref ! de sa personne et là, il prend enfin conscience qu’il est ridicule. Suivant son caractère, il peut se suicider en s’immolant dans un immense bûcher où il fera tout d’abord cramer ses Cd gravés, ses fringues purulentes puis lui-même en se jetant dedans. Ses dernières paroles sont souvent : « ANARCHIIIIIIIIIIE… Ayayayayayaïllle, ça brûûûûûûûle… »…
Mais la plupart du temps, notre ancien métalleux rejoint le deuxième groupe de personnes dans son monde manichéen : les gens normaux. Ces cons inintéressants qu’il méprisait tant avant, il en fait désormais partie mais avec toujours un pincement au cœur quand il entend quelqu’un vomir ou voit un djeun’s arborant un T-shirt prônant l'anarchie. « Ah… c’était le bon temps ! » se dit-il, avant de se replonger dans son boulot : surveillant de la friteuse chez McDo. Au moins, il est sûr de garder les cheveux gras…

 

Le métalleux sataniste

Le métalleux sataniste est en général un ado entre 12 et 18 ans. A la base, simple métalleux classique, il a trop pris au sérieux les clowns du black metal qui se maquillent et arborent toujours un air diabolique sur les photos. Etant naïf, voire même très con, il n'a pas assez d'esprit pour prendre du recul devant tout ça. C’est du premier degré total pour lui.
Le métalleux sataniste se sent rejeté de tous, même de sa propre famille. Heureusement il a découvert son libérateur en la personne de Satan ! Et c'est donc pour l'invoquer, et s'échapper de cette vie de merde (il le répète souvent), qu'il se peinturlure le visage en noir et blanc, parfois du rouge pour imiter du sang, et écoute ses groupes favoris : Cradle Of Filth en tête, suivi de Dimmu Borgir ou Venom. Il ne considère pas tout ça comme de la musique mais comme une vraie religion. Ah ! Comme il aimerait pouvoir incendier l'église de son patelin ! Si seulement il n'avait pas acheté tous ces Cds et cette trousse à maquillage Yves Rocher en promo, il aurait pu se le payer son bidon d'essence !… Ou alors, a-t-il peur de la réaction de maman ? Ben oui, le sataniste a beau se revendiquer fort, né pour servir Satan, et par conséquent destiné à devenir l'élite, c'est toujours ses parents qui lui donnent à manger. Mais ça, il ne faut surtout pas lui en parler.
Comment évolue-t-il avec le temps ? Comme le métalleux rebelle, le métalleux sataniste se rend compte qu'il n'aura pas son BAC en cassant les oreilles des gens et ira donc ranger son pot de peinture et ses crânes humains en os de plastique véritable. A regret. Il est toujours douloureux de devoir abandonner ses jouets et de devenir adulte.
Deuxième possibilité : il s'est rendu compte de toute sa connerie, a honte et décide de se venger en exploitant ceux qui n’ont pas encore fait leur auto-critique. Grâce à un plan de carrière mûrement établi, il devient chanteur, prend un pseudo ridicule, comme Martine Mesrine, par exemple et pompe tout l'argent de poche des jeunes métalleux satanistes.
Troisième possibilité : c'est un malade mental. Vous savez, ces satanistes surhumains qui égorgent des caniches, éjaculent sur des tombes et espèrent un jour qu'une belle vampire acceptera de planter ses crocs factices dans sa verge semi-molle. Et oui, à haute dose, le chichon, ça ravage les corps caverneux…
Paradoxalement, avant de devenir un boulet métallique, il était peut-être un jeune apprécié ; peut-être même qu'il faisait le bonheur de ses parents en rangeant sa chambre… Alors pourquoi a-t-il choisi cette voie ? Comme tant d'autres sous-produits chiés par la société de consommation des pays trop riches : l'ennui. On les crée juste pour acheter. Il dira le contraire évidemment et expliquera que le métal est un état d'esprit et qu'il est différent des autres etc. Bien sûr, ils sont tous différents des autres ces gens-là, ils ont les mêmes fringues, les mêmes gueules, écoutent la même musique, mais ils sont tous différents… Pauvres gens.

Portrait réalisé à partir des textes de Vince et de Charlotte. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.

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Portrait cliché? Pas tant que ça...LE JAPONAIS

Les Français sont des faignants arrogants. Les Américains des obèses incultes. Les Anglais des hooligans homosexuels et les Italiens les plus grands consommateurs de produits de luxe de contrefaçon ! Dans chacun de ces clichés de quatre sous, il y a toujours du vrai. Les Japonais, eux, sont maudits.
Les Occidentaux légèrement philosophes cherchent parfois un sens à leur vie. Les Japonais eux, y ont renoncé depuis un bail, ce serait bien trop déprimant. Leur vie ne sert à rien. De la naissance à la tombe. De toute façon, et heureusement dans un sens, ils n’ont pas le temps d’y penser. Trop de travail !
Tout gosse, le pauvre petit japonais est déjà sous pression. Ses parents s’angoissent pour lui et son avenir. On dirait qu’ils veulent rentabiliser leur enfant ! Ils le matraquent qu’il faut être performant et réussir sa vie, ne pas devenir un raté. Comme eux ?

L’école nipponne, c’est de l’apprentissage en batterie. Vous voyez ces reportages toujours diffusés avant Noël, avec ces oies et autres canards que l’on gave au tuyau et que l’on nous montre uniquement afin de nous gâcher le plaisir de notre tranche de foie gras ? Et bien c’est ça l’école au Japon. On prend un élève, on branche sa cervelle et on ouvre le robinet à connaissances plus ou moins utiles. Tu ne comprends pas ? Il le faudra bien ! Tu ne veux pas travailler ? Tu n’as pas le choix ! Baisse les yeux ! Tais-toi ! Obéis !
L’école japonaise n’est qu’un moule à casser les personnalités, les caractères, les sensibilités et à fabriquer des robots obéissants qui ne pensent pas mais exécutent des ordres. Les rêveurs et autres oisifs de nature ont du mouron à se faire au Japon.
Alors, les Japonais, des génies incollables sur pattes ? Pas vraiment. Quand on discute avec des étudiants nippons, on est stupéfait de leur inculture crasse sur le monde extérieur. Sortis de leur archipel, de leur petite bulle, ils ne connaissent rien ou uniquement par des clichés. Les Français ? Romantiques mais sales ! Les Américains ? Tous noirs et sales ! Les Belges ? Euh… C’est où ça déjà ? Ils sont probablement sales aussi de toute façon ! La saleté reviendra toujours pour désigner les étrangers. Amusant d’entendre ça venant de gens qui ne se lavent même pas avant d’aller bosser le matin mais uniquement le soir avant d’aller se coucher. Au Japon, on préfère schmouter dans le métro le matin, après 8h de sommeil, que de salir ses draps !
Tout ce qui vient de l’Ouest ne peut être que mauvais pour eux. Sur le Net, des tas de sites japonais sont interdits d'accès aux étrangers. Vous n’avez pas d’adresse nIPponne ? Désolé mais ça ne va pas être possible. N'essayez même pas de vous mêler à eux, même en étant le plus poli possible et d'apporter du saké à leur moulin, vous vous ferez kicker en beauté. Ils ne veulent pas de vous. Le Net a beau être une gigantesque communauté mondiale, ils préfèrent nettement rester entre eux. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle ils sont aussi nuls en recherche sur le Net vu qu'ils ne vont pas plus loin que leurs propres sites, qui sont toujours d'une pauvreté graphique rare et dignes des pages persos occidentales du milieu des années 90. Ça ne leur vient même pas à l'idée que l'on puisse trouver du matériel japonais en dehors du Japon et sont toujours ébahis quand ils tombent dessus par hasard. Ça les énerve aussi beaucoup, ils pensent qu'on vient leur prendre le riz de la bouche. Les machins japonais sont aux Japonais !...
A part en format timbre-poste, les photos sont interdites sur leurs sites, on ne plaisante pas avec les droits d'auteurs là-bas. Les Japonais tirent leur épingle du jeu avec des bbs graphiques toujours très fournis mais éphémères du fait de leur illégalité. Il faut être plus rapide que l'éclair pour faire ses courses dessus. Mais ne vous excitez pas, en bon étranger que vous êtes, vous n'y aurez pas accès et vous vous heurterez le plus souvent à des erreurs 403, jp domain, forbidden et autres japanese only. Il n’y a qu’au Japon que l’on voit ce genre de filtrage mais n'oublions pas que l'on trouvait encore il n’y a pas de ça très longtemps, dans certains immeubles, des pancartes indiquant : « interdit aux animaux et aux étrangers »…
Et même si les mentalités ont quand même évolué ces vingt dernières années, en particulier dans les grandes villes, les étrangers, ces fameux gaijin au nom si péjoratif, n’ont pas trop le cote. Un sondage démontra voilà quelques temps que si un étranger venait emménager à côté de chez eux, 60% des Japonais interrogés ont déclaré qu’ils déménageraient. Des gaijin, oui, mais uniquement à la télé ou au cinéma. Pas sur le même palier, faut pas déconner ! Beaucoup de Japonais ayant des aventures avec des gaijin n'osent même pas le dire à leur famille. C'est excitant sur le coup mais une fois leurs sens retrouvés, la honte revient au galop.

Niveau culture étrangère, leurs films ne se résument uniquement aux plus gros blockbusters américains. Ils ne fouillent pas par eux-mêmes, comptant sur ce que la marée le leur apportera. Di$ney triomphe donc là-bas.
Pour la musique, c’est différent. Ils sont très savants, surtout des inconnus. Souvent, ils vont vous causer d'une Clémentine quelconque, un obscur artiste dont vous n’aurez jamais entendu parler, même avec une solide culture musicale. Mais eux le connaissent, le vénèrent et en font l’égal d’un Mick Jagger et autre Paul McCartney niveau célébrité et influence musicale. On se demande où ils vont les chercher. A croire qu’ils font leur marché de disques dans les brocantes et autres foires au troc. Si vous avez fait un disque dans votre vie, un seul, et qu’il n’a eu aucun succès, un bide total et absolu, vous êtes quasiment sûr et certain d’avoir au moins un fan au Japon !
A l’adolescence, ça se prend pour un rebelle. Ce sera sa seule période de liberté de sa vie. Une fois l’uniforme enlevé, le jeune japonais s’emballe à partir d’un mélange de modes et d’attitudes occidentales exagérées. Il adore les T-shirts barrés de slogans anglais dont il ne comprend pas la signification et qu'il sait à peine prononcer. Sur une gratte électrique grand luxe offerte par son père, se dédouanant ainsi de la culpabilité de ne jamais le voir, il imite ses idoles, qui elles-mêmes imitent les Occidentaux, et croit faire du rock made in Japan. Gag ! Le rock japonais ne vaut pas mieux que le rock russe, il y a simplement plus d’argent, c’est tout.
Notre paumé de service veut choquer pour se sentir exister et c’est franchement pas dur. Dans cette armée de pingouins, le moindre détail personnel effraye. « Mon dieu, il n’est pas comme nous !! » La voilà la faille des Japonais : la différence ! Après des siècles passés à vivre entre eux, sans aucun contact extérieur, et à croiser des gens qui avaient tous la même gueule, la même couleur de cheveux et la même taille, ils sont devenus des clones. Regardez-les dans une rue, tous regardant dans la même direction, tous traversant la rue uniquement quand le feu est vert, même s’il n‘y a aucune voiture à l’horizon. En boîte, ils dansent tous dans le même sens, comme les Schtroumpfs ! Malheur à celui qui se démarquera ou la jouera perso. Ce qu’ils appellent notre « mauvaise éducation » n’est rien d’autre que la liberté de penser, d’agir et de l’inspiration ! Les Japonais n’en ont pas. Ils sont formatés pour faire ce que les autres attendent d’eux. Ils ne vivent que pour l’image qu’ils renvoient d’eux-mêmes et se sentent jugés en permanence par le regard de leur famille, amis, collègues, quidams de la rue etc. Il leur faut donc agir en conséquence et continuellement soupeser le pour et le contre. Big Aniki is watching us !
Même chose pour la loi. Afin de ne pas se faire remarquer, le japonais la suit à la lettre, n’hésitant pas à dénoncer son voisin de palier à la logeuse parce qu'il a fait un peu de bruit hier soir et à appeler la police au moindre problème, cette même police nipponne qui est tout juste bonne à faire traverser les enfants au passage clouté… C'est aussi pour ça qu'ils n'ont absolument aucune culpabilité d'avoir massacré des Chinois pendant la Seconde Guerre Mondiale et mis sous dictature le reste de l'Asie, parce que c'était la loi et que le chef avait dit de le faire. A la différence des jeunes Allemands, qui, eux, se sentent encore sincèrement honteux et coupables des exactions de leurs aînés, les Japonais s'en foutent complètement. La seule honte qu'ils ressentent là-dessus est celle de la défaite et de l'occupation américaine…

Une fois ses études terminées, le japonais entre dans une grosse boîte, troque ses oripeaux de rebelle contre un beau costume de notaire et devient un salaryman mais plus à vie car, là-bas aussi, le chômage et les délocalisations vont bon train. Il sera toujours temps d’y penser quand ça arrivera.
La question du boulot réglée, il se cherche une femme. Un peu pour la nique, beaucoup pour les tâches domestiques ! Les femmes ne servent qu'à ça au Japon. Pays hyper moderne en apparence, les mentalités sont pourtant encore très proches du Moyen-âge sur le plan de la parité. Le japonais est machiste au possible et sa femme n'y échappera pas. Ce n'est qu'un objet pour lui. Il a pris le pli avec sa mère. Quand il arrivait dans une pièce de la maison, c’était rangé, propre ; son linge était lavé, repassé et le riz était toujours chaud. Il ne sait rien faire de tout ça. Il n’a pas appris et c’est désormais trop tard, il n’a plus le temps. Il lui faut donc une seconde mère pour prendre soin de lui et de l’immense appartement de 15m²…
Le dimanche, il pourrait rester avec sa femme mais il préfère aller jouer au foot ou tout autre activité masculine entre potes. De toute façon, après la première année de mariage, il ne pensera plus à sa douce moitié et ne la touchera plus non plus, préférant aller dans les soap lands pour ça, ces bordels légaux où il paie pour se faire souffler dans le pipeau. Le japonais préfère payer pour tout, ça le rassure et puis il peut toujours se plaindre ensuite si le travail est mal fait. Un sondage récent a établi une moyenne de 42 rapports sexuels par an pour un japonais, dont plus de la moitié avec des professionnelles… Saviez-vous que des gros patrons emmenaient régulièrement leurs employés favoris dans ces lieux ? Et pas la peine de dire « non ! » ou de prétexter que vous avez déjà une copine ; quand le boss parle, on obéit.
Aucun pays au monde ne peut se vanter d’être aussi frustré que le Japon. Le manque de communication a fait de plusieurs millions de Japonais de véritables pervers fantasmant tout seul dans leur coin, et des fantasmes salement tordus, mais bizarrement, la plupart de ces tarés sont totalement inoffensifs. Les taux de viols sont bien plus bas que dans n'importe quel autre pays moderne. L'avantage de leur éducation, c'est qu'ils n'ont pas le courage de passer à l'acte et c'est tant mieux. L’industrie occidentale du porno puise ses dernières lubies hard au Japon désormais. Les gokkun, ijime de collégiennes se terminant en tournantes et autres bukkake font la joie des amateurs d’exotisme atroce qui en avaient assez de se palucher sur les pignoleries fadasses, et désormais bien soft, de l’ami Rocco Siffredi. Le bondage ne vient-il pas du Japon d'ailleurs ? Qui pourrait croire ça en voyant des Japonais, si prudes, si réservés, souriant toujours pour masquer leur gêne ou leur incompréhension ? Le Japon est un peu comme un restaurant chinois : nickel en façade mais les cuisines sont une horreur.
Comme tous les fantasmeurs, le japonais n’est vraiment pas une bête de sexe. Il baise mal, bruyamment et rapidement. Les préliminaires, les caresses, la tendresse, s'occuper de sa partenaire, il ne sait pas ce que c’est. Il pense d’abord à sa gueule. Il jouit mais ne fait pas jouir. Il est dans un rapport de force aussi, il doit se montrer à la hauteur de sa condition masculine, il pense donc que, plus il donnera de grands coups façon bulldozer, plus la nana aimera ça… Leurs films de boules ne sont pas très éloignés de la réalité, avec un sanglier tronchant bestialement une petite truie couineuse dont on ne sait si elle apprécie la chose ou souffre le martyr. Il ne sait même pas embrasser correctement. Voir un couple de Japonais se galocher fera toujours rire des Occidentaux. Leurs baisers en cul-de-poule pour se sucer la langue font penser à deux pieuvres bavantes face à face… A croire qu’ils ont appris à embrasser en regardant des dramas ! C’est d’ailleurs souvent le cas…

Une fois la barre des 40 ans franchie, lorsqu’il est toujours célibataire, parce que trop laid, trop con ou les deux à la fois, il ira chercher du côté des Coréennes dans le même cas que lui. Attitude très contradictoire pour lui vu qu’il hait les Coréens depuis toujours, qu’il considère comme des êtres inférieurs. Là-dessus, le japonais pense être supérieur à tous les autres Asiatiques, idée partagée par ces cons d'otaku occidentaux… Comme les Anglais, il croit encore être au temps bénit des colonies et de l’Empire glorieux. Faute de grive nipponne, il mangera donc de la coréenne. Il s'en fout, ce n'est pas pour le cœur qu'il désire une femme, on l'a vu plus haut, mais juste pour laver ses slips. Pour lui, c'est même une bonne action qu'il fait là, il sauve une pauvre coréenne de sa misère sociale et lui donne un nom bien de chez lui… Les betteraviers français célibataires vont voir du côté de la Russie ou de la Roumanie ; les Japonais de la Corée. Chaque pays a son vivier de la dernière chance où les femmes nous trouvent tous très beaux…

Le japonais travaille, il ne sait faire que ça. Il est connu dans le monde entier pour ça, après seulement vient sa perversité… Les 35h, il les fait en trois jours. Riez à gorge déployée lorsque vous entendez des étudiants français déclarant vouloir vivre et travailler là-bas, ce sont les mêmes connards qui se plaignent d’être épuisés lorsqu’ils dépassent les 10h de cours par semaine et qui ne connaissent du Japon que des manga en VF et des jeux vidéo… Malgré cette armée d'esclaves soumis, l’économie nipponne est très mal en point et les craintes de récession annuelles. Pays vieillissant, usé, croulant sous des dettes publiques faisant passer les nôtres pour de simples pourboires, ne se renouvelant pas côté naissance, corrompu au possible, le Japon vit ses dernières heures. Comme en France, les « trente glorieuses » sont bien loin. Et comme tous ces pays lessivés, les idées nationalistes du passé reviennent à la mode, parce que c’était toujours mieux avant… Privez un pays de service militaire pendant plus de soixante ans et de moyens de faire la guerre (même si le Japon contourne largement ce problème depuis plus de 15 ans…), entourez-le d’autres pays plus ou moins agressifs, commercialement ou militairement, ou les deux, saupoudrez de rancœurs, de gloires passées et de désirs de revanche, laissez mijoter et vous obtenez un cocktail détonnant pour les prochaines décennies. Pour un peuple dressé dès l'enfance à obéir, la dictature militaire est le seul gouvernement qui leur convient de toute façon.
Le japonais gagne bien sa vie en général, le problème, c’est qu’il n’a pas le temps de dépenser cet argent. Et puis il y a des crédits à rembourser, comme chez nous. D’autant plus que le Japon autorise le crédit immobilier sur 100 ans ; à la charge des enfants de prendre le relais une fois les parents morts afin de finir de payer la cage à lapins. C'est à devenir fou. Pour se destresser, il ne lui reste que la cuite. La plus méchante possible, histoire d’oublier le gâchis qu’est sa vie. Le Japon est un pays d’alcooliques qui s’ignorent. C’est la France du 19eme siècle : métro, boulot, goulot, dodo ! Le soir, les bars sont pleins. A la sortie des bureaux, personne n’a envie de rentrer chez soi afin de retrouver sa femme-mère qui ne prend même plus la peine d’attendre son mari-enfant…
Les nomikai, ces soirées arrosées imposées par l’entreprise, où tout le monde se doit d’assister et qui sont tant redoutées par les Japonaises, sont leurs rares moments où ils se lâchent. L’ambiance grimpe au rythme des verres de whisky et autres bouteilles de bière vidées en quantité impressionnante. Ça dérape très vite et ça se met à parler de cul, grassement et sans pudeur. Eux qui se font les champions de cette vertu, on s’aperçoit en les voyant bourrés à quel point tout ça n’est qu’hypocrisie et que leur boîte de Pandore est pleine à craquer. Ils ont beau être Japonais, ils ne sont qu’humains mais leur société les a déshumanisés.

Histoire de l’enfoncer un peu plus, on lui sucre ses rares vacances au dernier moment, il ne dit rien, encaisse le coup mais finalement, au fond de lui-même, il est content. Il n’en aurait rien fait de toute façon et la pression lui manque très vite. C’est devenu sa façon de vivre. Sans ça, c'est comme si on lui avait coupé une jambe. Là-dessus, il est très fier d’être aussi performant, fustigeant toujours très poliment les autres pays, en particulier ces « barbares » d’occidentaux qui se la coulent douce. Pour lui, préférer sa vie privée au travail, c’est être paresseux… Pourtant, quand il se laisse aller à des confidences, le soir, devant un verre bien plein et qui ne tardera pas à devenir bien vide, il avoue être au bout du rouleau, épuisé, ne pas voir grandir ses enfants et en avoir ras les geta de cette vie de con. Il songe à s'expatrier mais ne le fera jamais, par manque de courage ou par résignation. La mort sera sa seule porte de sortie mais elle sera longue à venir car le Japon est le pays où l’ont vit le plus longtemps malgré tout. Et oui, le travail, c'est la santé. Quand on vous disait qu’ils étaient maudits…

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Pire qu'une mante religieuse!LA JAPONAISE

Avant sa majorité, la japonaise ne se fait pas remarquer. C’est une petite fille comme des millions d’autres, avec des couettes, un sac Mimiko, des jambes arquées et des dents de traviole. Dès qu’elle fête ses 18 ans, le chrono est en marche et il lui faut impérativement se trouver un homme pour se marier avant ses 30 ans. Elle sait qu’après ça, sa date limite de consommation sera périmée et plus aucun japonais ne voudra d’elle ; sans parler de ses parents qui se poseront des questions sur sa santé mentale... C’est surtout pour ça qu’elle veut se marier : pour plaire à sa famille et leur prouver, ainsi qu’à tout le monde, qu’elle est normale !…
Une fois adulte, la japonaise sera une adolescente attardée toute sa vie. Immature, elle ne sait pas ce qu’elle veut, change d’avis comme de chemise, vit dans la contradiction sans arrêt et rejette toujours ses fautes sur les autres. Elle n’oublie pas, ne pardonne rien, rumine parfois pendant des années entières le moindre mot de travers, et a une conception de l’amour faisant passer Sailormoon pour un sommet de virilité. Egoïste, radine et pas prêteuse, elle ne lèvera pas le petit doigt pour vous aider si elle n’en a pas envie sur le moment, même si vous êtes en danger de mort.

Draguer une japonaise est enfantin. Tout ce qui est kitsch, de mauvais goût et ridicule par chez nous, elle adore et au premier degré ! Les anges, les boîtes de chocolats en forme de cœur, les posters de dauphins, les photos de bébés… Portez-lui le coup de grâce en lui composant un poème bien foireux à base de « lune argentée se reflétant sur l’océan de vos pensées… » Elle vous regardera avec des étoiles pleins les yeux devant tant de romantisme, chose absente au Japon. Le manque de contact a fait des habitants de ce pays de véritables zombies sentimentaux.
Les Japonais ont la même conception de l’amour que les enfants des écoles maternelles, vous savez ces couples de moins d’un mètre se formant dans les bacs à sable, se promenant bras-dessus bras-dessous, imitant ce qu'ils ont vu de leurs parents, et parlant de se marier plus tard, quand ils seront grands… Le Japon est un gigantesque Disneyland à ciel ouvert. Pourquoi croyez-vous qu’ils adorent autant les dramas ? Pourquoi croyez-vous que les abominables Amoureux De Peynet sont l’une de nos exportations phares chez eux ? Leur langue ne se prête d’ailleurs pas du tout à des démonstrations d’amour verbales ou écrites envers des êtres humains. Le japonais, c’est bon pour décrire le mont Fuji sous la neige mais certainement pas pour déclarer sa flamme.
Le romantisme, c’est bien gentil mais ça ne fait pas tout et pour le mariage avec une japonaise, mieux vaut tout d’abord lui montrer un de vos relevés de compte ou votre dernière fiche de paie car elle est obsédée par l’argent et le matérialisme. Son désir secret est de se faire entretenir. Beaucoup se marient avec le premier venu uniquement pour arrêter de travailler, souvent un collègue de bureau, elles ne vont pas le chercher bien loin. Leurs parents, qui se sont presque toujours connus de cette façon, les encouragent d'ailleurs là-dessus. Du moment que le guignol gagne bien sa vie, c'est le principal. Dans la nouvelle génération, certaines sont prêtes à tout pour du blé et se vendent au kilo sans aucun état d'âme. Les castings pour recruter des actrices porno et autres « masseuses » de soap lands ne désemplissent pas. « Fellation, oui. Pénétration, oui. Bondage, oui. Bukkake, oui mais pas plus de 150 mecs à la fois, sinon, ça m’écœure un peu… » Epargnée par la morale hypocrite judéo-chrétienne, la japonaise traite son corps comme un objet dans cette société faite de surconsommation excessive où l'individu ne compte pas. Une dernière étude a démontré que dans la nouvelle génération, 20% des jeunes Japonaises ont franchi le pas du casting pour faire un film porno avec, en première raison, l'argent et en seconde, l'expérience... Soyons humbles, on a les mêmes chez nous.
La japonaise type n’est pas une déesse au lit, loin de là. Elle est comme au boulot : l’homme conduit et elle suit. C’est une planche. Elle ne bouge pas et attend que ça se passe. Si ça lui plaît, tant mieux, sinon, tant pis. N'attendez d'elle aucune initiative. Quel gâchis ! Avoir un tel grain de peau, une si belle chevelure et être aussi passive et sans imagination une fois à l'horizontale, ça frise l'inconvenance.

Son mariage sera probablement sa plus grande joie. C’est le symbole qu’elle a enfin réussi sa vie… Bon, elle n’a connu que deux hommes avant ça et a une vague idée de ce qu’est un véritable orgasme mais ce n’est pas grave. Le dit mariage est effectué en grande pompe, souvent à l'occidentale (la robe de mariée telle qu'on la connaît fait rêver toutes les Japonaises…), avec les deux familles se mesurant sans le dire à qui exhibera le plus son argent dans des cérémonies ringardes où le grotesque côtoie le vulgaire. En cachette, le père de la mariée a chopé son futur beau-fils en lui demandant combien de prime d’assurance-vie touchera sa fille s’il venait à mourir prématurément…
Une fois mariée, la lente descente aux enfers commence pour notre japonaise. Si elle ne fait pas de gosse la première année, elle n’en fera jamais. Son mari l’a déjà oubliée et confie désormais la vidange hebdomadaire de ses burnes jaunes à des hôtesses, appelées également chez nous « putes »… Elle se consolera en s’achetant des mini-chiens, ces horribles petites merdes squelettiques et hargneuses aux yeux globuleux, et en leur offrant tous les gadgets possibles et inimaginables. Ce seront ses enfants par procuration. Les derniers sondages montrent que le taux de natalité japonais s’écroule en même temps que le marché du chien nain explose.
Consultant régulièrement un médecin, et se rendant aux urgences pour un simple mal de gorge, la japonaise se croit tout le temps malade. D’origines psychosomatiques, ses troubles viennent du fait de l’absence de but dans sa vie et d’un ennui profond. A part du shopping, elle n’a rien à faire de la journée, juste attendre. Attendre que son mari rentre, attendre le soir afin de manger et d’aller se coucher, attendre que la nuit passe pour se lever, attendre un éventuel retour de flamme de son mari au lit, attendre de mourir. Certains taulards ont une vie plus riche qu'elle !

Quand elle n’a pas pu se marier, elle s’investit dans son travail vu qu’elle n’a que ça dans sa vie. Elle a beau détester ce qu’elle fait tous les jours, c’est devenu son seul et unique but : bosser. Des TOC commencent également à apparaître ; elle passe son rare temps de libre à astiquer sa maison qui est pourtant toujours nickel puisqu’elle n’y est jamais et n'y ramène jamais personne. Même chose pour son physique, pas la peine de passer quatre heures d'affilée chez un coiffeur puis deux autres chez une esthéticienne quand cela fait plusieurs années qu'on a pas attiré un coquin dans sa culotte. Pour satisfaire ses épisodiques soifs de contacts physiques, elle va régulièrement se faire masser et exige que ça soit par des hommes…
Dans un dernier espoir, elle peut s’inscrire dans une agence matrimoniale afin de trouver chaussures à ses petits pieds mais à son âge, c'est trop tard, elle est devenue bien trop exigeante et difficile. Les quelques rebuts masculins qu’on lui propose ne lui conviennent jamais. Pas assez beau, pas assez riche, pas assez gentil, pas assez ce que vous voulez. Prise dans l’engrenage de l‘échec, elle gâchera sciemment ses dernières chances de se trouver un mec, prétextant toujours une mauvaise excuse, par manque de courage de s’engager réellement, parce que c'est tellement plus rassurant quand il ne se passe rien, ou par masochisme tout simplement. Elle se plaint toute l’année de sa solitude mais elle aime ça ! Elle est comme ces personnages âgées qui n’arrêtent pas de se lamenter sur le fait d’être seules mais qui refusent toujours la moindre sortie dès qu’on leur en propose une, parce qu’elles ont « autre chose à faire ». Quoi donc ? Regarder les Feux De L’amour ? On est pas seul pour rien dans la vie…
Son caractère change en vieillissant, elle devient acariâtre, pénible, sèche et aigrie. Pour tromper son ennui, elle peut s’inscrire dans ces activités chiantes de vieux comme l’ikebana, la peinture de carte-postales ou des cérémonies de thé où elle rencontrera d’autres laissées pour compte dans son genre. Les voilà les thérapies de groupe au Japon !

Si vous êtes un gaijin, elle ne cessera de vous le rappeler et se rapprochera de plus en plus de sa famille, en particulier de sa mère qui ne vous a jamais vraiment accepté et deviendra son clone. Du fait de votre origine, vous ne serez jamais assez bien. Vous n’êtes pas comme eux et ils vous le font sentir à la moindre occasion. Vous serez malheureux jusqu’à la fin de vos jours et ce sera bien fait pour vous. Vous auriez dû savoir que les Japonaises sont faites pour aller uniquement avec des Japonais. Point barre.

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Quelle merde horrible ce truc! N'en achetez pas!LE GEEK

Le pro Linux

Le pro Linux est comme tous les reconvertis. Qu’il soit ancien fumeur, végétarien depuis peu ou nouvel adepte d’une religion quelconque, il se sent coupable et honteux de son passé. Avant, le pro Linux était chez Windows, mais il a vu la lumière du dieu Tux et maintenant, il voit ! Depuis ce jour, il est sûr et certain que son système est le meilleur, il n’y a pas à revenir là-dessus. Il fait partie des élus. Désormais, il se sent investi d’une mission évangéliste et porte donc la bonne parole partout où il passe. Et casse les couilles.
La moindre de ses images est en png. On se retrouve donc très vite avec lui avec des photos de plusieurs mo chacune. Il soutient activement le logiciel libre. A l’écouter là-dessus, on pense à Jean-Pierre Coffe. D'après lui, quoi de plus beau que ces p’tits artisans qui programment tous seuls à la louche dans leur coin, puis mettent à disposition de tous sur le Net leur produit, gratuitement, pour que tout le monde puisse l’utiliser. L’utiliser et peut-être également tenter de se faire remarquer par un éditeur afin de le commercialiser, parce que bon, c’est bien gentil, mais ce n’est pas l’altruisme qui paye le loyer. Le logiciel libre est une bonne chose, tant que le programme n’est pas un gros succès. S’il en est un, on voit nos désintéressés de service se muer en de féroces capitalistes, prêts à bouffer le monde entier et à marcher méchamment sur la sainte communauté dont ils sont issus. C'est le problème de ce genre de discours cloisonné, il ne peut y avoir d'évolution sans trahison. On peut au moins reconnaître une qualité à Bill Gates : jamais il n'a retourné son débardeur ; dès le début, son seul et unique désir a toujours été de vendre ses produits aux plus offrants.
Linux permet aussi à une poignée de foireux de se réapproprier l’informatique comme elle le fut il y a de cela 25 ans. Rappelez-vous, à l’époque, pour tripatouiller un ordinateur, il fallait avoir, au minimum, 19/20 en math, porter de grosses lunettes et avoir un visage en ébullition. On les voyait dans Incroyable Mais Vrai de Jacques Martin, ils réalisaient les six faces du Rubik’s Cube en moins de 20 secondes et ne s'exprimaient que par mono-syllabes. Chez eux, dans leur chambre aux rideaux toujours tirés et sentant le renfermé, ils avaient un IBM de 30kg et codaient déjà comme des fous en monochrome sur des supports K7 audio. De vrais mutants ! Linux, c’est un peu ça, mais en version couleur et USB ; c’est le retour de l’informatique pure et dure et uniquement accessible à un public restreint et aguerrit. Installer Ubuntu avec Wubi? Ça va pas non? Trop simple! Partitionner soi-même son disque dur, c'est tellement plus compliqué...
Le pro Linux adore régner sur les forums consacrés, section dépannage des newbies, c’est toujours la plus fréquentée… Suivant leurs malheurs, il leur pond un pavé de cent lignes de codes pour faire les mêmes effets visuels que Vista. Parce que neuf fois sur dix, les nouveaux adeptes veulent retrouver sur leur OS gratuit fraîchement installé les mêmes fonctions que leur Windows. Ça valait vraiment le coup de changer de camp… Enlevez tous les gens qui sont sur Linux uniquement par snobisme et vous diviserez par deux le nombre d’utilisateurs dans le monde entier.

Le pro Linux clame partout qu'il préfèrerait qu’on lui coupe une jambe plutôt que de faire tourner un programme made in Microsoft. Hélas, quand on va chez lui, on constate toujours que son ordinateur principal a Windows comme système d’exploitation, et le dernier en date. Il se jette d’ailleurs dessus dès que Billou commercialise un nouvel OS. Bien qu’anti Microsoft primaire, il adore frimer la première semaine devant tout le monde en disant qu’il a la nouvelle édition de Vista 7 XP pack 12 NT. Curieusement, on ne le voit pas aussi excité lorsque Ubuntu sort une nouvelle mouture de son système. Pour un soi-disant puriste, ça la fout mal mais il faut savoir que Linux répond uniquement aux fonctions premières d’un PC : travailler ! Et oui, à la base, un ordinateur, c’est pas fait pour jouer. Y’a les consoles pour ça. Mais comme notre pro Linux est un hardcore gamer irrécupérable, et que les boîtes d'édition de jeux se foutent complètement des systèmes gratuits, il sera à jamais l’esclave soumis de Microsoft et se devra de toujours avoir la dernière version en date de Direct X pour faire tourner ses jeux de cons online où il laisse libre court à sa violence (Counter Strike ou Call Of Duty) et autre mythomanie latente (Sims). Et pour éviter les erreurs de compilation de Wine (sorte d'émulateur Windows sous Linux qu'ils possèdent tous, si c'est pas de l'hypocrisie ça…), et foutre ainsi en l'air sa partie sacrée du soir, mieux vaut avoir l’original. Linux est une couverture pour lui, même s’il ne se l’avouera jamais. Il est comme ces « anciens » alcooliques qui boivent en cachette mais fustigent ceux qui sont encore ouvertement dans la bouteille…
Si vous croisez un pro Linux et qu’il commence à vous bassiner sur le fait qu’il faut arrêter d’être sur Windows, demandez-lui sur quel système d’exploitation tourne son World Of Warcraft, puis éteignez votre cigarette dans son œil… Ça le calmera de suite.

 

Le pro Mac

Le pro Mac, ou « pommé », est comme tout membre de communautés minoritaires, très engagé et très sectaire. Il hait les pro Windows et tolère de justesse ses petits camarades pro Linux, autres « rebelles » aux cheveux gras de l'informatique.
Qu’il soit riche ou surendetté, comme tous les Français, il n’hésite pas à s’offrir le dernier modèle de Mac Mini Book G78. Pourquoi 78 ? Parce qu’il est 78 fois plus cher qu’un PC ayant les mêmes capacités ! Et oui, entrer dans la secte Apple, ça se paie. Ça a démarré dans les années 80. A l’époque, le particulier qui voulait faire de la PAO de qualité avait deux solutions. La première, c’était de s’acheter un Atari ST Mega 4 et son imprimante laser. Coût total : une brique. La seconde, c’était de se payer un Mac et son imprimante laser. Coût de l’achat : dix briques ! Les différences ? Négligeables mais les possesseurs de Mac ne voulaient rien savoir. Eux étaient des pros de la PAO, ils étaient l'élite ; les autres n’étaient que des amateurs, même si on écrivait mieux qu'eux ! Même chose en musique, où le Mac est solidement implanté.
Vingt ans après, ça n’a pas changé. Comme le pro Windows qui pense que c'est le logiciel de marque qui donne le talent, le pro Mac pense lui que c’est le prix qui rend pro. Utilisant son 6ème crédit à la consommation consécutif, notre banane s'offre la reine des pommes pour rejoindre le verger, car oui, les possesseurs de Mac en achètent pour la simple raison que « les pros en utilisent tous ! » Il pourra donc utiliser son ordi de pro à 2500€ pour consulter ses mails comme un pro, taper ses CV de demandeur d’emploi pro sous Word et naviguer en pro sur des sites de cul pro, et avec Internet Explorer parce que Safari a encore quelques problèmes sur les machins en Java, Flash et autres médias…
Le reste du temps, il travaille sur son Mac. Il n’a pas trop le choix d’ailleurs car s’amuser sur Mac, faut vraiment le vouloir. Essayer de trouver des programmes de téléchargement, des codecs, et surtout des jeux, est un défi quotidien pour lui.

La nouvelle vague de pro Mac, arrivée par l'iPhone, ou par lassitude des plantages incessants et autres virus tenaces qui pourrissent son PC depuis des années, est sans doute la pire. Persuadés de changer de vie en même temps que d'ordinateur, ces nouveaux convertis oublient tout de leur passé mécréant et moqueur envers leurs quelques amis qui buvaient du cidre depuis le Mac Classic. Après leur chemin de croix (pèlerinage à l'Apple Store, achat de « OS X pour les nuls », inscriptions sur tous les forums Mac du Net…), ils commencent leur propagande, devenant, comme tous les dévots fraîchement convertis, plus pro Mac qu'un pro Mac ; tout en péchant régulièrement sous couvert de manque de compatibilité Mac-PC. Les vieux réflexes ont la vie dure. Après quelques années de tâtonnements, ces fidèles de la dernière heure découvrent qu'ils peuvent eux aussi customiser l'apparence de leur OS jusqu'aux moindres détails et se retrouver, comme tous les amateurs de tuning PC, avec un bel écran de beauf-otaku-geek.
Prix élevé oblige, la mentalité de snobinard-bobo du fan de Mac rejaillit à chacun de ses investissements et sa santé mentale ne dépend que du modèle d'iPhone qu'il utilise. « Quoi, tu n'as pas un iPhone 40ème génération ? » C’est vrai, comment survivre sans voir des films sur son téléphone ? Et vu la durée de la batterie, mieux vaut que ça soit un court-métrage…

Elitiste, le pro Mac se trouve unique et exceptionnel. D'ailleurs le VRP international d'Apple, Steve Jobs, est lui aussi un homme exceptionnel à ses yeux. Comme Bill Gates en son temps, Jobs est adulé par des groupies fanatisées au possible et passe pour un innovateur de génie même s’il n’a rien fait depuis des années à part couler sa boîte plusieurs fois de suite…
Convaincu d'avoir connu l'illumination, le pro Mac se fait un plaisir sans cesse renouvelé de tacler les possesseurs de PC lambda, qui n'ont vraiment pas besoin de ça puisque leur sac à puces acheté à l'hypermarché du coin plante sans cesse, entre deux rêves où il se voit lapider à coups de pommes pourries ce voleur de Billou, devenu milliardaire en piquant toutes les idées d'Apple. Donc, les siennes… Ne lui dîtes quand même pas que le copier-coller, la souris et l'interface graphique furent inventées par Xerox et volées par Steve Jobs, il risquerait de s'énerver.

 

Le pro Windows

Le pro Windows est victime du syndrome de l’Amérique. Comme Sarkozy, il se prend pour un winner et ne vit, et ne jure, que par les entreprises gagnantes, de préférence celles du CAC 40 et surtout du NASDAQ évidemment. Quand un patron est multi milliardaire, il lui voue un culte. Bill Gates, malgré sa coupe au bol, ses débardeurs à losanges et sa tronche de membre à vie du club des anciens acnéiques, est son idole.
Le pro Windows hait les logiciels gratuits et libres. C'est une atteinte intolérable au « Marché »… Les siens sont tous des programmes phares et disponibles dans le commerce. Pour lui, la marque est gage de qualité et de résultat optimal ! Dans sa tête, c’est le programme qui a le talent et non la personne… Un bon article ne pourra s’écrire que sous Word par exemple. D’ailleurs, c’est ce que sous-entend également Microsoft à l’Education Nationale, en menace à peine voilée, afin de leur refourguer des licences d’Office plutôt que de les voir prendre des Openoffice : « Avec nous, Microsoft, vos enseignants préparent sérieusement l’avenir de leurs étudiants et auront ainsi de grandes chances de devenir milliardaires, même ceux de couleurs ! Avec nos concurrents par contre, c’est gratuit certes mais ce sont des amateurs et vous prenez le risque de gâcher le potentiel des élèves, surtout ceux de couleurs et vous ne voulez pas passer pour racistes n'est-ce pas ? N'est-ce pas ??? Il se peut aussi qu'à cause de votre éventuel mauvais choix, vous condamniez vos étudiants à devenir RMIstes à vie, qu'ils attrapent un cancer incurable ou que leur classe explose brusquement. Et ce sera de votre faute, à vous ! Alors, attention, faites TRÈS attention à ce que vous allez faire, nous ne vous le dirons pas deux fois… Signez là. »
Mais n’allez pas croire que le pro Windows paye de sa poche les coûteux programmes ! Ah non ! Comment le pourrait-il d’ailleurs ? Quand on est un petit commercial minable uniquement rétribué à la comm’ ou un grouillot en informatique, on a tout juste de quoi ne pas sombrer dans la malnutrition et payer son abonnement à Internet. Pour être à la pointe du progrès, il pirate comme un malade. Il lance Emule ou un client de Bit Torrent (des programmes en open source…) et va-y que je te télécharge le logiciel cracké en question ! Toujours la dernière version en date évidemment. « Adobe vient de sortir une nouvelle version de Photoshop, la 18.0.2 ? Mon dieu, je n’ai que la 18.0.1 !! Vite vite, il faut que j’upgrade !!! » C’est vital pour lui, même s’il ne sait se servir de Photoshop autrement que comme une visionneuse d’images. Autant utiliser un bulldozer pour enfoncer un clou…
Quand il ne trouve pas sur les réseaux de P2P ce qu’il cherche, il utilise une version d’évaluation qu’il a topé dans un Cd gratuit de promo et tente de trouver le serial code, se chopant au passage plusieurs virus dans les dents (niveau bouillon de culture, les warez sont pires que les hôpitaux…) mais il s’en fout, son Norton Antivirus cracké est là, même si sa mise à jour date de son installation. Ben oui, faut se connecter pour bénéficier des dernières définitions de virus et il pourrait se faire repérer… Courageux mais pas trop non plus.

Son PC ressemble à tout sauf à un PC. En bon beauf qu’il est, c’est un adepte du tuning, il possède tous les derniers gadgets tape-à-l’œil pour sa bécane, du système de refroidissement liquide aux néons internes la faisant clignoter comme une devanture de sex-shop. Avec ses tonnes de disques durs internes et externes reliés ensemble sur sa carte-mère dernier cri afin de stocker ses nombreux films de boules en format ISO, il peut donc crier fièrement qu’il a l’ABIT RAID… Son nombre de Go perso dépasse celui de tous les locataires réunis de son immeuble. D’ailleurs, il ne parle plus qu’en To…
Complètement parano et croyant qu’on le surveille alors qu’il n’est rien, il accumule les usines à gaz les plus inutiles et bouffeuses de ressources système mais donnant l'illusion d'être invisible : firewalls, navigateurs rendant soi-disant anonyme, antispywares et destructeurs de traces, ralentissant ainsi de plus en plus sa bécane jusqu’au moment où elle ne peut plus avancer. Croyant alors qu’elle est dépassée, il change de configuration, en moyenne tous les ans, et s’offre le dernier bi-processeur 64bits en date et utilisé par aucun logiciel à l'heure actuelle, une carte-vidéo à 1000€ dont il s'empressera d'exhiber les performances à coups de captures d'écran sur des forums de hardware spécialisés dans les concours de longueurs de bite, des barrettes de ram, un écran 24 pouces etc. Le tout à crédit. Il n’a pas le choix car, tout ça, il ne peut malheureusement pas le télécharger. Il se retrouve donc avec un PC haut de gamme qui lui sert à surfer sur le Net, chatter sur MSN, télécharger et relever ses mails… Il fallait bien ça.

Portrait écrit à partir des textes de Kervala et Kalimero. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.

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10 ans de folie...LES ENFANTS DU CLUB DOROTHÉE

Il y a de ça vingt ans sortait l’une des plus formidables machines à décérébrer que la télévision française n’ait jamais inventée : le Club Dorothée. Pendant dix ans, normalement hebdomadaire mais très souvent quotidienne, cette émission gluante et nauséabonde allait provoquer un holocauste de neurones auprès de la jeunesse de l'époque, pire qu'Arthur ou Cauet réunis, et former par ricochet une caste qui désormais hante et règne sans partage dans des lieux interlopes comme les facs de japonais, les restaurants japonais tenus par des Chinois et les coins manga des Fnac : les enfants du Club Dorothée.
Petits bourgeois plein pot, âgés maintenant entre 18 et 25 ans, ils évoquent désormais cet heureux temps où ils clapaient des Pépito devant l’écran, avec nostalgie. Une nostalgie pas si lointaine puisque eux-mêmes ne sont pas encore sortis de cette enfance dorée. A cinq ans, ils passaient des heures à reproduire et mimer les gestes pour balancer un kamehameha, un météore de Pégase ou se transformer afin de nous punir au nom de la lune. Désormais adultes, du moins physiquement, ils continuent encore de le faire, mais sur la scène de Japan Expo, avec des costards en papier-cul…

Dorothée les a faits. Intégralement. C’est leur mère spirituelle à tous. Par l’entremise de sous-culture nipponne, c’est elle qui leur a inculqué la passion du Japon, ou du moins d'une certaine idée du Japon ; les facs françaises de japonais lui doivent d'ailleurs ses arrivages sauvages d'étudiants depuis cinq ans sans parler du boom dans les agences de voyage pour des séjours de deux semaines afin de claquer un an et demi d'économie dans des jeux vidéo et autres boutiques de pseudo mode. C’est elle qui leur a donné le goût de la lecture : que des mangas ! C’est elle qui a influé sur leur sens de l’humour. Il suffit simplement qu’ils voient quelqu’un se ramasser un seau d’eau sur la tronche pour qu’ils éclatent de rire, ça leur rappelle le Jacky Seau ou le jeu de l’abc, c’était tellement comique !… C’est elle également qui leur a donné le sens du rythme. Ils connaissent par cœur les anciennes chansons de Dorothée, les noms et prénoms de tous les Musclés, regardent la larme à l’œil le générique de Premiers Baisers et se précipitent, si ce n’est pas trop loin, aux foires au boudin qu’effectue Bernard Minet pour (sur)vivre.
Dans un tiroir de leur chambre, ils conservent, telles de vraies reliques, tous les exemplaires du Club Dorothée Magazine et ils les feuillètent presque en pleurant. Ce sont des trésors pour eux, pensez donc, ils ont quasiment appris à lire avec. Ah le sublime courrier des lecteurs si intelligents demandant quel est le plat préféré de « Sangokou »… Oh une interview de « Ranma Vincent » pondue en trois minutes par un ancien de chez Tonkam… Les romans-photos, les BD faites à partir de captures prises d'une série (combien de fans de Saint Seiya achetaient ce magazine en cachette afin de découper ou décalquer leurs chevaliers à la con ??), les offres promotionnelles pour devenir membre du Club, les offres promotionnelles pour acheter des places pour le concert d’Hélène, les offres promotionnelles pour avoir des offres promotionnelles etc. Leur ancienne carte de membre est d’ailleurs conservée dans leur portefeuille, entre la carte de crédit dorée de papa et la verte de maman…
Vivant justement toujours à leurs crochets, et ayant donc gratuitement toutes les chaînes de télé payantes à leur disposition, ils continuent donc de se rincer la cervelle à coups de dessins animés japonais, mais ce n‘est plus pareil. La voix de crécelle hystérique d’Ariane leur manque, la barbe pleine de miettes de Corbier également et surtout, les séries animées ne sont plus aussi bonnes qu’avant. Ah les précieux souvenirs que ces doublages français de séries japonaises, avec trois comédiens-doubleurs, le plus souvent des acteurs ratés reconvertis dans la postsynchronisation faute de mieux, pour faire les voix d’une quinzaine de personnages, des traductions merdiques, sans parler des déprogrammations sauvages pour mettre à la place La Croisière Foll’amour, avec ses putes… pardon ! « ses actrices » en mini jupes ras la foune et leurs décolletés hyper plongeants. Un programme idéal pour des gosses !

Comme des accros en manque, et le boom de la nostalgie chez les 20/25 ans ne les aide pas à décrocher, les enfants du Club Dorothée checkent régulièrement le Net à la recherche de news sur leur maîtresse à ne pas penser. Ils n’ont pas raté son retour chez Drucker voici quelques temps. Il faut bien que l'ami Michel reçoive quelqu'un d'autre que Sarkozy de temps en temps aussi… Ce fut enregistré avec précision et repassé sans limite. Un concert de Corbier, flinguant dans ses « chansons engagées » un système qui l’a nourrit grassement pendant des années ou une interview de Jacky les transportent, et la promesse d’un futur film sur Pas De Pitié Pour Les Croissants les met en transe. Ils attendent patiemment ce jour où ils pourront le télécharger en divx tout en regardant une multi rediffusion des Filles D’à-côté sur le satellite et sur le canapé…
Les Framboisier, Patrick & C° ne doutent de rien. Ils sont persuadés que le succès de l'émission n'était dû qu'à eux-mêmes. Le fait que pas un seul de ces comiques nés n'ait pu rebondir après l'arrêt en 1997 du Club Dorothée est une preuve assez flagrante que leur talent est à l'image de leur encéphalogramme: plat ! Le Club Dorothée ne devait son succès qu'à une seule chose : les dessins animés japonais qui étaient diffusés, point barre.

Toute cette génération d’abrutis qui a poussé devant Sailormoon et compagnie ne sont que des têtes pleines d’eau, des no life en puissance qui en sont désormais à parler de « profondeur » pour Dragon Ball Z ou de déclarer que la série des Chevaliers Du Zodiaque était éducative vu que ça causait d’astronomie et de mythologie… On en viendrait presque à regretter le temps où les programmes pour la jeunesse n‘existaient pas. Mais sachez tout de même que ces sous-produits carnés de la télévision sont des prix Nobel comparés à la génération suivante qui arrive là, celle qui a entre 10 et 15 ans, qui tient des skyblogs, n'écrit qu'en SMS et qui a poussé devant Pokemon et Naruto. Vous allez découvrir que l'on peut toujours trouver pire…

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Connards!LES PARASITES DE LA FNAC

Depuis quelques années, une véritable plaie hante les rayons « livres » des Fnac de France et de Navarre. Non, pas ces clients se ramenant toujours avec des poussettes pleines de rescapés des méthodes contraceptives ou ceux qui téléphonent en racontant tout fort leur vie minable. Nous parlons des squatters qui choisissent une pile de mangas et vont s’installer dans un coin pour les lire tranquillement et en toute impunité.
Tel un banc de moules accrochées à un poteau, ils sont là, glandant, parasitant, et se montrant d’une totale incorrection. Vous remarquerez que ce sont presque toujours des fans de mangas qui font ça. Plus rarement, on assiste au même spectacle aux rayons « sport » ou « astrologie », sans oublier les amateurs de Harry Potter… Bref ! les catégories littéraires ayant pour lecteurs des porteurs de parasites cérébraux incurables.

Alors que cela ne soit qu’un aspect supplémentaire de la mauvaise éducation des Français dès que quelque chose est gratuit, passe encore. On est habitué. Regardez les comportements de certains dans les buffets à volonté, reprenant pour la huitième fois consécutive des crevettes bien qu’ils soient totalement repus. Ils se remplissent pour le mois. Mais le pire vient de la Fnac elle-même qui encourage ce genre d’attitude grossière. A St Lazare, on leur a installé des sortes de reposoirs en bois sur les murs pour faciliter leur confort de lecture et préserver leurs petits dos fragiles. On rêve ! L’allée des BD est presque infranchissable à cause de ça. Chercher un titre de manga dans cette assemblée de boulets relève de l'exploit. On les dérange même parfois. A quand les transats, les lampes à bronzer et des loufiats leur apportant de rafraîchissantes tournées de daiquiris gratuites ?
Bien sûr, le client a le droit de feuilleter le bouquin avant l’achat, d’ailleurs un exemplaire de démonstration est presque toujours disponible. Mais de là à s’installer et à lire tout le bouquin et ses suites, non. En plus, eux n'achètent jamais rien évidemment. Les plus mal élevées de ces ventouses humaines n'hésitent pas à s'asseoir dans un coin de l’escalator avec, à côté d'eux, une pile d’au moins 60cm de haut de manga. Leur journée sera bien remplie, pour une fois…

Ne vous étonnez pas ensuite si vous achetez une BD ou un manga à la Fnac d’y trouver des chapitres cornés voire abîmés, des traces de doigts ou de maquillage bon marché, quelques marque-pages capillaires bien graisseux, sans parler de feuilles collées par des postillons inconsidérés à cause d’un gag qui fit rire notre acarien de service, parce que l’humour, quand c’est drôle, ça le fait marrer… Amusant de voir la Fnac s’équiper à prix d’or de blacks in black afin de coincer les éventuels chapardeurs à la sortie du magasin alors qu’il y a du ménage à faire deux étages plus haut.
Mine de rien, ces miteux apprennent bien plus en restant affalés sur la rase moquette de la Fnac, à lire tranquillement le dernier Naruto, plutôt que de se choper de la corne au cul sur les bancs d’une école pourrie à écouter les explications d'un prof tout juste convaincu de ce qu'il enseigne. Ils découvrent les plaisirs de la paresse et de l’oisiveté bienheureuse pendant que les autres s’usent la santé à travailler afin de faire tourner la machine jusqu’à ce que mort s’ensuive et c'est si reposant. Ils y prennent goût et cela leur donne à un moment ou à un autre l’idée du métier qu’ils voudront exercer plus tard. Un soir, après avoir enfin eu l’illumination, ils rentreront chez eux et diront à leurs parents, avec une forte motivation dans la voix : « Plus tard, je serai fonctionnaire ! »
Vous êtes SDF ? Vous rêvez d’un endroit confortable et chauffé ? Oubliez votre grille de métro bruyante et nauséabonde et courrez à la Fnac la plus proche ! C'est calme, il y a de la lecture gratuite, de la compagnie, et personne ne viendra vous demander vos papiers. Nocturne le jeudi et vendredi inclus…

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Bientôt en France pour plusieurs concerts!LA PRÉSIDENTE D'ASSOCIATION

Il n’y a pas que des larves passives dans le milieu de la Jpop. Certains prennent également des initiatives. Enfin, initiatives est un mot relatif. Disons qu’ils font semblant d’être actifs.
Tout démarre par une frustration énorme. Certains fanatiques français prennent conscience un soir de leur impuissance. Ils rêvent de rencontrer leur idole de toujours, de lui serrer la main, de le toucher, de lui parler comme à un ami, même de recevoir un baiser de sa part les jours de grande rêverie éveillée… Ils se couperaient une jambe pour ça. Mais entre Béthune et Tôkyô, il y a un paquet de kilomètres et comme ils ne veulent faire aucun effort, ce sera à leur idole de venir les voir. Pour cela, ils font donc avec les moyens du bord et créent une association loi 1901 censée rapprocher les vers de terre qu’ils sont de l’étoile inaccessible.

L’idole en elle-même, que nous appellerons ici XX, peut tout aussi bien être un homme qu’une femme mais nous constatons que ce sont les clowns issus du rock visuel qui sont les plus pris pour cible. Les noms de ces associations sont toujours extrêmement ronflants et prétentieux : XX en France, Project XX, XX à poil dans ma chambre…
Créer une association, c’est facile et gratuit. Trois personnes suffisent. Il faut un trésorier, un vice-président et surtout un président, titre bien vite accaparé par notre fanatique en chef, presque toujours une nana, et instigatrice du pseudo projet. La présidente d’association peut être (au choix ou parfois tout ça en même temps) une étudiante débile, obèse, gothique, visualeuse, yaoïste, fan de Harry Potter, bisexuelle, pucelle et acnéique.
Grâce à son titre auto-proclamé, elle découvre la puissance. Elle se laisse donc aller à une hyper mégalomanie renforcée par un énorme sentiment de frustration qu’elle trimballait depuis des lustres. C’est elle la chef, elle est omnipotente sur son forum actif ; à la moindre contrariété, elle censure et banni à tour de bras. Elle a toujours raison. Lorsque quelqu'un ose lui dire que son association est bidon, elle déclare avec une fureur enfantine que de toute façon, elle, elle sait que c'est vrai et qu'on allait voir bientôt… Nananèreuhh !
Elle règle ses comptes aussi et elle en a en suspend ! Toutes ces années où elle fut humiliée et dédaignée sont lavées dans le sang virtuel. Maintenant, elle est quelqu’un : la présidente du fan club français de XX, elle est comme qui dirait un proche de l’idole en question, et elle va la faire venir chez nous. Autour d’elle se forme une petite cour de membres particulièrement serviles et cons. Des clans se créent. Ça complote sec par derrière et ça se démolit en petit comité. Une bonne ambiance.

Comme tous les mythos, elle croit à ses propres conneries. A l’aide d’un message écrit dans un anglais de collège, elle pense avoir réellement contacté XX sur son site perso. Ben oui, y’a toujours un formulaire de contact sur ces machins, ça sert à la boîte à se constituer une jolie collection d’adresses mail pour du spam commercial… Elle attend avec patience une réponse dans son Outlook aux motifs gothiques.
Pris dans la spirale de la gloire, la présidente d’association n’hésite pas à en rajouter afin de briller encore plus. Elle déclare qu’elle aurait reçu une réponse personnelle de XX. Alors il aurait entendu parler d’elle (aha !), lui aurait indiqué son profond intérêt pour ce qu’elle fait (ahahaha !) et songerait à elle pour un boulot (pffff…), probablement un job d'assistante en vue au Japon pour elle avec XX, tous frais payés … Quelle ascension pour elle alors que Quick l'a encore refusée le mois dernier…
Toujours est-il que ça épate les crédules, surtout dans ce milieu qui a tant besoin de croire. Ils gobent tout et tout cru. Ça rappelle ces petits étudiants en commerce qui draguent des naïves en leur disant qu’ils sont amis persos avec un horrible nabot bavant du ketchup et issu d’un groupe de rock visuel très connu. Vous remarquerez qu’ils mettent toujours en avant un argument du style « je connais machin, j’ai croisé bidule, je suis en contact avec trucmuche » Ils ont besoin d’une devanture pour plastronner puisque eux-mêmes n’ont pas le physique ni le talent pour cela. De la gloire par procuration. Les chercheurs d’avenir gravitent toujours autour du présent magnifique.

Faire venir un artiste japonais en France, ce n’est pas simple. Même lorsqu'il est has been ou que ce n’est qu'un groupe indies qui vend plus de disques en Occident qu’au Japon. Mais notre sympathique mongolo ne doute de rien, elle croit qu’elle va pouvoir le faire venir en France pour donner, non pas un seul concert, mais une série complète dans tous le pays. Une tournée de ce genre demande bien évidemment des compétences professionnelles évidentes, beaucoup d’argent, de l'organisation, des contacts sérieux, des partenariats et une logistique de cinglé mais pour elle, tout est possible. Elle croit qu’en téléphonant la veille aux standards des salles en question, ça marchera sans problème et qu’ils s’occuperont du reste. Et puis dans sa tête, tout le monde connaît et vénère XX, on ne peut pas lui dire non. C’est déjà gagné d’avance.
Pour les trucs secondaires, elle compte sur ses amies, mythos également, lors de grandes réunions sur MSN. Naruto_pas_de_calais15 s’occupera de la nourriture et ptite_peach_girl_lille92 de l’hôtel. Et puis ça permet de reporter la faute sur elles lorsque ça foire.

Chaque association a le droit de demander à ses adhérents une cotisation annuelle. En échange, le membre recevra, après trois mois d'attente, une petite carte sentant bon les coups de ciseaux lui indiquant qu'il fait partie de l'élite et qu'il pourra avoir accès aux privilèges de l'association. Bien souvent, le seul privilège est simplement de faire partie de l'association, pas plus… Mais ça marche. Regardez tous ces abrutis francophones qui se sont inscrits au véritable fan club de Mana (plus de 100€ l'adhésion !) et qui reçoivent des lettres en japonais qu'ils ne comprennent même pas. Il faut flatter le membre, lui faire comprendre qu'en s'abonnant, il devient quelqu'un. Ça le change, lui qui n'est rien dans la vie de tous les jours…
L'argent des cotisations doit être strictement utilisé dans le cadre de l’association et non à des fins personnelles. Normalement, ça sert à payer les timbres, les enveloppes, l'impression des tracts etc. Mais quand les hauts gradés commencent à payer leurs Pullip avec, alors là, ça change tout. Pour faire diversion, la présidente organise un événement qui n’a d’évènement que le nom et ressemble surtout à un goûter vu qu’ils sont rarement plus de six. On se déguise en XX, on mange des Pepito, on chante en japonais-yaourt grâce à l’appareil à karaoké de la petite sœur reçu à Noël, on organise un atelier de dessins dont les plus belles croûtes seront envoyées à XX pour son anniversaire, on évoque sa future venue. Quand le plancher est solide, on danse aussi parfois ; ce sont là bien les seuls exercices physiques que notre imposante présidente fera cette année… Et tout cela est immortalisé en photo et vidéo puis mis en ligne sur le site de l’association pour que le monde entier puisse hurler de rire !

Et puis un jour, tout s’arrête. Les rancœurs aidant, les petits clans se sont dévoilés, tout le monde s’est foutu sur la gueule et a déserté le forum. Le bilan de l'association est nul, rien n’est jamais venu. Etonnant non? La présidente a toujours de bonnes excuses. C’est jamais de sa faute mais celle de ses anciennes amies qui étaient trop jalouses… Elle reste seule ou presque mais là-dessus, elle a de l'entraînement. Elle continue donc un peu en solo, promet une nouvelle version de son site puis c’est fini. Elle kille tout ça, dépense les derniers deniers de son association dans des conneries et retourne à son néant quotidien fait de rêveries éveillées, de poèmes bourrés de fautes et de masturbation compulsive.
Mine de rien, la présidente d’association est moins conne qu’elle ne le paraît car cet épisode lui aura appris tout un tas de ficelles qui lui permettront peut-être plus tard de se recycler sans problème dans les assurances. Car là aussi, en échange de cotisations, on a de belles promesses et jamais rien n’arrive…

Merci à Petite Poupée pour l'idée de portrait.

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Sido et RémiL'ARTISTE

L’avantage d’un milieu jeune, vivant et dynamique, comme celui des japoniaiseries, est que cela donne des idées et de la motivation pour se lancer soi-même dans l’aventure de la création artistique. Combien de groupes ont été formés à la suite d’un concert ? Combien de gens se sont mis à l’écriture après avoir été touché par un texte ? Le problème, c’est que notre époque ne sait plus discerner le talent et que, grâce (à cause ?) du phénomène Star Academy, n’importe quel maître-chien ou serveuse de chez Mac Do peut devenir une star du jour au lendemain. « Pourquoi pas moi ? » se disent-ils. C’est ce que prédisait Andy Warhol dans les années 60 : « Dans le futur, tout le monde aura son quart d'heure de célébrité ! »
Ce qui n’était qu’une vocation au départ pour certains n’est plus qu’une thérapie pour soigner leur complexe d’infériorité et prendre leur revanche sur ce monde qui les a toujours piétinés. Devenir riche et célèbre, voilà le moteur de ces gens-là !
Dans le milieu japonisant, c’est la même chose et l’on assiste à des raz-de-marée de losers, aussi vides qu’inconsistants, croyant dur comme fer avoir du talent et être des artistes nés alors que tout n’est qu’émulation chez eux et recherche d'identité. L’artiste se compose de plusieurs cas, tous sociaux :

Le musicien

Il existe sous deux formes. La première est celle du « guitar hero ». Ayant trop regardé ses lives de X Japan, ou tout autre groupe de gratteux visuels, il imagine qu’en s’achetant une guitare électrique, il va devenir le second Hide. Les Gibson étant inabordables niveau budget pour un petit étudiant, il s’est vengé sur une mauvaise imitation, bien souvent japonaise. La boucle est quasiment bouclée dès le début…
Une fois l’instrument à cordes entre ses mains graisseuses, il ne compose rien mais répète inlassablement les deux mêmes notes et s’essaye à reproduire les riffs rageux de ses idoles. Sans succès d’ailleurs, il n’avait pas prévu que ça faisait aussi mal aux doigts que ça, et puis ça fait beaucoup de bruit et comme il vit toujours chez ses parents, ça pose vite un problème.
Il croit s’entraîner dur pour acquérir la technique de ses maîtres. Toute la journée la première semaine, puis quelques heures ensuite. Cela va en décroissant au fur et à mesure pour finalement arriver à une demi-heure par jour, quand ce n’est pas par semaine… La mayonnaise retombe très vite avec lui.
Il collectionne les tablatures de ses chansons favorites bien qu’il ne sache pas les déchiffrer. Il se procure donc une méthode d’apprentissage qu’il lit à peine. Trop de pages ! Le pavé de papier s’en va vite rejoindre sur une étagère poussiéreuse, à côté du portrait de Hide en macramé, son « Photoshop pour les nuls » et sa méthode Assimil de japonais…
Au bout d’un moment, ayant compris que même dans le métro, il ne ferait pas recette, bien qu’il ne se l’avouera jamais, il range sa guitare dans un coin de sa chambre ; le moins exposé, pour ne pas se rappeler ainsi son nouvel échec. S’il ne la refourgue pas sur Ebay ou à un autre manchot dans son style, il s’en servira juste pour « mythoner ». Il racontera à ses nouvelles connaissances qu’il en a joué pendant quelques temps dans un groupe, que c’était super, qu’il était même plutôt bon, mais qu’il avait ses études à finir d’abord. Entre devenir une vedette du rock adulée et milliardaire ou chercheur d’emploi fauché et anonyme, il n’a pas hésité… Crédible !
Parfois, lorsqu’il est seul chez lui, il reprend sa gratte sans la brancher, glisse le DVD en divx d'un live de X Japan dans son lecteur, mets le volume à fond et, tout en regardant son écran, fait semblant de jouer en imitant les mêmes gestes que Hide. Là, il prend vraiment son pied. Au moins, l’achat de sa guitare cheap lui aura appris une chose : qu’il était plus doué pour le mime que pour la musique !

La seconde catégorie du musicien est le Jean-Michel Jarre bis. Armé de son petit clavier-maître à trois octaves, de son Cubase cracké et de sa banque de sons sur Cd-rom, il pense devenir le dieu de la scène techno-trash-jazz-bossa-acid-musette. C’est son style unique, qu’il a trouvé en tournant quelques molettes au pif modifiant ainsi un algorithme qui était déjà livré clés en main sur son programme de lutherie virtuelle… Il n’hésite pas à claironner sur les forums qu’il est « musicien ». Ça ne rigole pas !
Musicien mais infoutu de lire une seule note de musique sur une partition. Il compte donc sur la technologie pour palier à son incompétence. De nos jours, la maîtrise de la musique « en dur » n’est plus réservée qu’aux jazzmen et autres concertistes classiques de toute façon.
Tout comme certains pillent les textes Jpop du Net pour remplir les pages de leur magazine mensuel, lui pille les disques de ses artistes favoris. Il sample, inverse, ralenti, enlève, coupe, colle ailleurs… Il retripatouille ça à coups d’arrangeur automatique et nous le présente comme un truc 100% original… Une bonne chiasse synthétique, inodore, de la vraie musique d'ascenseur ! Mais lui est super fier de son travail, pensez donc, il crée ! En cachette, il a envoyé au Japon ses maquettes à ses producteurs fétiches. Il en espère beaucoup…
Si vous en rencontrez un, et qu’il commence à vous causer de sa « musique », souvenez-vous de la scène du film Lost In Translation, lorsqu’un de ces pouilleux tente d’expliquer à Scarlett Johansson comment il a rajouté du delay sur son sample de hip hop. Vous aurez exactement le même regard halluciné que la blonde vulgaire aux lèvres charnues…

 

Le dessinateur

Très nombreux et offensifs dans ce milieu, les dessinateurs branchés « manga » pullulent comme des lapins. C’est une véritable mode depuis dix ans et un business salement lucratif pour certaines librairies japonaises de Paris qui se mettent à vendre du papier, de l’encre, de petites plumes, de grosses gommes, des pinceaux, des trames etc. le tout made in Japan évidemment et pour le plus grand bonheur de nos tâcherons en chef parce que dans leurs esprits stériles, mieux vaut avoir du matériel japonais lorsqu’on dessine des mangas, c’est une question d’harmonie !…
Souvent en difficulté scolaire, notre dessinateur se tourne vers les petits Mickey en version jaune, rêvant d’un glorieux avenir de « mangaka », les fameux dessinateurs de mangas. Et pourquoi pas ? Il a toujours gribouillé dans son coin, d’abord ses personnages favoris issus du Club Dorothée, puis des copies de planches du Club Dorothée Magazine. Sans Dorothée, que ferait-il à l’heure actuelle ? Peut-être aurait-il réussi ses études…
Les noms de Tsukasa Hôjô, Rumiko Takahashi ou Masakazu Katsura le transportent. Ils sont synonymes de réussite, d’argent et de passion vécue. Certes, tout cela est vrai, mais il ne se doute pas que ces gens-là sont de véritables forçats de la planche, ne prenant quasiment jamais de vacances et dessinant tous les jours de la semaine. Ne confondons pas dessinateur européen et dessinateur japonais sur le plan de la productivité. Les 35h au Japon, on les fait en moins de trois jours… On voit mal notre « mangakaillon » les imiter, lui qui se plaint d’être débordé dès qu’il dépasse les 10h de cours par semaine…

Le dessinateur n’a aucun style propre, il ne sait que copier à main levée ses mangas favoris et parfois même pas vu que beaucoup d’entre eux décalquent honteusement. C’est juste du fan art. Ses BD, souvent des suites des épisodes phares de ses séries cultes, sont à chier. Mal foutues, sales, retouchées au Tipp-Exx, il n’y a pas besoin de retourner le dessin pour voir les erreurs de perspective, elles sont visibles même à l’endroit ! Oh la jolie tête plus grosse que le corps ! Oh le bel œil droit qui part vers le haut ! Oh les personnages qui ne montrent jamais leurs mains parce qu'on ne sait pas les dessiner correctement… On trouve les pires horreurs anatomiques dans les mangas yaoi, ce dont leur pauvre public ne voit même pas puisqu’ils achètent ça, non pas pour l’histoire ou les dessins, mais pour se toucher !
N’ayant jamais étudié l’anatomie humaine et encore moins le nu, conditions pourtant on ne peut plus obligatoires pour dessiner des personnages réalistes, il pense rattraper tout ça en collant des trames adhésives sophistiquées un peu partout parce que ça en jette et ça détourne bien l'attention sur le fait qu'on ne sait pas dessiner. C’est la méthode Masami Kurumada ! Il se ruine donc littéralement là-dedans pour le plus grand bonheur des magasins les vendant à des prix pharamineux et se frottant les mains devant de tels gogos !
La technologie l'aide aussi parfois. Grâce à Photoshop et une tablette graphique cheap, il met en couleur ses gribouillis avec une immense fierté. Hélas ! ça ne change rien, c'est toujours aussi bancal. Peignez une merde en rose bonbon et vous aurez exactement le même résultat. Lorsqu'il a des amis dans le même style et qu'ils sont prétentieux, ils montent une association qu'ils appellent souvent « studio »…
Pas de pitié à avoir, détruisez-les si vous en croisez en leur rappelant cette dure réalité qu’ils essayent de chasser de leur esprit : les gaijin se prenant pour Akira Toriyama ou Naoko Takeuchi, les Japonais s’en foutent complètement puisqu’ils ont les originaux chez eux ! Au Japon, les mangaka français, il y en a aucun !

 

Le photographe

Les cosplayers ne sont que des exhibitionnistes. Ça, tout le monde commence à le savoir. Mais qui dit exhibitionnistes dit aussi voyeurs. Ben oui, s’il n’y avait pas de public pour les mater, les cosplayers resteraient bouclés dans leur chambre de 100m². Avec les troupeaux d’épouvantails qui débarquent par cars entiers à chaque salon, tels des porcs gavés que l'on envoie à l'abattoir, il était inévitable de voir apparaître leurs jumeaux maléfiques que sont les voyeurs, et certains petits malins de dissimuler leurs obsessions à l'aide d'une devanture propre et lisse : le photographe de cosplayers.
Comme le cosplayer, le photographe a une très haute opinion de lui-même. Déjà, il vous dit qu’il est professionnel ! A-t-il étudier pour ça ? Non. A-t-il suivi des stages ? Non. A-t-il travaillé dans un studio ? Non. Mais alors, comment peut-il se prétendre professionnel ? Simple ! Parce qu’il a un appareil-photo valant trois SMIC ! Dans la tête de ce charlot, pour faire des photos pro, il faut un appareil pro. C’est mathématique… Il évite de penser que de vrais photographes possédant ce qu’il n’aura jamais, à savoir le talent, comme Karl Lagerfeld, réussissaient à faire des clichés de toute beauté avec de simples jetables. Le talent est assez absent du monde des japonisants de toute façon. Il n’y a que le paraître qui existe. Ce ne sont que des coquilles vides.
Se déplaçant à chaque convention, avec son accréditation « presse » ou « photographe officiel » qu’il épingle avec fierté sur son débardeur, le photographe se met en chasse. Clic clac, merci Kodak. C’est le sésame de bon nombre de cosplayers. Il faut voir leurs yeux s’illuminer lorsqu’on leur propose de les prendre en photo. Enfin on s’intéresse à eux ! Le photographe connaît la technique, une simple petite flatterie suffit pour que le cosplayer, et surtout LA cosplayeuse, soit toute à lui et accepte de poser suivant ses fantasmes. « Va-y Sakura, penche-toi encore, relève un peu ta jupe… Ouii, voilà, comme ça, c’est parfait, ne bouge plus !!! » Le curseur de son excitation est dans le rouge. Ça transpire sec dans le slip !
Une fois couilles et cartes-mémoires pleines, il repart chez lui comme un automate par le premier omnibus pour voir ses photos. Inutile de le contacter à ce moment là, son téléphone sera décroché pour les huit prochaines heures…

Après plusieurs vidanges manuelles salutaires et ses sens retrouvés, il sélectionne ses photos les plus réussies pour les inclure à son site-galerie monté sous Word, qui permet de voir son travail et là, on éclate de rire. Les photos se ressemblent toutes ! Des tas de portraits de losers en pied. Beaucoup prennent la pose. Un va balancer un météore de Pégase, une autre va nous punir au nom de la lune, une dernière nous montre une dentition improbable… Une véritable foire aux monstres et un hymne à la débilisation de la jeune génération par le biais de la sous-culture nipponne. Effrayant !
Dans une sous-rubrique du site, on découvre son véritable jardin secret : des sessions inédites de modèles féminins en costume. Il faut savoir que certains cosplayers se prennent également pour des pros (on a reçu des mails là-dessus, de débiles prétendant être « cosplayers professionnels »…) et payent pour se faire faire des books en tenue comme les mannequins. C’est là que notre photographe d’opérette intervient parce que les séances dans un véritable studio sont bien trop onéreuses pour nos p’tits étudiants en première année de japonais depuis trois ans. Alors ils se rabattent sur les amateurs qui ont un bel appareil. Le photographe y trouve son compte. Déjà, les cachets lui permettent de rembourser les traites de son matériel mais aussi, les clichés lui feront passer d’autres week-ends riches en émotions solitaires. Vous remarquerez qu’il sélectionne avec soin ses modèles pour ce genre de sessions privées. Pas d’obèse, comme on en voit tant dans chaque salon, pas trop laide de gueule et surtout pas farouche niveau costume léger. Et ça ne manque pas ! Nos deux fétichistes se complètent parfaitement. La cosplayeuse s’exhibe et mouille, le photographe flashe et éjacule.
Niveau fréquentation, personne ou presque ne vient jamais sur son site, les commentaires affichent le plus souvent le chiffre de « 0 » mais attention à qui viendrait prendre son travail sans autorisation. Il dégaine de suite son Outlook et envoie sous un pseudo à consonance japonaise une mise en demeure hyper premier degré, sous-entendant que tout le monde le connaît, et qu’il n’hésitera pas à porter plainte, à faire des procès, à détruire les méchants voleurs, même s’il est pour la liberté d’expression bien sûr…

Rarement un milieu comme celui des japonisants n’aura produit directement, et indirectement par ses dommages collatéraux, autant de losers et autres déchets humains. Photographe professionnel, pfffff… Quel photographe réellement professionnel perdrait son temps à flasher des ados attardés, moches et cons comme des valises ? Jonvelle, Newton, Ray, où êtes-vous ?

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LOLLE BOULET DES FORUMS JPOP

Le non respect des règles

- Le boulet écrit toujours son topic dans le mauvais forum.
Exemple : topic « quelle ait votre chansom jpop préférer? lol » dans le forum achat et vente…

- Le boulet fait toujours un topic du genre « quel est votre … préféré? » lors de son arrivée.
Exemple : topic « Quel est votre mambre de Dir Engrais préférer ? lol »

- Le boulet se sent utile lors de la création d'un sondage.
Exemple : « non non non répondez sans triché svp. aller je fait un classement du jour lol »

- Le boulet abuse de la fonction « nouveau sujet ».
Exemple : topic « vous avé vu battle royale 1? » suivi du topic « vous avé vu battle royale 2? »

- Le boulet est le champion pour créer des topics archi débattus.
Exemple : « où cé que je peu avoir des mp3? G pô trouver… LOL »

- Le boulet ne connaît pas la fonction « recherche » des forums qu'il fréquente.
Exemple : « je ne sé pas si on a dejà parler de sa ici mais où cé que je peut acheter des cd et dvd jpop? LOL »

- Le boulet ne connaît pas la fonction « éditer » et fait double post sur double post sans comprendre que ça énerve.
Exemple : Post 1: « LOL »
Post 2: « il va être genal cette album »
Post 3: « Je voulais dire génial, pas genal, mais génial, un album génial lol »

- Le boulet ne sais pas mettre un avatar.
Exemple : topic « comment je mé une image comme vous? LOL »

- Le boulet abuse des couleurs et de la taille des polices dans ses messages pour se démarquer.

Exemple : BOnjOur jE sUi nouVo00o! lol

- Le boulet abuse des smileys.
Exemple : « Dsl Je le frait plu » tears.gif    cry.gif    lol.gif

- Le boulet poste le plus possible, soit parce qu'il n'a que ça à foutre, soit parce que c'est un nouveau jouet dont il ne peut se passer.
Exemple : Statistiques: 170 messages par jour. Grade : ne se déconnecte plus.

- Le boulet insiste pour faire de la pub pour son blog, site, etc.
Exemple : « je vous conseil d'aller sur mon site, www.letbou.fr.st, y a toutes les nouveauté et maime les news LOL »

- Le boulet écrit en majuscules parce qu'il pense qu'il sera plus lu.
Exemple : « LE WEE-KEND ARIVE ET JAI BESOIN DE FOTOS DE HUTADA IKARU LOL »

- Le boulet n'a aucune connaissance de l'orthographe et/ou écrit en langage sms.
Exemple : « X jpane c lé + grond!!! »

- Le boulet demande des choses qui se trouvent sur Google.
Exemple : « avé vous l'addresse de google.fr svp »

- Le boulet dialogue avec une autre personne à raison d'un message par minute, comme sur un chat.
Exemple : « lol » ; « je te dirai sa sur msn » ; « d'accord » ; « revenons au sujet »; « oui revenons au sujet lol »

- Le boulet ne sait pas faire un topic avec un nom précis, dans l'espoir que tout le monde lira pour connaître la suite.
Exemple : topic intitulé « Help » ou autres…

- Le boulet est une buse pour taper des adresses correctement.
Exemple : « G mi [img*]http://C:\Documents and Settings\moi\secret\neparegardé\ayumisuckhorse.jpg[*/img] sa marche po ! lol »

- Le boulet répond bien souvent pour ne rien dire.
Exemple : « bien di ! »

- Le boulet remonte de vieux topics pour ne rien dire dessus.
Exemple : « lol sa ses bien vrai! » sur un topic vieux de 3 ans…

- Le boulet n'a aucune connaissance de la ponctuation.
Exemple : « svp je cherch l'addresse de l'url de google.fr parske je suis bloquer lol svp faite viiite j'ai mangé des moule hier »

 

L'intégration du boulet

- Le boulet a tendance à lécher le cul pour se faire intégrer. Sans personnalité, il copie celle des autres pour être bien vu.
Exemple : « lol il et super ton avatar Toto428! » ; « ta trop raison Toto428! » ; « T trop marrant Toto428! »

- Le boulet est par conséquent pitoyable, car le plus souvent, il suffit d'un rien pour le faire changer littéralement d'opinion sur un sujet.
Exemple : « Non, cé pas vraie j'ai jamai aimé Toto428, arrêter! »

- Le boulet peut se montrer agressif, lorsque l'on souligne sa stupidité. Évidement, il ne peut pas comprendre nos arguments, et réplique avec des smileys méchants.
Exemple : « Et toi tes qu'un boulet aussi! » kill.gif    couteau.gif    tedbundy.gif

- Le boulet veut donner son opinion sur tout, surtout si celle là n'est pas fondé.
Exemple : « moi je panse que c'est nul! lol »

- Le boulet est capable de mentir honteusement pour s'intégrer facilement.
Exemple : notre_dieu_mana_sama écrit « je nez jamai émé Mana! aréter!!! »

- Le boulet pense que tout repartira de zéro s'il se réinscrit.
Exemple : « nah mais ses truc la ses du passer jai changer et mon nom ses pas Toto13 mai Toto14. »

- Attirer la pitié est la dernière tentative désespérée de l'intégration du boulet.
Exemple : usage abusif des smileys qui pleurent ou invention d'une maladie ou de graves problèmes pour expliquer son « ancien » comportement.

- Le boulet ramène en général au moins un membre de sa famille ou un camarade de son collège sur le forum.
Exemple : « bonjour je suis Titi28 et je suis l'amis de Toto28 lol »

- Le boulet insulte en privé quand il sait se servir des messages privés.
Exemple : « Conar Toto970 le pédé lol »

- Le boulet menace de faire hacker le PC de celui qui souligne sa stupidité.
Exemple : « fait pas ton malin, parce que tu va bientôt plus avoir de PC d'ordinateur »

 

Les comportements divers

- Le boulet poste des messages de moins de 5 mots. Cela souligne son manque de réflexion et aussi le fait qu'il n'a rien à dire d'intéressant.
Exemple : « arrète! »

- Le boulet n'écoute jamais les arguments des autres parce qu'il vit dans son monde et pense avoir raison.
Exemple : « Gackt sama mon bb c le méyeur alor arétter! »

- Le boulet n'achète jamais rien mais est très exigeant sur ce qu'il vole.
Exemple : « je ne veut unikement ds dvd rippé! »; « 192kbp/s, sait pas suffison, ta pas l'album en 320 ou en flac? »

- Le boulet agace.
Exemple : « y paré k'il ya un boulé sur se forum, ou ilé? je les détéste ces conards de boulé! LOL »

- Le boulet ne sait pas faire une citation (1).
Exemple : mais c'est toi le boulet abruti! <QUOTE> </QUOTE>
« sa veut dire koi sa?? »

- Le boulet ne sait pas faire une citation (2).
Exemple : « oué ben comme disait confoisius « piere ki roule, tous les chat sont gris! » maidite sa lol »

- Le boulet a tendance à mentir sur son identité lorsqu'il se réinscrit, même avec l'IP à l'appui.
Exemple : « je ne sui pas Toto52 mais je suis son frere, je ne veux plus venir, enfin il ne veux plus venir LOL »

- Le boulet est toujours pressé.
Exemple : « REPONDER VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE »

- Le boulet s'énerve face à la vérité qu'il ne veut pas accepter.
Exemple : « merde Toto633 tu crois me faire du male avek tes sales vannnes mechente sur le visage refaite d'Ayumi, et ben tattort! sa me fé rien du tou! espaice de vieux conard, demin tes mort!! »

- Le boulet ne sait pas écrire « c'est ».
Exemple : « ses énervant a la fin, ces pas parce-que on marque moins de 5 mot que on est un boulet! sait vrai koi! »

- Le boulet ne sait pas non plus écrire « opinion », qu'il pense dérivé de « champignon » ou « oignon ».
Exemple : « donner moi vos opignions »

- Le boulet ne parle plus français lorsqu'il s'énerve.
Exemple : « j'a veoxn scalpel hfad gnayumi bien fait %lkgnopld merde Toto49 oalunx mour@mn eun fistule qgoa ahahahaha! lol »

- Et d'ailleurs même quand il n'est pas énervé, on ne comprend rien à ce qu'il raconte…
Exemple : « Ouai c pas faux mais bon C vrai que jpan expo ces bien mé si jai pas mes chausssures sur moi ces different le seul reproche que l'on peut faire c que c dur de marché avec ou sent surtout si on en menge un peu lol »

- Le boulet ne considère pas Internet comme un réseau d'échange d'idées ou de partage de données, mais comme un espace pour se faire des amis, ou pire, pour devenir quelqu'un. En conséquence, il ne peut comprendre qu'il y ait autour de lui des gens ne passant pas leur vie sur le Web et sortant de chez eux.
Exemple : « soyer gentil avec moi sinon vous aurez à faire à mon avatar lol »

- Sur les forums, le boulet a TOUJOURS des avatars et des signatures représentant soit DBZ, soit Saint Seiya, soit Naruto.
Exemple : « G pri les meyeur des serie manga en avatar: Saint Naruto Z !! lol »

- Sur les forums, le boulet a TOUJOURS des avatars et des signatures dépassant les trois ou quatre mo chacun.
Exemple : « j'ador ma new sign, c sangohan ki s'bat contre nappa ! jvou lémi en HD lol »

- Sur les forums, le boulet a TOUJOURS des signatures se voulant philosophiques dans le style JC Vandamme.
Exemple : « quand on est au sommet de la montagne, c'est haut »

- Le boulet change d'humeur comme de chemise.
Exemple : « Cest marrant ce que t'as mis. J'aime pas qu'on se moque de moi… ch'tadore! gros conard!! »

- Le boulet confond le participe passé avec l'infinitif.
Exemple : « tout le monde aime hide sama c'est obliger!!! »

- Le boulet croit qu'il suffit de reconnaître qu'il était un boulet pour ne plus en être un.
Exemple : « je suis plus un boulet ses finis sa! LOL »

- Le boulet se créer volontiers un compte spécialement pour écrire un truc pas très sympa sans se faire reconnaître.
Exemple : « Lui sait un con de tte fasson »

* Nous avions commencé à écrire un nouveau portrait, celui du forumeur, et puis nous sommes tombés sur ce texte exposé sur un forum qui le tenait d'un autre forum qui le tenait d'un blog… C'était tellement excellent, et surtout véridique, que nous avons décidé de l'exposer chez nous, avec quelques modifications afin que cela colle à la Jpop, et tout en précisant bien qu'il n'était pas issu de notre main. Toujours est-il qu'après plusieurs mois d'expositions chez nous, le créateur de ce texte, Steeven Flores, nous a contacté personnellement. Le monde est petit, ou alors Jpop Trash est trop gros, au choix… Il nous fit part de son étonnement de voir sa "faq du boulet" aussi populaire et frénétiquement reprise ailleurs mais hélas, bien souvent sans crédits. N'étant absolument pas contre le fait de voir son travail chez nous, nous le remercions pour son accord de publication et nous le félicitons encore pour son analyse remarquable des pénibles du Net. L'original de son texte est disponible ici.

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Connards!LE FANSUBBER

Au détour de pérégrinations sur la toile, il n’est pas rare de tomber sur une nouvelle espèce qui, telle la perche du Nil, se reproduit à grande vitesse pour le plaisir de consommateurs toujours plus nombreux. Son nom : le « fansubber ». Penchons-nous sur le cas peu glorieux de ce phénomène. Ayant entre 15 et 25 ans (diviser le chiffre par 5 pour avoir l’âge mental), le fansubber est avant tout un « fan » (donc un amateur) qui s’est lancé dans le projet ambitieux de sous-titrer (« sub ») les nombreuses séries animées diffusées au Japon. Les éditeurs français, manquant de moyens, ne pouvant pas sortir toutes les séries, ou pas assez rapidement pour le fansubber, ce dernier s’engouffre dans cette brèche et profite de la démocratisation du haut-débit pour distribuer ses œuvres (appelées « releases ») sur Internet. Qu’importe que l’entreprise soit totalement illégale, le fansubber n’en a rien à carrer. Ce qu’il veut avant tout, c’est qu’on flatte son ego en venant télécharger « sa » production.
Mais où peut-on trouver ce Don Salluste des temps modernes ? Facile, il n’a qu’un seul lieu de vie, l’IRC. Protocole désuet, certes, mais qui lui permet une emprise totale sur son royaume. Son « channel » est en effet tout pour lui, il y règne en maître et peut se défouler comme bon lui semble pour pallier un complexe d’infériorité qui semble beaucoup lui peser. C’est aussi là qu’il a ses seuls (pseudo) amis. Quand on lit leurs discussions remplies de « lol » et autres « mdr », on pourrait croire que c’est en permanence la franche rigolade. Hélas ! On s’y fait plus chier qu’autre chose, chacun étalant l’affolante vacuité de sa vie. Mais pour le visiteur qui viendrait à s’aventurer sur les terres du fansubber, attention, zone protégée ! Le nouveau venu doit agir avec prudence et montrer patte blanche devant le maître (ou bien souvent les maîtres) des lieux. Et oui ! Bien que le fansubber sache pertinemment qu’on vient pour télécharger ses « releases », il n’est pas pour autant question qu’on vienne faire son « leecher » (comprendre : prendre sa vidéo et repartir sans piper mot). Non ! Il faut parler au fansubber, et avec courtoisie, sinon c’est direct la porte. Car le fansubber, en fier disciple de la Baronne de Rothschild, se fait le défenseur des bonnes manières.

Il est temps à présent de parler de ces fameuses vidéos produites par le fansubber. Il s’agit la plupart du temps d’animés sans aucun intérêt mais qu’il portera aux cieux puisque ça vient du Japon. En fait, pour ne pas se faire prendre de cours par les autres « teams », le fansubber saute sur tout ce qui est diffusé au Japon. De toute façon, ça n’ira jamais bien loin : le fansubber n’étant pas un stakhanoviste, après avoir sorti deux ou trois épisodes d’une série pour se faire mousser, il passera rapidement à une autre. Chez lui, tout n’est qu’apparence… comme pour les sous-titres de ses vidéos ! En effet, le fansubber a fait une recherche poussée sur les polices de caractères pour trouver la plus illisible possible, se croyant supérieur aux sous-titres professionnels en Arial si « communs » et si « laids ». Car le fansubber est un amateur d’art. Grâce à sa maîtrise de logiciels toujours plus perfectionnés, il fait maintenant des effets sur les sous-titres pour les rendre plus « vivants ». Pour nos yeux, ils sont surtout « illisibles ». Mais le fansubber s’en fout… Pour la traduction, le fansubber fait également des merveilles, car il est bilingue. Ou plutôt croit l’être. Car il ne parle pas japonais ! Il se contente le plus souvent de récupérer les vidéos sous-titrées par ses camarades américains qu’il essaye de traduire avec ses maigres bases d’anglais héritées du collège (le seul cycle qu’il ait terminé). Le résultat est bien entendu à mourir de rire… Mais gare à vous si vous venez le critiquer !

Cependant le fansubber se place désormais au-dessus de ces polémiques puériles : il vise désormais plus haut. Son travail mené avec tant de professionnalisme lui a tellement gonflé le melon qu’il veut devenir traducteur officiel pour des éditeurs français de dvd. Persuadé qu’il fait mieux qu’eux avec son niveau CP et ses effets typographiques qui rendent aveugle, il est prêt à leur donner des leçons. On pourrait légitimement penser que ce guignol se ferait refouler illico presto… Il n’en est rien ! Car certaines sociétés, prêtes à tout pour tailler dans les dépenses, n’hésitent plus à employer ces ados boutonneux à peine sortis du bac (quand ils l’ont eu) qu’on peut payer au lance-pierres. Une reconnaissance ultime pour le fansubber, qui va pouvoir faire la nique à ses petits copains qui continuent de traduire « pour la gloire ».
On reconnaît bien là le côté gamin du fansubber. A l’école, il se vantait d’avoir les plus belles billes, et croyait faire mourir de jalousie ses petits camarades avec ses bigarreaux schtroumpf ou lune. Bien des années plus tard, c’est toujours un sacré boulet.

Portrait écrit par Max.

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Ce-n'est-qu'un-dé-but, con-ti-nu-ons-le-com-bat!LES DÉTRACTEURS DE JPOP TRASH

Jpop Trash fait en moyenne plus de 4500 visites par jour et nous recevons une petite dizaine de mails chaque semaine. Dans le lot, 80% de félicitations. « Trop MDR », « Bravo! », « C tellement vrai » etc. Les gens seront toujours du côté de Guignol. Ça fait plaisir certes mais ce n’est pas très excitant. Par chance, les 20% restant, les détracteurs, nous comblent de joie. Avec le temps, nous avons dressé une sorte de portrait-robot de ces énervés vu que ce sont toujours les mêmes.
Entendons-nous bien : on a parfaitement le droit de ne pas aimer Jpop Trash. Jamais nous nous sommes convaincus que tout ce que nous faisions était génial. Nous ne sommes pas Arthur. Il y a beaucoup de choses nazes et faciles sur Jpop Trash et nous en sommes parfaitement conscients. L’humour potache ne plaît pas à tous. Mais nous constatons que nos détracteurs ne sont pas meilleurs que nous, aussi bien dans leurs mails que dans leur travail sur le Net (c’est pas avec un Skyblog de toutes les couleurs qu’on est crédible…). 99% de leurs mails sont écrits en phonétique et/ou bourrés de fautes. 100% d’entre eux n’ont aucune critique constructive à nous faire, juste des insultes à proférer. 98% d’entre eux ont des pseudos à consonance manga/anime/jeux vidéos, presque jamais de vrais noms et prénoms. Jpop lâches, Jpop taches, à vous de choisir…
Voici donc un petit résumé des cuistres hargneux qui nous écrivent et illustré pour chacun par un exemple de courrier reçu.

Le complexé : il vient de l’univers visuel neuf fois sur dix. Il a vu qu’on descendait les gens comme lui alors il se sent obliger de nous écrire, avec le mail perso de son papa bien souvent parce qu’il n’a pas l’accès libre au PC familial, pour se justifier sur ce qu’il est et nous dire pourquoi il est comme ça. On n’en demandait pas tant… Le fait que nous critiquions quelque chose ne veut pas dire que, forcément, nous avons raison. Nous ne donnons que notre avis. En réalité, ces guignols n’assument pas du tout leur look et le reste, qu’ils suivent juste pour faire comme leurs copains/copines et surtout pour ressembler à leurs idoles grâce au transfert de personnalité afin d’échapper, ne serait-ce que quelques heures, à leur néant existentiel. Avez-vous remarqué que les gothiques et autres visualeux sortaient les panoplies de Krusty le clown uniquement lorsqu’ils étaient en bande et jamais quand ils étaient tous seuls? Pourquoi? Tout simplement parce que le groupe permet de se cacher derrière quelqu’un d’autre. Etre seul dans la foule est l’idée qu’ils se font de l’enfer. Ce sont des moutons effrayés par le regard de l’autre et infoutus de communiquer avec des inconnus. La moindre critique les détruit. Ils envient leurs proches cousins les trisomiques que la plupart des gens font semblant de ne pas voir quand ils en croisent. Paradoxe terrible que ces gens implorant qu’on les regarde alors qu’ils se savent moches, ridicules et mal dans leur peau grasse. Dans chaque visualeux, il y a un maso qui sommeille de toute façon…
Exemple : je ne suis pas une fan de tout ce qui touche le Japon ni de jeu video, mais je peux avouer sans honte être fan de Dir en grey.pourtant je ne suis ni une ganguro sans cervelle, non ce n’est pas un pléonasme, ni homosexuelle (et si je l’étais je le dirais sans honte aussi).

 

Le fanatique : nous lui avons déjà consacré un portrait complet plus bas ainsi qu’une section fan de…. On le gâte mais il le vaut bien. Dans ses messages difficilement déchiffrables (le courrier reçu sur Jpop Trash nous a permis de constater que 100% des fanatiques étaient illettrés!), il nous vomit dessus copieusement, nous maudit et souhaite notre mort le plus tôt possible pour venger l’honneur de machin sama ou parce que nous avons osé insulter une idole quelconque qui est l’objet de son culte solitaire et de ses branlettes nocturnes dans son grand lit glacé… On l’imagine sans peine fou de rage devant son écran, frappant les touches de son clavier avec fureur pour composer son mail vindicatif tout en se disant intérieurement: « Ils auraient pas dû faire ça! N’aie pas peur chéri(e), je suis là, je t’aime et je te vengerai de ces enculés! ». Il voudrait tant nous envoyer un virus dans les dents mais le seul virus qu'il a jamais réussi à maîtriser, c'est celui de la grippe… Les fanatiques sont jeunes, paumés pour la plupart, et s’emmerdent dans la vie comme c’est pas permis. Pas d’amis, pas de compagne ou de compagnon. Ils s’excitent toute la sainte journée sur des feuilles de papier glacé représentant une connasse abrasée, un travelo d’Halloween ou un imberbe bridé de 40kg tout habillé. Misère intellectuelle, misère affective, misère sexuelle. Internet est leur seule fenêtre d’évasion entre les quatre murs couverts de posters de leur chambre-cellule. Un Japon idéalisé et bourré de stéréotypes est leur seul repère. Se sachant raté en France, ils ne rêvent que de vivre au pays du soleil levant, pensant naïvement que les grosses citrouilles qu’ils sont ici deviendront de beaux carrosses là-bas… Alors que les autres incitent plus à la moquerie qu’autre chose, le fanatique, lui, est le seul cas de fans à réellement faire pitié.
Exemple : J’ai pas du tout aimer votre insulte envers Aya Ueto

Le bon samaritain : lui pense que Jpop Trash est scandaleux parce qu’on a critiqué ses idoles et qu’on a pas le droit de dire des choses comme ça. C’est honteux et il faut faire quelque chose. Evidemment, il laisse le soin à d’autres de faire ce « quelque chose » vu que le courage et les responsabilités n’ont jamais été son fort… Il existe une variante hypocrite du bon samaritain qui consiste à nous écrire en nous disant que certaines choses l’ont fait rire (traduisez les trucs sur les artistes qu’ils n’aiment pas) et d’autres qu’il n’a pas trouvé drôle du tout (sur ceux qu’il aime!). Les deux attitudes sont les mêmes mais lui fait un poids deux mesures… Il est aussi pour la liberté d’expression mais contrôlée. Ça ne s’appellerait pas de la censure ça? Il exige donc (rien que ça!) que l’on retire tout ce qui le gêne, en particulier les trucs sur Hide. On doit le respect aux morts paraît-il. On a rien contre ce principe mais quand il aura saisi que nous nous moquons avant tout de ces pauvres fans qui pensent que Hide a été assassiné (aha!), terrassé par une serviette chaude qui s’est rétractée toute seule pendant la nuit (ahaha!) ou qu’il s’accrochait par le cou à une porte avec cette même serviette en guise d’exercice de massage (ahahaha!), que de Hide en lui-même, il aura fait un grand pas en avant. La parodie, la satire, il ne sait pas ce que c’est. La connerie et le fanatisme, ça, pas de problème par contre. Hide n’est qu’un moyen pour nous de nous moquer de ce genre de fans trépanés et non de lui. Encore une petite chose à propos de ces saints toujours prêts à voler au secours de gens qui ne leur ont rien demandé, nous avons une tendresse particulière envers les truies, adeptes du yaoi sans doute, qui nous traitent d’homophobes, ce que nous ne sommes absolument pas. 100% des mails nous traitant d’homophobes furent écrits par des hétéros. 100% des mails envoyés par des gays de ce milieu (nous en avons reçu quelques uns) furent des félicitations et ça, nous en sommes plutôt fiers.
Exemple : j’aimerais que tu retires les articles sur Hide,bien que cela mes fais rire,il est mort,et il y’eux beaucoups de suicides de fan pour le rejoindre(meme si je trouve ces suicides stupides.) Mais bon j’aimerais bien que pour le respect de son âme tu retires tes articles sur lui.

 

Le parano : il a lu nos portraits de fans, s’est reconnu dedans et pense donc qu’on le connaît personnellement et que c’est sa vie que l’on déballe aux yeux de tous. Il nous dit que c’est dégueulasse de s’acharner comme ça sur lui, qu’il est déjà malade, qu’il n’a pas choisi d’être comme ça et qu’il a le droit de vivre lui aussi. On ne comprend rien à ce qu’il raconte, il nous parle d’événements de sa vie récente dans laquelle nous sommes soi-disant intervenus et que nous avons, bien évidemment, foutu par terre. Nos brigades sillonnent la France entière pour empêcher les fans de Jpop de vivre normalement, c’est bien connu… Nous lisons ces mails dignes de la quatrième dimension le sourcil haut perché tout en nous grattant la tête. Le trou de la Sécu n’est pas prêt de se résorber avec de tels tarés…
Exemple : Et si par malheur y’en a un de vous 3 qui était au concert a berlin de dir en grey ca va chier ! parce que je crois que, de tout le concert, il n’a rien vu d’eu et en a profiter pour toucher tt les filles qu’il a rencontré , a savoir ma copine !!!!! et ca j’aprécie vraiment pas!!!! ok?

 

L’imbécile heureux : plus ou moins fanatisé, il n’est pas trop content de voir que nous avons piétiné le petit tas de merde qui lui servait d'univers et donc, de repère. Il pense prendre sa revanche en nous faisant narquoisement remarquer ce qu’il croit être des erreurs et qui n’en sont pas mais juste un effet de style, une référence ou un gag qu’il n’a pas compris. Il écrit son mail triomphalement, pensant nous humilier et venger tous les fans « blessés » par le site. C’est sa minute de gloire! Nous adorons le lire car premièrement, son mail est lui-même bourré de fautes, et deuxièmement, les vraies boulettes sur Jpop Trash (et y’en a…), il ne les a pas vues!
Exemple : évitez les fautes d’orthographe (et les expressions 100% francaise comme: "ça sentait la pue!") quand vous les critiquez…des plus méchants et plus malins que vous pourraient tomber dessu.

Enfin, n’oublions pas non plus les inclassables qui nous ont écrit comme ça en passant mais qui ont fait leur trou dans nos mémoires, comme le mytho, qui nous envoya plusieurs messages, alternant les félicitations les plus chaleureuses avec la haine pure et simple, le tout sous des pseudos et des mails différents mais la même adresse IP.
Le solitaire qui voudrait nous connaître pour de vrai afin de comprendre pourquoi nous n’aimons pas la Jpop et, « pourquoi pas devenir amis » (texto!).
Le nerveux, qui nous donna RDV au Japan Expo de 2005 pour nous casser la gueule devant témoins…
Le pénitent, qui nous avait envoyé un mail de haine dans les tous débuts de Jpop Trash (mail exposé dans le courrier de cons) et qui maintenant nous explique qu’il était jeune quand il avait fait ça, qu’il n’avait pas lu en entier le site, qu’il le trouve super désormais, qu’il regrette bien son geste et aimerait que l’on enlève son message. Il fallait y penser avant mon gars!
L’idiote, qui nous avoua dans le même mail ne rien connaître à la Jpop et aux artistes dont nous nous moquions mais que tout était quand même faux sur notre site…
L’explorateur, qui nous dit avoir fouillé tout le site sans trouver la section des downloads et nous demande de bien vouloir lui donner le lien direct…
L’hystérique, qui se tape une crise toute seule, comme toujours, parce que, d’après elle, c’est à cause de gens comme nous que le musée de Hide a fermé ses portes… Et on en oublie. Qu’ils nous pardonnent.
A tous ces pauvres gens, du fond du cœur, merci! C’est grâce à eux que nous pouvons remplir les pages de Jpop Trash et ainsi faire le succès de ce site, aussi bien en audimat que financièrement grâce à Ye$asia. Jpop cash! Plus ces débiles gueulent, plus nous exposons leurs messages, plus l’audimat grimpe, plus les sous tombent et plus ça gueule! Jpop Trash a tout simplement inventé le mouvement perpétuel!

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Hi hi hi!LA PAUVRE FILLE

Nunuche, dinde, idiote, conne, fashion victim… Les mots ne manquent pas pour nommer ce genre de nanas omniprésentes dans le milieu des japonisants. Nous avons choisi le terme de « pauvre fille » pour la désigner avec tout ce que cela implique.
On la voit arriver de loin avec ses fringues choisies dans le noir et autres attitudes frisant la trisomie. Totalement superficielle et futile, une seule chose compte chez la pauvre fille: son apparence! Qu’elle soit belle ou moche, l’ego est monstrueusement développé chez elle et elle fait tout pour le mettre en avant: coupe de cheveux à 100€, maquillage à la Végétaline, vernis fluo, parfum écœurant à la vanille, loose socks, portable traînant au cul tout un tas de breloques de mauvais goût en provenance directe du Japon (triple pléonasme). Tout est factice et rapporté chez elle, rien n’est naturel à part sa connerie. Se sentant proche de ces pandas japonais appelés « ganguro », la pauvre fille ressemble à une touriste partout, même dans sa propre ville. Elle adore suivre la mode japonaise, avec trois ans de retard…

Etant creuse intérieurement, c’est sur la petite touche magique, le détail qui tue, qu’elle compte pour s’élever au-dessus de la tourbe. Pour se faire, la pauvre fille a le sens du sacrifice. Elle sautera des repas s’il le faut pour financer ses faux-ongles qui clignotent, la dernière paire de moon-boots à talons-aiguille ou son paquet de serviettes hygiéniques Hello Kitty. La convoitise est son point faible. Elle adore baver devant une vitrine, réelle ou online, en s’imaginant posséder sa lubie du moment. Elle ne parle que de ça pendant un mois, elle le dessine parfois. Une fois l’objet acquis, elle en profite un peu et puis le laisse très rapidement pourrir dans un coin pour finalement le revendre sans regret l’année suivante sur Ebay. Elle a, entre temps, recommencé le même numéro avec un autre objet. La pauvre fille est une bouteille de soda gazeux qu’il faut continuellement agiter sinon les petites bulles retombent. Son engouement pour quelque chose à la même durée de vie que son rimmel.
Jamais elle ne s’est remise de son enfance nourrie de Barbie, symbole même de la pétasse matérialiste, et surtout de séries animées japonaises avec des magical girls dedans, comme Sailormoon par exemple. Ce fut le déclic. Combien de monstres le Club Dorothée a-t-il engendré ainsi? Toute sa vie ne sera qu’une suite de rose bonbon, de paillettes, d’étoiles, de petits cœurs et une conception de la réalité proche de celle de Bisounours Land. Elle parle en bébé, glousse énormément et écrit en langage SMS sur les forums. A ce propos, on la reconnaît très vite sur ces mêmes forums grâce à ses immenses bannières baveuses et/ou avatars multicolores avec son prénom ou pseudo écrit dessus. Certaines ne dépassent pas les 6 ans d’âge mental…

Sa conversation fout le bourdon, tout tourne autour de sujets futiles et inintéressants: la mode, sa collection de poupées, son dernier piercing en date, son voyage au Japon où elle a fait toutes les boutiques de Shibuya, la nouvelle coiffure d’une chanteuse Jpop etc. Inutile d’essayer de lui parler de politique, ça ne l’intéresse pas du tout.
Elle tient sur moins de 500 mots de vocabulaire, les confond entre eux, comprend rien, fait rire sans le vouloir et sans savoir pourquoi. Tout le monde se fout de sa gueule par derrière et est un véritable sujet de plaisanterie pour ses amis lorsqu'elle n'est pas là. Des Cathy Guetta en puissance!
La pauvre fille vit dans un rêve éveillé. La misère, la maladie, la mort, ça n’arrive qu’à la télé pour elle, dans des pays lointains… Le vrai malheur pour elle, c’est d’être à court d’auto-bronzant un samedi soir, se casser un ongle ou d’apprendre que son esthéticienne ne pourra pas venir lui faire le maillot à domicile… Devoir se montrer telle qu’elle est, sans masque pour se cacher, est son angoisse la plus profonde!
Ses loisirs tournent autour du cosplay, lire des shôjo manga, danser, faire du shopping, maquiller sa poupée, voir d’autres pauvres filles, s'occuper avec amour de son clébard virtuel sur sa Nintendo DS rose pendant que son vrai chien crève de faim dans la cuisine, entamer des régimes de deux heures et se regarder dans la glace. Très important ça! Comme tous les cons de la jeune génération, elle a un Skyblog. Avec des articles écrits en alternant les majuscules avec les minuscules, et faisant perdre 8/10 à chaque visite tant les couleurs sont criardes, c’est un temple érigé à sa propre gloire. Grâce à son numérique, elle pond galerie sur galerie: elle avec ses « koupiiiiiineuh » (voir notre dictionnaire de la pauvre fille pour comprendre la signification de ce mot et d'autres qu'elle emploie sans arrêt…), elle avec ses parents, elle avec son chien, elle avec elle… Elle! La star!! Elle se voue un véritable culte de la personnalité. Un mélange d’exhibitionnisme latent et de mégalomanie puérile. Elle voudrait tant être célèbre. En public, elle reste modeste, disant qu'elle se trouve moche et qu'elle a un gros cul. En fait, elle attend qu'on lui dise le contraire, ça la flatte et la rassure.
Paris Hilton est son modèle de perfection physique, Robbie Williams son amant imaginaire quand elle se doigte, Harry Potter sa bible, les Sims son jeu vidéo phare, Le Journal De Bridget Jones son film culte, Star Academy l'émission à ne jamais rater, Peach Girl son manga fétiche. Des références!…

Le mariage est une de ses obsessions. Le plus tôt possible sera le mieux. D’une part, parce que rester seule plus de 2mn lui est insupportable et de l’autre, pour pouvoir enfin porter une robe de mariée. Comme Muriel, c’est un de ses rêves d’enfance. Elle veut la totale là-dessus, avec la calèche tirée par les chevaux blancs, les fleurs d’oranger, la pièce montée de 4m, le lancer de bouquet, 400 convives, tonton René bourré au mousseux et qui vomit partout, la danse du tapis etc. Bref! le parfait mariage beauf de province! Et puis quelle merveilleuse occasion pour elle d’être le centre d’intérêt et recevoir le plein de cadeaux. Quand elle aura des gosses, lui faisant ainsi doubler sa culotte de cheval, elle continuera de jouer à la poupée en les habillant et les déshabillant, en leur mettant du parfum sentant le chocolat, et en leur conseillant de toujours sourire dans la rue pour bien montrer aux gens qu'ils croiseront à quel point leur si jolie maman est gentille avec eux…
Contrairement aux autres loseuses japonisantes (gothiques, visualeuses, yaoiste, béjhideuses etc.), la pauvre fille consomme de l’épiderme masculin. Elle a très souvent un coquin voire plusieurs, parfois en même temps… Les pouffiasses attireront toujours de la clientèle. Le plus dur pour son mec sera de la présenter à ses potes sans que ceux-ci n’éclatent de rire…
Elles changent de meilleur(e) ami(e) toutes les 30 secondes, se veulent kawaii même quand elles dorment, s’enflamment pour rien, aiment tout ce qui est soi-disant positif (l’amitié, l’été, les vacances, sucer…) et fustigent les trucs négatifs « parce qu’il y a déjà assez de gens méchants comme ça dans la vie, bouh! »…

Ne les démolissez pas si vous en rencontrez, mais amusez-vous à leurs dépends. Prenez-les pour ce qu’elles sont mais en la jouant second degré vu qu’elles ne le comprennent pas. Vous passerez un excellent moment de détente. Elles sont la plupart du temps pas méchantes, juste « gentilles » comme on dit… Par contre, n’hésitez pas à les humilier dès que vous le pouvez. Elles ont sérieusement besoin de recevoir quelques coups de pieds dans leur cul mou afin de leur faire prendre conscience des choses. Par exemple, pour Noël, offrez-leur un coffret anti-cellulite assorti d’un ravissant gant de crin. Ça les mortifiera au plus profond d’elles-mêmes car, comme toutes ces idoles en carton-pâte n’aspirant qu’à être aimées, elles sont bourrées de complexes.

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Cher journal, aujourd'hui encore, il ne s'est rien passé...LES BLOGUEURS

Les nouvelles trouvailles technologiques nous permettent chaque année de repousser un peu plus les limites de bêtise humaine. Il y a en ce moment les baladeur mp3 que l’on porte autour du cou. Les vaches ont une cloche, les bœufs un lecteur mp3, avec dedans 99,9% de contenu illégalement téléchargé… Mais il y a bien pire que ça.
Quand Internet explosa vers 1998/99, il était de mise de créer sa propre page perso, racontant sa vie avec de nombreuses photos illustrant son bonheur familial (marié par dépit, deux gosses qu’on a pas réellement voulu…), sa réussite (enfin un CDI et 1000€ par mois net, il va pouvoir se lancer dans trente ans de crédit pour une cage à lapin plantée dans un champs de patates…) ou ses orgasmes en direct pour les plus coquins. Maintenant que ces fameuses pages persos au code bancal, truffées de fautes, de gifs animés, de couleurs baveuses et dont le compteur n’a jamais dépassé plus de deux chiffres en cinq ans (seuls les Japonais produisent encore, et avec le plus grand sérieux, des sites sous cette forme), ont rejoint la panoplie du parfait ringard, il fallait trouver quelque chose de mieux pour inaugurer ce nouveau millénaire. C’est chose faite : voici le blog.

Véritable phénomène de société, ce qui nous démontre une fois de plus à quel point nous sommes malades et névrosés, les blogs sont des journaux intimes virtuels mais publics cette fois-ci. Et oui, avant, les journaux intimes à l’ancienne se tenaient sur un carnet de papier. Les nunuches solitaires étaient leurs plus grosses clientes. Jour après jour, se mettant en mode < CALIMERO ON >, notre future maniaco-dépressive couchait sur son papier bleu ciel, à l’encre sentant la framboise, ses angoisses existentielles (« Bouh, que vais-je avoir comme cadeau pour mon anniversaire? »), ses nombreux films faits sur un garçon vu de très loin (« il m’a parlé aujourd’hui!!! Il m’a dit: « Pousse-toi! », je suis sure qu’il veut qu’on couche ensemble tous les deux, hi hi hi! »), ses découvertes du sexe (« avec trois doigts, c’est encore meilleur! ^^; »), quelques poèmes merdeux et autres collages de photos de chanteurs à la mode découpées fébrilement dans un Ok-Podium. Elle fermait ensuite à clé ce confident muet puis le planquait sous son lit, priant inconsciemment que sa mère ne le découvre un de ces jours en passant l’aspirateur dans sa chambre au papier peint dégoulinant de motifs roses. C’était grotesque mais personne n’en entendait jamais parler. Le mot « intime » prenait tout son sens. Terminée la pudeur désormais! Les blogs ont un grand point commun avec la télé réalité: le déballage de la vie privée devant tout le monde! Le principe n’a tout de même pas trop changé: journal intime de papier ou blog virtuel sur le web, c’est le même appel au secours qui s’en dégage. La solitude, le besoin de parler, d’exister, de se confier et le manque de communication en général se soignent à coup de blog de nos jours.

Les blogueurs se livrent intégralement. Leur prose est une sorte de miroir de leur âme. En les lisant, on comprend de suite à quel point ils se font chier dans la vie. Il s’en dégage un incroyable sentiment de vide, de gâchis, de perte de temps. Un trou noir abyssal qui vous aspire le cerveau. Ils ne sont rien, il ne se passe rien dans leur quotidien mais ils tiennent tout de même à le faire savoir au reste de la planète! Une raconte ses derniers achats en manga ou DVD, l’autre affiche ses dessins moches que personne ne voudra jamais; un utilisateur lambda expose les photos de ses amis qu’il voit tous les jours à la fac, untel raconte ses rêves faits pendant la nuit… La même réflexion revient à la lecture de ces vortex virtuels: « Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre???? » Quand on a rien à dire, on devrait fermer sa gueule, disait Coluche. Si ce judicieux conseil était appliqué à la lettre, les blogs n’existeraient pas et ça nous ferait des vacances. Peut-être que cela nous priverait aussi de quelques nombreux fous rire et autres sentiments de pitié devenus si rares dans notre société insensible.
Pour meubler les pixels vides entre deux phrases aux fautes indescriptibles, nos blogueurs adorent poster des photos prises avec leur numérique reçu à Noël. On flashe tout: la portée de clébards fraîchement nés, la chambre, un goûter minable entre loseuses, le panneau de publicité municipale en face sous la neige, certaines vont même jusqu’à prendre en photo ce qui passe à la télé. 20 ans de technologie numérique pour en arriver là…

Qui est le public de notre blogueur? Lui-même déjà, c'est lui qui fait le plus tourner son compteur en se rendant des dizaines de fois par jour sur son blog afin d'y lire d'éventuels commentaires. Ensuite, son entourage le plus proche. Ses rares amis de classe, sa famille, et basta! On tourne sur moins de 10 personnes et les commentaires ne sont que des private jokes à deux balles… Fascinant!
Le blog ne dure pas bien longtemps, moins d’un an en moyenne. Il est très vite abandonné par manque d’envie. L’excitation de la nouveauté s’est émoussée et puis surtout, écrire, même en SMS, c’est chiant pour notre blogueur. Il préfère nettement causer dans son téléphone. Parfois, il l’abandonne brutalement et kille le compte après avoir lu des commentaires sévères sur sa non-existence et/ou ses dents jaunes. Il expose sa vie sur la place publique mais espère secrètement que personne ne la lira…
Le seul désavantage majeur des blogs classiques est le manque de choix de polices de caractère. Avec de l’Arial ou du Verdana, les pauvres filles ne peuvent pas faire de petits ronds, voire même de petits cœurs, sur les i comme elles ont l’habitude de le faire depuis toujours dans leurs rédactions. Qu’importe! un lien menant au trailer du prochain Walt Di$ney ou le site officiel d’Harry Potter et la connerie humaine refait de nouveau surface. Chassez le naturel…

Les blogs les plus hallucinants sont chez Skyblog, une filiale de Skyrock. Il était clair que vu la provenance, la clientèle n’allait pas être des prix Nobel. Skyrock participe activement depuis quelques années, et avec succès, à la lobotomisation de la jeunesse d’aujourd’hui. Les parents-beaufs regardent TF1, leurs gamins-beaufs écoutent Skyrock. Des holocaustes quotidiens de neurones…
On trouve chez eux le plus incroyable ramassis de dégénérés de la nouvelle génération revendiquant haut et fort leur inculture crasse. Skyblog est la poubelle virtuelle de la jeune génération: pleine de déchets nauséabonds et non recyclables. Au cours de nos pérégrinations, jamais nous avons vu, pour l’instant, un Skyblog intelligent, avec du fond et une bonne maîtrise du français de la part de son créateur, jamais! Admirez la finesse des slogans de leurs bannières de pub pour des services téléphoniques surtaxés: « T’as envie de choper? », « Micro-pénis, poitrine trop plate, tu te trouves mal foutu(e), qu’en pensent les autres? », « T’es pudique ou exhibo? », « T’es premier(e) de la classe et personne te parle? » Pour Skyrock, avoir de la culture est une honte. Ça doit même être un critère de non sélection pour devenir animateur chez eux quand on les entend le matin… Génération d’abrutis et également de voleurs puisque neuf fois sur dix, les articles Jpop postés sur les Skyblogs sont des copier-coller effectués sans accord et venant de portails et autres sites originaux. De toute façon, avec Skyrock, qui est la radio du rap, les voleurs ne pouvaient pas être bien loin…

Paradoxe total! Le blog est fait pour raconter sa vie mais ceux qui en tiennent un n’en ont pas du tout. Quant aux autres qui en ont une, ils n’ont pas le temps de la déballer car trop occupés à la vivre.

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Si tu es blond avec un torse musclé, ça m'intéresse aussi!LA FAN DE YAOI

Le yaoi est un courant mineur du manga mais que leurs fans (féminines et hétérosexuelles à 95%, le reste étant composé de gays masculins honteux les lisant en cachette) essayent de faire passer pour majeur, un peu comme le rock visuel en Jpop… Ces mangas ne tournent qu’autour d’une seule chose : l’homosexualité. Les histoires ne sont que des prétextes pour dessiner des partouzes mettant en scène des personnages d’anime/manga du même sexe ou des artistes célèbres. Pour ces derniers, ça remplace les infos privées que les fanatiques n’ont pas.
Pour occuper ses looooooongues journées entre deux cours qui la mèneront à l’ANPE, la fan de yaoi en dessine elle-même. Enfin, le mot « dessiner » est à prendre au dernier degré ici car tous ces pauvres tâcherons adeptes du fan art, mais se prenant tout de même pour des génies parce qu’ils mettent en couleur leurs croûtes sous Photoshop, ne savent que recopier les cases de leurs dessinateurs favoris, Kurumada ou Clamp en tête ; des mangakas qui, eux-mêmes, n’ont jamais su dessiner correctement…
Plus large que haute, avec de grosses lunettes, s’habillant mal, le grouin et le front luisants, vivant le plus souvent dans une ferme plantée au fond du cul de la province française, la fan de yaoi donne ses lettres de noblesse au terme de « loseuse ». Elle ressemble beaucoup aux gothiques me direz-vous. Oui, mais il faut savoir que les deux milieux se fréquentent assidûment. Qui se ressemble s’assemble. Certaines cumulent même le double handicap « gothique fan de yaoi » à la fois. Pas de pot…

Notre grosse vilaine n’a pas d’amis véritables. Ses seuls compagnons fidèles sont ses petits dessins qu’elle scotche fièrement sur les murs en crépi de sa chambre pour que tout le monde les voit, mais comme personne ne vient jamais lui rendre visite… Elle adore gribouiller, avec de nombreuses erreurs de perspective et d’anatomie, ce qui restera toujours la marque de fabrique des mangas et de leurs élèves, des torses imberbes de mecs truffés d’abdos, des culs masculins dilatés, des bites surdimensionnées dressées vers le ciel, des fellations entre hommes ruisselantes de sperme etc. Ça l’excite. Du véritable touche-pipi avec la main humide ! En fait, elle couche là sur son papier-machine tous ses fantasmes nés de sa frustration.
Comment fait-elle ? Elle ne va pas dessiner tout ça de mémoire puisqu’elle n’a jamais eu de mec. Même un baiser, elle ne sait pas ce que c’est. Et à part son père ou son petit frère, elle n’a jamais réellement vu de messieurs tous nus. Alors elle va au plus pratique : elle pioche dans ses mangas yaoi favoris achetés par VPC. Voilà pourquoi les scènes de fesses de ces bouquins se ressemblent toutes !
Elle se croit tolérante et ouverte d’esprit en disant « comprendre » les homosexuels alors qu’elle en a jamais rencontré de sa vie. Les gays n’ont pas besoin de compréhension d’ailleurs, on n'est plus dans les années 50 et cela insinue une notion de pitié insupportable. Ils veulent juste qu’on arrête de penser que « gays = mecs qui s’enfilent » et « lesbiennes = nanas qui se broutent » vu que c’est ce que pense la majorité des hétéros lorsqu’ils en rencontrent. Les gays réclament surtout le droit à l’indifférence.

En réalité, les homos et leur cause, notre truie de service s’en fout complètement. Le yaoi est simplement la meilleure solution qu’elle ait trouvé pour s’exciter à peu de frais en voyant encore plus de beaux mâles au cm². D’ailleurs, ses mangas sont exclusivement masculins, elle déteste ceux avec des lesbiennes qu’elle trouve immondes. Elle aime les homos mais uniquement lorsque ce sont des hommes et obligatoirement super mignons. Il faut que ça colle avec sa vision hétérosexuelle des choses. Ça rappelle ces blaireaux tannant leur copine pour faire un trio avec une seconde fille et les voir se tripoter pour le plus grand plaisir de leur seigneur et maître. Mais hors de question pour lui de rendre la politesse à sa nana avec un autre mec. Ça va pas non ? C’est pas un pédé lui !! La fan de yaoi est pareille, la même mentalité de gros con, le côté pauvre fille en plus.
Il y a de ça 15 ans en arrière, les paumées se frottaient l’oreiller en pensant très fort à Patrick Bruel ou Anthony Dupray. Maintenant, c’est en lisant des mangas yaoi avec un clone de Gackt se faisant casser le cul par le Dr. Slump…

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Radio corbeau, croa croa croa!!!LE MYTHO DU NET

Le mytho du Net est un superbe spécimen dont tout tourne autour de l'envie, de la jalousie, de la haine et d'un énorme sentiment de rejet. Comme tous les ratés confirmés et conscients de l'être, son désir secret est d'être reconnu et adulé afin de prendre sa revanche sur le monde. Pour arriver à ses fins, il n'a pas d'autre choix que d'être partout à la fois. Il installe donc sa tente préfabriquée sur les forums les plus visités, surveille tout le monde et joue les inspecteurs des travaux finis des véritables acteurs du web qu'il hait et dont il convoite tant la place.
Il les hait mais avant de passer en mode offensif, il a tout de même essayé de devenir leur pote en utilisant essentiellement sa langue et des tonnes de cirage. Opportuniste et intéressé, cet orateur mielleux utilisera tous les discours les plus flatteurs et les attitudes les plus basses pour parvenir à ses fins. C'est tellement gros et ça sonne tellement faux qu'on lui claque bien souvent la porte au nez tel un vulgaire représentant en aspirateur. Il s'y voyait déjà, faisant partie de cette élite, régnant sur les néophytes, et tous ses rêves de gloire s'écroulent. La désillusion est tellement grande et la vexation si cuisante qu'il ne lui reste plus que la haine comme réponse. Comme ces ados rejetés par leur amour platonique.

Puisqu'il ne pourra jamais intégrer ce club très fermé, il essayera de le détruire par tous les moyens. Prenant en grippe l'un de ces chefs de meute qui l'a rejeté, et une fois planqué derrière tout un tas de pseudonymes différents donnant faussement l'illusion du nombre alors qu'il est tout seul, et surtout de programmes le rendant incognito, tel un véritable corbeau du Net, il diffame, délatte, affabule, « mythonne », théorise, parodie, salit, bave, dégueule et hurle son amertume dans un désert virtuel et devant des quidams ne comprenant pas très bien de qui ou quoi il parle. Il est si aigri qu'il peut jusqu'à monter des sites ou blogs bidons sur son ennemi juré, avec force mauvais montages-photo, et coulant bien vite pour cause de diffamation évidente, ce qui ne l'arrange pas niveau amertume.
Comme il a souvent beaucoup de temps libre, il faut bien qu'il s'occupe un peu. Il passe donc ses journées à espionner et à classer la moindre info perçue sur son ennemi. Son sport préféré est de prendre le nom de cette nemesis perso et de se faire passer pour elle en parsemant les forums de posts diffamatoires qu'il ne manquera jamais de montrer ensuite comme preuves irréfutables lorsqu'il reprend sa vraie-fausse identité. « Regardez, il a écrit ça, c'est un fou, je l'ai toujours dit ! » S'il avait eu un véritable talent d'acteur, ça aurait pu marcher mais hélas… Remercions quand même Internet d'avoir permis la renaissance d'une catégorie de personnage que l'on croyait totalement disparu depuis la fin de la deuxième Guerre Mondiale. En remontant l'arbre généalogique du mytho du Net, on devrait pouvoir trouver des collabos notoires et autres grands-mères tondues. Le pays serait à nouveau envahi, il dénoncerait sans remord son ennemi aux autorités d'occupation. N'oublions pas que les dénonciateurs sont toujours des gens qui ont des choses à cacher.

De par sa nature, le mytho est nécessairement lâche, veule et hypocrite. Lorsqu'on lui propose un travail en équipe, il est prêt à tout pour plaire, mais qu'il rencontre une niche plus accueillante entre temps et il larguera l'ancienne sans état d'âme, allant même jusqu'à mordre la main de ses premiers maîtres qui l'ont si bien nourri pendant quelques temps. Le mytho du Net est avant tout un chien en quête d'un maître digne de lui.
Il promet énormément, parle de projets futurs immenses qui écraseront tout le monde et brasse beaucoup d'air autour de lui afin d'avoir une petite cour de fidèles gogos prêts à gober ses discours pompeux et fumeux. Evidemment, rien n'arrive jamais mais il a toujours une bonne excuse pour expliquer ce néant ; celle du complot contre lui revient le plus fréquemment. On l'empêche de travailler parce qu'il est trop dangereux, il sait trop de choses, il gêne ceux déjà en place qui ne pourraient pas lutter face à lui alors on lui met des bâtons dans les roues… Quelle imagination !
Cette plaie humaine se fait démasquer à cause de deux points faibles qui lui sont fatals. Le premier est qu'il est persuadé d'être meilleur que vous ! Il ne cessera jamais de vous faire remarquer qu'il a des contacts très pointus avec le milieu professionnel, que le domaine de la communauté qu'il vise n'a pas de secret pour lui, qu'il était là avant tout le monde, qu'il connaît personnellement quelques célébrités du milieu etc.
Son second point faible est son absence de bilan. Quand on fouille un peu le passé du mytho, on s'aperçoit qu'il n'y a rien du tout ! Pas de travail sérieux, pas de fond ni de forme, rien ! Pas une ligne sur le papier, pas un octet sur le Net ! C'est une véritable baudruche pleine de vide. Que de la gueule ! Mais il s'autorise tout de même à juger le travail des autres et n'hésite pas à leur donner des conseils afin d'améliorer la chose.
Avec une telle attitude, il finit par se griller tout seul. S'il ne se fait pas virer avant, il part de lui-même, furieux et incompris, jouant les martyrs, sans oublier d'effacer tous ses anciens messages. Hélas ! on ne se débarrasse pas de lui comme ça. Même lourdé par la grande porte, il reviendra toujours par la fenêtre au bout de quelques mois avec un nouveau pseudo, une virginité toute neuve mais la même attitude ! Ça le mène, c'est plus fort que lui. Seul le bannissement de son adresse IP permet d'en finir définitivement avec cet étron flotteur.

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Interdit en dehors des périodes de carnaval!LE COSPLAYEUR

Le cosplayer est un monument à lui tout seul. Rarement la bêtise humaine et l'absence de dignité ne se sont autant distinguées qu'avec lui.
Souvenez-vous de vos Mardi-gras à la maternelle, quand vous faisiez des costumes en papier crépon, des masques et des colliers de nouilles. Vous aviez moins de cinq ans et vous finissiez la journée en chantant les génériques de dessins animés à la mode dans la cour de l'école. C'était mignon tout plein. Et bien le cosplay, c'est la même chose mais avec 15 ou 20 ans de plus dans la face désormais acnéique des déguisés !
Tel le carnaval annuel gay de San Francisco, on voit débarquer depuis quelques années dans les salons dédiés aux « japoniaiseries » des armées entières d'épouvantails grimées avec les moyens du bord et prêtes à se donner en spectacle à l'aide d'une chorégraphie improbable mais qu'elles ne manqueront jamais de filmer en numérique pour la proposer ensuite, fièrement, sur un site dédié, afin que le reste du monde puisse les voir. On tient là l'aspect primordial du cosplayer : être vu !

Le cosplayer ne vit plus que pour ces salons. Il faut le comprendre aussi, ce sont ses seules sorties de l'année. Son calendrier ne comporte que des dates vitales pour lui : Baka Manga en mars, Epita en juin, Japan Expo en juillet, rattrapage des examens en septembre, Bd Expo en octobre, Noël en décembre… Chaque jour passé le rapproche un peu plus de celui où la larve deviendra papillon. En attendant ce jour bénit, il chine à la recherche de tissu bon marché, découpe, scotche, colle, coud et répète devant son miroir.
Démarré au départ comme un simple pari entre potaches, le cosplay est devenu une véritable institution dans les salons et pris très au sérieux par ses fans les plus durs. C'est désormais un mode de vie pour certains que de se travestir pour un parterre de visiteurs qui n'en demandaient peut-être pas tant. Amusons-nous un instant à imaginer ce que donnerait un gigantesque incendie dans ces lieux clos, où l'on fait entrer plus de personnes que les règles de sécurité ne l'autorisent juste pour faire plus de fric, et la tâche ingrate pour les parents que de devoir reconnaître à la morgue les corps carbonisés de leurs rejetons uniquement par les restes de leurs costards…
Mais entre ceux qui ne sont là que pour s'humilier en public et gagner des invendus en guise de prix, il y a aussi des tonnes de participants qui y croient et se la jouent dans des costumes sponsorisés par Moltonel. On les voit, paradant à l'aide d'armures de Chevaliers du Zodiaque taillées dans des barils de lessive de 10kg, monstrueux de prétention et d'imbécillité. Et ne parlons même pas de ces ersatz de filles moches aux cuisses flasques toutes piquetées de cellulite tremblotante, empaquetées tant bien que mal dans des sacs poubelles flashy censés représenter des costumes de « magical girls » et prêts à exploser tant le volume de barbaque molle les remplissant est important. Si vous voulez emballer des cosplayeuses, il vous faudra presque obligatoirement aimer la charcuterie. Pourquoi ne se réservent-elles pas pour d'autres salons, celui de l'agriculture par exemple ? Certains affirment sans rire que « le cosplay, c'est de l'art ! » Et du lard surtout…

Pour une large majorité de ces résidents permanents du pays des rêves, le cosplay sert surtout de thérapie grâce au transfert de personnalité. Costumés comme leurs idoles, ils peuvent se prendre pour ce qu'ils aimeraient tant être dans la vie. Enfin ! ils sont beaux. Enfin ! on les regarde. Enfin ! ils sortent de l'anonymat. Enfin ! ils ressemblent à ces héros de la télé qu'il visionnent toute la sainte journée. Ces cosplay sont de véritables soupapes pour évacuer le stress de gens sans personnalité se morfondant dans une vie minable et un complexe d'infériorité hors norme.
L'argumentation des fans de ces bals costumés pour adolescents attardés et restés bloquer dans une enfance insouciante et idéalisée est : « C'est pour délirer entre amis ! »… Drôle de délire quand même. Et drôles d'amis également. Ils ont beau dire qu'ils sont là uniquement pour amuser la galerie, c'est faux. Leur désir est avant tout d'être vu, de devenir l'attraction du moment le temps d'un après-midi et recueillir quelques bravos. Certaines ne font ça uniquement dans l'espoir de se faire remarquer par un directeur de casting, n'hésitant pas à revêtir le minimum syndical question costume. Le cosplay n'est rien d'autre que de l'exhibitionnisme.
Et attention! Le cosplayer a beau être un abruti de première, il est fier! Vous pouvez lui piquer toutes les photos que vous voulez sur son Skyblog et autres forums consacrés, pas de problème, à condition de toujours le complimenter à la fin sur son costume, physique et air intelligent. Mais si vous avez le malheur de rire de lui, il se sentira humilié et vous écrira pour vous sommez d'enlever immédiatement ses photos parce que vous n'avez pas les droits d'auteur ou l'autorisation. Avide de reconnaissance et de gloire, il ne faut surtout pas le rabaisser et lui dire autre chose que ce qu'il s'est lui-même auto-convaincu, ça lui rappellerait trop sa vie de tous les jours.

A bien regarder, le cosplayer n'a même pas besoin d'être ridiculisé ou traîné dans la boue, il s'en charge lui-même à chaque salon et avec le sourire. Et puis, quelle joie pour celui qui doute de découvrir grâce à ces imbéciles qu'il y a toujours plus bête que soi ! Espérons qu'un jour il comprenne que ses tenues grotesques et autres chorégraphies épileptiques font que l'on rit de lui et non pas avec lui. Le ridicule ne tue pas certes, mais il achève.

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Y'a que X Japan qui est bien en musique japonaise!LE VISUALEUX

Le fan de rock visuel, ou « visualeux », est une véritable machine à remonter le temps. Lorsqu'on le rencontre, il ne peut s'empêcher de vous parler d'artistes morts ou complètement oubliés au Japon depuis plus de dix ans. Le visualeux ne retient rien de l'actualité musicale actuelle, mis à part ses rares fossiles encore en activité et obligés de s'auto parodier pour continuer de vivre, Dir En Grey en tête.
Le visualeux tourne en rond, il stagne dans une période révolue, comme ces Japonais qui pensent encore que la chanson française ne se compose que de Sylvie Vartan, Jane Birkin ou France Gall… Ses sites ne sont que des archives, des images du passé, jaunies, défraîchies. Pas ou peu de news, juste des annonces de best of, de séparation, de décès ou des dates d'anniversaires très nostalgiques. Taxidermistes dans l'âme, ses idoles sont, et seront toujours, X Japan, Luna Sea, Malice Mizer et surtout Hide comme porte-parole du mouvement et passé au rang de mythe car arraché à la vie trop tôt par une sournoise attaque de serviette chaude…
Le visualeux ne pourra jamais passer à autre chose. Dans 20 ans, il continuera de se débarrasser de ses pellicules à grands coups de « head banger » au son des mêmes disques bruyants et sera toujours bloqué sur ses Zaza Napoli en version zombie et autres mecs en porte-jarretelles. Certaines pauvres filles vont même jusqu'à les trouver beaux !
Le rock visuel, appelé également visual rock ou visual kei suivant le taux de snobisme de ses fans, se définit comme un courant 100% japonais. Il faut rire ! A part le walkman, les Japonais n'ont jamais rien inventé en musique ! Ils piquent des trucs qu'ils améliorent plus ou moins ensuite, nuance ! Quand on a un peu de culture musicale, ce qui est rare parmi les fans de musique japonaise, on s'aperçoit de suite que le rock visuel, c'est du pudding ! Pour la zik, on pique tout au hard FM américain des années 80, comme Def Leppard, Motley Crue, Poison ou Cinderella par exemple. Quant au maquillage et autres fringues de tata, le rock visuel doit tout au glam rock des années 70 (Marc Bolan de T-Rex, Roxy Music et autres David Bowie période Ziggy Stardust et Aladdin Sane), sans parler d'Alice Cooper et de Kiss pour le côté grand-guignolesque et de quelques touches de gothiques voire même de new wave. Notons également que Poison ou Cinderella, très connus au Japon, jouaient également à fond la carte des maquillages, coiffures à la Jem et les Hologrammes et autres talons hauts au moment même où le visuel naissait. Que seraient les fans de visuel sans les Anglo-saxons ? Des comiques essayent de nous faire avaler que les costumes et autres maquillages de ces clowns métalleux japonais sont directement issus du théâtre No et autre Takarazuka… Rires garantis !

Avant l'illumination, ou plutôt le plongeon dans les ténèbres, le visualeux n'était rien. Un(e) étudiant(e) noyé(e) dans la masse. La même coupe de cheveux, le même sac à dos, le même pantalon de taille 52… Mais après la rencontre avec la divine musique, il est transformé. C'est Jex Four N°2 ! « Avant j'étais moche, ma vie était un enfer…» Le rock visuel chamboule tout ça. Les filles s'habillent désormais en cadavre, osent les tenues excentriques mais uniquement quand elles sortent à plusieurs, ce qui permet de se cacher derrière une copine plus téméraire… Les mecs s'épilent les sourcils, se maquillent, mettent des jupes, laissent pousser leur tignasse, envisagent la pose d'un butt plug permanent et se font casser la gueule dans le métro par les niketamers qui, on le sait tous, sont des gens ouverts et tolérants… La copocléphilie faciale et autres impressions épidermiques permanentes se succèdent sur leur corps-cobaye et sont offerts pour les anniversaires et autres fêtes de fin d'année par des parents dépassés, manipulés, et qui en étaient restés au brillant à l'oreille. Parfois même, le visualeux rencontre d'autres visualeux et se fait ainsi des amis, chose qu'avant il n'avait pas. Il s'essaye à la guitare électrique aussi. Il a enfin trouvé un but, du moins pour les cinq prochaines années, juste avant de passer son BAC…
Que dire de plus de ces gens sans aucune personnalité et qui mordent à l'hameçon d'une mode exotique, bien que totalement dépassée au Japon ? Possédant un énorme complexe d'infériorité, et n'ayant pas de talent particulier pour briller en société, ils misent tout sur l'apparence extérieure, une sorte d'armure étincelante censée les protéger et masquer leur vide intérieur. Ils sont les seuls à y croire, leurs parents soupirant vaguement à leur vue en se disant que c'est l'âge bête et leur entourage profane attendant qu'ils aient tourné les talons-aiguilles pour se foutre de leur gueule en riant très fort…

Les figures les plus emblématiques du rock visuel étant en état de décomposition sérieusement avancée, ou séparées depuis déjà pas mal d'années, les anciens fans se sont retrouvés un peu embêtés au bout d'un moment. Plus de news ou presque. Comment prolonger la fête et retrouver cette ambiance de quasi monopole qu'ils détenaient sur la musique japonaise au milieu des années 90 en France, grâce au matraquage intensif d'une boutique de manga du 11e arrondissement ? Les plus accros ont commencé par lorgner du côté de la scène visuelle « indies » japonaise. En réalité, ils n'ont pas eu trop le choix vu qu'à l'heure actuelle, le rock visuel ne peut survivre que dans l'indies puisque ce courant est mort et enterré au Japon niveau majors. Hélas ! sur des milliers de débutants, combien passeront-ils à la trappe faute de talent ? Entre massacrer ses idoles et faire preuve d'originalité et de talent, il y a un monde.
En parlant de massacre, quelques comiques occidentaux nés ont franchi le pas en montant leur propre groupe amateur de rock visuel, des « copy bands » comme on les appelle. Après avoir dévalisé la trousse à maquillage de leur petite sœur et l'armoire à fringues de leur grand-mère, ou l'inverse parfois, les visualeux qui ont un peu trop regardé leurs DVD d'X Japan en live pourront reprendre, en braillant d'une voix fausse, monocorde et en yaourt, des paroles dont ils ne comprennent pas la signification sans parler des nombreux couacs aux instruments. A voir absolument avant de crever !
Le visualeux a légèrement retourné sa jupe depuis quelques temps. Durant la période dorée que furent les années 1995/1999, il a tout tenté pour nous faire croire que la seule musique qu'il y avait au Japon n'était que du rock visuel. La Jpop ayant définitivement pris sa revanche, après avoir été occultée pendant des années par ces mêmes visualeux signalons-le, sa nouvelle stratégie est de dire publiquement que sa musique est très underground et assez peu connue là-bas. On sent là un besoin de garder ça pour lui, une sorte d'égoïsme très enfantin, et cela sous-entend fièrement aussi que, comme c'est pas connu, c'est forcément bien. Le message à décoder est celui-ci : « Moi, j'écoute de la musique indies et non commerciale, pas comme vous! » On évitera de lui dire que, lorsque l'on va dans un magasin de musique au Japon, les Cd de Dir En Grey se retrouvent toujours dans les bacs Jpop… De toute façon, la soi-disant musique indies n'est en fait qu'une ruse des grosses boîtes de disques. Tout ça alimente les mêmes caisses. C'est juste une arme marketing. L'indies flatte simplement le côté rebelle des cons.

Force est de reconnaître que le rock visuel a bien du mal à mourir définitivement en Occident et surtout en France. Il a fallu que ça tombe sur nous. Les fans les plus accros à ce machin puant la charogne n'ont pas les yeux bridés. Il y a qu'à voir les meilleures ventes sur les boutiques online destinées aux occidentaux comme Ye$asia par exemple. On trouve des tonnes d'européens et autres gros yankees bien plus au fait des bas-fonds japonais que la majorité des nippons, pour qui ce courant musical n'est plus qu'un très lointain souvenir et provoque bien souvent l'hilarité chez eux en apprenant que des gens écoutent encore ça. Pourtant, des tas de gamines en France, bien emmenée par l'hallucinant mouvement des gothiques-lolita (voir plus bas), continuent de découvrir la musique japonaise par l'entremise de X Japan alors qu'elles avaient encore de la crotte au cul lorsque Hide faisait pousser de la mandragore… Grâce à elles, on assiste à des scènes souvent surréalistes. Agées le plus souvent de 12 à 15 ans, elles n'hésitent pas à emmener avec elles, aux rares concerts européens de leurs épouvantails fétiches, leurs parents, un peu à la manière de la précédente génération qui venaient voir en famille Hélène sans ses garçons à Bercy… Après tout, c'est normal, ce sont toujours papa et maman qui payent leur place et puis ces derniers veulent s'assurer que leur bout de chou ne risque rien dans cette faune de rebelles grand teint, bien que tous issus de la classe des petits bourgeois…
Le mieux est encore de laisser tranquille cette tribu d'empaillés. Ils savent d'instinct que leur temps est compté et ils se sont déjà parqués eux-mêmes dans des enclos spécialement adaptées à leurs besoins auditifs, comme le Piano-Vache ou La Loco par exemple…

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Si tu es blonde avec une forte poitrine, ça m'intéresse aussi!L'OTAKU

Véritable challenge pour tous psychiatres qui se respectent, l'otaku est une nouvelle forme d'autiste, avec une forte connotation sexuelle et fantasmatique, apparue avec la mode des mangas à la fin des 90's en France. Ils existent depuis de nombreuses années au Japon, pays jamais en retard en terme de cas sociaux.
L'otaku est âgé de 15 à 25 ans, voire plus dans les cas les plus désespérés, et est de sexe masculin à 95%. Dans la rue, rien ne le distingue de la masse, mais il est vrai qu'il sort très peu dans la rue… L'otaku est casanier jusqu'à l'obsession. Il restera cloîtré chez lui, dans son antre, véritable temple dédié au culte de son idole favorite. Notons que l'idole en elle-même peut tout aussi bien être une chanteuse (souvent très jeune), qu'un personnage féminin de manga ou d'animation nipponne. Il ne sortira de chez lui uniquement que pour les choses totalement indispensables, comme aller travailler ou en cours, ce dernier étant le plus courant car l'otaku est surtout étudiant vu sa moyenne d'âge. Il a compris que la fac était le meilleur endroit pour continuer au chaud sa glanderie quotidienne sans avoir les responsabilités de la vie active dont il se sait incapable. Il continuera le plus longtemps possible des études qui le mèneront à une carrière hasardeuse puisque lui-même ne sait pas quoi faire plus tard, à part traducteur ou dessinateur de manga…

Sa semaine se compose de trajets simples : maison-fac, fac-maison. Le week-end, visite dans de la famille proche, un cinéma, un resto jap et une balade de temps à autres dans un parc d'attractions où l'on paie cher pour rire et s'amuser grâce aux chorégraphies débilisantes de smicard déguisés en souris géante avec des bretelles… Une vie palpitante ! L'otaku-étudiant parasite ses parents en vivant sur leurs dos et leur sueur. Sa vie n'est faite que de loisirs. Peu importe de savoir s'il pourra, oui ou non, payer ses factures à la fin du mois ou remplir le frigo ; ce genre de truc ne le concerne pas, ses parents le font pour lui. La seule chose qui compte est de vampiriser assez d'argent pour pouvoir se payer le dernier DVD du moment. Et lorsqu'il est indépendant, ce qui est tout de même assez rare, tout son argent passe dans l'achat en quantité industrielle de support médias et autres bouquins made in Japan. Son appartement est une copie conforme de son ancienne chambre et il y règne sans partage. Il y est le maître absolu et quelle revanche éclatante pour lui qui n'est rien dans la vie courante ! Rien de mauvais ne peut lui arriver dans ce cocon protecteur, à part une panne de courant ou un incendie. Les rares fois où l'otaku quitte sa bulle, c'est pour aller au Japon, destination obligatoire désormais pour tous fans qui se respectent, pour une période de 15 jours à un mois. Grâce à l'argent de papa/maman, il y fait toutes les boutiques, assiste à un concert de son idole favorite, visite en compagnie d'une cinquantaine d'Américains en short des temples si typiquement japonais, va au karaoké, se paye un dessin original dédicacé par son mangaka favori et revient en croyant avoir tout compris de ce pays…

L'otaku collectionne. A défaut d'amis, il s'entoure d'objets. Il aime tenir à jour et exposer sa volumineuse liste de Cd, DVD et autres divx composée sous Excel, sauf sa liste de films de fesses qu'il ne vous donnera qu'après être vraiment devenu copain avec vous. Ce qui compte, c'est entasser le plus de choses possible ! C'est rassurant. Quand il ne peut se payer le DVD ou le Cd, il sélectionne avec grand soin la qualité d'encodage. Il lui faut le truc le plus gros, ça comble mieux. Donc, de l'iso uniquement pour les clips et du mp3 en 320kbp/s ou du flac pour les Cd. Ses étagères sont pleines, ses disques durs sont pleins, sa vie et son cœur sont vides. Inapte à la vie dite « normale », l'otaku s'est recréé un univers entier. Il vit dans un rêve éveillé. Bien souvent, il est persuadé qu'il partira vivre définitivement au Japon où « tout est bien là-bas, pas comme ici ! », et qu'il y rencontrera enfin son idole de toujours, quand elle existe réellement. Il a toute les adresses pour cela. Les bureaux de la boîte de production, ceux de l'établissement où travaillent encore les parents de la belle, la maison de disque etc. Impossible qu'il la manque ! Il la séduira sans problème grâce à son côté « french lover » et voire plus si affinités. Amusant venant de lui qui n'a jamais pu avoir ne serait-ce qu'une seule relation, même superficielle, avec une personne du sexe opposé dans toute sa pauvre vie. Le simple fait de faire la bise à une fille, même moche, le convulse, alors une relation complète, tu parles…
L'otaku est une coquille vide, un légume, un loser plein pot, un être qui ne sert à rien. Ses organes à la rigueur, pour une transplantation en cas d'accident mortel… Il consomme, c'est tout. Il n'a aucune vie privée et encore moins sexuelle, à part tout seul, activité dans laquelle il excelle. D'ailleurs, les filles qu'il peut croiser ne l'intéressent pas vraiment, elles ne sont pas aussi belles que son idole. C'est que l'otaku est difficile en plus ! A force de regarder toute la journée des photos de chanteuses rendues plus ou moins sublimes grâce à Photoshop, toutes les autres filles « de la vie réelle » sont devenues moches pour lui. Sa vision de la femme est complètement faussée. A part chez les racailles, on rencontre rarement autant de masturbés de plus de 20 ans que chez les otaku.
Il n'a pas de véritables amis non plus ou juste virtuels de par son ordinateur : des personnes comme lui, en mieux ou en pire, mais qui ne risquent pas de lui apporter la contradiction, qu'il ne connaît que sous un pseudo grotesque dans une messagerie instantanée et qu'il ne rencontrera jamais en vrai.

Il est infoutu de vous parler d'un Cd de musique occidental vu qu'il n'écoute que de la Jpop, une exposition ou le dernier bouquin d'un écrivaillon français. Obsédé par les mangas et les animations, il mêle de manière compulsive les rares mots de japonais qu'il connaît à sa pauvre conversation qui ne tourne que sur le pays du soleil levant. Certaines filles de cette catégorie adorent mettre la particule japonaise « ne » en fin de chacune de leur phrase, donnant ainsi à son interlocuteur des envies irrésistibles d'avortement rétro-actif, sans parler de ces tics de sous-langage écrit employés par toutes bonnes abruties modernes tels que « hi hi hi » et l'insupportable « LOL » dans leurs blogs osant nous déballer jour après jour le néant de leur quotidien.
L'otaku montre le désœuvrement intellectuel, le vide intérieur et la misère sexuelle de certains individus de la jeune génération française actuelle, la tristement fameuse et si ridicule « génération Albator », même si le borgne de l'espace n'y est pour rien là-dedans et qu'il se passerait volontiers de cette descendance dégénérée. Pour éviter de le mêler à tout ça, on parlera plus de la génération qui a poussé devant le Club Dorothée ou Youpi ! L'école est finie, avec les dégâts neurologiques que l'on sait, et qui depuis moins de cinq ans envahie les facultés afin d'y apprendre la langue de Mishima mais pour quelques trimestres seulement, le temps de comprendre que, entre lire un manga de Dragon Ball Z en VO et apprendre 3000 kanjis de base, il y a de la marge.

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La mort, c'est vraiment trop trop choupi!LA GOTHIQUE

Nouvelle mode chez les djeunz, en particulier chez les filles, les gothiques reviennent en force après nous avoir fait pitié dans les années 80. On les croyait enfin mort, pour de vrai, mais non ! Tout le monde s'y met au gothique, même Indochine, avec une moyenne d'âge de 40 ans pour le groupe…
Ceux qui pensent que cette mode est toute récente et emmenée par des séries aussi insipides que débiles telles que Buffy ou Charmed, des films comme Van Elsing, Underworld ou des musiciens « rebelles » comme Evanescence, dont les Cd sont en vente dans le premier Monoprix du coin, sont des incultes de première. Les modes ne sont que d'éternels recommencements avec vingt ans d'écart en moyenne.
Le gothique est à la base une branche de la musique new wave datant du tout début des années 80. Leurs auteurs ont simplement largué le pessimisme joyeux et mélodique de la new wave pour se concentrer sur les musiques les plus tristes et chiantes possibles, et avec tout le fourbi de crucifix et de cercueils en contreplaqué allant avec. Vous avez aimé les musiques de fond du jeu Castlevania ? Alors vous adorerez le gothique ! Claviers Bontempi recréant des orgues d'église et du clavecin, grosses voix caverneuses, larsen de guitares électriques, piano MIDI et cantiques synthétiques sont désormais le quotidien musical de ces clones de Beetlejuice. Une sacrée merde. Leur cerveau est l'agneau sacrificiel de leurs messes noires quotidiennes entre deux prières à Saint Biactol.
Les gothiques de maintenant sont plus métalleux, et surtout visualeux (amateur de rock visuel japonais) quand ils fréquentent le milieu de la musique nipponne, et s'autorisent les piercings les plus mutilants pour ne choquer personne puisqu'il y en a désormais plein les rues. Il n'y a qu'à leur travail que l'on peut les voir au naturel. En effet, Mac Donalds' refuse que leurs larbins se déguisent en porte-clés. A quand le piercing directement sur la cervelle des gothiques ? Pratique en plus, les trous sont déjà faits !
La gothique voit la vie en noir. Elle est triste et blasée, comme tous les enfants trop gâtés. Pauvre petite fille riche qui a toujours eu tout ce qu'elle voulait sans jamais le mériter ! Elle n'aime pas la société actuelle, celle-la même qui lui permet d'être librement ce qu'elle est et lui donne trois repas par jour. Comme tous les bobos, les gothiques aiment bien cracher dans la soupe sans pour autant agir afin de changer ce qui les dérange tant. Ils se plaignent sans savoir pourquoi, parce que c'est dans l'air du temps, pour se différencier, pour montrer qu'ils existent sans doute, eux que l'on ignore ou que l'on marche dessus toute l'année… Les gothiques, c'est comme les communistes : il n'y a plus que les pays trop riches qui en produisent encore.

Niveau rébellion, les gothiques s'en tiennent simplement au look, acheté dans des boutiques chics parce que avoir l'air d'un rebelle de nos jours, ça coûte un paquet de pognon ! Ces gens-là sont totalement fabriqués et aliénés par la société de consommation mais ils ne s'en rendent même pas compte. Pire encore ! Ils pensent être à contre-courant ! Depuis le punk chic de Vivienne Westwood, les maquereaux de la fripe ont bien compris comment se faire du beurre avec ce genre de mode éphémère. A coups d'études de marché et de ciblage, on vend à des paumés un look, et par la même occasion une façon d'être et de penser, le tout élaboré par des maisons de disques ou de couture, et bien relayée par la presse branchouille-beauf qui vous matraquera que, si vous ne ressemblez pas à « ça » cette année, vous n'avez pas le droit d'exister. Ça a marché avec tous les jeunes des générations précédentes depuis 40 ans, ça marchera encore avec les gothiques. De vrais moutons. Pour le reste, ce sont de bons petits enfants qui suivent avec application leurs études et qui rentrent bien sagement à l'heure dans l'appartement familial de 200m². Ils ne veulent surtout pas décevoir papa et maman. Après tout, ce sont eux qui leur permettent de se payer la panoplie de Morticia Addams grâce à l'argent de poche généreusement octroyé en échange de bonnes notes ou de mettre la table une semaine sur deux.
La gothique ressemble à la fille de l'embaumeur. Le même teint livide, n'inspirant pas la bonne santé. D'ailleurs, quand elle a un accident mortel, il n'est pas rare d'entendre ses amis demander au médecin légiste de s'assurer qu'elle est effectivement bien morte car de son vivant, elle ressemblait déjà à un cadavre…
Les métiers de la mort ne connaissent pas le chômage. Chaque personne est un futur client potentiel, directement ou indirectement. Les affaires sont d'ailleurs très florissantes, surtout pendant les périodes de canicule. La même aisance matérielle, l'abondance. Ça permet à nos « gogothiques » de bien manger. Le revers de la médaille, c'est que ces mêmes filles sont bien souvent obèses. Suite logique pour elles que de s'habiller en noir, parce que ça amincit.

Le gothique-visualeux est très amusant. La majeure partie du temps étudiant en japonais pour moins de trois ans en moyenne, avec un taux d'échec frôlant les 90% vu qu'il est assez difficile d'apprendre une langue étrangère quand on a pas encore totalement terminé l'apprentissage de la sienne, on le reconnaît de suite dans la masse. Imitation chinoise d'un t-shirt X Japan sur le dos, croquenots de bûcheron, visage pâle, tignasse longue et huileuse, yeux éteints par l'abus de chichon… Une bonne petite tête de gagnant !
Comble du ridicule, le gothique-visualeux colle le suffixe « sama » derrière le nom de chacun de ses artistes les plus vénérés : Gackt sama, Mana sama, Hide sama, Ben Laden Oussama… Sama veut presque dire « maître » en japonais, on se met quasiment à genoux devant la personne en l'appelant comme ça, cela montre à quel point nos rebelles de pacotille sont serviles. Serviles et avides de consommer. Voilà de beaux corbeaux ne demandant qu'à être plumés. Des professionnels de l'amateurisme l'ont bien compris et profitent de l'aubaine pour leur vendre tout et surtout n'importe quoi sur ce qu'ils aiment : soirées spéciales dans des bars, magazines dont les articles sont entièrement pompés sur le Net, tournée mondiale dans des MJC de 50 places etc. et ils ont bien raison.
N'oublions pas non plus une autre caste issue de la même branche, sommet de la bêtise adolescente celle-ci : les gothiques-lolita, péjorativement appelées également « goth-poufs », qui, en plus de leurs fringues noires de taille 12 ans et de pointes d'oreilles made in China, épinglent sur leur sac de collégienne des goodies Hamtarou et autres stickers à paillettes. La goth-pouf est très jeune, de 13 à 16 ans maximum. Avec sa mentalité de midinette lobotomisée, elle aurait été une grande fan des 2Be3 si elle était née plus tôt. Le rock visuel n'est qu'un vivier à boys bands pour elle, la musique est très largement secondaire. Elle n'est là que pour hurler comme la truie qu'elle est un prénom japonais. Les Hide choupinet, Gacktounet et autres Kyo d'amuuuuur se succèdent sur son blog où « acceuil » rimera toujours avec « cerceuil »… Il n'est pas rare en la lisant de ressentir de puissantes envies de claquages de gueules.

La goth-pouf est souvent la petite sœur d'une gothique plus âgée. Le reflet dans un miroir de poche Hello Kitty. La petite sœur essayant de rivaliser avec la grande en en rajoutant des caisses, et la grande jouant les institutrices matriarcales. Leur point commun est qu'elles deviennent toutes les deux complètement hystériques quand elles rencontrent en chair et en os (surtout en os !) un de leurs pantins nippons favoris, le plus souvent dans des salons pour adolescents attardés et autres salles de concert de 4m²… Nippées en soubrettes d'Halloween, ce qui les entraîne à s'habituer au merveilleux monde de l'aide-ménagère dans lequel elles finiront probablement, elles nous offrent un spectacle foutant presque la trouille. Cris stridents, comportements totalement ridicules et incontrôlables, frénésie, excitation débordante, collants mouillés et morve de joie. On n'avait pas vu de pareilles trépanées depuis les groupies de Patrick Bruel dans les années 90. « C'est le plus beau jour de ma vie ! » disent-elles toujours en chialant après la rencontre. Forcément, les autres jours, il ne s'est rien passé du tout !
La mode gothique représente bien l'intense lavage de cerveaux qu'effectuent les maisons de disques auprès des jeunes, en flattant le côté « rebelle » qu'on a tous à cette période de la vie et en leur faisant avaler le concept fumeux et paradoxal de consommer pour être différent. Et ça marche ! Regardez-les à la sortie des collèges et autres facs, ces parkings à futurs chômeurs infoutus de faire quoi que ce soit de leurs dix doigts boudinés à part tourner des pages de manga en VF ou pianoter sur leur portable dernier cri acheté grâce à leur bourse tout en se plaignant qu'ils travaillent de trop alors qu'ils tirent moins de dix heures de cours par semaine. Vous voyez défiler là de bons petits soldats de la consommation, tous rebelles bien que sortis du même moule et fiers de l'être… Josef Goebbels, ministre nazi de la propagande, doit être suprêmement heureux de voir que ses méthodes de manipulation culturelle à l'échelle mondiale ne sont pas mortes avec lui.

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Quand je souris, mon visage explose...LE WEBMASTER ÉTUDIANT

Ce fan là est toujours sûr de lui car il connaît les ficelles du html, du php, du javascript et accessoirement du Flash. Normal, il l'étudie toute l'année dans un obscur cycle d'ingénieur informaticien ou assimilé, chiant comme les blés, et qui le mènera à l'ANPE dans moins de dix ans. En attendant, il est toujours prêt à débarquer avec un site du tonnerre en promettant monts et merveilles.
Sur le plan technique, il n'y a rien à redire, c'est du travail de pro, chiadé à mort et digne de la NASA, mais il a oublié l'essentiel en cours de route : le fond. Et oui, entre coder et écrire, il faut choisir. Une seule chose l'intéresse: concevoir le site, bâtir le squelette, mais le remplir, ça l'emmerde. Quand il est fréquentable, il peut faire des merveilles dans une équipe mais tout seul, il est condamné d'avance. Tout cela n'est pas bien grave puisqu'il disparaît en juin sans crier gare. La saison des examens lui est toujours fatale.

Il existe une variante dans le sens inverse : le webmaster estival, qui occupe ses journées oisives à faire un site Jpop donnant le plus souvent une belle erreur 404 dès la rentrée ou un message d'excuse aigre-doux, nous disant qu'il n'a vraiment pas le temps de continuer à s'occuper de son site, le même site qui commençait à sentir le pâté depuis quelques temps d'ailleurs pour les mêmes raisons citées plus haut. Les prétextes, c'est comme les trous du cul, on en a tous un. En réalité, cela l'arrange bien d'avoir des études à reprendre pour larguer son site car son engouement pour la Jpop s'est estompé dès les premières semaines et il est vite revenu à ses premiers amours pour occuper ses moments de libres: les jeux vidéos en réseau. Pour ça, il aura toujours du temps. On ne se refait pas dans la vie. Geek un jour, geek toujours!

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Au lieu de lire des livres, tu ferais mieux de fumer des oinjes espèce de fils de pute!LES NIKETAMERS

Chaque époque a ses déchets chiés par les grandes villes. Dans les années 60/70, c’était les blousons noirs et autres loubards. A la fin des années 70, les punks les remplacèrent. Les 80’s virent arriver les skins suivis de leurs homologues crépus : les zoulous. Le début des années 90, jusqu’à encore aujourd’hui, a vu débarquer des hordes entières de cas sociaux totalement dégénérés : les niketamers, également dénommés racailles, caillera ou cailles.
Issus des quartiers dits défavorisés, ils n'ont jamais vraiment voulu s'en sortir, préférant pleurer sur leur sort et en vouloir au monde entier. La victimisation, voilà leur arme. C'est tellement plus simple ! Ces parasites revendiquent haut et fort leur inculture crasse, insultant, voire tabassant, ceux qui en ont à leurs yeux. Un simple port de lunettes ou un livre sous le bras est suffisant pour les en convaincre. Ils ne savent rien et ne veulent surtout rien savoir !

Leur quotidien est digne de celui d’un autiste : squatter les caves et leurs halls d’immeubles comme les rats qu’ils sont, fumer des oinjes, cracher par terre toutes les deux minutes (admirez les lacs de glaviots à leurs pieds), faire des roues arrière avec le scooter du grand frère, parler de grosses bagnoles qu'ils ne pourront jamais se payer, écouter du rap à plein volume, mendier une clope, des feuilles ou une poignée de centimes dans la rue, s'appeler par la fenêtre en hurlant alors qu'ils ont tous des portables dernier cri (le fameux sketch des Inconnus, "eh Manu, tu descends?" est encore très loin de la réalité) et emmerder en bande des filles ou des plus faibles qu’eux. Leur couleur de peau n’est jamais uniforme contrairement à la légende, on trouve de tout : marron, noir, blanc et même jaune ! Les cités du 13e arrondissement nous en fournissent la preuve quotidiennement avec des enfants d'ex boat-people jouant les mecs méchants, laids et cons à la fois, sans aucune reconnaissance pour leur terre d'accueil.

Les niketamers sont totalement imperméables à la pop japonaise. N’étant jamais sortis du territoire que sont leurs cités pourries, ils n'ont rien connu d’autre que les ersatz de musiques autorisées dans ces milieux, comme le rap, le R'nb et autres sous-merdes auditives faisant abstraction de la mélodie. Juste du beat, une ligne de basse surmultipliée, un sample en boucle, une boîte à rythme écrasante qui les lobotomise un peu plus à chaque pulsation et un pauvre texte de lamentations écrit par un type qui tient sur moins de 200 mots de vocabulaire. Par dégoût, ils évitent même le mot Jpop qu'ils remplaceront par Jmusic, qui fait plus « in » et américain…
Comme les gothiques ou les flics, les niketamers ont leur uniforme bien à eux. Ils sont très sensibles « à la sape » comme ils disent, et de marque obligatoirement… Casquette ou bonnet ressemblant à un slip recouvrant un crâne rasé à cicatrices, pyjama intégral qu'ils appellent « street wear », baskets que l’on distingue à plus de 100m et chaussettes de tennis remontées sur le futal. Quelle élégance ! Un doberman de sécurité y mordrait dedans à pleines dents ! Les plus classieux osent les associations de couleurs grotesques : rose en haut, jaune en bas. De véritables glaces vivantes parfum « vanille-fraise » ! La comparaison ne s’arrête pas là car, comme la confiserie surgelée, ils possèdent également un cornet et deux boules. Le problème, c’est que jamais personne ne les a sucés…
Ajoutons à cela quelques breloques flashy comme une grosse chaîne en or autour du cou, un diams ou deux boucles d’oreilles ressemblant salement à celles que porte leur petite sœur, une gourmette ou des chevalières plein les doigts. Que des trucs de gonzesse mais que eux voient comme un signe de virilité accrue… Ayant trop regardé le film Scarface, les niketamers se prennent pour des hommes avec pour chacun une énorme paire de couilles et font tout pour le prouver ! Quand ils travaillent, souvent comme livreurs de pizza ou chez Mac Do, c’est avant tout pour se payer une voiture, la plus grosse possible, et qu'ils exhiberont fièrement chaque ouikène sur le parking de la cité, avec toutes les portes ouvertes, capot et coffre-arrière inclus (même la boîte à gants et le bouchon de réservoir sont ouverts) et rap à fond la caisse. Auraient-ils tous une petite bite dans leur pyjama Nike ?
De toute façon, même sans leur panoplie de con, on ne peut les manquer. Ils sont bruyants, gueulent au lieu de parler et adorent reproduire entre eux les « mawashigeri coup de pied circulaire » qu'ils ont vu dans des nanars de karaté, ce qui constitue l'essentiel de leur régime cinématographique après les films de boules. Leur démarche chaloupée évoque une violente scoliose couplée à un épi de maïs dans le cul. Dans les bus et autres wagons de métro, même sans leur iPod dépouillé à une gamine de 14 ans, ils rappent tous seuls et font de la beatbox qu’ils associent toujours à de grands gestes avec les bras et les mains… De véritables sons et lumières à eux tous seuls!

Les conventions d’animation sont une de leurs sorties à ne pas rater et exactement pour les mêmes raisons que les manifestations d’étudiants. Tout d’abord, parce qu’il y a toujours des trucs à voler et surtout, y’a de la bitch ! Traduisez : des filles ! Après leur approvisionnement en shit, les femmes viennent juste après dans le classement de leurs préoccupations quotidiennes. Quiconque a vu ses blaireaux en train de draguer comprend pourquoi aucune nana ne les accompagne jamais. Quelle fille censée pourrait bien se laisser convaincre par ces macaques ?? Leur méthode de drague est hyper lourde et agressive. Tout de suite, ils parlent de cul et veulent peloter. Et attention, en cas de veste (dans 99,9% des cas), les niketamers deviennent méchants et insultent copieusement la malheureuse, la traitant de pute le plus souvent. Pour eux, une pute, c'est une fille qui couche avec les autres mais pas avec eux… A la définition « misère sexuelle », on devrait mettre la photo d'un niketamer dans le dico pour l'illustrer !
Les plus frustrés se rattraperont en violant à plusieurs une innocente qui aura eu le malheur de croiser leur chemin. Ils plaideront ensuite non-coupable devant le juge en arguant, dans leur langage très approximatif, que la victime les avait aguichés. Pensez donc, elle ne portait que deux pulls à col roulé sur elle, on voyait tout, c’était de la provocation… Et surtout, elle était consentante. C’est vrai que toutes les filles meurent d’envie de se faire prendre par 15 lâches en chaleur dans un local à poubelles…
Par chance, la plupart n'ont pas assez de cran pour aller si loin. Il n'y a qu'en bande qu'ils se sentent puissants. Individuellement, ce sont avant tout des minables complexés à mort. Ils se contentent donc de plusieurs branlettes frénétiques par jour. En fouillant le disque dur du niketamer branché Asie, on trouvera immanquablement, bien planquées dans un dossier secret, toutes les vidéos de Tila Nguyen et autres Bunko Kanazawa. Là-dessus, il est clair, il ne jure que par le hard bien trash. Les bikinis ou l’érotisme soft, c’est pas assez bandant pour lui. Ce qu’il veut, ce sont des filles se faisant défoncer contre leur volonté en couinant ensuite de plaisir parce qu’elles en veulent toutes, c’est bien connu… Ces vidéos lui servent pour ses nombreux transferts de personnalité quand il s’astique. En bon loser sexuel qu'il est, il s’imagine tringlant toutes ces bimbos les unes après les autres en les traitant de tous les noms. C'est une sorte de vengeance pour lui, ça l’aide à oublier tous les bides qu'il s'est ramassé et qui font qu'il est toujours vierge à son âge, situation qui risque de continuer assez longtemps encore…
Outre ce genre de vidéos, on trouve également des tonnes de mp3 qu’il n’a jamais écouté, mais comme c’est gratuit, il pompe tout ce qu’il trouve, même ce qu’il n’aime pas. Mentalité de crevard. Pas vu pas pris, il adore ça et parade ensuite devant ses potes, racontant ses exploits de voleur impuni. Les niketamers adorent la gratuité jusqu'à l'excès. Chez MacDo, on les voit prendre 50 serviettes en papier à chaque passage. Ne laissez rien traîner avec eux.

Leurs idoles Jpop sont toujours les mêmes : Zeebra, S-word, Soul’d Out, Dabo, Kumi Koda, Double, Crystal Kay, Namie Amuro et Hikaru Utada. Vous remarquerez que ces artistes ont tous en commun leur attirance vers les USA et sont les moins représentatifs de la scène japonaise. Plus les chanteurs sont laids, afro-américanisés et leur ressemblant, plus ils adorent. En fait, ils ne veulent écouter que du Skyrock mais chanté en japonais…
Cet engouement pour le R'nb est devancé par le rap qui avait déjà des antécédents criminels au Japon. Après le succès de Dragon Ash, on a vu apparaître des groupes plus mauvais les uns que les autres, et nécessairement arrogants et fiers d’eux-mêmes, car un vrai rappeur US est toujours mégalo. Tous les éléments qui font que le milieu hip-hop est gerbant et dégradant a donc été systématiquement reproduit par les rappeurs japonais :

- Attitude sérieuse et gueule de travers sur toutes les photos.
- Corps courbé (avec eux, l’homme retourne au singe après avoir tenté pendant des millions d’années de faire oublier ce passé douloureux)
- Son sans aucune originalité (avant ils piquaient les disques au Prisunic du coin, maintenant, ils piquent la musique dedans grâce au sampler !)
- Clips insultants pour l’image de la femme (gros plan sur des filles dénudées, chorégraphies vulgaires, attitudes machistes)

Dernier point qui les caractérise : une connaissance très limitée des charmes de notre belle langue. Il s’exprime, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit dans une sorte de bouillie mêlant le langage SMS à une syntaxe douteuse le tout enrobé de grossièretés et de néologismes issus des bas quartiers : « Nous, on est des djeunz ! », « Ce rap c trop d'la balle, cousin ! », « Cette noisechi, jl'a kiffe trop mon frère ! », « Eh, tu suces salope ? », « Sur la Mecque du Coran, c'est pas moi m'sieur l'agent ! » et une absence totale de culture générale. Leur connaissance du Japon ? Nulle ! Du japonais ? Ils savent déjà même pas le français… Par contre, les résultats des 15 derniers matchs de l'OM, no problémo !

Les niketamers parlent sans arrêt de respect mais n’en ont aucun pour rien ni personne et encore moins de tolérance. Les femmes ? Justes bonnes à sucer, faire la cuisine, torcher les mômes et qu'elles fassent honneur à leur mari ! Les homos ? On devrait tous les flinguer ces putains de pédés, sauf les gouines, parce qu’elles sont bonnes quand elles se broutent. Les flics ? A tuer d'urgence ! Les pompiers ? Ils ressemblent aux flics avec leurs uniformes, alors il faut les bolosser !... A partir du moment où vous n'êtes pas comme eux, vous devenez une cible. Etrange, ils prétendent haïr le Front National alors qu’ils ont le parfait profil du connard facho intolérant et borné pour y adhérer. Irrécupérables… Génération sacrifiée. Tout le monde les hait, à part les bobos qui ne se sentent plus pisser lorsqu'ils croisent pour de vrai de jeunes pauvres « comme à la télé » puisqu'ils en ont pas dans leurs beaux quartiers.
Les niketamers ne se rendent même pas compte que leurs rhétoriques de ghetto envoient une flopée de clients aux partis extrémistes. Ils creusent eux-mêmes leur propre tombe et la nôtre avec. Que va-t-on faire d’eux ? Avec un tel constat, comment s’étonner que des nabots parlent de les « nettoyer au Karcher » et fassent ainsi des points dans les sondages ?

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Rhhaaaa!!! T'as osé insulter Ayumi la déesse, je vais te lancer une malédiction!!!!LE FANATIQUE JPOP

Le fanatique est la version timbrée de l'otaku. Alors que ce dernier effleurait le monde de la folie de par son comportement d'autiste pas méchant, le fanatique lui est carrément immergé dedans et est salement nerveux. Rarement vous en croiserez autant que dans le milieu de la Jpop. Tous les styles musicaux sont touchés : variété, rock visuel, pop… On remarque tout de même que les fanatiques les plus atteints se trouvent chez Ayumi Hamasaki et dans le rock visuel. Le Hello Project est également bien sinistré. Non pas qu'il n'y ait que des cons qui supportent ces artistes, mais les plus cons y sont par contre. La jeunesse de ces fans est la principale raison de ces débordements mais cela n'excuse pas tout. Ces fans extrémistes sont dangereux au sens propre du terme; dangereux car complètement à la masse. Ils ne vivent que pour une seule chose : leur idole. Il ne se passe pas une heure dans la journée sans qu'ils y pensent. Il n'y a que ça pour eux, une véritable obsession. Ils se sacrifieraient sans hésiter pour elle s'il le fallait. Voire même, ils tueraient quiconque lui manquerait de respect. Aucune critique sur elle n'est permise et deviennent très rapidement fou de colère lorsqu'on « ose » dire le moindre mot négatif à son propos. Ce sont des bombes à retardement. On les voit piquer des crises de rage tout seul sur les forums après avoir lu un mot de travers sur leur objet de culte. Ils profèrent des menaces dans un langage moitié école primaire, moitié SMS, et en viendraient aux mains s'ils avaient le coupable à côté deux. Comment peut-on dire du mal de celui ou celle qu'ils aiment ? Même avec des arguments, arguments qui seront de toute manière toujours faux pour eux ou des trucages lorsque ce sont des photos, c'est impensable et un tel blasphème doit être puni et lavé dans le sang. Leur idole est l'incarnation de la perfection et il n'y a pas à revenir là-dessus. Remplacez-la par un dieu quelconque et vous obtenez des intégristes radicaux en puissance. En les voyant en action, on pense à ces anciennes images d'archives, quand les Gardes rouges chinois de la Révolution Culturelle des années 60 n'hésitaient pas à exécuter quiconque avait pu dire un seul reproche, même anodin et lointain, sur le président Mao. D'ailleurs, tout cela n'a pas changé, les médias, comme la musique ou le cinéma, ne sont qu'un nouveau moyen de propagande et de culte de la personnalité pour manipuler les jeunes, rien de plus. On leur apprend tout gosse à idolâtrer quelque chose d'inaccessible et à leur faire comprendre qu'il y aura toujours quelqu'un au-dessus d'eux. Les plus idiots sont les premières victimes de ce lavage de cerveaux subliminal, et les neuneus ce n'est pas ce qui manque en Jpop…

Comment reconnaître les fanatiques ? Outre leurs posts totalement hallucinants sur des forums dédiés, ils aiment à rappeler combien leur idole est tout pour eux jusque dans les moindres détails. Par exemple, dans son profil, à la case « localisation », l'idolâtre mettra le plus sérieusement du monde « dans les bras de xxx »… Il avouera sans honte avoir pleuré en écoutant sa nouvelle chanson tellement c'était poignant et verra dans son clip des messages hautement philosophiques, voire personnels ou dédiés, que lui seul sait interpréter… Il respectera à la lettre la prononciation exacte ou l'écriture particulière de son nom. Pour Hide par exemple, pas de majuscule! Il y tenait de son vivant, enfin, c'est ce qu'on lui a dit vu qu'il a découvert X Japan la semaine dernière… De toute façon, malheur à celui qui en mettra une. Il parle très souvent de l'idole en collant un adjectif possessif devant son nom, « mon xxx » ou « ma xxx ». C'est leur propriété privée, l'ami fidèle qu'ils n'ont jamais pu avoir et ils ont avec lui de longues conversations en pensée. La neurochirurgie n'est plus très loin…
La paranoïa fait aussi rage dans le milieu des webmasters fanatisés, certains s'improvisant traducteurs d'informations passionnantes sur nos stars préférées et ne supportant pas que d'autres sites en parle également. Ils pensent même à attaquer Sanspo en justice pour avoir mise la news originale en japonais avant eux…

Qu'est-ce qui peut bien motiver des gens à se comporter comme ça ? Tout simplement la servilité, un besoin d'être utile à quelque chose, la solitude, l'ennui et un complexe d'infériorité. Qui sont-ils ? Bien souvent, des rejetés par le sexe opposé, des ados boutonneux en quête de réponses sur eux-mêmes, des attardés mentaux, des paumés psychologiquement faibles, des simples d'esprit… Ces catégories de personnes forment le plus gros de la clientèle des sectes. C'est plus triste qu'autre chose.
Si vous rencontrez de ces individus en vrai, faites très attention à vous. Evitez de les comparer à des otaku ou même des fanatiques, ces mots sonnent comme des insultes pour eux. Prendre du recul ou faire son auto-critique, ils ne connaissent pas vu qu'ils se sentent tout à fait normaux. Comme tous les fous…
Ce portrait de fan est illustré par l'exemple grâce à notre section fan de… Ne vous privez pas d'un voyage dans la quatrième dimension de la connerie humaine en la visitant.

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Un jour, je baiserai Lara Croft!L'HARDCORE GAMER

Dans les années 80, les jeux vidéos dits « violents » se résumaient surtout à des jeux appelés « shoot them up », des vaisseaux spatiaux tirant sur tout ce qui bouge, et des « beat them up », des jeux de baston, souvent de rue, où un lobotomisé devait aller délivrer à la force de ses couilles sa fiancée enlevée par un gang rival. Un scénario désormais usé jusqu'à la corde… Les capacités des machines étant ce qu'elles étaient, on y croyait pas vraiment à ces amas de pixels, plutôt petits, carrés, crantés et assez peu colorés. On en ressortait rarement violent, à moins d'avoir à la base le cerveau d'un animateur de radio FM…
Ensuite, dans les années 90 ont débarqué les grands jeux de baston. Street Fighter 2 est le plus célèbre. Les capacités des machines doublant chaque année, le réalisme commençait à poindre le bout de son nez et l'identification des joueurs à leur personnage favori avec. Puis Mortal Kombat est arrivé. On pouvait, en plus de la classique distribution de mandales, arracher la tête de l'adversaire par exemple, avec des litres de sang en prime évidemment. Le gore faisait son apparition. Un nouveau cap était franchi. Les éditeurs de jeux vidéo se faisaient un peu tirer les oreilles par les associations de familles mais ça rapportait tellement d'argent… A l'époque, Sega avait décidé de sortir une version non censurée pour sa Megadrive, au contraire de Nintendo pour sa SNES. Nous vous laissons deviner laquelle des deux s'est le plus vendue…

Désormais, les consoles et PC sont aussi puissants que les meilleures machines d'arcade. On arrive à faire des productions hyper réalistes. La grande mode en ce moment va aux jeux de guerre. Lancé par Wolfenstein voilà de ça vingt ans, jeu de con par excellence dans lequel il fallait flinguer du nazi dans les couloirs d'un donjon, les variantes améliorées se sont multipliées. Counter Strike est désormais un classique du genre, c'est même devenu un sport pour certains, avec entraînement quotidien, coach et concours… Avec tous ces jeux, on passe du sniper planqué en haut d'un immeuble et qui descend lâchement ses adversaires, au soldat kamikaze qui fonce seul contre tous, avec juste sa bite et son couteau, face à une armée ennemie, ou à refaire carrément les grandes campagnes des anciennes guerres, gagnées et surtout perdues. On peut même choisir son camp : Weirmacht, Armée Rouge, Marines etc. Les jeunes Allemands peuvent enfin venger l'honneur de leurs grands-pères tombés à Stalingrad et les Américains remporter la guerre du Vietnam… Le réalisme est poussé à son paroxysme, et lorsque l'intelligence artificielle du programme n'est plus suffisante, on joue en réseau, avec d'autres bozo, à se tirer dessus, à tuer des ennemis pour faire gagner son armée, son pays !…

Avant pour former les gosses à la guerre, il y avait les jeunesses hitlériennes, maintenant, y'a les jeux vidéos. Ces jeux fascisants ne sont rien d'autre que du dressage martial. Apprendre à lire des cartes sur un front imaginaire et à commander des unités, ça, c'est pour les stratèges en herbe. Aller flinguer du « bougnoule », du « niakoué » ou du « coco », M16 ou Ak-47 en pogne, c'est pour les soldats à tendance psychopathe. Y'en a pour tous les goûts et ça peut donner envie à des abrutis de s'engager pour de vrai afin de sauver la Liberté du monde… Etre un héros militaire, c'est toujours plus bandant que de devenir plombier comme Mario de toute façon.
Que faire pour ces jeunes trépanés qui pensent être des soldats dans l'âme et qui sont sûrs qu'en Irak, c'est comme sur leur PC ? Leur crever les yeux et leur couper les pouces ? Non, mieux vaut les laisser s'engager. Ces gens-là sont totalement déconnectés de la réalité. Ils se feront buter dès le premier mois. Sur le front, il n'y a pas de cheat code donnant munitions illimitées, vision à travers les murs et autres vies infinies. Quand on meurt, c'est pour de bon. Mais après tout, un bon soldat n'est-il pas un soldat mort et réduit à l'état d'engrais naturel ? Ça fera des appartements de libre pour les planqués mais pas de veuves à consoler hélas ! N'oublions pas qu'un hardcore gamer, ça ne baise jamais.

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Eat de la kuso baka!L'ÉTUDIANT EN JAPONAIS

Chaque année viennent s'échouer sur les bancs de la fac une multitude de phénomènes de foire se disant « étudiant en japonais ». Prétentieux, forts en gueule et imbus d'eux-mêmes, la majorité de ces fumistes ne passeront pourtant pas l'année pour une simple et bonne raison : le japonais c'est dur ! Constat plutôt évident à première vue mais qu'ils mettront tout de même un ou deux mois à réaliser. Encore un truc que Dorothée, leur mère spirituelle à tous, aurait dû leur dire au lieu de leur rincer la cervelle à coup de jeu de l'ABC…
L'étudiant se subdivise en trois catégories : le touriste, qui cocha l'année précédente les mauvaises cases d'orientation et fait augmenter le taux d'abandon d'au moins 50%; le gars normal, qui pensait faire des études passionnantes pour trouver un vrai métier (en général dans le commerce ou dans la fonction publique) et surtout l'otaku, qui ne rêve que de devenir dessinateur ou traducteur de manga, puis de rencontrer Yoshiyuki Sadamoto, mais qui finira le plus souvent par récurer les chiottes du McDo du coin… Nous nous acharnerons sur ce dernier car insupportable et malheureusement trop répandu ces derniers temps.

Utilisant le peu de japonais qu'il sait pour un oui ou pour un non, et parce que toutes les occasion pour briller en société sont bonnes à saisir (au resto jap, à la maison, pour parler à ses autres amis otaku grâce à une messagerie instantanée fonctionnant sur son Windows japonais craqué etc.), il fini par énerver ostensiblement toute personne normale qui se lasse très vite de ses « salut les tomodachi ! », « nani ? » et autres « soudesune ! ». Qu'importe ! Il a la science infuse, et armé de ses 10 kanjis à trois traits maximum, et de son vocabulaire à base de génériques de dessin-animé, il compte bien conquérir le monde et le cœur de jolies japonaises. En effet, l'étudiant en japonais pense beaucoup aux filles, et surtout à celles qu'il n'aura jamais; nipponnes de préférences, puis tout simplement asiatiques en cas de rupture de stocks… Avec un peu de bol, il trouvera peut-être la « chose » de sa vie en convention, après un coup de foudre réciproque et de dépit, entre deux stands miteux de gribouilleurs manchots, et s'en contentera parce qu'être toujours puceau à plus de 20 ans, ça commençait un peu à être les boules pour lui…

Mais après les conventions, qui, on le sait, sont obligatoires pour chaque otaku afin d'avoir un semblant de vie sociale, c'est en cours qu'il veut imposer son savoir. Il ose corriger le professeur à l'aide de mots familiers et de références complètement ridicules (« dans l'épisode numéro « shidjugo » de « shitii hhan'taaa », (comment je suki trooooooop cet anime !), et ben ils disent pas comme ça ! »). Son ego se renforce alors, devant l'admiration béate de tous ses petits camarades, encore plus incultes que lui, et qui sont heureux d'apprendre, après plus de six mois de cours, qu'on peut également dire « omae » pour « tu »… Sa réussite et ses plans de carrière ont beau exister dans son esprit, il oublie rapidement un écueil de taille : les examens, qui le carbonisent et l'envoient directement en rattrapage sans passer par la case départ. Il redouble voire triple lamentablement avant de disparaître pour de bon. C'est d'ailleurs à ça qu'on le reconnaît de suite : l'étudiant en japonais, c'est celui qui est en première année depuis trois ans…

Portrait écrit par Kalimero. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.

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