Comme dans toute communauté importante, il se détache toujours des éléments méritant le coup d'œil. Des gens se comportant d'une façon tellement ridicule qu'on ne peut que leur jeter des pierres. Le milieu Jpop, et le Net en général, abonde de cas sociaux. Jpop Trash pointe sur eux une loupe que certains trouveront trop grossissante et d'autres encore très loin de la réalité.
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LE HIPSTER
LE FAN DE KARAOKE
LA FAN DE JOHNNY'S
LE FAN DE FINAL FANTASY
LES FREE HUGGERS
LE FAN DE FACEBOOKQuestion : qu’est-ce qui rapporte le plus sur le
Net ? Le cul ? Non. Le spam ? Non ! Yesasia ? Non !! Rhhha ! Bande
de nazes ! Vous êtes nuls, comme toujours ! Bon, on vous donne la
réponse : c’est la solitude ! C’est une manne ce truc et elle n’est
pas prête de se tarir. C’est extrêmement bien fichu car Internet la
provoque, en isolant doucement, mais sûrement, la victime. Puis, une
fois celle-ci prête à succomber dans la dépression, ce même Net lui
offre la guérison, en lui proposant de se faire pleins d’amis, sans
bouger, grâce à des sites. Absurde hein ? Le problème est la
solution, et inversement. Ce sont les nouveaux schémas commerciaux.
On fout volontairement, mais gratuitement, les gens dans la merde en
jouant sur leurs besoins et autres envies, afin de venir leur vendre
ensuite une bouée de sauvetage lestée. C’est un peu comme pour les
endettés, pour les soulager de leurs multiples crédits, on leur
propose… un autre crédit !
Facebook, et la mode des réseaux sociaux en général, proviennent
d’une trop forte utilisation du Net et démontrent à quel point les
Internautes en chient. Cela ne va pas les guérir, bien au contraire.
Et de toute façon, ils ne le veulent pas.
Vu le succès, on connaît tous un fan de Facebook.
Enfin, « connaître », c’est vite dit. On ne le connaît que
virtuellement. Personne ne l’a jamais vu en vrai. Cet être
mystérieux est seul, totalement seul, désespérément seul. On peut
difficilement imaginer sa solitude. Par comparaison, Robinson Crusoé
s’éclatait à côté de lui. Et le pire, c’est que sa solitude, il l’a
voulu et l’entretient savamment. Ne lui proposez jamais de vous
rencontrer « en vrai », de sortir ou autre, il refusera tout net ou
se dégonflera une heure avant le rencard. Allez dehors ? Avoir des
inconnus en face de soi ? Leur parler ? Les regarder dans les yeux ?
Ça va pas non ?? C’est bien trop stressant pour lui. Il a toujours
été comme ça. Les séries télé, les jeux vidéo et autres RPG l’ont
formé tout jeune, dans une chambre puante aux rideaux toujours
fermés. Il est passif, il regarde mais ne participe jamais. L’ennui
voulu à perpétuité. Peine incompressible. A l’école, personne ne lui
adressait la parole, ou juste pour se foutre de sa gueule. Il a bien
essayé de se parler à lui-même mais il s’est trouvé bien trop chiant
et s’est auto-banni tout seul...
Quand le Net a débarqué chez lui, la solitude lui
pesait tellement qu’il a cherché à se soigner, mais toujours
virtuellement. Chats, forums, mailing lists, chaînes, virus... Il a
bien tenté de tenir un Skyblog, mais rédiger un texte cohérent, et
surtout intéressant, c'est pas facile... Et puis surtout, c’est
gonflant. Il a autre chose à faire. Quoi donc ? Rien, mais ce rien
est toute sa vie, donc...
Et puis Facebook est arrivé ! A l'origine, avant de devenir le
refuge à no life que l’on sait, c’était un
réseau communautaire pour étudiants. Les inscrits en fac y créaient
un profil privé, en donnaient l'accès à leurs amis, eux aussi
inscrits, et c'était tout. Le site ne servait qu'à garder un lien,
pour que chacun sache ce que deviennent ses anciens camarades. Mais
voilà, la vague deux-point-zéro-djeunz-trend est passée par là.
Facebook s'est ouvert à tout le monde. Ce fut une révolution pour
notre animal encagé. Enfin il peut véritablement faire croire qu’il
a des amis et une vie sociale !
Il ne se sent plus pisser en remplissant le questionnaire
d’ouverture de compte, forcément, c’est comme si on s’intéressait à
lui. Mais un cruel dilemme le torture dès le début : doit-il choisir
le réseau Japan ou bien le réseau France ? En cela, il imitera les
otaku-bidochons déjà sur place en se prenant lui aussi pour un
japonais. Alors, il est à la fac, université
Enrico Macias, Langues Etrangères Appliquées section Japonais,
Première année de Licence 2004-2005, L1 2005-2006, L1 2007-2008,
Doctorat en resto U et cafet' 2004-20054789… Il s'intéresse au
Japon, à la japanimation, aux « Japonnais », à la J-Pop©, à la
J-Rock©, à l’AJ Auxerre... Lapalissade ? Euh, c’est le nouveau manga
d’Ai Yazawa ?...
Quelles sont ses opinions politiques ? Probablement socialiste, ou
même communiste, vu qu'il est persuadé que la Gauche est un havre de
paix et la promesse d'un avenir radieux pour les artistes et les
littéraires dans son genre. Entendez par artiste : « adepte de la
décalcomanie de manga », et littéraire : « J’ai toute la collection
de Nana reliée cuir ! »
Sa situation amoureuse ? « Euh… J’ai… quelqu’un, oui… Mais bon, euh…
c’est trop privé pour en parler ! » Et puis surtout, il n’a aucune
imagination, même pour mentir.
Une fois son profil dûment rempli, et son
inscription validée, notre champion est prêt à arpenter le monde par
procuration. Il commence par entrer toutes les adresses mails qu'il
a accumulés grâce à ses cinq ans de mailing lists de fac, de
conventions ou par son activité fort chronophage de fantôme de
forums. De plus, sachant que ses connaissances sont aussi
désespérées que lui, et que les zombies du Net changent de mail
comme de chemise, croyant qu’ils changeront en même temps de vie et
que cela leur apportera également de nouveaux amis, cela donne un
nombre incalculable d’adresses différentes. Ça fait donc du boulot à
taper, mais il n’a que ça à faire.
Ce travail fastidieux accompli, il se retrouve avec 948763215
inconnus qu'il considérera comme son cercle d'amis, la plupart ne se
souvenant pas de lui ou comme ce qu’il était, et est toujours : un
sac à Végétaline dégoulinant adossé contre le radiateur du fond de
la salle de cours.
Ajouter des gens devient compulsif chez lui. Il tente de rattraper
son retard d’ermite volontaire. Comme pour les mp3, divx et autres
programmes crackés, il entasse les amis dans un coin de disque dur
et ne s’en sert jamais. Ça le rassure. Il sait qu’ils sont là. C’est
une présence et une béquille pour lui.
Comme le skyblogueur, il laisse des
commentaires sur leurs profils pour en recevoir en retour. Les
habitués du SMS n'ont rien à leur envier question orthographe. Quand
on créée un profil en trois clics, qu’on s’ajoute un « ami » en deux
et que la recherche nous donne tout tout de suite, on écrit le plus
rapidement possible. Pas de temps à perdre ! La seule chose dont se
soucie un fan de Facebook, c'est la fausse apparence qu'il donne au
monde entier.
Il épluche également les photos de tous ses pseudo-amis dans
l'espoir de s'y trouver dessus. Dans ce cas, il va se tagguer
lui-même, c'est-à-dire qu'il reliera son profil à son visage sur la
photo. Et hop, des visiteurs en plus, et cela permet à chacun de
voir ce qu’il fait, ce qui lui donne l’impression d’être le centre
d’attention des gens, ce dont notre fan désire ardemment en vrai. La
contradiction est toute sa vie. Il veut qu’on le regarde mais sans
qu’on ne le voie, parce que c’est gênant le regard des autres. En
fait, son rêve est de devenir célèbre mais sur le Net, pas dans la
réalité, ce qui montre qu’il est irrécupérable.
Au milieu de tous ces ectoplasmes virtuels, il ajoute également des
« célébrités », comme Chuck Norris, Jésus Christ, Marc Dutroux,
Steevy Boulay, Nadine Morano etc. En bon enfant de la télé, c’est
son côté star qui resurgit, et puis c’est toujours ça en plus et ça,
c’est très important. Il faut savoir que les fans de Facebook
adorent faire des concours entre eux pour savoir qui a le plus de
contacts. C’était impossible sur MSN. Ils se rattrapent doublement
ici. Des gens matures…
Mais même dans le monde virtuel, les désillusions
dues à la nature humaine sont terribles et cinglantes. Un matin,
vers midi, il constate que X, un « ami très cher », c’est-à-dire qui
lui avait parlé plus de deux fois et qui lui avait même fait un
compliment, l’a banni. Comme ça. Sans raison. Il ne s’y attendait
pas. Il l’avait bien fait avec d’autres mais jamais on ne lui avait
fait le coup. Tout son monde s’écroule. Comment peut-on être aussi
cruel ? « Narutotoro était mon ami ! Sakuranma m’a trahi ! » Devant
une telle déception, il s’enfonce un peu plus dans son autisme
forcené, persuadé que tout le monde est con et ne le mérite pas.
Là-dessus, il a bien raison !
Heureusement pour lui, cette vie factice, stérile et mensongère ne
peut durer longtemps. En effet, à force de rester immobile, à
respirer le même oxygène vicié et de vider des paquets de chips au
porc de cochon, le cœur finit par lâcher, obligeant le fan à sortir
enfin de chez lui. Les pieds devant. D’ailleurs, lorsque vous voyez
un compte Facebook qui n’est plus updaté, c’est que son utilisateur
est tout simplement mort devant son écran mais que son cadavre n’a
pas encore été découvert. Ben oui, difficile pour les parents ou
voisins de faire la différence entre l’odeur d’un
geek qui ne sort jamais de sa chambre et celui d’un corps en
putréfaction aussi… A son enterrement, il n’y aura personne.
Bon, nous pensons que vous avez compris. De nos
jours, la solitude engendrée par le Net se soigne… avec le Net !
Oui, on sait, c’est consternant mais le monde en lui-même est
consternant, vous avez déjà dû le remarquer. Mais il n'y aurait que
ça, ce ne serait rien. La solitude, ça se règle facilement, en
sortant de chez soi pour aller courir tout nu dans un champ de
coquelicots par exemple. Encore faut-il en avoir la volonté et ça,
c’est un autre problème. Mais il faut voir plus loin que l’aspect
pathétique de la chose et là, on redevient sérieux. Les réseaux
sociaux ne sont qu’une gigantesque machine à fliquer les gens, et
qui s’y livrent de bon cœur. Il n’y a même plus besoin de RG de nos
jours. Il n’y a qu’à se connecter sur un de ces sites et c’est bon.
On tape le nom, le pseudo, le mail ou autres d’une personne que l’on
connaît, ou pas, et on a toute sa vie sous les yeux, et librement
accessible. Les recruteurs les bénissent depuis plus de quatre ans.
Dès qu'ils reçoivent un CV, ils vérifient de suite sur Facebook
l'autre facette du candidat. Vous allez nous dire qu’ils ne vont pas
tout raconter quand même, mais si ! Et plus ce qu’ils font est
secret, plus ils en causent et plus il y a de détails ! Ils ont
tellement besoin de parler, de se sentir exister. Et le plus grave
avec ces timelines, comme on appelle ça, c’est que les
gens font eux-mêmes leur propre compte-rendu de leurs actes. C’est
comme aller se dénoncer soi-même ! C’est incroyable.
On en est à la première phase d’un contrôle de la société par le
biais du Net. C’est peut-être ça Big Brother. Il n’y a là aucune
parano de notre part, il suffit simplement d’ouvrir un peu les yeux.
Tous ces gadgets et autres réseaux mettent au panier la notion de
vie privée et de confidentialité. Tout est globalisé, même les gens.
Surtout les gens. On referme une bulle sur eux. On les ratatine en
une gigantesque communauté pour mieux les surveiller. C’est là qu’on
s’aperçoit que les méthodes des nazis sont toujours à la mode. Ce
genre de chose s’appelait au temps du 3e Reich le
Gleichschaltung.
Le plus terrible, c’est que tout cela ne se fait pas dans le secret,
mais en totale transparence. Les complots, c'était bon pour les X
Files. Ici, les gens savent très bien qu’on les espionne. Coup de
fil cellulaire, mail, achat par CB, compte en banque, pamphlet sur
un blog, opinions sur des forums, tout est enregistré et peut servir
ensuite. Ils le savent, mais sont fatalistes. C’est comme ça, on y
peut rien. Et puis, ils adorent tous ces bidules. Ils ne peuvent
désormais plus s’en passer. Essayez de leur retirer leurs portables
par exemple et vous allez voir ! Alors, plutôt que d’en être privé,
ils acceptent le revers de la médaille. Tout cela confirme l’analyse
finale du film
Zeitgeist, qui va encore plus loin en évoquant de futures
puces implantées dans le corps de chaque être humain avec cet
effrayant commentaire :
- Ces éléments totalitaires ne seront jamais
imposés de force au peuple, mais le peuple les réclamera.
LE FAN DE JPOP TRASH
L'OTAKU-BIDOCHONAu milieu de tous ces touristes du dimanche
dépensant l’argent de papa/maman ou un an de salaire durement gagné
chez Macdo avec des séjours de deux semaines au Japon juste pour faire
les boutiques de mangas et de fringues de goth-loli, il existe une
autre race de cons qui, eux, restent plus longtemps sur place mais
n’ont pas plus de vie que les campeurs citées plus haut. On les
appelle les otaku-bidochons.
Laissons de côté l’opportunité qui lui permettra de se rendre là-bas
et d’y rester, il y en a des tas et toutes différentes. Boulot
prestigieux ou baito de
merde, sinécure ou travail de chien, mariage par dépit et/ou calcul,
études, squattage, prostitution, dealer de Cup Noodles etc. Les
occasions ne manquent pas, il faut simplement se bouger le cul. C’est
comme pour tout. Par contre, une fois arrivé, les attitudes sont
toutes les mêmes chez ces miteux.
Quand on les regarde bien, on s’aperçoit que la plupart des
otaku-bidochons ne sont pas partis au Japon, non. Ils ont fui la
France. C’est très différent. Ils ont fui, au choix, leur famille de
tarés, leurs rares amis qui se foutaient d’eux, leurs problèmes, leurs
complexes, les responsabilités, et surtout la lose, leur seconde ombre
et qui leur collera aux baskets toute leur vie. Ils pensent que
déménager leur permettra de prendre un nouveau départ. Ils tirent la
chasse sur leur passé merdeux mais l’odeur les suivra toujours.
Donc, après avoir fantasmé dessus pendant des
années, notre bidochon, qui est toujours un otaku geek no life et
enfant du Club Dorothée pur jus, réalise enfin son rêve. Il vit au
Japon. Ça y est ! A Tôkyô évidemment, il ne va jamais plus loin. En
France, lorsqu’il n’était qu’un péquenaud, il crachait sur Paris. Mais
au Japon, hors de question pour lui d’aller ailleurs que dans sa
capitale. Tôkyô, c’est LE Japon !...
Une fois débarqué de Narita, et installé dans un dormitory,
chambre-placard à balais et autre colocation, commence alors une vie
de rêve ! Première chose vitale pour lui : le faire savoir ! Il met
donc à jour son profil sur tous les réseaux (de cas) sociaux style
Fessebouc auxquels il est inscrit et autres forums qu’il fréquente,
indiquant consciencieusement à la case « localisation » où il réside
désormais. Puis il monte dans la foulée un blog où il nous racontera
jour après jour ce qu’il fait là-bas. Il semblerait que beaucoup se
rendent au Japon uniquement pour ça d’ailleurs… Tout cela démontre
qu'il a beau être dans un autre pays, l’endroit où il restera le plus
actif n’est pas le Japon mais le Net.
Ces priorités prioritaires effectuées, il se rue dans une de ces
foires à l’électronique tokyoïtes où il va pouvoir s’offrir des tas de
gadgets avec le reste de ses petites économies françaises. Avec l’euro
fort, le yen est désormais une monnaie de singes. Il en profite et
rafle un super ordinateur, un super portable, une super console, et le
tout en japonais évidemment, super mode d’emploi et super ticket de
caisse inclus… Il privilégiera toujours les petites touches et autres
stickers en jap sur le bidule, c’est mieux. Il faut que tout lui
rappelle en permanence qu’il est au Japon, il a encore du mal à y
croire lui-même. Une fois de retour en France, ça ne lui servira plus
à grand-chose et il risque même d’y avoir de sacrés problèmes de
compatibilité mais c’est une éventualité à laquelle il ne songe même
pas. La France est derrière lui désormais. Il n’y a que des losers
là-bas. Il n’y retournera jamais ! C’est ce qu’il croit du moins…
Après les endroits de perdition style Akiba,
véritables fosse sceptique pour geeks japs et occidentaux, il se rend
très vite dans un game center, parce que le Japon, c’est et ça a
toujours été le pays des jeux vidéo pour lui. Il va pouvoir se donner
en spectacle en sautant dans tous les sens sur un truc de DDR devant
un public de trois japonais hébétés qui, de toute manière, ne sauront
sortir que des « sugoi » devant les prouesses physiques de notre
Zébulon de service. Ça le conforte dans sa nouvelle personnalité. On
le regarde et on ne rit pas de lui comme c’était toujours le cas en
France. Au Japon, il se sent enfin exister. La larve a fait sa
métamorphose pour donner naissance… à une autre larve ! Lui ne voit
rien ou simplement ce qu’il veut bien voir.
Mais en bon mort-vivant, c’est surtout lorsque la lune pointe qu’il se
sent le plus vivre. Il enchaîne les soirées resto, Wii et surtout
karaoké avec sa bande de potes, qui sont à 90% des Français et bien
souvent les mêmes blaireaux qu’il fréquentait dans sa fac de jap en
France. Quel dépaysement ! Inutile de préciser que ce sont également
des otaku-bidochons comme lui.
A la tombée de la nuit, les keitai sont dégainés et les mails interposés s’échangent à la
vitesse de la lumière dans ce style :
- C’est
l’anniversaire de XXX ce soir, SOIREE KARAOKE POUR TOUS !
Rendez-vous devant la statue de Hachiko à 20h00 ! Confirmez votre
présence ! ^o^
On les trouve toujours là. Ça les a marqués City
Hunter… Une fois réunis, ils se déchaînent ! On remarque à ce moment
là qu’ils s’appellent tous par leur pseudo respectif. Même dans la
réalité, ils se croient encore sur MSN… Naruthomas massacre
allégrement Ayumi Hamasaki qui n’a pourtant pas besoin de ça ;
Utada_Viking agite la Wiimote comme personne mais bon, vu le nombre
d’années de branlette qu’il trimballe derrière lui, c’est un peu
normal ; Renaud_Tanaka se met à faire devant l’écran l’une des
186746521 chorégraphies des Momusu et qui est en réalité toujours la
même, et clou du spectacle, Cathkyonkyonkyonkyonkyon²² teste sa Wii
Fat©, la plaque spécial obèse qui résiste à plus de 300kg de pression
au cm² et qui lui fera croire pendant quinze jours qu’elle fait du
sport et que cela la rendra enfin mince et belle…
Le plus friqué ou m’as-tu-vu de ces abrutis, qui est souvent le même,
immortalise tout ça en photo avec le méga appareil de la mort qu’il
s’est offert la veille, avec le menu tout en jap sur le petit écran et
qu’il a bien dû mal à comprendre. Sur les clichés flous, de bonnes
petites têtes de gagnants ! Ils s’agitent, font des grimaces, le « v »
de la victoire avec leurs doigts, se croient drôles au possible et
super intelligents... En les voyant, on se dit que ça valait vraiment
le coup qu’ils déportent leur graisse à 10 000km de là pour se
comporter comme de vulgaires ploucs montés à la ville et visitant pour
la première fois Japan Expo ! Il n’y a aucune différence et leur tenue
de suffisance ridiculise le plus pitoyable des cosplayers. Prions que
l’épicentre du prophétique « Big One » qui rasera Tôkyô se situera
juste sous une boîte de karaoké, on sera au moins débarrassé d’un
sacré paquet de déchets !
Quand il n’est pas un monstre de naissance, notre
otaku-bidochon baise aussi. Enfin ! Ça ne lui était jamais arrivé en
France ça. C’était d’ailleurs l’une de ses motivations de départ.
Avoir plus de vingt ans et être toujours innocent, ça commençait à
être dur. Ses nombreux râteaux accumulés au bled l’ont définitivement
convaincu que les Françaises étaient toutes des salopes. Elles sont
menteuses, mesquines, intéressées etc. Les Japonaises, elles, sont
parfaites ! C’est bien connu... Surtout depuis qu’il sait qu’elles
veulent bien de lui. Il enchaîne donc les petites truies jaunes,
nippones le plus souvent bien qu’une coréenne peut, de temps à autre,
varier son menu faute de mieux.
Comme tous ceux qui n’ont jamais rien eu ou été et qui accèdent à la
gloire du jour au lendemain, il rattrape son retard vitesse grand V et
devient arrogant et, en bon nouveau riche du cul, se prend pour un
tombeur. Naturellement, il déballe ses exploits sexuels avec des posts
très imagés sur son blog ou son profil Facebook. Intérieurement, il se
plaint quand même. Toutes ces années à s’astiquer tout seul en France,
toute cette énergie, ces Kleenex dépensés… Que de temps perdu ! Bon
évidemment, notre grand mâle viril tombe amoureux à chaque fois qu’il
conclût avec sa proie du soir et a le cœur brisé le lendemain matin en
constatant que la nana avait les mêmes fantasmes et besoins physiques
que lui. Lui voulait se taper une nihonjin,
elle un gaijin. Il a du mal à accepter qu’une asiatique puisse se comporter
comme le buta qu’il est.
Si c’est une française, elle se fait composter dans la douleur le
premier mois et, une fois cicatrisée, elle réalise son fantasme de
toujours en s’envoyant à la chaîne une dizaine de nippons lobotomisés
mais avec de beaux abdos. Hélas, les muscles ne font pas tout et une
fois la vidange de Toshiro avalée, les silences gênants sont à la
noce. D’une part parce qu’aucun des deux ne sait la langue de l’autre
mais surtout parce qu’ils n’ont rien à se dire. Et puis, notre
bidochonne s'aperçoit, comme bien souvent dans ces cas-là, que le
fantasme en lui-même était plus savoureux à imaginer qu’à mettre en
pratique. Avec le temps, elle constate également, et avec amertume, à
quel point les Japonais ne savent pas faire l’amour et ne pensent qu’à
leur gueule au lit. Elle larguera très vite l’affaire en se rabattant
sur de la viande française qu’elle trouvera dans son
dormitory à la con. Après tout, sperme français ou japonais, ça
rend les dents jaunes de la même manière…
Passés plusieurs mois, notre otaku-bidochon se comporte comme ces
Japonais en France pour les mêmes raisons que lui, démontrant une fois
de plus que si l’enveloppe extérieure des humains peut parfois être
différente suivant les continents, l’intérieur est le même. Il se
referme de plus en plus sur son groupe d’amis franchouillards, ne
fréquentant plus qu’eux. Il devient méprisant envers les autochtones,
les trouvant moches et ridicules. Le pays aussi craint. Attention, ce
n’est pas une prise de conscience qu’il était mieux en France. Il
continue tout autant de cracher sur son pays natal, mais bon, le
Japon, c’est un pays de merde aussi. Un de plus. De toute manière,
qu'est-ce qu'il connaît du Japon ? Il a beau y être, il a toujours
vécu à l’heure française. Pendant qu’il fait semblant de travailler ou
se prend pour un chanteur de la Nouvelle Star, son PC tourne et lui
télécharge les derniers épisodes de ses séries télé favorites, et en
français SVP ! Pas question pour lui d’avoir du retard dans leur
visionnage ! Sue Ellen va-t-elle épouser le Dr. Ross ? Michael va-t-il
enfin sortir de prison ? Troy McClure va-t-il jouer dans Plus Belle La
Vie ?...
Cela dure comme cela entre deux et cinq ans en moyenne sans grosse variante. Avec autant de temps passé sur place, nous pourrions croire que, malgré sa no life patentée, il est tout de même devenu un pro du japonais par la force des choses et qu’il va nous en foutre plein la vue. Et bien non, même pas ! Et c’est là que l’on rigole ! En le voyant baragouiner japonais, on s’aperçoit qu’il n’est toujours pas bilingue et qu’il en chie pour trouver des mots de tous les jours et se faire comprendre, le tout avec un accent atroce. Un gamin nippon de six ans en sait plus que lui ! Il était pourtant très fort pour vous sortir une phrase en japonais à l’écrit mais c’est normal puisque c’était son dictionnaire électronique qui bossait. Il s’en est toujours offert un dernier cri le mois qui a suivi son arrivée sur place. Ça lui sert surtout à traduire ses chansons Jpop favorites… A l’oral par contre, zéro pointé ! La plupart de ces minables ne tiennent sur pas plus de cent kanjis qu’ils ne savent que reconnaître de vue et sont infoutus de tracer de tête, et les furigana sont toujours bénis. Quand un japonais lui parle normalement, il s’empresse de lui demander :
- Etoooo… youquouli anachtékoudasaille !!!
Ben oui, ce n’est pas en passant les trois-quarts
du temps avec des Français tout aussi incultes que lui, et de japs
intoxiqués de culture occidentale pour le dernier quart, que l’on
progresse. Quand il allait au cinéma, il fallait que ça soit
impérativement en version originale sous-titrée anglais, sinon,
c’était pas possible… Il fait penser aux abrutis français gavés de
mangas en vf et ne sachant toujours pas lire correctement un hiragana
après trois ans de fac. Lui est pareil et encore plus impardonnable.
Mais alors, comment fait-il pour s’exprimer dans la vie de tous les
jours nous direz-vous ? Même s’il ne sort pas de son bocal de
grenouilles, il va bien y avoir quelques fois où il devra se faire
comprendre des indigènes non ? Oui et il a la solution : il parle
anglais ! Il est à Tôkyô ne l’oubliez pas, la plupart des habitants de
son âge le cause. Il n’y a que dans cette langue qu’il progressera
durant son séjour mais dans le mauvais sens. En effet, pour se faire
parfaitement comprendre des habitants, il se mettra petit à petit à
parler cet anglais jap si pittoresque. Le karaoké ne l’aide pas
là-dessus d’ailleurs.
Et puis un jour, il rentre en France. Pour de bon.
Et oui. De gré ou de force, comme ces connards de traders qui
s’expatrient en Angleterre un peu de la même façon, ils reviennent
tous au bercail un moment ou à un autre. Parfois, pour des raisons
pratiques, pour toucher le chômage ou se faire soigner. Là, ils sont
bien contents de trouver les acquis sociaux français. Toujours est-il
qu'il rentre. Et c’est la même histoire qui recommence mais en sens
inverse : il ne retourne pas en France, il fuit le Japon ! Parce que
le Japon ne veut pas de lui et qu’il n’a pas pu y faire son trou comme
il l’entendait. Il aurait voulu être un petit-chef, apporter son
talent, voire sauver ces pauvres japs de leur misère. Il voulait vivre
à la française mais au Japon. Hélas, ça ne marche pas comme ça là-bas
et à moins d’être maso, personne n’a envie de se faire traiter comme
de la merde par des enfoirés de kacho
qui vous taperont dessus deux fois plus fort juste parce que vous êtes
un gaijin. Même en vous
faisant tout petit, en parlant mieux japonais qu’eux, en vous faisant
brider chirurgicalement les yeux et en vous gavant de 10kg de riz par
jour, jamais les Japonais ne vous accepteront et vous considèreront
toujours pour ce que vous êtes sur leur sol : un étranger, et dans le
sens le plus péjoratif du terme.
Son séjour se transforme en quelques lignes sur son CV. Il a vécu
là-bas plusieurs années, ça en jettera toujours. Il pourra donc
briller face à des gens ne sachant pas qu'il n'y a rien foutu du tout.
A l'Est, rien de nouveau ! A défaut de bagage culturel, il rentre avec
24 valises contenant plus de 100kg de merdes made
in China but sold in Japan sous le bras, achevant de le ruiner à
la douane, et montrant sans équivoque, et encore une fois, qu’il n’y a
aucune différence entre lui et un touriste à la petite semaine. Il les
revendra très vite sur Ebay dans les six mois qui viennent simplement
pour payer ses factures.
Quel est son bilan ? Ses photos nous le montrent de suite.
Naturellement, on les a déjà vues puisqu’elles sont toutes en ligne
sur Facebook. En le parcourant, on est consterné. On y voit quoi ? Des
soirées karaoké à profusion, un matsuri,
un concert, des purikura,
les clowns de Shibuya le weekend, un bout de film fait pendant un
tremblement de terre, à moins que ce n’était pendant qu’il niquait,
quelques nanas qui l’ont marqué et lui ont, bien évidemment, brisé le
cœur, et puis c’est tout. Des visites de temples aussi. Là-dessus,
c’est très étrange. Lui qui démolit les religions en général et n’a
jamais mis les pieds dans une église, synagogue ou mosquée en France,
il va visiter plusieurs temples japonais. Spiritualité, ok, mais à
condition qu’elle soit jap… Putain d’otaku !
A-t-il appris quelque chose ? Non, on vous l'a déjà dit. A-t-il été en
province ? Non, Ginza, Akiba et Shibuya furent ses seuls horizons. Des
Japonais se souviennent-ils de lui ? Non, dès qu'il est rentré, ses
contacts sur Facebook l'ont oublié voire bloqué. A-t-il fait ou
construit quelque chose là-bas ? Non, tous ses projets ne sont restés
que des projets. Il n’a fait que faire tourner l’économie des
semi-conducteurs chinois et assurer le salaire mensuel de gérants de
karaoké.
Il est arrivé célibataire, il repart célibataire car si certaines
bridées le veulent bien pour la nuit, elles n’en veulent pas pour la
vie. Dans le même style, il est arrivé fauché, il repart fauché. Il
n’a mis aucun argent de côté, ayant pris l'habitude de claquer dès la
première quinzaine sa paie mensuelle. Faut le comprendre aussi, ce
n’est pas facile d’économiser quand on vit dans le pays de Nintendo…
Son séjour est à inscrire non pas dans la catégorie
« professionnelle » mais dans celle des loisirs. En bon attardé
immature qu’il est, ce séjour prolongé au Japon était juste une façon
pour lui de continuer à vivre au pays de ses rêves qui ne sont faits
que de mangas, d’anime et de jeux vidéo, comme en France, mais cette
fois-ci, c’était sur place. Directement du producteur au consommateur.
Il avait une chance superbe, il a tout raté. Encore une fois. Un
gâchis immense et absolu. Comme lui. Loser un jour, loser toujours.
On en revient encore et toujours à l’un des plus fameux commandements « trashiens » et qui fait tant de mal : si vous êtes déjà une grosse citrouille en France, aller au Japon ne vous transformera jamais en beau carrosse !
Portrait écrit à partir d’une ébauche d’Aishi. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs.
LE
SPORTIF JAPONAIS
LE FAN
DE NARUTOLe fan de
Naruto traîne un
énorme problème qui fait toute sa
connerie : il est jeune ! Il a entre 10 et 14
ans ; d’autres plus âgés lisent
ce manga évidemment, mais ce n’est
qu’une lecture parmi tant d’autres. Le fan de
Naruto, lui, ne lit que ça. Sa jeunesse
l’handicape dès le début car, ne
connaissant encore rien du monde réel et
extérieur, le moindre truc sortant un peu des sentiers
battus l’émerveille.
Plantons
rapidement Naruto, héros de l'histoire : 12 ans,
cheveux décapés au Belle Color, yeux
(lentilles ?) bleus, voix de travesti et habité par
un ténia à neuf queues pour compenser l'absence
de la seule et unique qui soit utile à un homme digne de ce
nom. Ça vous rappelle quelqu'un ? Et oui, le
véritable fils caché de Gackt, c’est
Naruto !
Manga piquant tout à Dragon Ball Z et Saint Seiya (remplacez
« chakra » par
« cosmo-énergie » ou
comparez toutes ces histoires de palier à atteindre afin de
progresser en puissance et vous verrez…), rempli
à ras-bord de personnages torturés par leur crise
d'adolescence, entre apprentissage et rivalité avec un
éternel ennemi, la licence de Masashi Kishimoto aura
réussi à abreuver des millions
d’esprits stériles assoiffés,
véritables terres arides prêtes à
absorber la moindre goutte de liquide pour les fertiliser,
même si c’est de la pisse !
La
vie du fan de
Naruto est un vaste parcours du combattant dans laquelle tout lui
est
inspiré par ses idoles inconditionnelles. Doté
d'un sens du dessin qui laisse à penser qu'il tient son
crayon « Naruto », obtenu en
cadeau dans Animeland, avec un moignon il clamera haut et fort
qu’il travaillera dur comme Rock Lee pour
s'améliorer, contre vents et marées, contre
cloques et cals, seul dans sa chambre, en gâchant des
quantités impressionnantes de papier. Tant
d’arbres coupés pour
« ça »…
Il s'identifie à chaque
personnage en fonction de son ego et de la situation qui l'arrange.
S'il se retrouve, comme 90% des groupies de Konoha, dans les
derniers
de sa classe, il prétendra que Naruto l'était
aussi, et puis d'abord, il a réussi à obtenir son
diplôme en battant un prof à lui tout
seul !…
Il
se sent trop fatigué ? Ce n’est pas à
cause de la nuit dernière passée à
brailler à tue-tête les endings de la
série, non. Il s'imaginera qu'il est, comme Kakashi, un
grand ninja amorphe, blasé par la vie, et qu’il
est tellement puissant que ça
l'épuise !…
Il a réussi son premier contrôle de maths depuis
le début de l'année ? Il est donc comme
Shikamaru, un surdoué de la vie capable
d'échafauder des stratégies dignes d'Hannibal. Et
on peut aller loin dans le raisonnement tant Naruto foisonne de
personnages rêvés par un public transparent et
avide d’identification puisque n’ayant aucune
personnalité propre.
La
vie de ces
fans est un vide absolu. Mais ces derniers aiment leur vide et ne
veulent vivre que dans leur vide. Naruto n'a fait que
dérégler une populace
hébétée qui était
déjà en pleine perdition.
Vous entendez souvent parler de ces gens qui veulent se rediriger
dans
des études supérieures en japonais et qui,
à
défaut d'un souvenir impérissable, ne laisseront
que
l’empreinte de leurs fesses molles sur les bancs d'une
école merdeuse. Les fans de Naruto sont une sinistre
engeance de
ce phénomène. Ecoutez un seul épisode,
et vous
comprendrez. Des séquences résolument longues
pour
générer un maximum de profits où les
« Sou desu ka ? »,
« Saa,
ikuzo » et autres « Datte
bayo » sont
devenus, de par leur fréquence et leur unique fonction de
bouche-trous dans le script, de véritables cris de guerre
scandés inlassablement par des moutons qui sacrifieraient
volontiers père, mère, et leur chien
baptisé
« Akamaru », pour s'offrir une
opération
visant à leur brider les yeux.
Quant
il
n’admire pas sa magnifique collection de figurines en
plastique véritable, il regarde les animes en DVD ou
qu’il a téléchargé. Il les a
pourtant déjà vu des dizaines de fois et les
connaît par cœur mais qu’importe, le
lavage de cerveau Naruto, c’est trop bien !
Une fois ses anime épuisés, il se
précipite sur sa console à 400€ pour
jouer au jeu vidéo Naruto en version importée,
parce qu’attendre la sortie officielle européenne,
c’est trop dur. Bien sûr, il ne comprend rien
à ce qu’il y a de marquer à
l’écran mais qu’importe, passer pour un
crétin Naruto, c’est trop bien !
La nuit, il rêve qu’il
est Naruto, qu’il fait des double-saltos vrillés
avec frein par rétro-pédalage, et surtout
qu’il défonce la gueule de tout le monde, parce
que la vengeance Naruto, c’est trop bien !
Le fan de Naruto est un ninja…
Enfin il croit qu’il est un ninja alors il s’est
déjà pété trois fois la
jambe en voulant imiter son héros. Mais
qu’importe, le Mercurochrome qui fait des croûtes
Naruto sur ses genoux, c’est trop bien !…
Petit
crochet sur LA fan de Naruto, car les femmes
sont hélas également la proie de ce ninja
à deux balles. On la reconnaît assez facilement
sur les forums, elle est aussi très jeune et
particulièrement stupide. Fan de Harry Potter, Gazette et de
Tokio Hotel, elle dévore en plus les mangas yaoi et est une
experte dans l’écriture de fan-fics de cul se
caractérisant par un cruel manque d'originalité
et un
langage sms soutenu. Elle raffole d'histoires d'amour entre les
personnages de son manga culte se terminant par de romantiques
bukkake
et autres enculades sur un arbre perché… Comme
elle le
répète sans arrêt : -
« Nyaaaa,
Sasukééééééé
sama
é croo booooooo !!!! » Si
seulement elle
mourrait…
Elle
retrouve sur MSN ses copines, elles aussi fans de yaoi, de Tokio
Potter, de Harry Hotel et de Norauto, et elles partent dans des
délires porno pour finir par s’engueuler parce
que, non, la vraie femme de Sasuke, c’est pas sa copine, mais
elle !…
Il
existe deux
occasions incontournables d'observer en direct de quoi le fan de
Naruro
est capable : les sites de scantrads et Japan Expo. Sur le premier,
les
fans les plus viciés sont devenus de véritables
ogres, incapables de se satisfaire des derniers Shippuden parus au
Japon. Il leur faut des scans ultra-récents, le mieux
traduit possible, à partir des quelques traductions vaseuses
repêchées sur des forums américains.
Décalage horaire oblige, ils sont capables de veiller
très tard pour les obtenir. Après tout, ils ne
doivent pas se lever le lendemain matin pour aller bosser…
Mais en
attendant les prochains scans, leurs débats
pèsent encore plus lourds qu'eux : où est
passé Sasuke ? Est-ce qu'Orochimaru est mort ou
simplement plus vivant ? Pourquoi tous les personnages ont-ils des
sandales d’obèses ? Ce sont dans ces
discussions stériles qu'ils ont l'occasion de restituer
leurs connaissances si durement amassées au fil des 400
premiers épisodes. Ils se tapent dessus, virtuellement
encore, chacun défendant
« sa »
vérité personnelle comme un chien son os.
Sur les nombreux forums, le fan de Naruto
n'est pas original pour deux sous
dans son pseudo. Lorsqu’il s'inscrit, si le pseudo
« Sasuke » est
déjà pris, il prendra SaSuKe, Sasucesek ou
Sasucekouille…
Heureusement,
il
y a un week-end dans l’année où le fan
de Naruto largue son ordinateur et rejoint la vie
réelle. Il s’en va flotter avec d’autres
étrons humains comme lui dans les latrines de la
bêtise humaine : Japan Expo. Ses trois plus beaux jours de
l’année, soigneusement
préparés pendant 362 jours (+ 1 les
années bissextiles), se résumeront à
acheter des mangas, DVD, T-shirts, jock strap, le
bandeau Konoha bleu, le bandeau Konoha noir, le
bandeau Konoha pailleté etc.
Le tout à l'effigie de ses ninjas favoris,
évidemment, claquant ainsi ce qu’il appelle
« son » argent mais qui
n’est que celui de ses parents donné en
échange d’avoir rangé sa chambre la
veille.
Une fois les divines
merdes achetées, il
porte avec fierté le bandeau de Naruto, écrit ses
devoirs qu’il ne fera pas dans son agenda Naruto, se promène avec
des kunais en plastoc sur lui etc. C’est rassurant.
Se
voiler la face
à l'aide d'un bout de carton, voilà en effet la
seule solution viable pour ne plus voir sa sale gueule, mais la
satisfaction est vite remplacée par le
dégoût de voir se balader partout des clones de
Naruto qui ont 15kg de trop par fesse et 500gr de moins par
hémisphère cérébral...
Somme toute, tout se compense.
Portrait réalisé à partir des textes de Shruikan Vulcanium, Asmodeus, Mélanie et Chloé. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs. Photo de Nicolas.
LE FAN
DE STAR WARSStar
Wars.
Film(s) culte(s) pour tous. Enfin, ça, c’est ce
qu’on essaye de nous faire croire. Mais là aussi,
il y a des « rebelles » qui
résistent à
« l’Empire » Lucas.
Il est vrai qu’une
majorité de gens considère ces films comme une
œuvre majeure de la science-fiction, de la même
manière que d’autres (les
mêmes ?) pensent que Matrix est original, et
c’est là l’une des grandes forces
d’Hollywood : s’adresser à des
crétins qui n’ont jamais rien vu, et encore moins
lu, et leur faire croire qu’on leur vend des produits 100%
originaux. Or, Star Wars est tout sauf original !
Star
Wars,
c’est un ramassis d'influences très
diverses,
plagiées un peu partout, aussi bien dans la
littérature
de science-fiction que dans des films ricains de cape et
d’épée ou de western,
digérées, puis
déféquées dans l’espace.
L'histoire en
elle-même est à mourir de rire. Elle est
bourrée
d'incohérences en tout genre, de situations
téléphonées à mort et les
personnages sont
clichés au possible. Prenez un gros paysan, bien
demeuré,
qui découvre sa nature de sauveur de l'univers
grâce
à un vieil ermite si bien caché de l'ennemi qu'il
n'a
suffit que 15 minutes à deux robots
pédés pour le
trouver. Ajoutez-y un branleur et son ami poilu qui doit lui servir
de
femme les soirs de grande solitude dans la poubelle volante qui leur
sert de véhicule interstellaire, une Lady Di spatiale avec
une
coiffure autrichienne, un asthmatique au casque noir (s’il
l’enlevait, il respirerait peut-être
mieux…), et
vous obtenez les héros du premier épisode. Enfin
pardon,
du quatrième…
Il
y a une seule chose intéressante dans ces films, c'est de
voir
à quel point le manque d'imagination et l'appât du
gain
ont pu donner des idées aussi absurdes à Georges
Lucas.
Parce que, dans un monde futuriste où l'on se
déplace
à la vitesse de la lumière, à bord de
vaisseaux
indémodables, car déjà
démodés en
1977, défiant, voire même
réécrivant, toutes
les lois de la physique (ils font du bruit dans
l'espace…), il est impensable qu'il reste encore quelques
clowns
en cape capables de se battre avec des néons
géants…
Mais
heureusement, les fans sont là pour tout nous expliquer car,
et c’est là que le bât blesse, ils
prennent tout ça au sérieux et au premier
degré total. Pour eux, le futur, ce ne sont pas les
nanotechnologies, les manipulations génétiques ou
la propulsion ionique, non non non ! Le futur, c’est
Star Wars ! Ça sera comme ça dans
très très longtemps, ils en sont
persuadés…
Le
fan de Star
Wars est un taré fini et George Lucas est son dieu.
S’il le lui demandait, il lui taillerait une pipe, avalerait
tout goulûment et en redemanderait !
Il n’y a que Star Wars dans la vie du fan, il ne
connaît
rien d’autre et ce n’est même pas de
l’inculture de sa part, non, c'est voulu. Il refuse tout
simplement ce qui n’est pas en rapport avec Star
Wars !
Ça ne peut pas être mieux…
Ses films ? Star Wars. Evidemment.
Il a toutes les éditions : K7, LD, DVD.
Même en divx ! Il est incollable sur les
détails supplémentaires de chaque
édition qui ont motivé son achat. De toute
façon, bonus ou pas, il les aurait quand même
achetées… Il attend en ce moment avec impatience
celle en Blu-ray. L’idée de revoir pour la
5648615614 fois les six films d’affilée, mais en
HD cette fois-ci, métamorphose son sexe atrophié
en un sabre-laser qui clignote… Que va-t-il voir de plus en
HD qu’il n’a pas déjà vu
auparavant ? A part des zooms en meilleur qualité
sur les bikinis de Carrie Fisher dans Le Retour Du Jedi, on se
demande…
Ses
livres ? Star Wars. Il a tous les bouquins sortis
dessus : les encyclopédies, les 250 livres
« ultimes », les making of des
films, les plans des vaisseaux, les bestiaires des
créatures, les BD des années 70/80
dessinées par Carmine Infantino ; même
les bouquins sans image (une performance pour notre neuneu !),
avec des histoires prolongeant les scénarios et qui ne
colleront plus avec les films ou série qui arriveront dans
quelques années.
Sa musique ? Star Wars. John Williams est son autre dieu,
même s’il lui arrive parfois de confondre dans sa
playlist
une piste de Star Wars avec une autre d’Indiana Jones ou de
Superman. Faut dire aussi que le père Williams ne
s’est
jamais vraiment renouvelé depuis ça…
Sa vie sexuelle ? Star Wars. Il
chope des érections incontrôlées devant
une photo de la princesse Leila, de Padme ou de Jabba pour les plus
pervers. Mais ce ne sont que des érections. Il
n’éjacule vraiment que lorsqu’il apprend
que George Lucas va sortir un nouveau film…
Enfin,
il y a le merchandising, sans quoi Star Wars
ne serait rien, et notre fan avec. Comme tous les gens cyniques et
avides d’argent, George Lucas a oublié
d’être con. En renonçant lors du premier
Star Wars à son cacheton de réalisateur, il
n’a pas oublié de s’approprier tous les
droits des produits dérivés, et surtout des
jouets, chose encore assez peu développée
à l’époque. Lucas
réalisateur ? Quelle blague !
C’est juste un marchand de jouets lui, rien de plus.
Tout comme Di$ney, Lucas truffe désormais ses
films de bestioles, non pas pour améliorer les histoires,
qui en auraient pourtant salement besoin, mais uniquement pour les
sortir ensuite en peluche et autres figurines. Alien à sale
gueule, monstre grotesque, boulet et autre faire-valoir
insupportable,
on s’en fout ! De toute façon,
ça se vendra.
Question goodies, Star Wars est le Hello Kitty du garçon. On
trouve absolument tout dessus. De la même manière
que les adeptes de la Scientologie sont conditionnés pour
acheter tous les livres de Ron Hubbard, le fan de Star Wars est
également programmé pour acheter tout ce qui se
rapporte à son culte cosmique. Comment en est-il
arrivé là ? Messages subliminaux dans
les films ? Dans les musiques ? Ou est-il tout
simplement con comme un ewok ? On ne sait. Toujours est-il que
c’est devenu un réflexe conditionné
chez lui. Il ne se pose même plus la question de savoir
s’il a besoin de ces objets ou s’ils ne sont pas
tout simplement inutiles, ridicules et moches. Un butt plug Boba
Fett ? Hop ! il achète ! Star
Wars jusqu'au fond du cul…
Il achète donc, et en plusieurs exemplaires s’il
vous
plaît ! Lucas pousse le vice
jusqu’à sortir des
jouets dont la boîte possède une minuscule
accroche
déclinée en plusieurs couleurs
différentes. Vous
allez nous dire que ça ne peut pas marcher, les fans ne sont
pas
aussi cons que ça ! Mais si ! On les voit
acheter la
même figurine en autant d’exemplaires
qu’il y a de
couleurs différentes sur l’emballage. Et ils sont
contents ! Incroyable ! Beaucoup n’ouvrent
même
pas les précieuses merdes made in China, se contentant juste
de
les exposer, et encore ! Pas trop au soleil ni dans un coin
à poussière, ça pourrait les
abîmer…
On
comprend pourquoi Lucas en est venu à considérer
Star Wars comme une véritable malédiction et
à détester autant les fans. Comment le
blâmer ? Il se venge de toute cette crasse et de
cette bêtise en les plumant intégralement et il a
bien raison !
Et
il y a les
conventions. Alors là, on sombre dans le dantesque le plus
total. Il faut en avoir fait au moins une dans sa vie pour
réaliser l’ampleur des dégâts
qu’ont provoqué ces films.
Comme dans tous les goûters, les déguisements sont
de
rigueur et, là aussi, le transfert de
personnalité est de
mise. Dans une convention Star Wars, les fans sont
enfin eux-mêmes ! Ou du moins, ce
qu’ils
aimeraient être… Et quelle
originalité ! On a
150 Anakin Skywalker au m², des milliers de soldats de la
garde
impériale, quelques wookies, aucune Leila ou alors ce sont
des
travelos (les filles sont assez absentes de ce milieu,
étonnant
non ?) etc.
Vous devez penser : -
« Ça doit
en faire du beau monde tout ça, avec leurs costards en
papier-cul… » Erreur ! Bien
souvent, les
costumes sont superbes et très réalistes,
semblant
presque sortis des films. Mais le sabre-laser ne fait pas le jedi
et les
morphologies clochent toujours : des Dark Vador
d’1m60
marchant sur leur cape, des Luke de 150kg, des Chewbacca
glabres… De toute façon, on est
habitué avec les
cosplayers à ce qu’ils ne ressemblent pas du tout
à
quoi ils sont censés incarner.
Alors, les fans de Star Wars, doués pour la couture et le
stylisme spatial ? Pffff… Mais non, ils
n’ont aucun talent eux, ils ne savent qu’acheter,
on vous l’a déjà dit, et les costumes
complets de la plupart des héros des films sont
également en vente, à des prix astronomiques.
Mais rien n’est trop beau pour ressembler à son
idole et sentir la Force couler dans ses veines. Ça change
de la lose…
Quand
on croise
une de ces épaves humaines et qu’on lui demande
s’il n’a pas une case en moins, il nous explique,
légèrement agacé, qu’il est
normal et que c’est une passion tout ça. Ils
s’appellent d’ailleurs eux-mêmes des
« passionnés ».
Mettez-vous ça dans la tête : le
mot « passionnés »
est la définition pudique de
« tarés ».
De toute façon, il n’est
pas tout seul, loin de là. Star Wars est mondial. Quel que
soit sa langue et son pays d’origine, il trouvera des fans
comme lui qui le comprennent et avec qui il peut discuter de cette
« passion » dévorante
qui les habite. Noyé dans une foule identique, on se sent
moins seul.
Plus con
qu’un fan de Star Wars, ça n’existe pas.
Sauf un fan de Star Trek.
Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Asmodeus. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.
LE FAN DE SAINT SEIYASaint
Seiya. Avant d’étriller leurs fans, faisons un
petit
détour à propos de la série qui est,
probablement,
la plus débile du monde.
Saint
Seiya fut crée par Masami Kurumada, la crème des
mangaka
n’ayant jamais su dessiner. Grâce à lui,
rarement un
manga n’aura été aussi mal foutu.
Erreur
anatomique, de perspective, d’échelle, ratage
intégral non corrigé etc. Tout y est et quasiment
à chaque page ! C’est un
véritable catalogue
de tout ce qu’un dessinateur ne doit jamais faire.
Mêmes
les couvertures de ses mangas sont atroces. Admirez le volume 2 de
la
VF de Saint Seiya, avec le visage qui part vers le haut et
l’épaule trop grosse. Argh !
La méthode de travail de Kurumada est simple. Il dessine
à main levée et hop ! case suivante. Il
ne corrige
pas. C’est trop mal foutu ? Pas grave. On va
détourner le regard du lecteur. Comment ?
Facile ! A
l’aide de trames, adhésives à
l’époque
et désormais faites sur ordinateur. Celles dans Saint Seiya
ont
réellement nécessité du boulot, il
faut le
reconnaître. Alors, Kurumada, plus doué dans le
collage
que le dessin ? Nan, c’est pas lui qui
s’occupait de
ça, mais son studio. Et oui. Tâcheron et feignant
en plus.
Comme nombre de mangaka, Kurumada est plus coiffeur que visagiste.
C’est-à-dire qu’il ne sait pas dessiner
plus de
trois gueules différentes mais il se rattrape avec une
surprenante collection de tignasses pour différencier ses
personnages. Rasez-les et vous avez des clones. Akemi Takada fait de
même. Et le plus drôle après tout
ça,
c’est que Kurumada est considéré comme
un dieu du
dessin et « inspire » des tas de
jeunes blaireaux
en situation d’échec scolaire pour devenir, eux
aussi,
dessinateurs. Mais c’est logique, Kurumada donne
l’exemple
et démontre que, même sans un gramme de talent et
muni
d’un simple moignon, on peut quand même dessiner
puis
vendre ses croûtes très cher et être
adulé.
Malgré
le
fait qu’il soit un dessinateur lamentable, et qui ne
s’est jamais amélioré avec le temps en
plus,
Kurumada tire son épingle du jeu question commerce. En
effet, il
a réussi l’exploit de refourguer plusieurs fois de
suite
la même histoire à ses lecteurs qui, eux, en
redemandaient
encore. C’est fort !
Saint Seiya, c’est toujours pareil. Ce sont les B’Z
de
l’animation ! Vous pensiez que Sailormoon
était
bourrin ? Sachez que même les pauvres histoires de
cette
« magical conne » sont plus
variées que
celles des bozos en armure. Le cadre est simple : une menace,
des
adversaires à rencontrer à la chaîne,
soi-disant 10
000 fois plus forts que notre Club des Cinq de service, tout
ça
pour arriver au boss final, invincible évidemment mais
qu’on arrivera tout de même à battre,
afin de sauver
une demeurée qui ne sait pas se défendre toute
seule, et
le tout, généralement, en moins de douze heures.
On se
croirait dans un jeu vidéo !
S’ajoute à la platitude du scénario des
situations
téléphonées à mort et
usées
jusqu’à la corde telles que :
-
-
-
En parlant d’eux, quand on regarde bien, on
s’aperçoit qu’ils ont tous de
sacrés
problèmes psychologiques, et c’est un
euphémisme ! Orphelins, enfants battus, un
homosexuel
refoulé portant une armure rose à nichons et qui
fait une
fixation malsaine sur son frangin, le même frangin qui est un
renégat repenti qui s'en va ensuite donner des
leçons
utopiques sur l'amour et l'amitié, un autre avec un grave
complexe d’Œdipe, et tous sont masos !
L'idée
est que, plus ils souffriront comme des malades, plus ils seront
forts.
Même après avoir traversé plusieurs
murs ou
colonnes de pierre, et être retombé sur la
tête en
brisant le sol de marbre (elle ne leur sert qu'à ça...),
avec leurs
armures en porcelaine qui ont éclaté
dès le
premier combat, ils se relèveront et en redemanderont
encore.
Ils ne veulent pas lâcher et, tels des étrons
flotteurs,
ils remonteront toujours à la surface. Pas facile de couler
un
bronze…
Avec un tel constat, on ne s’étonnera pas que
cette
série regroupe les plus gros cas sociaux du milieu des
japonisants. Intéressons-nous à eux.
Oubliez
le
manga, ces neuneus ont tous connu Saint Seiya par la
série
animée diffusée chez Dorothée, les
fameux
Chevaliers du Zodiaque, même si beaucoup mentent
effrontément en prétendant le contraire.
Pourtant,
c’est moins honteux d’avoir connu l’anime
en premier
que le manga car Shingo Araki, le character designer de la
série, qui, lui, sait dessiner et possède
même un
style, avait graphiquement remonté le niveau de Saint Seiya,
ce
qui n’était pas dur.
Toujours est-il que ça les a marqués. Ils
étaient
tout gosse aussi, ça n’aide pas. C’est
comme le
catéchisme, plus c’est matraqué jeune,
plus
c’est profondément gravé et plus c'est
difficile
à chasser de son esprit. Ils ont d’ailleurs bien
du mal
à oublier les noms propres francisés. Sur les
sites
consacrés et autres skyblog, on trouve bien plus de
« Seiyar » que de
« Seiya ».
Vingt ans après, ça ne les a jamais
lâchés
et ils continuent de trouver la série formidable et au
premier
degré. L’autocritique n’est pas de mise
pour eux. On peut lire
très
sérieusement sur certains forums que
« Saint Seiya
est éducatif car ça parle de mythologie et
d’astronomie… » C’est
cela oui, et
Bernard Minet vous a donné le sens du rythme
aussi ! Sois
maudite Dorothée pour avoir ruiné deux
générations entières !
Dans
les
conventions, le fan de Saint Seiya se reconnaît
très
facilement. C’est celui qui ressemble à une
poubelle de
triage sélectif pour le papier…
S’étant
recouvert pour l’occasion d’un amas de barils de
lessive,
d’emballages de frigo, et parfois de boîtes de
conserves,
on ne peut pas le louper. Déjà à cause
de son
costard en cellulose mais aussi de par son attitude. Qu’il
soit
un obèse luisant ou un sac d’os anguleux, tous
paradent
dans leurs « cloth »
recyclés en y croyant
et se prennent pour leur héros respectif. Le transfert de
personnalité bat son plein. Brûle pas trop ton
cosmos
quand même Kévin, ton armure de bronze en carton
pourrait
prendre feu…
Nous
noterons toutefois un point commun entre les héros de Saint
Seiya et leurs fans cosplayeurs : aucun n’a une
tête à savoir se battre. Les originaux
à cause de leur look de tapettes yaoi et les cosplayeurs
parce que ce sont des larves et qu’ils risqueraient de se
faire mal tous seuls en plus.
Le
fan
de Saint Seiya est un otaku-no life pur jus. Après les
Club
Dorothée Magazine, dont il décalquait les
planches pour
dessiner ses chevaliers d’or, puis les Cd de BGM
qu’il se
repassait à fond tout en mimant les gestes afin de refaire
l’attaque de son chouchou (ils le nieront mais chaque fan
sait
parfaitement le faire !), sa dernière passion en
date est
de collectionner les figurines de la série, les fameux
« myth cloth », qui sont aux
otakus ce que les
BJD sont aux pauvres filles.
Les plus vieux avaient déjà commencé
leur
collection dès le début des années 90,
avec des
figurines monstrueuses, limite SD, mal foutues et avec de grosses
vis
dans les membres. Mais c’est fini ce temps là.
Bandai a
compris ces dernières années qu’il y
avait
là un énorme filon à exploiter et
réitère le coup en sortant la totale dessus, du
plus
fameux au plus obscur chevalier de la série, OAV comprises.
Et
terminé l’import ! On les trouve
désormais
dans le premier magasin de jouets venu.
Se comptant quasiment par centaine, doublons
décolorés et autres armures en version 2.0
inclus, ces figurines, rutilantes et très
soignées sur le plan du détail, exigent de
prendre un crédit à la consommation afin de
toutes les avoir, sans parler des nombreuses vitrines
nécessaires à leur exposition. C’est un
véritable gouffre à pognon et nos porte-monnaie
sur pattes se doivent, un moment ou à un autre, de faire un
choix douloureux : c’est soit les figurines, soit
les jeux vidéo ! Heureusement qu’ils
n'ont pas de nana à entretenir…
Les fans les plus atteints achètent même les deux
modèles : japonais et occidentaux. Les
différences ? Enormes ! Rendez-vous
compte, sur les
boîtes jap, c’est marqué en jap, et sur
les
boîtes occidentales, c’est marqué en
langue
qu’on arrive à lire !… Si la
lose avait une
étoile, notre fan de Saint Seiya serait son chevalier et son
cosmos serait le plus puissant de l’univers.
A quoi servent ces figurines ? A jouer avec ? Vous
êtes
fous ? C’est fragile. Beaucoup de ces
timbrés
n’ouvrent même pas les boîtes de leurs
acquisitions,
les laissant en état… Les autres n’ont
pas
résisté au début au plaisir
d’habiller et de
déshabiller son Saint favori, de monter son armure etc. Mais
ça n’a pas duré bien longtemps. Ils
l’ont
vite remonté et mis dans leur vitrine Ikea afin
d’être pris en photo pour être
exposé sur les
forums consacrés. Voilà la seule et unique raison
pour
laquelle ils achètent ces bidules : pour
frimer ! Ces
communautés sont de véritables concours ouverts
de
longueur de bite. C’est à qui aura la
dernière
figurine en date, à qui en aura le plus, à qui
aura un
modèle rarissime etc. On se croirait dans une cour de
récréation avec des gosses rivalisant entre eux
avec leur
sac de billes. Le
fan de Saint Seiya a également
développé un
langage bien à lui qu’il mêle
à son quotidien
:
- Par le météore de Pégase ! J’ai raté mon métro !
- Pour l’oral de rattrapage, je vais brûler mon cosmos !
- M’man, t’as repassé mon armure ?
- Putain, j’ai eu un zéro en science nat’, mon père va m’expédier dans une autre dimension !
- Le réchauffement climatique, c'est pas à cause de la pollution mais juste parce que Hilda de Polaris a arrêté ses prières à Odin !
Et si on vous demande quelle marque de sous-vêtements les fans préfèrent, soyez sûrs qu’ils ont tous des slips Athéna !
Manga
tordu
frôlant le foutage de gueule intégral,
série
animée délayée à mort et
aux
réutilisations de séquences abusives, OAV sans
rythme et
encore plus bavardes qu’un débat politique,
figurines
nécessitant de vendre ses reins pour pouvoir toutes les
acquérir, absence d’autocritique et fanatisme
absolu chez
les amateurs etc. Le fan de Saint Seiya cumule tout ça et
fait
de lui un superbe spécimen qui intéresserait un
psy mais
il a trouvé la série qui lui ressemble. Se
sachant
naturellement creux, fragile et nul depuis des années, il
rêve, lui aussi, de revêtir une armure
étincelante
afin de se sentir fort et protégé.
Les fans des chevaliers du zodiaque, c’est comme
les crustacés : sans leur carapace, ils sont
blancs, invertébrés et sentent la
marée.
Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Dany. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.
L'ASIAN
PRIDEQu’il
soit
philippin, thaïlandais, taiwanais, coréen,
chinois,
vietnamien, cambodgien, laotien, malaisien ou indonésien,
tous
ces représentants de chez Pulco ont le même
syndrome : la
fierté d'être asiatique. Un tel
phénomène se
manifeste surtout chez ceux qui ont quitté leur
forêt de
bambous pour venir s'installer en Occident. Ils ont beau avoir fui
leur
trou de merde à la nage, bravant les requins et les pirates,
ces
asians pride en ont quand même gardé un profond
attachement. Ils en vanteront toujours les mérites entre
deux
prières pour le défunt grand-père dont
l'urne
repose désormais dans un pot de fleurs sur le balcon. C'est
mieux là-bas qu'ici, même s’ils n'y
retourneraient
pour rien au monde. C'est un peu comme ces jeunes beurettes qui
s'habillent en fatma fashion. Ne se sentant pas françaises
du
fait que, même nées ici, elles resteront pour 53%
des
Français une "arabe" au sens le plus péjoratif du
terme,
elles plongent aux racines de leurs origines, dont elles n'ont
qu'une
vision idéalisée et romantique par de courts
séjours estivaux, ne réalisant pas la chance
qu'elles
ont, ici, d'avoir le choix de pouvoir s'habiller comme elles le
désirent.
Parce que son pays est encore
trop sous-développé (mot désormais
remplacé
par le très politiquement correct "pays
émergeant") pour
créer un produit télévisuel ayant un
minimum de
qualité, ou parce que la seule chaîne du coin
était
contrôlée par le pouvoir en place, notre asian
pride a
été gavé aux animes japonais depuis
son berceau en
feuilles de papaye. Dès lors, il est devenu otaku par la
force
des choses.
L'asian
pride
croit que le fait d'être asiatique lui permet
d'être
une source privilégiée pour les
Européens en ce
qui concerne la culture nipponne parce qu'il appartient à la
même "race"... Les otaku européens, toujours
très
cons, lui voue d'ailleurs une grande admiration. Forcément,
pour
eux, il représente ce qui se rapproche le plus de leurs
idoles,
même s'il n'a pas été très
gâté
par la nature : repousses noires disgracieuses dans ses cheveux
blonds
javellisés, grains de beauté mal
placés avec poils
poussant dessus, dentition digne d'un piège à
loup etc.
Malgré ça, il demeure bridé, donc
asiatique, donc
demi-dieu pour nos otaku occidentaux. La bride fait le bonze...
Quand il regarde un anime ou un film asiatique en compagnie de ses
amis
au cul blanc, l'asian pride ne manque jamais l'occasion de clamer
bien
fort que les traditions entre le Japon et son pays d'origine sont
semblables : "Au Viêt-Nam aussi, on a des costumes comme
ça pour aller à l'école!", "Au Laos
aussi, on fait
des mariages arrangés!", "En Indonésie aussi, on
balance
des kamehameha!", "En Thaïlande aussi, on boit notre pisse!"...
Côté musical, le jeune asian pride va faire
découvrir à sa bande d'otaku les groupes locaux
de son
taudis natal en affirmant fièrement que ça
ressemble
à de la Jpop. Très souvent, on a droit
à des
chanteurs et à des chanteuses qui ne sont que des Ayu ou
Gackt
du pauvre, aux physiques ingrats, mais ce n'est pas de leur faute.
Allez trouver une clinique de chirurgie esthétique au
Viêt-Nam vous! Y'a que des bars à putes et des
boutiques
pour acheter des jambes de bois...
Sur
son Skyblog, il
nous déballe sa philosophie, ses opinions politiques
(à
Droite toute! Mais quand on vient d'un pays
déchiré par
les cocos, c'est un peu normal), sa vie on ne peut plus vide (jeux
vidéo, manga, anime, MSN, séries
télé,
écrire à sa "fiancée
arrangée"
restée au bled, draguer d'autres nanas en attendant...) et
des
photos de sa tronche sur toutes les coutures pour bien nous rappeler
à chaque page qu'il est asiatique, c'est sa carte de visite.
Intégriste
et puriste, ce qui est souvent la même chose, il pense que
les
cosplays ne doivent être réalisés que
par des
Asiatiques. C’est une question d'harmonie pour lui. C'est un
crime à ses yeux que de voir une occidentale
déguisée en Asuka d’Evangelion. Comme
si une
perruque rousse allait mieux à une asiatique... Et les gros
Thaïlandais se prenant pour Elvis Presley, avec banane en crin
de
buffle d'eau et blouson clignotant comme un sapin de Noël,
c'est
pas un crime ça non plus?
En Europe, l'asian pride se trouvera toujours une petite cour de fidèles cons prêts à le regarder comme quelque chose qui brille. Au Japon, il ne serait rien et ferait partie d'une sous-classe encore plus basse que celle des gaijin qui se sont exilés pour oublier qu'ils ont tout raté dans leur propre pays. Ben oui, les Japonais n'aiment pas beaucoup les Occidentaux mais ils les tolèrent plus ou moins. Par contre, ils n'ont aucune pitié envers les autres Asiatiques, qu'ils considèrent comme des êtres inférieurs, et vomissent de dégoût en les voyant, arguant qu'ils sont sales, bouffent du chien et puent de la gueule à cause de leur soupe won-ton... Là-bas, ces "intouchables" ne sont bons qu'à travailler dans un abattoir ou à laver le carrelage des McDonald's. Ce ne sont que des domestiques pour les nippons mais c'est logique qu'ils se conduisent comme ça envers eux. Après tout, le Japon n'a-t-il pas conquis leur pays au moins une fois chacun dans le passé? Portrait écrit par Sheepdog. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.
L’ÉTUDIANTE JAPONAISE EN
ÉCHANGEDepuis
un
certain nombre d’années, le Japon exporte tout
un tas
de choses fort intéressantes pour les consommateurs
occidentaux.
Fidèles au bon vieux cliché
véhiculé par De
Gaulle, qui les comparait à des
« fabricants de
radio », les Japonais produisent à la
tonne de
l’électronique à la pointe de la
technologie, des
jeux vidéo, des voitures de qualité ainsi que
tout un tas
de gadgets de mauvais goût désormais devenus
indispensables à la survie des otaku et autres geeks du
monde
entier. Le Japon exporte également un autre produit bien de
chez
lui mais qui, cette fois-ci, est une plaie insupportable ne
méritant que la lapidation publique à coups de
Tamagotchi : l’étudiante japonaise en
échange.
Après l’université, les
Japonaises entrent
logiquement dans le monde du travail ou se marient. Mais pas notre
étudiante. Elle a
délibérément choisi de
poursuivre ses études pour apprendre une langue
étrangère. Pour simplifier les choses ici, nous
parlerons
du français bien que cela n'a aucune importance. Que cela
soit
du français ou tout autre langue, elle n’arrivera
jamais
à la parler correctement et pour couronner le tout,
ça ne
lui servira à rien au Japon puisque même
l’anglais
est très peu employé. Voulant se
démarquer de ses
copines, elle décide donc de partir pour la France afin
d’élargir officiellement son horizon, ses
connaissances et
officieusement son appareil reproducteur…
Prête
à
sortir de son île qu’elle
n’a jamais
quitté auparavant, et complètement inconsciente
de ce
qu'il l'attend, elle ne coupe pas totalement le cordon. Alors que,
pour
subsister, n’importe quel occidental devrait se prendre un
boulot
de merde sur place, notre étudiante, elle, n’aura
qu’à attendre que papa san lui
transfère
mensuellement sur son compte des sommes astronomiques pour subvenir
à tous ses besoins, même les moins vitaux. Surtout
les
moins vitaux… Pour le reste, mama chan prendra
d’assaut le
bureau de poste du coin pour envoyer des colis encore plus remplis
qu’une pharmacie mais contenant là aussi des
choses
essentielles à la survie de sa fifille perdue chez les
sauvages.
Bouffe du cru, biscuits maison et autres gougouilles japonaises
introuvables en Europe. Seules les pilules contraceptives et les
préservatifs parfumés au thé vert
manqueront
à l’appel mais il est vrai que le petit bout de
chou est
encore pur et innocent aux yeux bridés de ses parents...
Une fois arrivée dans son école, elle sera
prise en charge par ses professeurs, les élèves
autochtones, pensant dans un premier temps qu’elle est
chinoise,
et surtout par ses compatriotes. Sang japonais oblige,
l’esprit
de groupe parle. De suite, elle s’intégrera
à la
communauté nippone expatriée.
D’ailleurs, elle
apprendra bien plus la langue française avec ses amis
japonais
qu’avec de vrais Français...
Découvrant petit à petit ses nouveaux
camarades, ces fameux gaijin qui ont tous les défauts mais
qui
sont l'un des sujets de conversation les plus prisés des
Japonais, l’imaginaire devient enfin
réalité. Le
professeur bénévole est aussi beau que dans ses
rêves. Grâce à cette stimulation, elle
améliore son français et fait enfin la
différence
entre les lettres « v » et
« b » et comprend
désormais pourquoi on se
foutait d'elle lorsqu'elle prononçait le mot
« vite »... Par contre,
c’est encore
mission impossible pour lui faire prononcer un
« r » correctement.
Les autres élèves, en constatant ses
manières niaises, maladroites et innocentes, tombent sous le
charme. Ils commencent à lui parler et de la même
façon qu’on le fait avec une gamine de six ans.
C’est le sésame pour communiquer avec une
japonaise,
prenez-la pour ce qu'elle est : une attardée. Sa
communauté d’expatriés
n’appréciera
pas forcement ça et parfois, la mettra de
côté.
Plus elle s’ouvrira aux étrangers, ce qui est
pourtant le
but de son voyage, et plus elle se retrouvera seule et
isolée
auprès de ses compatriotes. Il lui restera toujours ses
nouveaux
admirateurs qui, parmi eux, sont soit des otaku
irrécupérables, attendant une bonne occasion
d’en
finir avec la Veuve Poignet sur les shitajiki d’Ayumi (au
moins,
c'est lavable...), soit de grosses vilaines fans de yaoi et autres
albinos visualeux qui la harcèleront à coups de
questions
métaphysiques telles que : « Tu
connais
Miyabi ? T’as déjà
été sur la
tombe de hide sama ? C’est vrai que Kyo a 78
dents ?
C’est vrai que Gackt est pédé
sexuel ? », sans oublier les curieux qui
ont envie de
se taper une petite « djap »
histoire de varier
un peu leur menu. A partir de cet instant, elle
auto-détruira
son existence et l’espoir de réussir sa vie de
couple dans
son propre pays.
Contrairement
à
ce que l’on pourrait croire, et ce,
malgré les
nombreux tromblons que l’on accueille dans nos
contrées,
l’étudiante japonaise est souvent très
jolie, bien
habillée, et parfois même avec un
fiancé qui
l’attend au bercail. Ils communiqueront encore les trois
premiers
mois par mail, téléphone, cartes-postales, et
notre
pauvre fille gribouillera fièrement, et quotidiennement, ses
mémoires dans son journal intime. Mais la
réalité
est là, la distance et l’amour ne faisant pas
très
bon ménage, notre brave étudiante devra choisir
entre son
copain ou rester à encore user les fonds de ses culottes
Hello
Kitty sur les bancs scolaires européens. Le choix sera
néanmoins vite fait, car le copain claque
déjà ses
burnes sur les fesses d’une autre demeurée qui,
elle au
moins, est bien présente.
Le milieu le plus sinistré étant les
conservatoires de
musique et ressemblant souvent à des bordels
peuplés par
l’esprit communautaire hippie, où tout le monde
monte sur
tout le monde. Les facs de japonais non plus ne sont pas en
manque. Les
vautours, qu’ils soient futurs grands musiciens
grâce au
sampler, ou « japanologues »
grâce à
l'étude des trois premiers tomes de Naruto, ne tarderont pas
à faire leur apparition et notre pauvre
étudiante, tel un
oisillon blessé tombé du nid, encore trop fragile
pour
voler de ses propres ailes, aura besoin d’avoir un
protecteur,
une béquille pour venir la torcher, quelqu’un
qu’elle pourra aimer à la japonaise, donc de
façon
ridicule... Ça tombe bien pour elle, les hommes
« romantiques », dont elle
rêvait temps
durant ses premières caresses solitaires, seront
là pour
réparer ses chagrins. D’une
naïveté confinant
à la bêtise la plus crasse, elle ne tardera pas
à
céder au charme d’un Don Juan de banlieue tout
content de
poinçonner une « manga
girl » prête
à se donner corps et âme à ses
désirs et ses
fantasmes. Se retrouver dans les chiottes après la
répétition ou après le cours de
japonais, et
pouvoir se vider dans une bouche nipponne en moins de 7mn chrono,
quel
pied tout de même ! Mais la connerie alarmante de la
laissée pour compte fatigue très rapidement notre
playboy
de service qui, lui, ne cherche qu’à se faire
faire des
vidanges-graissages faciles. Notre pauvre demoiselle, folle
amoureuse,
continuera à céder et se mentira à
elle-même
en s’inventant les sentiments de la partie adverse...
Ça
durera plusieurs mois, voire plusieurs années, tant
qu’elle se sentira
« aimée » et
« protégée »,
pour ensuite se faire
jeter comme une vieille chaussette.
Elle
finira
tant bien que mal ses fameuses études ou les ratera
lamentablement, en pestant sur les barbares blancs ou noirs que nous
sommes, sur nos inqualifiables manières d’agir, et
que
personne ne peux la comprendre parce qu’elle est japonaise et
nous non... Lorsqu’elle rentrera au bled,
déjà fort
entamée par l’âge, buse
élargie par ses
amants manipulateurs, amère et totalement
désabusée, plus aucun japonais ne voudra
d’elle.
C’est le prix à payer là-bas pour avoir
frayé avec des gaijin. Elle est souillée, impure
et
impropre à la consommation. Dans les petites villes, elle
devient parfois la risée ou la putain du village et ses
anciennes amies n’ont plus envie de la côtoyer car
trop
honteuses de traîner avec une
traînée ; ces
mêmes amies qui eurent elles-mêmes des aventures
avec des
gaijin de passage mais ne s’en sont jamais vantées
auprès de leur famille…
Certaines s’en sortent tout de même et
réintègrent tant bien que mal la
fourmilière en
travaillant dans un McDo ou dans les intérims, à
faire
les sales boulots car plus bonne à rien d'autre. C'est le
maximum de tolérance du Japon envers ses moutons noirs.
Heureusement, d’autres réagissent avec courage et
intelligence en se suicidant sur la Yamanote Sen donnant ainsi ses
lettres de noblesse au fameux honneur japonais, qui est la
troisième chose la plus connue dans le monde entier pour
désigner des nippons. Le stress et la perversité
étant les deux premiers...
Portrait
écrit par
Gargamel. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs
Retrouvez un autre portrait d'étudiante japonaise en
échange ici.
LE
CHASSEUR DE JAPONAISESLes chasseurs de japonaises (CDJ) sont des gens obsédés par l’envie de vouloir sortir/baiser/se marier avec des femmes japonaises afin de combler un profond complexe ou réaliser un fantasme. Une femme blanche ou noire n’est plus une femme pour eux, c’est du bas de gamme. Notons qu’une japonaise est leur idéal, mais une chinoise pourra tout aussi bien faire l’affaire pour nos chasseurs car, de toute façon, leur entourage sera incapable de faire la différence. Pour la majorité des gens, tout ce qui est bridé, ce sont des Chinois…
Pourquoi
des Japonaises ? Parce que les CDJ se sont tripotés
durant
leurs 20 premières années de vie sur les mangas
de Video
Girl Ai, les animations de Video Girl Ai ou les art books de Video
Girl
Ai. Ça les a formatés. C’est comme la
nouvelle
génération qui a connu ses premiers
émois sexuels
vers 10/12 ans avec les calendriers de Pamela Anderson. Ils sont
désormais bloqués sur les bimbos et autres
décapées siliconées. Nos CDJ sont
pareils.
Paradoxalement, sortir avec une japonaise
leur permet d’échapper à leur quotidien
d’autiste (jeux vidéo, Star Wars, jeux de
rôles
etc.) tout en le conservant. Grâce à sa douce
moitié citronnée, le CDJ devient une sorte de
personnage
de manga lui aussi. C’est comme appartenir à une
classe
supérieure. Comme tous ces pauvres devenant soudainement
riches,
il est très fier et se laisse aller à des
sentiments
nouveaux et malsains. Quel pied que de pouvoir dominer une
personnalité plus faible que soi !
Tous très complexés, et étant
persuadés que
tous les Japonais sont moins bien membrés qu’eux,
sortir
avec une japonaise leur permet de devenir de vrais Rocco des bacs
à sable, malgré le ver qui leur sert à
pisser, et
ainsi les soulager de leurs malaise au niveau du slip ; de
pouvoir
enfin dire qu’ils utilisent des capotes L size made in Japan
et
être complimenté, en japonais de
préférence,
sur leurs dimensions herculéennes par une jeune femme qui
n’a jamais connu de « grandes
tailles » ou
qui n’a jamais rien connu du tout…
Ou
trouve des CDJ dans tous les pays ayant été
touchés par la sous-culture manga-Club
Dorothée-Final
Fantasy. 90% de la clientèle des Japan Expo et autre
rassemblement de petits bourgeois mentalement retardés sont
des
CDJ potentiels. Bien sûr, les 3/4 n’arriveront
jamais
à leurs objectifs mais, étant d’une
mauvaise foi
crasse, ils nieront toujours en prétendant qu’ils
cherchent avant tout à connaître la
culture…
C’est vrai qu’ils en manquent tellement.
Parmi eux,
on retrouve la plupart des étudiants en facs de japonais,
car
apprendre la langue de Mishima leur permet de protéger leur
conquête des non japonisants. Et puis, parler à sa
copine
dans une langue que personne ne comprend, c’est tellement
« sugoi »… Leur ultime
but étant de
pouvoir se marier et d’obtenir leur « Pet
License
visa » pour le Japon. Ceux-là
appartiennent à
la classe qui sont encore en dehors de l’archipel et qui ont
de
bonnes chances d’y rester…
Ensuite, vient le modèle plus évolué
du CDJ. Toute
la partie tamisée des facs de jap, des candidats pour les
écoles de langues Nova et des Working Holiday Visa ayant
obtenu
leur ticket pour le Disneyland sexuel tant convoité qui leur
permettra, peut-être, de quitter leur vie minable, laissant
derrière eux leurs mauvais souvenirs, ratages
intégraux,
bites au cirage et autres humiliations françaises. Une
nouvelle
vie s’ouvre à eux, ils tirent un trait sur leur
passé encombrant et recommencent tout à
zéro. On
les retrouve à travers tout le Japon et toujours
aux
mêmes endroits. Shibuya par exemple. C’est la
Mecque des
losers. Ça les a fait rêver pendant des
années et
maintenant, ils y sont, entourés de Japonais qui ressemblent
à des touristes même dans leur propre pays mais ce
n’est pas grave car c’est ça leur vision
des
Japonais.
Dans
les facs françaises, lorsqu’une
étudiante japonaise
débarque, la compétition commence. Il
n’y a plus
d’amitié qui tienne avec les copains, on sort la
grosse
artillerie et ce sera à celui qui arrivera le premier
à
« se la faire ». Que le meilleur
gagne !
Ensuite, le winner exhibera son trophée dans les
conventions,
les réunions d’anciens
élèves ou les
soirées, augmentant ainsi ses chances de se la faire piquer
mais
qu’est-ce qu’on ne risquerait pas afin de
plastronner ?
Lorsque nos CDJ sont au Japon, ils osent enfin faire tout ce
qu’ils n’avaient jamais osé en France.
Ayant
été souvent victimes d’agressions ou de
moqueries
de la part des Français, ils se sentent en très
grande
confiance au Japon. Ils savent qu’il y a bien plus de nippons
que
de gens comme eux sur place et qu’ils finiront,
malgré les
trois mots de japonais qu’ils ont appris grâce
à
City Hunter, à dégoter un sous-thon dont les
autochtones
ne veulent même pas. S’ils possèdent un
visa, ils
essayent d’établir des records du nombre de trous
niqués pour ensuite exposer leurs exploits sur des forums et
autres blogs miteux.
Mais lorsque le visa expire, et qu’ils savent qu’il
ne sera
pas renouvelé (viré de chez Nova, Working Holiday
Visa
terminé etc.), il faut bien vite se marier car le pays du
soleil
levant ne tolérera pas qu’ils restent sur leur
territoire
sans permission. Ben oui, le Japon expulse déjà
sans
remord des clandestins en phase terminale de SIDA ou des demandeurs
d’asile politique menacés de mort dans leur pays,
alors
des otaku français, vous pensez… Alors la chasse
à
la japonaise commence d’une autre manière, il faut
rapidement trouver une paumée prête à
se marier
avec n’importe quel troll. Et ça ne manque
pas !
Internet et ses sites de rencontres, quelle merveilleuse
invention !… Match.com et autre Japan Pen Friend
leur
permettent de ratisser tout le pays à la recherche
d’une
femme qui pourra leur permettre d’obtenir un visa pour vivre
leur
« Nihon dorimu » et
s’expatrier pour de
bon. Elle a plus de 30 ans ? Pas grave, ça fera
l’affaire. Une fois le visa permanent en poche, il sera
toujours
temps de divorcer…
Malheureusement, le visa sur pattes désirera avoir des
enfants,
un mari qui travaille dur et qui gagne beaucoup d’argent, et
notre CDJ, lui, n’en aura pas vraiment envie. Il
s’est
marié pour pouvoir continuer à jouer à
ses jeux
vidéo et se taper des petites garces. Avoir un moutard,
ça ne le branche pas trop. Travailler tard le
soir ?
Impensable ! On a beau être au Japon, on est pas
là
pour se faire chier !…
Vont-ils un jour disparaître ? Hélas,
non. La
prochaine génération est
déjà en
route. De toute façon, on retrouve les mêmes
énergumènes en version japonaise. Certaines
désirant quitter leur vie merdique, ne supportant plus la
pression et le stress quotidien et ayant également tout
raté. Qu’ils s’attirent les uns vers les
autres et
qu’ils crèvent ensemble. Le Japon est de toute
manière surpeuplé.
Portrait écrit par Gargamel.
Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs
Retrouvez un autre portrait du chasseur de japonaises ici.
LE
RÔLISTEOn
peut dire sans trop se tromper que la catégorie des
rôlistes est l’une des plus sinistrées
en connerie
qui soit. Sinistrée car regroupant souvent plusieurs autres
déjà bien gratinées. Ce qui fait toute
la saveur
du rôliste, c’est son incroyable complexe
d'infériorité et un manque de
personnalité rare,
d’où le besoin de s’identifier
à
d’étranges créatures aux pouvoirs
incertains, leur
permettant de combler une impuissance existentielle, intellectuelle et
sexuelle parfois.
Le rôliste est une
espèce
dérivée du métalleux qui, comme tous
ses
homologues à la longue crinière poisseuse, se
considère comme étant une race
supérieure et
élitiste. Avant tout, débarrassons-nous des
préjugés, le rôliste n’aime
pas le Seigneur
Des Anneaux. Il n’aime que The Lord Of The Rings ! Faut
pas
confondre ! Subtile nuance qui ne lui sert qu'à se
démarquer des autres moutons et à montrer
qu’il
connaît le nom original, bien qu’il n’ait
jamais lu
les bouquins. C’est avant tout de chose une trilogie de films
pour lui… En effet, comment rester élitistes si
nous
écoutons/voyons/lisons ce que tout le monde
écoute/voit/lit ? Nous mangeons de la merde, mais au moins,
nous
sommes les seuls à le faire !…
Le rôliste à la papa, qui jouait sur table, avec des feuilles d'aventure, des dés à 643 faces et un « maître du jeu » faisant semblant d'avoir une imagination débordante mais qui, en réalité, ne faisait que remixer une pauvre histoire lue la veille dans un Livre Dont Vous Etes Le Héros avec des bouts de Star Wars, c'est fini tout ça. Le Net a bouleversé sa vie minable. Il passe désormais le plus clair de son temps devant son ordinateur. Le jeu en réseau c’est sa vie, son moyen de se faire des amis, qu’il appellera toujours des « alliés », de vivre dans un monde dans lequel il éprouve le besoin de sentir reconnu, voire même supérieur, mais nous le prendrons toujours pour un débile lorsqu’il ira demander un tonneau d’hydromel au « Maryland », le bar PMU du coin. Seul lui et ses amis… pardon ! « alliés », se sentent supérieurs au reste de la population pour qui, soit n’existent même pas, soit sont une bande de clowns moyenâgeux sans aucun sens de l’esthétique et de la propreté. Cheveux longs, sales et gras de préférence, pellicules blanches et croûtes jaunâtres sur le cuir chevelu en bonus, le rôliste aime à vivre négligé, comme ses ancêtres. Pour lui, parler de cervoise pour désigner la bière n’est pas archaïque, c’est sa façon de sortir sa science. Un bistrot est une taverne. Il s’y rend souvent afin de rencontrer ses alliés pour pouvoir organiser un jeu de rôles sur cartes Magic ou pour jouer aux petits soldats avec leurs Warhammers.
Le
rôliste a des atomes crochus avec les cosplayers. Pour lui,
porter un casque de viking pour aller acheter le pain relève
de
la classe la plus authentique. Il ignore les moqueries qu’il
peut
entendre. Déjà, parce que son casque lui recouvre
les
oreilles, faisant ainsi de parfaits isolants au bruit du monde
extérieur et puis bon, il n’a pas non plus
emporté
avec lui sa fabuleuse épée légendaire,
qu'il a
trouvé lors d'une périlleuse quête dans
la
forêt magique d'Ebay, afin de punir le perfide petit enfant
hilare qui a dit à sa mère en le
voyant :
« Regarde Maman, c’est
Asterix !!! »
Il se vengera un jour tout de même.
A la
différence des goth-poufs et autres naines visualeuses, le
rôliste vient d’un milieu très
populaire. Ses
parents sont pauvres. C’est la basse classe, limite
prolétaire. Alors que la goth-truie pourra taper sans
problème son cadre sup' de père pour se payer une
robe-serpillière
griffée Moi-Même-Coupée-En-Deux-A-Moitié
à 500€, le rôliste, lui, ne pourra
espérer, au
mieux, que le dernier Final Fantasy 12 X’ Turbo Alpha
à
75€. Et encore, si papa a travaillé plus pour
gagner plus
ce mois-ci…
Proches
de part leur mentalité et leurs prouesses orthographiques
des
skyblogiens, les rôlistes ont depuis peu envahi le net, un
endroit fantastique peuplé d’autres
schtarbés
où ils ont donc parfaitement leur place.
Regroupés sur
les forums aceboard ou forumactif, qui sont aux forums ce que Skyblog
est aux blogs, les rôlistes défendent par ailleurs
leur
serveur préféré, jugeant les autres
« tro nul » car
« on peu pas
fére de bo design ». Et
pourtant…
Généralement nul en css et création
graphique, le
rôliste passe la moitié de son temps sur les
forums de
création où il attend avec impatience le futur
design de
son forum ripou ou son futur avatar de guerrier farouche.
Quel
que soit le forum, le rôliste use presque tout le temps du
même personnage, non pas parce qu’il
l’aime bien mais
plutôt parce que celui-ci lui a déjà
demandé, selon lui, beaucoup d’efforts. Et oui, le
rôliste est bien connu pour son imagination sans limites. Son
personnage est tout son contraire : beau, riche, musclé,
intelligent, populaire, charismatique et irrésistible. Ou
bien
c’est un très vilain méchant sadique.
Enfants
battus, assassins, orphelins,
« skyzofrénes », les
forums de jeux de
rôles regorgent de personnages psychopathes et malheureux
ayant
massacré leurs familles à coups de hache
ébréchée parce que celles-ci les
martyrisaient en
leur interdisant de regarder Bob l’éponge
à la
télé.
La télé, justement, fosse à lisier
dans laquelle
plonge généralement tout habillé le
rôliste
lorsqu’il n’est pas sur Internet, et qui
l’influence
grandement puisque notre ami, sur ses avatars, ne prend que des
célébrités à la con issues
de sitcoms et
autres séries américaines. Il ne faut donc pas
s’étonner de croiser cinquante Rachel Bilson et
vingt-cinq
Jensen Ackles sur uniquement trois forums différents. On a
pu
observer aussi ces derniers temps une invasion massive de tapettes
nippones sur les forums de jeux de rôle. Des Ruki, des
Miyavi,
des Toshiya et autres travelos ridicules, la plupart du temps
joués par des pauvres filles,
cérébralement mortes
depuis des années, et ne s’inscrivant sur ces
forums que
pour faire des sujets de cul avec leur
« chiwiiiiie tro
choupi »…
Son régime alimentaire littéraire n'est composé que de bouquins sur les mille et une façons d'élever un dragon, de grimoires truffés de sortilèges achetés à la Fnac rayon « livres pour la jeunesse », des histoires de monde surnaturel et de catalogues vendant par VPC des armures et autres épées. Tous les rôlistes vous diront « C’est juste pour s'amuser qu’on fait ça ! », mais ce ne sont que des balivernes ! La vérité, c’est que le rôliste rêve de devenir son personnage, d’avoir des amis guerriers, de chevaucher des dragons, de se taper en levrette une femelle orc, de vivre dans les bois et de tuer des monstres. Il faut également savoir que le rôliste accorde beaucoup plus d’importance à son personnage qu’à sa propre vie, qui de toute façon, avouons-le, est déjà foutue. Un examen à passer ? Pas le temps ! Il a son épreuve finale virtuelle afin d'obtenir son insigne de ninja de niveau 18. Une sortie à la pizzeria du coin avec des amis ? Impossible ! Il doit virtuellement aider son camp à gagner la guerre contre Sauron/Dark Vador. Une petite amie ? Restons sérieux… De toute façon, pourquoi voudrait-il d’une véritable copine alors que sur son forum, il est marié à une belle elfe des bois qui peut faire un Kamehameha avec ses seins… Il n'a aucune vie mais l'a quand même ratée, faut le faire !
Une dernière petite chose. Contrairement au wowiste, dernière évolution en date de la branche des losers no life (comme quoi, même dans la dégénérescence on peut aussi évoluer…), le rôliste sort parfois de chez lui. Il va au cinéma déjà, pour aller voir de pauvres étrons hollywoodiens magiques comme Eragon ou la saga des Harry Potter. Mais aussi, pour vivre en vrai ses fantasmes. Et oui, quand les mondes virtuels du Net ne suffisent plus à le faire vivre dans son univers, les plus atteints passent à la pratique en dur. Habillés en guerrier, sorcier ou gnome, ils se réunissent en forêt, la nuit évidemment, et après avoir formé deux clans, ils s’éparpillent afin de se trouver nez à nez avec un rival et se taper dessus avec des épées (en mousse), parer les coups meurtriers avec des boucliers (en mousse) et conjurer des sortilèges à grands coups de « hocus pocus findus » et de bruitages faits avec la bouche. Ça postillonne sec ! Vous êtes garde-champêtre et vous tombez sur ces allumés un soir de pleine lune ? N’ayez crainte, ce ne sont pas des braconniers ni même les pensionnaires de l'asile de fous du coin qui se sont sauvés, ce sont juste des sous-produits carnés chiés par la société de consommation occidentale des loisirs. Mais vous pouvez quand même leur tirer dessus si ça vous amuse, ils ne risquent rien. En bons ninjas virtuels qu'ils sont, ils se sont virtuellement entraînés à éviter des projectiles virtuels allant à une vitesse proche de celle de la lumière virtuelle et n'attendent qu'une occasion pour tester leurs aptitudes virtuelles dans la réalité réelle... Et puis, ils portent tous l'ancêtre du gilet pare-balles : la cotte de mailles (en mousse).
Portrait écrit à partir des textes de Kofretou, Lena et Jeunesse Diorhee. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.
LE
WOWISTEDepuis
quelques années, plus précisément
depuis
l’adaptation du RPG papier WOW en M.M.O.R.P.G sur le Net, le
monde libre se doit d’affronter une nouvelle
calamité des
temps modernes : le wowiste.
Le wowiste aime à
se
présenter comme ce qu'il est, à savoir un rebut
de la
société, mais aussi dingue que cela puisse
paraître, ce n’est pas le système qui
l’a
rejeté, non. Il a lui-même pressé le
bouton du
siège éjectable social. Et oui, parce que, pour
se faire
jeter, il faut déjà se faire remarquer.
C’est comme
sur un forum, on ne bannit jamais quelqu’un qu’on
ne voit
pas et comme notre wowiste n’est rien du tout dans la vie
réelle, aucun risque qu’il attire
l’attention. Il
s’est lui-même détaché de
« CE »
monde, comme il dit souvent, qui ne lui convenait pas ou plus. Le
wowiste préfère amplement vivre dans les univers
imaginaires de Tolkien et autres tarés qui voyaient des
lutins
un peu partout sans même avoir besoin de prendre du
LSD…
Le wowiste a démarré sa folie solitaire tout
jeune avec
les classiques Livres Dont Vous Etes Le Héros, des jeux de
rôles de table où l'on fait semblant d'avoir de
l'imagination et quelques films tels que Conan, Legend ou Willow. Ce
fut la révélation en pleine puberté.
Il
rêvait tout fort, habillé d’un simple
pagne en bas
et d’une armure étincelante en haut, qu'il
était en
train de sauver des elfes-femelles à moitié
dénudées et des princesses, toujours avec un
décolleté démesuré,
séquestrées dans un château
à plusieurs
niveaux par une bande de vilains gobelins qu’il finissait par
massacrer à grands coups de hache ou de pouvoirs magiques.
Ce
n’était pas bien méchant et il aurait
pu s’en
sortir une fois adulte. Mais voilà, Internet est
arrivé
et avec ça, les jeux online. Ce sera son bonheur et son
malheur
en même temps.
Sa vie réelle, qui n'était pourtant
déjà
pas très passionnante, s’est donc
achevée
dès sa première partie online. Socialement
parlant, il
est mort. Plus rien n’a d’importance
désormais. La
télé, les infos, la musique, les livres, les
films, ses
rares amis etc. Tout ça est mis au placard. La
troisième
guerre mondiale pourrait éclater, il ne serait
même pas au
courant. Du moment que son PC et que sa connexion ADSL fonctionnent,
tout va bien. Même ses RPG qu’il aimait tant
auparavant sur
ses consoles, c’est terminé. Elles prennent
désormais la poussière dans un coin, il ne songe
même pas à les vendre sur Ebay,
complètement
aspiré qu’il est dans son monde virtuel. Et puis
il
faudrait se déconnecter de WOW... Seule la question des
femmes
est restée identique chez lui. Il n'en a pas plus avant que
maintenant...
Contrairement à ce
que l’on pourrait penser, le wowiste n’est pas
vraiment fan
des nouvelles technologies, se limitant désormais
à deux
choses : sa ram et son espace disque dur, pour pouvoir mettre ses
extensions afin d’agrandir son univers et, par
conséquent,
rencontrer encore plus de gens inintéressants comme lui,
souvent
des geeks ayant des masses corporelles à trois chiffres. Ben
oui, rester à suinter derrière son
écran pendant
des heures en se nourrissant de chipitos au fromage et en buvant du
Coca, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour la
ligne…
Le wowiste est un parfait winner dans son univers. Ça le
change.
Vous comprenez maintenant pourquoi il refuse de revenir à la
réalité... La moyenne d’âge
des utilisateurs
varie de l’adolescent pré pubère ou
attardé
au cocu désabusé et dépressif
traversant la crise
de la quarantaine. Tous partagent le même point commun :
faire
des rencontres avec le sexe opposé. On se sent nettement
plus
courageux derrière son écran que devant la
personne, mais
ATTENTION !! Ils ne savent pas que les trois-quarts des persos
féminins qu'ils croisent sont en fait d'autres hommes, et
dans
le même état de délabrement corporel et
mental
qu'eux. Ces pauvres nœuds s’imaginent tous draguer
des
petites minettes de 18 ans, ou moins, ayant la même gueule
que
leurs avatars...
Le wowiste, qui reste une énigme pour nous tous, a quand même le privilège d’être une thèse et une antithèse à lui tout seul, car même si on peut saluer le courage qu'il a de gâcher sa vie de son plein gré, on ne peut s’empêcher de se foutre de sa gueule de le voir se réfugier dans un univers bâtit par des R.L.R (Real Life Rulor) qui le spolient pour lui taxer plus de fric et finir de peaufiner un véritable empire capitaliste dans le vrai monde. Dans son gigantesque univers virtuel, le wowiste se croit libre et débarrassé de toutes contraintes humaines mais ce n'est qu'une prison dans lequel il paye pour qu'on l'y maintienne et qui, niveau superficie, se cantonne au 6m² de sa chambre...
Portrait écrit par Athéna. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.
LE
MÉTALLEUXLe
métalleux est présent dans toutes les tranches
d'âge. Il s’habille en noir, a toujours les cheveux
longs,
sales et gras, portés sur une bonne petite tête de
gagnant, et est parfois tatoué et/ou piercé. A
défaut d’être un intellectuel, le
métalleux
est un manuel : il fait sans arrêt des doigts d'honneur,
forme
les cornes du diable avec sa main et headbang (secoue la
tête)
pour se débarrasser de ses pellicules les plus tenaces en
écoutant sa musique.
Là-dessus, le
métalleux se considère comme l'élite
musicale.
D'après ses dires, le métal est un style
difficile
d'accès, très complexe, alors qu'en fait, il
s'agit juste
de reproduire en moins de quatre notes sur une guitare
électrique le même son que l’on entend
sur un
chantier de démolition et de faire dans un micro la
meilleure
imitation possible d’un cancéreux de la gorge.
La musique japonaise lui passe complètement au-dessus du
cigare,
puisque les groupes de métal japonais ça n'existe
pas.
C'est en tout cas ce qu'il dira même si certains
considèreront cependant le rock visuel comme du
métal ce
qui amusera toujours au plus haut point les initiés.
Afin d’être précis, classons le
métalleux en trois catégories parmi les plus
connues.
Le métalleux rebelle
C’est
le plus répandu. Il a en général entre
12 et 18
ans et peu de repères musicaux. C’est alors que
notre cher
ami découvre les joies de la bande, des copains, etc.
L’influence du gang s’exerce sur lui qui
n’est
qu’un mouton innocent en quête d’un
modèle
à suivre. Une véritable feuille blanche attendant
d'être écrite. Grâce à ses
petits camarades
donc, il vient d'avoir LA révélation en
écoutant
des groupes « super dark » comme
Rammstein,
Linkin Park, System Of A Down, et surtout Slipknot (LA
référence des métalleux rebelles). Il
découvre alors ses nouveaux dieux. Comment a-t-il pu vivre
auparavant sans eux ? En se distinguant des minettes qui
écoutent Paris Hilton, des racailles et autres
« mecs
de la téci qui ont souffert leur race »,
notre
métalleux se sent différent. Il pense
écouter des
groupes détenant la vérité vraie. Il a
trouvé sa voie, sa raison d'être.
Evidemment, il
faut qu'il affiche cette nouvelle personnalité au grand
jour,
donc, nouveau look. Il décide d’aller
dévaliser les
magasins de skate, comme l’Indien Boutique et
Goéland
Productions. C’est dans ces endroits qu’il trouvera
son
bonheur. Des baggys XXXL qui lui tomberont jusqu’aux genoux
pour
que l’on puisse admirer son caleçon, des pulls
à
capuche avec des messages hautement intellectuels tels
« All
we need is beer », « Fuck
Bush »,
« casse-couilles et fier de
l'être » etc.
Autre marque de fabrique du métalleux
collégien :
son sac à dos qu’il ne quittera plus,
même vide,
mystère encore irrésolu. Dessus, on y trouve
toute sorte
de choses : des badges
« anarchie », dont il
confond parfois le signe avec « peace &
love », les autocollants officiels des groupes
qu’il
affectionne ainsi que des messages stupides marqués au
Tipp-Ex : Che 4ever (dont il pense qu’il est
espagnol…), le nombre 666 et le classique :
« mort au
capitalisme »… En effet, notre
métalleux veut affirmer sa haine contre la
société
capitaliste dans laquelle il vit. Cette même
société qui lui permet d’être
ce qu’il
est. C’est sa petite touche personnelle et croit
être le
seul à avoir le courage de porter des slogans aussi forts et
engagés…
Mais c’est surtout la musique qui
l’intéresse. Pour
briller devant ses autres collègues métalleux, il
dira
que le métal lui fourni de l'émotion, lui fait
oublier
les soucis quotidiens etc. Mais en réalité, c'est
uniquement quelque chose qui lui permet d'emmerder ses parents ! Comme
tous ces foireux, le métalleux rebelle est avant tout un ado
en
pleine crise mais qui n'ose pas ouvrir sa gueule devant son
père
strict et alcoolo qui l'a élevé à
coups de
ceinturon et de nerf de bœuf. Et c'est donc à
l'aide de
métal de supermarché qu'il pourra crier par
procuration
toute sa colère intérieure.
Il choisit avec grand soin ses groupes. Il faut
impérativement
que le chanteur « gueule ». Le
rock, ce n'est pas
assez braillard pour lui, il a besoin d’artistes dont il peut
dire : - « C'est des oufs ! Ils
sont vraiment
trash dans leurs têtes ! ». Il
est aussi
hystérique devant un gros guitariste rouquin
qu’une
goth-pouf face à un travelo japonais
édenté… Il est en adoration devant les
membres
d’un groupe qui font tout ce que lui n’ose pas
faire,
d'où le qualificatif de
« oufs »…
Oui, le métalleux rebelle se satisfait de très
peu de
choses. Il est en revanche inconcevable pour lui de s'ouvrir
à
d'autres styles musicaux. Le rap ? Musique de racailles de
merde !
La pop ? Musique de pétasses de merde ! Le
classique ?
Musique d'intellos de merde ! La new wave ? Musique
de vieux
cons de merde ! etc. Le rap est d'ailleurs l'ennemi
juré du
métal. Les deux clans se disputent sans arrêt dans
les
cours de récré avec, comme imparable et seul
argument : « Le rap/métal c'est
de la
merde ! » Ça vole
très haut…
Passé 18 ans, deux chemins sont possibles : soit il
arrêtera son tapage diurne car il a le BAC à
passer, et
puis il a fini par prendre une douche, est allé chez le
coiffeur
et, grâce à ce gros coup d'hygiène,
s’est
trouvé une copine dans la foulée. Il
n’a donc plus
le temps, a évolué et revendra au poids ses disques
à la
prochaine foire au troc de sa ville ; soit il n'évoluera pas
et
s'enfoncera un peu plus en devenant un true métalleux.
Le true métalleux
Agé
de plus de 18 ans, souvent ancien métalleux rebelle, le true
métalleux écoute désormais, comme son
nom
l'indique, du true metal : Metallica, Death, Cannibal Corpse, Scorpions
(parfois en cachette car même lui a compris que ce dernier
groupe
faisait de la soupe Top 50). Ça fait tout de suite plus
sérieux, plus adulte !… Pourtant, les changements
ne sont
pas très importants au niveau musical : toujours du bruit
saturé et un chanteur cradingue d’une laideur
repoussante
qui ne sait s’exprimer de la même façon
que s'il
s'était coincé les testicules dans une
porte…
Seuls les textes changent vraiment. Après l'adolescence, il
a eu
l'idée de lire les paroles des chansons de ses ex groupes
favoris et il fut bien déçu. Celles de Linkin
Park ne
contiennent même pas un seul
« fuck » !! Il
y a vraiment tromperie sur la marchandise là !
Voilà
pourquoi il faut maintenant plus au jeune métalleux.
C’est
comme la drogue. Il se renseignera donc sur Internet pour
connaître les groupes les plus hard et les plus
méchants.
Il découvrira ainsi le death metal, thrash (qu'il
écrira
souvent « trash »…)
metal, black metal,
metalcore etc.
Musicalement, notre métalleux
devient de
plus en plus extrémiste. Tout groupe qui n’aura
pas un nom
ayant une sonorité viking,
« underground-des-caves », ou de
chanteur
vomissant son kebab dans son micro, est un groupe commercial de merde.
Etant extrémiste musicalement, il devient
extrémiste tout
court. Celui qui n’est pas comme lui est un con. Le
métalleux a en effet une vision manichéenne.
Quand on
pense que les racailles et les métalleux se font la guerre
alors
qu'ils sont exactement pareils…
Il y a aussi les combats qui changent. Le lycée
étant
fini, il ne pouvait plus se fritter à des rappeurs et
sentait
donc sa raison d'être s'envoler. Alors il s'est
trouvé un
nouvel ennemi : le neo metal. Le true métalleux a une totale
aversion pour ce style. Pourquoi ? « C'est de la
merde ! » CQFD. Le true
métalleux n'aura jamais
d'autre justification. Mais quels sont ces groupes honnis ? Linkin
Park, Slipknot… Bien sûr, il n'avouera jamais
qu'il les
adorait pendant sa jeunesse, c’est-à-dire
l’an
dernier… Il essaye de nous faire croire qu'il est
né et a
toujours été un true
métalleux… Les plus
extrêmes auront la même aversion pour le
métal dit
« mélodique », qui
n'est pas vraiment
différent, mais que le true métalleux
considère
comme une forme impure, vouée à être
commerciale,
un genre de trahison…
Après avoir passé trois ans au lycée,
mais souvent
plus car sa tête ne lui sert qu’à
être
secouée pour faire tourner sa tignasse graisseuse, notre
métalleux quitte ce monde insouciant où il
était
couvé par le système administratif. Il entre soit
à la fac, dans une école ou dans la vie active.
C’est alors que les moqueries commencent. Au
lycée, se
sentir différent et jouer les rebelles, c’est
cool, mais
après le lycée ça l’est
moins. On se moque
de ses cheveux à l’huile, de ses jeans dans
lesquels on
pourrait en mettre quatre comme lui, de ses groupes
régurgiteurs
etc. Bref ! de sa personne et là, il prend enfin
conscience
qu’il est ridicule. Suivant son caractère, il peut
se
suicider en s’immolant dans un immense bûcher
où il
fera tout d’abord cramer ses Cd gravés, ses
fringues
purulentes puis lui-même en se jetant dedans. Ses
dernières paroles sont souvent :
« ANARCHIIIIIIIIIIE…
Ayayayayayaïllle, ça
brûûûûûûûle… »…
Mais la plupart du temps, notre ancien métalleux rejoint le
deuxième groupe de personnes dans son monde
manichéen :
les gens normaux. Ces cons inintéressants qu’il
méprisait tant avant, il en fait désormais partie
mais
avec toujours un pincement au cœur quand il entend
quelqu’un vomir ou voit un djeun’s arborant un
T-shirt
prônant l'anarchie. « Ah…
c’était
le bon temps ! » se dit-il, avant de se replonger
dans son
boulot : surveillant de la friteuse chez McDo. Au moins, il est
sûr de garder les cheveux gras…
Le métalleux sataniste
Le
métalleux sataniste est en général un
ado entre 12
et 18 ans. A la base, simple métalleux classique, il a trop
pris
au sérieux les clowns du black metal qui se maquillent et
arborent toujours un air diabolique sur les photos. Etant
naïf,
voire même très con, il n'a pas assez d'esprit
pour
prendre du recul devant tout ça. C’est du premier
degré total pour lui.
Le métalleux
sataniste se
sent rejeté de tous, même de sa propre famille.
Heureusement il a découvert son libérateur en la
personne
de Satan ! Et c'est donc pour l'invoquer, et
s'échapper de
cette vie de merde (il le répète souvent), qu'il
se
peinturlure le visage en noir et blanc, parfois du rouge pour imiter du
sang, et écoute ses groupes favoris : Cradle Of Filth en
tête, suivi de Dimmu Borgir ou Venom. Il ne
considère pas
tout ça comme de la musique mais comme une vraie religion.
Ah ! Comme il aimerait pouvoir incendier l'église
de son
patelin ! Si seulement il n'avait pas acheté tous ces Cds et
cette trousse à maquillage Yves Rocher en promo, il aurait
pu se
le payer son bidon d'essence !… Ou alors, a-t-il
peur de la
réaction de maman ? Ben oui, le sataniste a beau se
revendiquer
fort, né pour servir Satan, et par conséquent
destiné à devenir l'élite, c'est
toujours ses
parents qui lui donnent à manger. Mais ça, il ne
faut
surtout pas lui en parler.
Comment évolue-t-il avec le temps ? Comme le
métalleux rebelle, le métalleux sataniste se rend
compte
qu'il n'aura pas son BAC en cassant les oreilles des gens et ira donc
ranger son pot de peinture et ses crânes humains en os de
plastique véritable. A regret. Il est toujours douloureux de
devoir abandonner ses jouets et de devenir adulte.
Deuxième possibilité : il s'est rendu compte de
toute sa
connerie, a honte et décide de se venger en exploitant ceux
qui
n’ont pas encore fait leur auto-critique. Grâce
à un
plan de carrière mûrement établi, il
devient
chanteur, prend un pseudo ridicule, comme Martine Mesrine, par exemple
et pompe tout l'argent de poche des jeunes métalleux
satanistes.
Troisième possibilité : c'est un
malade mental. Vous
savez, ces satanistes surhumains qui égorgent des caniches,
éjaculent sur des tombes et espèrent un jour
qu'une belle
vampire acceptera de planter ses crocs factices dans sa verge
semi-molle. Et oui, à haute dose, le chichon, ça
ravage
les corps caverneux…
Paradoxalement, avant de devenir un boulet métallique, il
était peut-être un jeune
apprécié ;
peut-être même qu'il faisait le bonheur de ses
parents en
rangeant sa chambre… Alors pourquoi a-t-il choisi cette voie
?
Comme tant d'autres sous-produits chiés par la
société de consommation des pays trop riches :
l'ennui.
On les crée juste pour acheter. Il dira le contraire
évidemment et expliquera que le métal est un
état
d'esprit et qu'il est différent des autres etc. Bien
sûr,
ils sont tous différents des autres ces gens-là,
ils ont
les mêmes fringues, les mêmes gueules,
écoutent la
même musique, mais ils sont tous
différents…
Pauvres gens.
Portrait réalisé à partir des textes de Vince et de Charlotte. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.
LE
JAPONAISLes
Français sont des faignants arrogants. Les
Américains des
obèses incultes. Les Anglais des hooligans homosexuels et
les
Italiens les plus grands consommateurs de produits de luxe de
contrefaçon ! Dans chacun de ces clichés
de quatre
sous, il y a toujours du vrai. Les Japonais, eux, sont maudits.
Les Occidentaux légèrement philosophes cherchent
parfois
un sens à leur vie. Les Japonais eux, y ont
renoncé
depuis un bail, ce serait bien trop déprimant. Leur vie ne
sert
à rien. De la naissance à la tombe. De toute
façon, et heureusement dans un sens, ils n’ont pas
le
temps d’y penser. Trop de travail !
Tout gosse, le pauvre petit japonais est déjà
sous
pression. Ses parents s’angoissent pour lui et son avenir. On
dirait qu’ils veulent rentabiliser leur enfant ! Ils
le
matraquent qu’il faut être performant et
réussir sa
vie, ne pas devenir un raté. Comme eux ?
L’école
nipponne, c’est de l’apprentissage en batterie.
Vous voyez
ces reportages toujours diffusés avant Noël, avec
ces oies
et autres canards que l’on gave au tuyau et que
l’on nous
montre uniquement afin de nous gâcher le plaisir de notre
tranche
de foie gras ? Et bien c’est ça
l’école
au Japon. On prend un élève, on branche sa
cervelle et on
ouvre le robinet à connaissances plus ou moins utiles. Tu ne
comprends pas ? Il le faudra bien ! Tu ne veux pas
travailler ? Tu n’as pas le choix ! Baisse
les
yeux ! Tais-toi ! Obéis !
L’école
japonaise n’est qu’un moule à casser les
personnalités, les caractères, les
sensibilités et
à fabriquer des robots obéissants qui ne pensent
pas mais
exécutent des ordres. Les rêveurs et autres oisifs
de
nature ont du mouron à se faire au Japon.
Alors, les Japonais, des génies incollables sur
pattes ?
Pas vraiment. Quand on discute avec des étudiants nippons,
on
est stupéfait de leur inculture crasse sur le monde
extérieur. Sortis de leur archipel, de leur petite bulle,
ils ne
connaissent rien ou uniquement par des clichés. Les
Français ? Romantiques mais sales ! Les
Américains ? Tous noirs et sales ! Les
Belges ?
Euh… C’est où ça
déjà ?
Ils sont probablement sales aussi de toute façon ! La
saleté reviendra toujours pour désigner les
étrangers. Amusant d’entendre ça venant
de gens qui
ne se lavent même pas avant d’aller bosser le matin
mais
uniquement le soir avant d’aller se coucher. Au Japon, on
préfère schmouter dans le métro le
matin,
après 8h de sommeil, que de salir ses draps !
Tout ce qui vient de l’Ouest ne peut être que
mauvais pour
eux. Sur le Net, des tas de sites japonais sont interdits
d'accès aux étrangers. Vous n’avez pas
d’adresse nIPponne ? Désolé
mais ça ne
va pas être possible. N'essayez même pas de vous
mêler à eux, même en étant le
plus poli
possible et d'apporter du saké à leur moulin,
vous vous
ferez kicker en beauté. Ils ne veulent pas de vous. Le Net a beau être
une
gigantesque
communauté mondiale, ils préfèrent
nettement
rester entre eux. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle ils
sont aussi nuls en recherche sur le Net vu qu'ils ne vont pas plus loin
que leurs propres sites, qui sont toujours d'une pauvreté
graphique rare et dignes des pages persos occidentales du milieu des
années 90. Ça ne leur vient même pas
à
l'idée que l'on puisse trouver du matériel
japonais en
dehors du Japon et sont toujours ébahis quand ils tombent
dessus
par hasard. Ça les énerve aussi beaucoup, ils
pensent
qu'on vient leur prendre le riz de la bouche. Les machins japonais sont
aux Japonais !...
A
part en format timbre-poste, les photos sont interdites sur leurs
sites, on ne plaisante pas avec les droits d'auteurs là-bas.
Les
Japonais tirent leur épingle du jeu avec des bbs graphiques
toujours très fournis mais
éphémères du
fait de leur illégalité. Il faut être
plus rapide
que l'éclair pour faire ses courses dessus. Mais ne vous
excitez
pas, en bon étranger que vous êtes, vous n'y aurez
pas
accès et vous vous heurterez le plus souvent à
des
erreurs 403, jp domain, forbidden et autres japanese only. Il
n’y
a qu’au Japon que l’on voit ce genre de filtrage
mais
n'oublions pas que l'on trouvait encore il n’y a pas de
ça
très longtemps, dans certains immeubles, des pancartes
indiquant : « interdit aux animaux et aux
étrangers »…
Et même si les mentalités ont quand même
évolué ces vingt dernières
années, en
particulier dans les grandes villes, les étrangers, ces
fameux
gaijin au nom si péjoratif, n’ont pas trop le
cote. Un
sondage démontra voilà quelques temps que si un
étranger venait emménager à
côté de
chez eux, 60% des Japonais interrogés ont
déclaré
qu’ils déménageraient. Des gaijin, oui,
mais
uniquement à la télé ou au
cinéma. Pas sur
le même palier, faut pas déconner !
Beaucoup de
Japonais ayant des aventures avec des gaijin n'osent même pas
le
dire à leur famille. C'est excitant sur le coup mais une
fois
leurs sens retrouvés, la honte revient au galop.
Niveau
culture étrangère, leurs films ne se
résument
uniquement aux plus gros blockbusters américains. Ils ne
fouillent pas par eux-mêmes, comptant sur ce que la
marée
le leur apportera. Di$ney triomphe donc là-bas.
Pour la musique,
c’est différent. Ils sont très savants,
surtout des
inconnus. Souvent, ils vont vous causer d'une Clémentine
quelconque, un obscur artiste dont vous n’aurez jamais
entendu
parler, même avec une solide culture musicale. Mais eux le
connaissent, le vénèrent et en font
l’égal
d’un Mick Jagger et autre Paul McCartney niveau
célébrité et influence musicale. On se
demande
où ils vont les chercher. A croire qu’ils font
leur
marché de disques dans les brocantes et autres foires au
troc.
Si vous avez fait un disque dans votre vie, un seul, et qu’il
n’a eu aucun succès, un bide total et absolu, vous
êtes quasiment sûr et certain d’avoir au
moins un fan
au Japon !
A l’adolescence, ça se prend pour un rebelle. Ce
sera sa
seule période de liberté de sa vie. Une fois
l’uniforme enlevé, le jeune japonais
s’emballe
à partir d’un mélange de modes et
d’attitudes
occidentales exagérées. Il adore les T-shirts
barrés de slogans anglais dont il ne comprend pas la
signification et qu'il sait à peine prononcer. Sur une gratte électrique
grand luxe offerte
par
son père, se dédouanant ainsi de la
culpabilité de
ne jamais le voir, il imite ses idoles, qui elles-mêmes
imitent
les Occidentaux, et croit faire du rock made in Japan. Gag !
Le
rock japonais ne vaut pas mieux que le rock russe, il y a simplement
plus d’argent, c’est tout.
Notre paumé de service veut choquer pour se sentir exister
et
c’est franchement pas dur. Dans cette armée de
pingouins,
le moindre détail personnel effraye.
« Mon dieu, il
n’est pas comme nous !! » La
voilà la
faille des Japonais : la différence !
Après des
siècles passés à vivre entre eux, sans
aucun
contact extérieur, et à croiser des gens qui
avaient tous
la même gueule, la même couleur de cheveux et la
même
taille, ils sont devenus des clones. Regardez-les dans une rue, tous
regardant dans la même direction, tous traversant la rue
uniquement quand le feu est vert, même s’il
n‘y a
aucune voiture à l’horizon. En boîte,
ils dansent
tous dans le même sens, comme les Schtroumpfs !
Malheur
à celui qui se démarquera ou la jouera perso. Ce
qu’ils appellent notre « mauvaise
éducation » n’est rien
d’autre que la
liberté de penser, d’agir et de
l’inspiration !
Les Japonais n’en ont pas. Ils sont formatés pour
faire ce
que les autres attendent d’eux. Ils ne vivent que pour
l’image qu’ils renvoient
d’eux-mêmes et se
sentent jugés en permanence par le regard de leur famille,
amis,
collègues, quidams de la rue etc. Il leur faut donc agir en
conséquence et continuellement soupeser le pour et le
contre.
Big Aniki is watching us !
Même chose pour la loi. Afin de ne pas se faire remarquer, le
japonais la suit à la lettre,
n’hésitant pas
à dénoncer son voisin de palier à la
logeuse parce
qu'il a fait un peu de bruit hier soir et à appeler la
police au
moindre problème, cette même police nipponne qui
est tout
juste bonne à faire traverser les enfants au passage
clouté… C'est aussi pour ça qu'ils
n'ont
absolument aucune culpabilité d'avoir massacré
des
Chinois pendant la Seconde Guerre Mondiale et mis sous dictature le
reste de l'Asie, parce que c'était la loi et que le chef
avait
dit de le faire. A la différence des jeunes Allemands, qui,
eux,
se sentent encore sincèrement honteux et coupables des
exactions
de leurs aînés, les Japonais s'en foutent
complètement. La seule honte qu'ils ressentent
là-dessus
est celle de la défaite et de l'occupation
américaine…
Une
fois ses études terminées, le japonais entre dans
une
grosse boîte, troque ses oripeaux de rebelle contre un beau
costume de notaire et devient un salaryman mais plus à vie
car,
là-bas aussi, le chômage et les
délocalisations
vont bon train. Il sera toujours temps d’y penser quand
ça
arrivera.
La question du boulot
réglée, il se
cherche une femme. Un peu pour la nique, beaucoup pour les
tâches
domestiques ! Les femmes ne servent qu'à
ça au
Japon. Pays hyper moderne en apparence, les mentalités sont
pourtant encore très proches du Moyen-âge sur le
plan de
la parité. Le japonais est machiste au possible et sa femme
n'y
échappera pas. Ce n'est qu'un objet pour lui. Il a pris le
pli
avec sa mère. Quand il arrivait dans une pièce de
la
maison, c’était rangé, propre ; son
linge
était lavé, repassé et le riz
était
toujours chaud. Il ne sait rien faire de tout ça. Il
n’a
pas appris et c’est désormais trop tard, il
n’a plus
le temps. Il lui faut donc une seconde mère pour prendre
soin de
lui et de l’immense appartement de 15m²…
Le dimanche, il pourrait rester avec sa femme mais il
préfère aller jouer au foot ou tout autre
activité
masculine entre potes. De toute façon, après la
première année de mariage, il ne pensera plus
à sa
douce moitié et ne la touchera plus non plus,
préférant aller dans les soap lands pour
ça, ces
bordels légaux où il paie pour se faire souffler
dans le
pipeau. Le japonais préfère payer pour tout,
ça le
rassure et puis il peut toujours se plaindre ensuite si le travail est
mal fait. Un sondage récent a établi une moyenne
de 42
rapports sexuels par an pour un japonais, dont plus de la
moitié
avec des professionnelles… Saviez-vous que des gros patrons
emmenaient régulièrement leurs
employés favoris
dans ces lieux ? Et pas la peine de dire
« non ! » ou de
prétexter que
vous avez déjà une copine ; quand le boss parle,
on
obéit.
Aucun pays au monde ne peut se vanter d’être aussi
frustré que le Japon. Le manque de communication a fait de
plusieurs millions de Japonais de véritables pervers
fantasmant
tout seul dans leur coin, et des fantasmes salement tordus, mais
bizarrement, la plupart de ces tarés sont totalement
inoffensifs. Les taux de viols sont bien plus bas que dans n'importe
quel autre pays moderne. L'avantage de leur éducation, c'est
qu'ils n'ont pas le courage de passer à l'acte et c'est tant
mieux. L’industrie occidentale du porno puise ses
dernières lubies hard au Japon désormais. Les
gokkun,
ijime de collégiennes se terminant en tournantes et autres
bukkake font la joie des amateurs d’exotisme atroce qui en
avaient assez de se palucher sur les pignoleries fadasses, et
désormais bien soft, de l’ami Rocco Siffredi. Le
bondage
ne vient-il pas du Japon d'ailleurs ? Qui pourrait
croire
ça en voyant des Japonais, si prudes, si
réservés,
souriant toujours pour masquer leur gêne ou leur
incompréhension ? Le Japon est un peu comme un
restaurant
chinois : nickel en façade mais les cuisines sont
une
horreur.
Comme tous les fantasmeurs, le japonais n’est vraiment pas
une
bête de sexe. Il baise mal, bruyamment et rapidement. Les
préliminaires, les caresses, la tendresse, s'occuper de sa
partenaire, il ne sait pas ce que c’est. Il pense
d’abord
à sa gueule. Il jouit mais ne fait pas jouir. Il est dans un
rapport de force aussi, il doit se montrer à la hauteur de
sa
condition masculine, il pense donc que, plus il donnera de grands coups
façon bulldozer, plus la nana aimera
ça… Leurs
films de boules ne sont pas très
éloignés de la
réalité, avec un sanglier tronchant bestialement
une
petite truie couineuse dont on ne sait si elle apprécie la
chose
ou souffre le martyr. Il ne sait même pas embrasser
correctement.
Voir un couple de Japonais se galocher fera toujours rire des
Occidentaux. Leurs baisers en cul-de-poule pour se sucer la langue font
penser à deux pieuvres bavantes face à
face… A
croire qu’ils ont appris à embrasser en regardant
des
dramas ! C’est d’ailleurs souvent le
cas…
Une fois la barre des 40 ans franchie, lorsqu’il est toujours célibataire, parce que trop laid, trop con ou les deux à la fois, il ira chercher du côté des Coréennes dans le même cas que lui. Attitude très contradictoire pour lui vu qu’il hait les Coréens depuis toujours, qu’il considère comme des êtres inférieurs. Là-dessus, le japonais pense être supérieur à tous les autres Asiatiques, idée partagée par ces cons d'otaku occidentaux… Comme les Anglais, il croit encore être au temps bénit des colonies et de l’Empire glorieux. Faute de grive nipponne, il mangera donc de la coréenne. Il s'en fout, ce n'est pas pour le cœur qu'il désire une femme, on l'a vu plus haut, mais juste pour laver ses slips. Pour lui, c'est même une bonne action qu'il fait là, il sauve une pauvre coréenne de sa misère sociale et lui donne un nom bien de chez lui… Les betteraviers français célibataires vont voir du côté de la Russie ou de la Roumanie ; les Japonais de la Corée. Chaque pays a son vivier de la dernière chance où les femmes nous trouvent tous très beaux…
Le japonais travaille, il ne sait faire que ça. Il est connu
dans le monde entier pour ça, après seulement
vient sa
perversité… Les 35h, il les fait en trois jours.
Riez
à gorge déployée lorsque vous entendez
des
étudiants français déclarant vouloir
vivre et
travailler là-bas, ce sont les mêmes connards qui se plaignent
d’être
épuisés lorsqu’ils dépassent
les 10h de
cours par semaine et qui ne connaissent du Japon que des manga en VF et
des jeux vidéo… Malgré cette
armée
d'esclaves soumis, l’économie nipponne est
très mal
en point et les craintes de récession annuelles. Pays
vieillissant, usé, croulant sous des dettes publiques
faisant
passer les nôtres pour de simples pourboires, ne se
renouvelant
pas côté naissance, corrompu au possible, le Japon
vit ses
dernières heures. Comme en France, les
« trente
glorieuses » sont bien loin. Et comme tous ces pays
lessivés, les idées nationalistes du
passé
reviennent à la mode, parce que c’était
toujours
mieux avant… Privez un pays de service militaire pendant
plus de
soixante ans et de moyens de faire la guerre (même si le
Japon
contourne largement ce problème depuis plus de 15
ans…),
entourez-le d’autres pays plus ou moins agressifs,
commercialement ou militairement, ou les deux, saupoudrez de
rancœurs, de gloires passées et de
désirs de
revanche, laissez mijoter et vous obtenez un cocktail
détonnant
pour les prochaines décennies. Pour un peuple
dressé
dès l'enfance à obéir, la dictature
militaire est
le seul gouvernement qui leur convient de toute façon.
Le
japonais gagne bien sa vie en général, le
problème, c’est qu’il n’a pas
le temps de
dépenser cet argent. Et puis il y a des crédits
à
rembourser, comme chez nous. D’autant plus que le Japon
autorise
le crédit immobilier sur 100 ans ; à la
charge des
enfants de prendre le relais une fois les parents morts afin de finir
de payer la cage à lapins. C'est à devenir fou.
Pour se
destresser, il ne lui reste que la cuite. La plus méchante
possible, histoire d’oublier le gâchis
qu’est sa vie.
Le Japon est un pays d’alcooliques qui s’ignorent.
C’est la France du 19eme siècle :
métro,
boulot, goulot, dodo ! Le soir, les bars sont pleins. A la
sortie
des bureaux, personne n’a envie de rentrer chez soi afin de
retrouver sa femme-mère qui ne prend même plus la
peine
d’attendre son mari-enfant…
Les nomikai, ces soirées arrosées
imposées par
l’entreprise, où tout le monde se doit
d’assister et
qui sont tant redoutées par les Japonaises, sont leurs rares
moments où ils se lâchent. L’ambiance
grimpe au
rythme des verres de whisky et autres bouteilles de bière
vidées en quantité impressionnante. Ça
dérape très vite et ça se met
à parler de
cul, grassement et sans pudeur. Eux qui se font les champions de cette
vertu, on s’aperçoit en les voyant
bourrés à
quel point tout ça n’est qu’hypocrisie
et que leur
boîte de Pandore est pleine à craquer. Ils ont
beau
être Japonais, ils ne sont qu’humains mais leur
société les a déshumanisés.
Histoire de l’enfoncer un peu plus, on lui sucre ses rares vacances au dernier moment, il ne dit rien, encaisse le coup mais finalement, au fond de lui-même, il est content. Il n’en aurait rien fait de toute façon et la pression lui manque très vite. C’est devenu sa façon de vivre. Sans ça, c'est comme si on lui avait coupé une jambe. Là-dessus, il est très fier d’être aussi performant, fustigeant toujours très poliment les autres pays, en particulier ces « barbares » d’occidentaux qui se la coulent douce. Pour lui, préférer sa vie privée au travail, c’est être paresseux… Pourtant, quand il se laisse aller à des confidences, le soir, devant un verre bien plein et qui ne tardera pas à devenir bien vide, il avoue être au bout du rouleau, épuisé, ne pas voir grandir ses enfants et en avoir ras les geta de cette vie de con. Il songe à s'expatrier mais ne le fera jamais, par manque de courage ou par résignation. La mort sera sa seule porte de sortie mais elle sera longue à venir car le Japon est le pays où l’ont vit le plus longtemps malgré tout. Et oui, le travail, c'est la santé. Quand on vous disait qu’ils étaient maudits…
LA
JAPONAISEAvant
sa majorité, la japonaise ne se fait pas remarquer.
C’est
une petite fille comme des millions d’autres, avec des
couettes,
un sac Mimiko, des jambes arquées et des dents de traviole.
Dès qu’elle fête ses 18 ans, le chrono
est en marche
et il lui faut impérativement se trouver un homme pour se
marier
avant ses 30 ans. Elle sait qu’après
ça, sa date
limite de consommation sera périmée et plus aucun
japonais ne voudra d’elle ; sans parler de ses
parents qui
se poseront des questions sur sa santé mentale...
C’est
surtout pour ça qu’elle veut se marier :
pour plaire
à sa famille et leur prouver, ainsi
qu’à tout le
monde, qu’elle est normale !…
Une fois adulte, la japonaise sera une adolescente attardée
toute sa vie. Immature, elle ne sait pas ce qu’elle veut,
change
d’avis comme de chemise, vit dans la contradiction sans
arrêt et rejette toujours ses fautes sur les autres. Elle
n’oublie pas, ne pardonne rien, rumine parfois pendant des
années entières le moindre mot de travers, et a
une
conception de l’amour faisant passer Sailormoon pour un
sommet de
virilité. Egoïste, radine et pas
prêteuse, elle ne
lèvera pas le petit doigt pour vous aider si elle
n’en a
pas envie sur le moment, même si vous êtes en
danger de
mort.
Draguer
une japonaise est enfantin. Tout ce qui est kitsch, de mauvais
goût et ridicule par chez nous, elle adore et au premier
degré ! Les anges, les boîtes de chocolats en
forme de
cœur, les posters de dauphins, les photos de
bébés… Portez-lui le coup de
grâce en lui
composant un poème bien foireux à base de
« lune argentée se reflétant
sur
l’océan de vos
pensées… » Elle
vous regardera avec des étoiles pleins les yeux devant tant
de
romantisme, chose absente au Japon. Le manque de contact a fait des
habitants de ce pays de véritables zombies sentimentaux.
Les Japonais ont la même conception de l’amour que
les
enfants des écoles maternelles, vous savez ces couples de
moins
d’un mètre se formant dans les bacs à
sable, se
promenant bras-dessus bras-dessous, imitant ce qu'ils ont vu de leurs
parents, et parlant de se marier plus tard, quand ils seront
grands… Le Japon est un gigantesque Disneyland à
ciel
ouvert. Pourquoi croyez-vous qu’ils adorent autant les
dramas ? Pourquoi croyez-vous que les abominables Amoureux De
Peynet sont l’une de nos exportations phares chez
eux ? Leur
langue ne se prête d’ailleurs pas du tout
à des
démonstrations d’amour verbales ou
écrites envers
des êtres humains. Le japonais, c’est bon pour
décrire le mont Fuji sous la neige mais certainement pas
pour
déclarer sa flamme.
Le romantisme, c’est bien gentil mais ça ne fait
pas tout
et pour le mariage avec une japonaise, mieux vaut tout
d’abord
lui montrer un de vos relevés de compte ou votre
dernière
fiche de paie car elle est obsédée par
l’argent et
le matérialisme. Son désir secret est de se faire
entretenir. Beaucoup se marient avec le premier venu uniquement pour
arrêter de travailler, souvent un collègue de
bureau,
elles ne vont pas le chercher bien loin. Leurs parents, qui se sont
presque toujours connus de cette façon, les encouragent
d'ailleurs là-dessus. Du moment que le guignol gagne bien sa
vie, c'est le principal. Dans la nouvelle
génération,
certaines sont prêtes à tout pour du
blé et se
vendent au kilo sans aucun état d'âme. Les
castings pour
recruter des actrices porno et autres
« masseuses » de soap lands ne
désemplissent pas. « Fellation, oui.
Pénétration, oui. Bondage, oui. Bukkake, oui mais
pas
plus de 150 mecs à la fois, sinon, ça
m’écœure un
peu… » Epargnée
par la morale hypocrite judéo-chrétienne, la
japonaise
traite son corps comme un objet dans cette
société faite
de surconsommation excessive où l'individu ne compte pas.
Une
dernière étude a démontré
que dans la
nouvelle génération, 20% des jeunes Japonaises
ont
franchi le pas du casting pour faire un film porno avec, en
première raison, l'argent et en seconde,
l'expérience...
Soyons humbles, on a les mêmes chez nous.
La japonaise type n’est pas une déesse au lit,
loin de
là. Elle est comme au boulot : l’homme
conduit et
elle suit. C’est une planche. Elle ne bouge pas et attend que
ça se passe. Si ça lui plaît, tant
mieux, sinon,
tant pis. N'attendez d'elle aucune initiative. Quel gâchis !
Avoir un tel grain de peau, une si belle chevelure et être
aussi
passive et sans imagination une fois à l'horizontale,
ça
frise l'inconvenance.
Son
mariage sera probablement sa plus grande joie. C’est le
symbole
qu’elle a enfin réussi sa vie… Bon,
elle n’a
connu que deux hommes avant ça et a une vague
idée de ce
qu’est un véritable orgasme mais ce
n’est pas grave.
Le dit mariage est effectué en grande pompe, souvent
à
l'occidentale (la robe de mariée telle qu'on la
connaît
fait rêver toutes les Japonaises…), avec les deux
familles
se mesurant sans le dire à qui exhibera le plus son argent
dans
des cérémonies ringardes où le
grotesque
côtoie le vulgaire. En cachette, le père de la
mariée a chopé son futur beau-fils en lui
demandant
combien de prime d’assurance-vie touchera sa fille
s’il
venait à mourir
prématurément…
Une
fois mariée, la lente descente aux enfers commence pour
notre
japonaise. Si elle ne fait pas de gosse la première
année, elle n’en fera jamais. Son mari
l’a
déjà oubliée et confie
désormais la vidange
hebdomadaire de ses burnes jaunes à des hôtesses,
appelées également chez nous
« putes »… Elle se
consolera en
s’achetant des mini-chiens, ces horribles petites merdes
squelettiques et hargneuses aux yeux globuleux, et en leur offrant tous
les gadgets possibles et inimaginables. Ce seront ses enfants par
procuration. Les derniers sondages montrent que le taux de
natalité japonais s’écroule en
même temps que
le marché du chien nain explose.
Consultant régulièrement un médecin,
et se rendant
aux urgences pour un simple mal de gorge, la japonaise se croit tout le
temps malade. D’origines psychosomatiques, ses troubles
viennent
du fait de l’absence de but dans sa vie et d’un
ennui
profond. A part du shopping, elle n’a rien à faire
de la
journée, juste attendre. Attendre que son mari rentre,
attendre
le soir afin de manger et d’aller se coucher, attendre que la
nuit passe pour se lever, attendre un éventuel retour de
flamme
de son mari au lit, attendre de mourir. Certains taulards ont une vie
plus riche qu'elle !
Quand
elle n’a pas pu se marier, elle s’investit dans son
travail
vu qu’elle n’a que ça dans sa vie. Elle
a beau
détester ce qu’elle fait tous les jours,
c’est
devenu son seul et unique but : bosser. Des TOC commencent
également à apparaître ; elle
passe son rare
temps de libre à astiquer sa maison qui est pourtant
toujours
nickel puisqu’elle n’y est jamais et n'y ramène jamais
personne. Même chose pour son physique, pas la peine de
passer quatre heures d'affilée chez un coiffeur puis deux
autres
chez une esthéticienne quand cela fait plusieurs
années
qu'on a pas attiré un coquin dans sa culotte. Pour
satisfaire
ses épisodiques soifs de contacts physiques, elle va
régulièrement se faire masser et exige que
ça soit
par des hommes…
Dans un dernier espoir, elle peut
s’inscrire dans une agence matrimoniale afin de trouver
chaussures à ses petits pieds mais à son
âge, c'est
trop tard, elle est devenue bien trop exigeante et difficile. Les
quelques rebuts masculins qu’on lui propose ne lui
conviennent
jamais. Pas assez beau, pas assez riche, pas assez gentil, pas assez ce
que vous voulez. Prise dans l’engrenage de
l‘échec,
elle gâchera sciemment ses dernières chances de se
trouver
un mec, prétextant toujours une mauvaise excuse, par manque
de
courage de s’engager réellement, parce que c'est
tellement
plus rassurant quand il ne se passe rien, ou par masochisme tout
simplement. Elle se plaint toute l’année de sa
solitude
mais elle aime ça ! Elle est comme ces personnages
âgées qui n’arrêtent pas de se
lamenter sur le
fait d’être seules mais qui refusent toujours la
moindre
sortie dès qu’on leur en propose une, parce
qu’elles
ont « autre chose à
faire ». Quoi
donc ? Regarder les Feux De L’amour ? On
est pas seul
pour rien dans la vie…
Son caractère change en vieillissant, elle devient
acariâtre, pénible, sèche et aigrie.
Pour tromper
son ennui, elle peut s’inscrire dans ces activités
chiantes de vieux comme l’ikebana, la peinture de
carte-postales
ou des cérémonies de thé où
elle
rencontrera d’autres laissées pour compte dans son
genre.
Les voilà les thérapies de groupe au
Japon !
Si vous êtes un gaijin, elle ne cessera de vous le rappeler et se rapprochera de plus en plus de sa famille, en particulier de sa mère qui ne vous a jamais vraiment accepté et deviendra son clone. Du fait de votre origine, vous ne serez jamais assez bien. Vous n’êtes pas comme eux et ils vous le font sentir à la moindre occasion. Vous serez malheureux jusqu’à la fin de vos jours et ce sera bien fait pour vous. Vous auriez dû savoir que les Japonaises sont faites pour aller uniquement avec des Japonais. Point barre.
LE GEEKLe pro Linux
Le pro Linux est comme
tous les reconvertis. Qu’il soit ancien fumeur,
végétarien depuis peu ou nouvel adepte
d’une religion quelconque, il se sent coupable et honteux de
son passé. Avant, le pro Linux était chez
Windows, mais il a vu la
lumière du dieu Tux et maintenant, il voit ! Depuis
ce
jour, il est sûr et certain que son système est le
meilleur, il n’y a pas à revenir
là-dessus. Il fait
partie des élus. Désormais, il se sent investi
d’une mission évangéliste et porte donc
la bonne
parole partout où il passe. Et casse les couilles.
La moindre de ses images est en
png. On se retrouve donc très vite avec lui avec des photos
de
plusieurs mo chacune. Il soutient activement le logiciel libre. A
l’écouter là-dessus, on pense
à Jean-Pierre
Coffe. D'après lui, quoi de plus beau que ces
p’tits
artisans qui programment tous seuls à la louche dans leur
coin,
puis mettent à disposition de tous sur le Net leur produit,
gratuitement, pour que tout le monde puisse l’utiliser.
L’utiliser et peut-être également tenter
de se faire
remarquer par un éditeur afin de le commercialiser, parce
que
bon, c’est bien gentil, mais ce n’est pas
l’altruisme
qui paye le loyer. Le logiciel libre est une bonne
chose, tant que le programme n’est pas un gros
succès.
S’il en est un, on voit nos
désintéressés de
service se muer en de féroces capitalistes, prêts
à
bouffer le monde entier et à marcher méchamment
sur la
sainte communauté dont ils sont issus. C'est le
problème
de ce genre de discours cloisonné, il ne peut y avoir
d'évolution sans trahison. On peut au moins
reconnaître
une qualité à Bill Gates : jamais il n'a
retourné
son débardeur ; dès le début, son seul et unique
désir
a toujours été de vendre ses produits aux plus
offrants.
Linux permet aussi à une poignée de foireux de se
réapproprier l’informatique comme elle le fut il y
a de
cela 25 ans. Rappelez-vous, à l’époque,
pour
tripatouiller un ordinateur, il fallait avoir, au minimum, 19/20 en
math, porter de grosses lunettes et avoir un visage en
ébullition. On les voyait dans Incroyable Mais Vrai de
Jacques
Martin, ils réalisaient les six faces du Rubik’s
Cube en
moins de 20 secondes et ne s'exprimaient que par mono-syllabes. Chez
eux, dans leur chambre aux rideaux toujours tirés et sentant
le
renfermé, ils avaient un IBM de 30kg et
codaient déjà comme des fous en monochrome sur
des
supports K7 audio. De vrais mutants ! Linux, c’est
un peu
ça, mais en version couleur et USB ;
c’est le retour
de l’informatique pure et dure et uniquement accessible
à
un public restreint et aguerrit. Installer Ubuntu avec Wubi? Ça va pas
non? Trop simple! Partitionner soi-même son disque dur, c'est tellement
plus compliqué...
Le pro Linux adore régner sur les forums
consacrés,
section dépannage des newbies, c’est toujours la
plus
fréquentée… Suivant leurs malheurs, il
leur pond
un pavé de cent lignes de codes pour faire les
mêmes effets visuels que
Vista. Parce que neuf fois sur dix, les nouveaux adeptes
veulent
retrouver sur leur OS gratuit fraîchement installé
les
mêmes fonctions que leur Windows. Ça valait
vraiment le
coup de changer de camp… Enlevez tous les gens qui sont sur
Linux uniquement par snobisme et vous diviserez par deux le nombre
d’utilisateurs dans le monde entier.
Le
pro Linux clame partout qu'il préfèrerait
qu’on lui
coupe une jambe plutôt que de faire tourner un programme made
in
Microsoft. Hélas, quand on va chez lui, on constate toujours
que
son ordinateur principal a Windows comme système
d’exploitation, et le dernier en date. Il se jette
d’ailleurs dessus dès que Billou commercialise un
nouvel
OS. Bien qu’anti Microsoft primaire, il adore frimer la
première semaine devant tout le monde en disant
qu’il a la
nouvelle édition de Vista 7 XP pack 12 NT. Curieusement, on ne
le
voit pas aussi excité lorsque Ubuntu sort une nouvelle
mouture
de son système. Pour un soi-disant puriste, ça la
fout
mal mais il faut savoir que Linux répond uniquement aux
fonctions premières d’un PC :
travailler ! Et
oui, à la base, un ordinateur, c’est pas fait pour
jouer.
Y’a les consoles pour ça. Mais comme notre pro
Linux est
un hardcore gamer irrécupérable, et que les
boîtes
d'édition de jeux se foutent complètement des
systèmes
gratuits, il sera à jamais l’esclave soumis de
Microsoft et se devra de toujours avoir la dernière
version
en date de Direct X pour faire tourner ses jeux de cons online
où il laisse libre court à sa violence (Counter
Strike ou Call Of Duty) et autre mythomanie latente (Sims). Et
pour éviter
les erreurs de compilation de Wine (sorte d'émulateur Windows sous
Linux qu'ils possèdent tous, si c'est pas de l'hypocrisie
ça…), et foutre ainsi en l'air sa partie
sacrée du
soir, mieux vaut avoir l’original. Linux est une couverture
pour
lui, même s’il ne se l’avouera jamais. Il
est comme
ces « anciens » alcooliques qui
boivent en
cachette mais fustigent ceux qui sont encore ouvertement dans la
bouteille…
Si vous croisez un pro Linux et qu’il commence à
vous
bassiner sur le fait qu’il faut arrêter
d’être
sur Windows, demandez-lui sur quel système
d’exploitation
tourne son World Of Warcraft, puis éteignez votre cigarette
dans
son œil… Ça le calmera de suite.
Le pro Mac
Le
pro Mac, ou « pommé », est comme tout membre de communautés
minoritaires,
très engagé et très sectaire. Il hait
les pro
Windows et tolère de justesse ses petits camarades pro
Linux,
autres « rebelles » aux cheveux
gras de
l'informatique.
Qu’il soit riche ou surendetté,
comme tous les Français, il n’hésite
pas à
s’offrir le dernier modèle de Mac Mini Book G78.
Pourquoi
78 ? Parce qu’il est 78 fois plus cher
qu’un PC ayant
les mêmes capacités ! Et oui, entrer dans
la secte
Apple, ça se paie. Ça a
démarré dans les
années 80. A l’époque, le particulier
qui voulait
faire de la PAO de qualité avait deux solutions. La
première, c’était de
s’acheter un Atari ST
Mega 4 et son imprimante laser. Coût total : une brique. La
seconde, c’était de se payer un Mac et son
imprimante
laser. Coût de l’achat : dix
briques ! Les
différences ? Négligeables mais les
possesseurs de
Mac ne voulaient rien savoir. Eux étaient des pros de la
PAO,
ils étaient l'élite ; les autres
n’étaient
que des amateurs, même si on écrivait mieux qu'eux
!
Même chose en musique, où le Mac est solidement
implanté.
Vingt ans après, ça n’a pas
changé. Comme le
pro Windows qui pense que c'est le logiciel de marque qui donne le
talent, le pro Mac pense lui que c’est le prix qui rend pro.
Utilisant son 6ème crédit à la
consommation
consécutif, notre banane s'offre la reine des pommes pour
rejoindre le verger, car oui, les possesseurs de Mac en
achètent
pour la simple raison que « les pros en utilisent
tous ! » Il pourra donc utiliser son ordi de pro à 2500€ pour
consulter ses mails comme un pro, taper ses CV de demandeur d’emploi pro
sous Word et naviguer en pro sur des sites de cul pro, et avec Internet
Explorer parce que Safari a encore quelques problèmes sur les machins en
Java, Flash et autres médias…
Le reste du temps, il travaille sur son Mac. Il n’a pas trop
le
choix d’ailleurs car s’amuser sur Mac, faut
vraiment le
vouloir. Essayer de trouver des programmes de
téléchargement, des codecs, et
surtout des
jeux, est un défi quotidien pour lui.
La
nouvelle vague de pro Mac, arrivée par l'iPhone, ou par
lassitude
des plantages incessants et autres virus tenaces qui pourrissent son PC
depuis des années, est sans doute la pire.
Persuadés de
changer de vie en même temps que d'ordinateur, ces nouveaux
convertis oublient tout de leur passé
mécréant et
moqueur envers leurs quelques amis qui buvaient du cidre depuis le Mac
Classic. Après leur chemin de croix (pèlerinage
à
l'Apple Store, achat de « OS X pour les
nuls »,
inscriptions sur tous les forums Mac du Net…), ils
commencent
leur propagande, devenant, comme tous les dévots
fraîchement convertis, plus pro Mac qu'un pro Mac ; tout en
péchant régulièrement sous couvert de
manque de
compatibilité Mac-PC. Les vieux réflexes ont la
vie dure.
Après quelques années de tâtonnements,
ces
fidèles de la dernière heure
découvrent qu'ils
peuvent eux aussi customiser l'apparence de leur OS jusqu'aux moindres
détails et se retrouver, comme tous les amateurs de tuning
PC,
avec un bel écran de beauf-otaku-geek.
Prix
élevé oblige, la mentalité de
snobinard-bobo du
fan de Mac rejaillit à chacun de ses investissements et sa
santé mentale ne dépend que du modèle
d'iPhone qu'il
utilise. « Quoi, tu n'as pas un iPhone
40ème
génération ? » C’est
vrai, comment
survivre sans voir des films sur son téléphone ?
Et vu la durée de la batterie, mieux vaut que ça
soit un
court-métrage…
Elitiste, le pro Mac se trouve unique et exceptionnel. D'ailleurs le
VRP international d'Apple, Steve Jobs, est lui aussi un homme
exceptionnel à ses yeux. Comme Bill Gates en son temps, Jobs est
adulé
par des groupies fanatisées au possible et passe pour un innovateur de
génie même s’il n’a rien fait
depuis des
années à part couler sa boîte plusieurs
fois de
suite…
Convaincu d'avoir connu l'illumination, le pro Mac se fait un plaisir
sans cesse renouvelé de tacler les possesseurs de PC lambda,
qui
n'ont vraiment pas besoin de ça puisque leur sac
à puces
acheté à l'hypermarché du coin plante
sans cesse,
entre deux rêves où il se voit lapider
à coups de
pommes pourries ce voleur de Billou, devenu milliardaire en piquant
toutes les idées d'Apple. Donc, les siennes… Ne lui dîtes quand même pas
que le copier-coller, la souris et l'interface graphique furent
inventées par Xerox et volées par Steve Jobs, il risquerait de
s'énerver.
Le pro Windows
Le
pro Windows est victime du syndrome de l’Amérique.
Comme
Sarkozy, il se prend pour un winner et ne vit, et ne jure, que par les
entreprises gagnantes, de préférence celles du
CAC 40 et
surtout du NASDAQ évidemment. Quand un patron est multi
milliardaire, il lui voue un culte. Bill Gates, malgré sa
coupe
au bol, ses débardeurs à losanges et sa tronche
de membre
à vie du club des anciens acnéiques, est son
idole.
Le pro Windows hait les logiciels gratuits et libres. C'est une atteinte
intolérable au
« Marché »… Les siens sont tous des programmes phares et disponibles
dans
le commerce. Pour lui, la marque est gage de qualité et de
résultat optimal ! Dans sa tête,
c’est le
programme qui a le talent et non la personne… Un bon article
ne
pourra s’écrire que sous Word par exemple.
D’ailleurs, c’est ce que sous-entend
également
Microsoft à l’Education Nationale, en menace
à
peine voilée, afin de leur refourguer des licences
d’Office plutôt que de les voir prendre des Openoffice : « Avec
nous, Microsoft, vos
enseignants
préparent sérieusement l’avenir de
leurs
étudiants et auront ainsi de grandes chances de
devenir
milliardaires, même ceux de couleurs ! Avec nos concurrents
par
contre, c’est gratuit certes mais ce sont des amateurs et
vous
prenez le risque de gâcher le potentiel des
élèves,
surtout ceux de couleurs et vous ne voulez pas passer pour racistes
n'est-ce pas ? N'est-ce pas ??? Il se peut aussi qu'à cause
de
votre éventuel mauvais choix, vous condamniez vos
étudiants à devenir RMIstes à vie,
qu'ils
attrapent un cancer incurable ou que leur classe explose brusquement.
Et ce sera de votre faute, à vous ! Alors, attention, faites
TRÈS attention à ce que vous allez faire, nous ne
vous le
dirons pas deux fois… Signez là. »
Mais n’allez pas croire que le pro Windows paye de sa poche
les
coûteux programmes ! Ah non ! Comment le
pourrait-il
d’ailleurs ? Quand on est un petit commercial
minable
uniquement rétribué à la
comm’ ou un
grouillot en informatique, on a tout juste de quoi ne pas sombrer dans
la malnutrition et payer son abonnement à Internet. Pour
être à la pointe du progrès, il pirate
comme un
malade. Il lance Emule ou un client de Bit Torrent (des programmes en
open source…) et va-y que je te
télécharge le
logiciel cracké en question ! Toujours la
dernière
version en date évidemment. « Adobe vient
de sortir
une nouvelle version de Photoshop, la 18.0.2 ? Mon dieu, je
n’ai que la 18.0.1 !! Vite vite, il faut que
j’upgrade !!! » C’est
vital pour lui,
même s’il ne sait se servir de Photoshop autrement
que
comme une visionneuse d’images. Autant utiliser un bulldozer
pour
enfoncer un clou…
Quand il ne trouve pas sur les réseaux de P2P ce
qu’il
cherche, il utilise une version d’évaluation
qu’il a
topé dans un Cd gratuit de promo et tente de trouver le
serial
code, se chopant au passage plusieurs virus dans les dents (niveau
bouillon de culture, les warez sont pires que les
hôpitaux…) mais il s’en fout, son Norton
Antivirus
cracké est là, même si sa mise
à jour date
de son installation. Ben oui, faut se connecter pour
bénéficier des dernières
définitions de
virus et il pourrait se faire repérer… Courageux
mais pas
trop non plus.
Son
PC ressemble à tout sauf à un PC. En bon beauf
qu’il est, c’est un adepte du tuning, il
possède
tous les derniers gadgets tape-à-l’œil
pour sa bécane, du
système de refroidissement liquide aux néons
internes la
faisant clignoter comme une devanture de sex-shop. Avec ses tonnes de
disques durs internes et externes reliés ensemble sur sa
carte-mère dernier cri afin de stocker ses nombreux films de
boules en format ISO, il peut donc crier fièrement
qu’il a
l’ABIT RAID… Son nombre de Go perso
dépasse celui
de tous les locataires réunis de son immeuble.
D’ailleurs,
il ne parle plus qu’en To…
Complètement
parano et croyant qu’on le surveille alors qu’il
n’est rien, il accumule les usines à gaz les plus
inutiles
et bouffeuses de ressources système mais donnant l'illusion
d'être invisible : firewalls, navigateurs rendant soi-disant
anonyme, antispywares et destructeurs de traces, ralentissant ainsi de
plus en plus sa bécane jusqu’au moment
où elle ne
peut plus avancer. Croyant alors qu’elle est
dépassée, il change de configuration, en moyenne
tous les
ans, et s’offre le dernier bi-processeur 64bits en date et
utilisé par aucun logiciel à l'heure actuelle,
une
carte-vidéo à 1000€ dont il s'empressera
d'exhiber
les performances à coups de captures d'écran sur
des
forums de hardware spécialisés dans les concours
de
longueurs de bite, des barrettes de ram, un écran 24 pouces
etc.
Le tout à crédit. Il n’a pas le choix
car, tout
ça, il ne peut malheureusement pas le
télécharger.
Il se retrouve donc avec un PC haut de gamme qui lui sert à
surfer sur le Net, chatter sur MSN, télécharger
et
relever ses mails… Il fallait bien ça.
Portrait écrit à partir des textes de Kervala et Kalimero. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.
LES
ENFANTS DU
CLUB DOROTHÉEIl
y a de ça vingt ans sortait l’une des plus
formidables
machines à décérébrer que
la
télévision française n’ait
jamais
inventée : le Club Dorothée. Pendant dix
ans,
normalement hebdomadaire mais très souvent quotidienne,
cette
émission gluante et nauséabonde allait provoquer
un
holocauste de neurones auprès de la jeunesse de
l'époque,
pire qu'Arthur ou Cauet réunis, et former par ricochet une
caste
qui désormais hante et règne sans partage dans
des lieux
interlopes comme les facs de japonais, les restaurants japonais tenus
par des Chinois et les coins manga des Fnac : les enfants du
Club
Dorothée.
Petits bourgeois plein pot, âgés maintenant entre 18 et 25 ans, ils
évoquent
désormais cet
heureux temps où ils clapaient des Pépito devant
l’écran, avec nostalgie. Une nostalgie pas si
lointaine
puisque eux-mêmes ne sont pas encore sortis de cette enfance
dorée. A cinq ans, ils passaient des heures à
reproduire
et mimer les gestes pour balancer un kamehameha, un
météore de Pégase ou se transformer
afin de nous
punir au nom de la lune. Désormais adultes, du moins
physiquement, ils continuent encore de le faire, mais sur la
scène de Japan Expo, avec des costards en
papier-cul…
Dorothée
les a faits. Intégralement. C’est leur
mère
spirituelle à tous. Par l’entremise de
sous-culture
nipponne, c’est elle qui leur a inculqué la
passion du
Japon, ou du moins d'une certaine idée du Japon ; les facs
françaises de japonais lui doivent d'ailleurs ses arrivages
sauvages d'étudiants depuis cinq ans sans parler du boom
dans
les agences de voyage pour des séjours de deux semaines afin
de
claquer un an et demi d'économie dans des jeux
vidéo et
autres boutiques de pseudo mode. C’est elle qui leur a
donné le goût de la lecture : que des
mangas !
C’est elle qui a influé sur leur sens de
l’humour.
Il suffit simplement qu’ils voient quelqu’un se
ramasser un
seau d’eau sur la tronche pour qu’ils
éclatent de
rire, ça leur rappelle le Jacky Seau ou le jeu de
l’abc,
c’était tellement comique !…
C’est elle
également qui leur a donné le sens du rythme. Ils
connaissent par cœur les anciennes chansons de
Dorothée,
les noms et prénoms de tous les Musclés,
regardent la
larme à l’œil le
générique de Premiers
Baisers et se précipitent, si ce n’est pas
trop loin,
aux foires au boudin qu’effectue Bernard Minet pour
(sur)vivre.
Dans un tiroir de leur chambre, ils conservent, telles de vraies
reliques, tous les exemplaires du Club Dorothée Magazine et
ils
les feuillètent presque en pleurant. Ce sont des
trésors
pour eux, pensez donc, ils ont quasiment appris à lire avec.
Ah
le sublime courrier des lecteurs si intelligents demandant quel est le
plat préféré de
« Sangokou »… Oh une
interview de
« Ranma Vincent » pondue en trois
minutes par un
ancien de chez Tonkam… Les romans-photos, les BD faites
à
partir de captures prises d'une série (combien de fans de
Saint
Seiya achetaient ce magazine en cachette afin de découper ou
décalquer leurs chevaliers à la con ??), les
offres
promotionnelles pour devenir membre du Club, les offres promotionnelles
pour acheter des places pour le concert
d’Hélène,
les offres promotionnelles pour avoir des offres promotionnelles etc.
Leur ancienne carte de membre est d’ailleurs
conservée
dans leur portefeuille, entre la carte de crédit
dorée
de papa et la verte de maman…
Vivant justement toujours à leurs crochets, et ayant donc
gratuitement toutes les chaînes de télé
payantes
à leur disposition, ils continuent donc de se rincer la
cervelle
à coups de dessins animés japonais, mais ce
n‘est
plus pareil. La voix de crécelle hystérique
d’Ariane leur manque, la barbe pleine de miettes de Corbier
également et surtout, les séries
animées ne sont
plus aussi bonnes qu’avant. Ah les précieux
souvenirs que
ces doublages français de séries japonaises, avec
trois
comédiens-doubleurs, le plus souvent des acteurs
ratés
reconvertis dans la postsynchronisation faute de mieux, pour faire les
voix d’une quinzaine de personnages, des traductions
merdiques,
sans parler des déprogrammations sauvages pour mettre
à
la place La Croisière Foll’amour, avec ses
putes…
pardon ! « ses
actrices » en mini jupes ras
la foune et leurs décolletés hyper plongeants. Un
programme idéal pour des gosses !
Comme
des accros en manque, et le boom de la nostalgie chez les 20/25 ans ne
les aide pas à décrocher, les enfants du Club
Dorothée checkent régulièrement le Net
à la
recherche de news sur leur maîtresse à ne pas
penser. Ils
n’ont pas raté son retour chez Drucker voici
quelques
temps. Il faut bien que l'ami Michel reçoive quelqu'un
d'autre
que Sarkozy de temps en temps aussi… Ce fut
enregistré
avec précision et repassé sans limite. Un concert
de
Corbier, flinguant dans ses « chansons
engagées » un système qui
l’a nourrit
grassement pendant des années ou une interview de Jacky les
transportent, et la promesse d’un futur film sur Pas De
Pitié Pour Les Croissants les met en transe. Ils attendent
patiemment ce jour où ils pourront le
télécharger
en divx tout en regardant une multi rediffusion des Filles
D’à-côté sur le satellite et
sur le
canapé…
Les Framboisier, Patrick
& C° ne
doutent de rien. Ils sont persuadés que le succès
de
l'émission n'était dû qu'à
eux-mêmes.
Le fait que pas un seul de ces comiques nés n'ait pu
rebondir
après l'arrêt en 1997 du Club Dorothée
est une
preuve assez flagrante que leur talent est à l'image de leur
encéphalogramme: plat ! Le Club Dorothée ne
devait son
succès qu'à une seule chose : les dessins
animés
japonais qui étaient diffusés, point barre.
Toute cette génération d’abrutis qui a poussé devant Sailormoon et compagnie ne sont que des têtes pleines d’eau, des no life en puissance qui en sont désormais à parler de « profondeur » pour Dragon Ball Z ou de déclarer que la série des Chevaliers Du Zodiaque était éducative vu que ça causait d’astronomie et de mythologie… On en viendrait presque à regretter le temps où les programmes pour la jeunesse n‘existaient pas. Mais sachez tout de même que ces sous-produits carnés de la télévision sont des prix Nobel comparés à la génération suivante qui arrive là, celle qui a entre 10 et 15 ans, qui tient des skyblogs, n'écrit qu'en SMS et qui a poussé devant Pokemon et Naruto. Vous allez découvrir que l'on peut toujours trouver pire…
LES
PARASITES
DE LA FNACDepuis
quelques années, une véritable plaie hante les
rayons
« livres » des Fnac de France et
de Navarre. Non,
pas ces clients se ramenant toujours avec des poussettes pleines de
rescapés des méthodes contraceptives ou ceux qui
téléphonent en racontant tout fort leur vie
minable. Nous
parlons des squatters qui choisissent une pile de mangas et vont
s’installer dans un coin pour les lire tranquillement et en
toute
impunité.
Tel un banc de moules
accrochées à
un poteau, ils sont là, glandant, parasitant, et se montrant
d’une totale incorrection. Vous remarquerez que ce sont
presque
toujours des fans de mangas qui font ça. Plus rarement, on
assiste au même spectacle aux rayons
« sport » ou
« astrologie », sans oublier les
amateurs de
Harry Potter… Bref ! les catégories
littéraires ayant pour lecteurs des porteurs de parasites
cérébraux incurables.
Alors
que cela ne soit qu’un aspect supplémentaire de la
mauvaise éducation des Français dès
que quelque
chose est gratuit, passe encore. On est habitué. Regardez
les
comportements de certains dans les buffets à
volonté,
reprenant pour la huitième fois consécutive des
crevettes
bien qu’ils soient totalement repus. Ils se remplissent pour
le
mois. Mais le pire vient de la Fnac elle-même qui encourage
ce
genre d’attitude grossière. A St Lazare, on leur a
installé des sortes de reposoirs en bois sur les murs pour
faciliter leur confort de lecture et préserver leurs petits
dos
fragiles. On rêve ! L’allée des
BD est presque
infranchissable à cause de ça. Chercher un titre
de manga
dans cette assemblée de boulets relève de
l'exploit. On
les dérange même parfois. A quand les transats,
les lampes
à bronzer et des loufiats leur apportant de
rafraîchissantes tournées de daiquiris
gratuites ?
Bien sûr, le client a le droit de feuilleter le bouquin avant
l’achat, d’ailleurs un exemplaire de
démonstration
est presque toujours disponible. Mais de là à
s’installer et à lire tout le bouquin et ses
suites, non.
En plus, eux n'achètent jamais rien évidemment.
Les plus
mal élevées de ces ventouses humaines
n'hésitent
pas à s'asseoir dans un coin de l’escalator avec,
à
côté d'eux, une pile d’au moins 60cm de
haut de
manga. Leur journée sera bien remplie, pour une
fois…
Ne
vous étonnez pas ensuite si vous achetez une BD ou un manga
à la Fnac d’y trouver des chapitres
cornés voire
abîmés, des traces de doigts ou de maquillage bon
marché, quelques marque-pages capillaires bien graisseux,
sans
parler de feuilles collées par des postillons
inconsidérés à cause d’un
gag qui fit rire
notre acarien de service, parce que l’humour, quand
c’est
drôle, ça le fait marrer… Amusant de
voir la Fnac
s’équiper à prix d’or de
blacks in black afin
de coincer les éventuels chapardeurs à la sortie
du
magasin alors qu’il y a du ménage à
faire deux
étages plus haut.
Mine de rien, ces miteux apprennent bien plus en restant
affalés
sur la rase moquette de la Fnac, à lire tranquillement le
dernier Naruto, plutôt que de se choper de la corne au cul
sur
les bancs d’une école pourrie à
écouter les
explications d'un prof tout juste convaincu de ce qu'il enseigne. Ils
découvrent les plaisirs de la paresse et de
l’oisiveté bienheureuse pendant que les autres
s’usent la santé à travailler afin de
faire tourner
la machine jusqu’à ce que mort s’ensuive
et c'est si
reposant. Ils y prennent goût et cela leur donne à
un
moment ou à un autre l’idée du
métier
qu’ils voudront exercer plus tard. Un soir, après
avoir
enfin eu l’illumination, ils rentreront chez eux et diront
à leurs parents, avec une forte motivation dans la
voix :
« Plus tard, je serai
fonctionnaire ! »
Vous êtes SDF ? Vous rêvez d’un
endroit
confortable et chauffé ? Oubliez votre grille de
métro bruyante et nauséabonde et courrez
à la
Fnac la plus proche ! C'est calme, il y a de la lecture
gratuite,
de la compagnie, et personne ne viendra vous demander vos papiers.
Nocturne le jeudi et vendredi inclus…
LA
PRÉSIDENTE D'ASSOCIATIONIl
n’y a pas que des larves passives dans le milieu de la
Jpop. Certains prennent également des initiatives. Enfin,
initiatives est un mot relatif. Disons qu’ils font semblant
d’être actifs.
Tout démarre
par une
frustration énorme. Certains fanatiques français
prennent
conscience un soir de leur impuissance. Ils rêvent de
rencontrer
leur idole de toujours, de lui serrer la main, de le toucher, de lui
parler comme à un ami, même de recevoir un baiser
de sa
part les jours de grande rêverie
éveillée…
Ils se couperaient une jambe pour ça. Mais entre
Béthune
et Tôkyô, il y a un paquet de kilomètres
et comme
ils ne veulent faire aucun effort, ce sera à leur idole de
venir
les voir. Pour cela, ils font donc avec les moyens du bord et
créent une association loi 1901 censée rapprocher
les
vers de terre qu’ils sont de l’étoile
inaccessible.
L’idole en
elle-même, que nous appellerons ici XX, peut
tout aussi bien être un homme qu’une femme mais
nous
constatons que ce sont les clowns issus du rock visuel qui sont les
plus pris pour cible. Les noms de ces associations sont toujours
extrêmement ronflants et prétentieux : XX
en France,
Project XX, XX à poil dans ma chambre…
Créer
une association, c’est facile et gratuit. Trois personnes
suffisent. Il faut un trésorier, un
vice-président et
surtout un président, titre bien vite accaparé
par notre
fanatique en chef, presque toujours une nana, et instigatrice du pseudo
projet. La présidente d’association peut
être (au
choix ou parfois tout ça en même temps) une étudiante débile, obèse,
gothique, visualeuse, yaoïste, fan de Harry Potter, bisexuelle, pucelle
et
acnéique.
Grâce à son titre auto-proclamé,
elle découvre la puissance. Elle se laisse donc aller
à
une hyper mégalomanie renforcée par un
énorme
sentiment de frustration qu’elle trimballait depuis des
lustres.
C’est elle la chef, elle est omnipotente sur son forum
actif ; à la moindre
contrariété, elle
censure et banni à tour de bras. Elle a toujours raison.
Lorsque
quelqu'un ose lui dire que son association est bidon, elle
déclare avec une fureur enfantine que de toute
façon,
elle, elle sait que c'est vrai et qu'on allait voir
bientôt… Nananèreuhh !
Elle
règle ses
comptes aussi et elle en a en suspend ! Toutes ces
années
où elle fut humiliée et
dédaignée sont
lavées dans le sang virtuel. Maintenant, elle est
quelqu’un : la présidente du fan club
français
de XX, elle est comme qui dirait un proche de l’idole en
question, et elle va la faire venir chez nous. Autour d’elle
se
forme une petite cour de membres particulièrement serviles
et
cons. Des clans se créent. Ça complote sec par
derrière et ça se démolit en petit
comité.
Une bonne ambiance.
Comme tous les mythos, elle
croit à ses propres conneries. A
l’aide d’un message écrit dans un
anglais de
collège, elle pense avoir réellement
contacté XX
sur son site perso. Ben oui, y’a toujours un formulaire de
contact sur ces machins, ça sert à la
boîte
à se constituer une jolie collection d’adresses
mail pour
du spam commercial… Elle attend avec patience une
réponse
dans son Outlook aux motifs gothiques.
Pris dans la spirale
de la
gloire, la présidente d’association
n’hésite
pas à en rajouter afin de briller encore plus. Elle
déclare qu’elle aurait reçu une
réponse
personnelle de XX. Alors il aurait entendu parler d’elle (aha
!),
lui aurait indiqué son profond intérêt
pour ce
qu’elle fait (ahahaha !) et songerait à elle pour
un
boulot (pffff…), probablement un job d'assistante en vue au
Japon pour elle avec XX, tous frais payés … Quelle
ascension pour elle alors que Quick l'a encore refusée le mois
dernier…
Toujours est-il que ça épate
les
crédules, surtout dans ce milieu qui a tant besoin de
croire.
Ils gobent tout et tout cru. Ça rappelle ces petits
étudiants en commerce qui draguent des naïves en
leur
disant qu’ils sont amis persos avec un horrible nabot bavant
du
ketchup et issu d’un groupe de rock visuel très
connu.
Vous remarquerez qu’ils mettent toujours en avant un argument
du
style « je connais machin, j’ai
croisé bidule,
je suis en contact avec trucmuche » Ils ont besoin
d’une devanture pour plastronner puisque eux-mêmes
n’ont pas le physique ni le talent pour cela. De la gloire
par
procuration. Les chercheurs d’avenir gravitent toujours
autour du
présent magnifique.
Faire venir un artiste japonais en France, ce n’est pas
simple.
Même lorsqu'il est has been ou que ce n’est qu'un
groupe
indies qui vend plus de disques en Occident qu’au Japon. Mais
notre sympathique mongolo ne doute de rien, elle croit
qu’elle va
pouvoir le faire venir en France pour donner, non pas un seul concert,
mais une série complète dans tous le pays. Une
tournée de ce genre demande bien évidemment des
compétences professionnelles évidentes, beaucoup
d’argent, de l'organisation, des contacts sérieux, des partenariats
et une
logistique de cinglé mais pour elle, tout est possible. Elle
croit qu’en téléphonant la veille aux
standards des
salles en question, ça marchera sans problème et
qu’ils s’occuperont du reste. Et puis dans sa
tête,
tout le monde connaît et vénère XX, on
ne peut pas
lui dire non. C’est déjà
gagné
d’avance.
Pour les trucs secondaires, elle compte sur ses
amies, mythos également, lors de grandes réunions sur
MSN.
Naruto_pas_de_calais15 s’occupera de la nourriture et
ptite_peach_girl_lille92 de l’hôtel. Et puis
ça
permet de reporter la faute sur elles lorsque ça foire.
Chaque association a le droit de demander à ses
adhérents une cotisation annuelle. En échange, le
membre
recevra, après trois mois d'attente, une petite carte
sentant bon les coups de ciseaux lui
indiquant qu'il fait partie de l'élite et qu'il pourra avoir
accès aux privilèges de l'association. Bien
souvent, le
seul privilège est simplement de faire partie de
l'association,
pas plus… Mais ça marche. Regardez tous ces
abrutis
francophones qui se sont inscrits au véritable fan club de
Mana
(plus de 100€ l'adhésion !) et qui
reçoivent des
lettres en japonais qu'ils ne comprennent même pas. Il faut
flatter le membre, lui faire comprendre qu'en s'abonnant, il devient
quelqu'un. Ça le change, lui qui n'est rien dans la vie de
tous
les jours…
L'argent des cotisations doit
être
strictement utilisé dans le cadre de l’association
et non
à des fins personnelles. Normalement, ça sert
à
payer les timbres, les enveloppes, l'impression des tracts etc. Mais
quand les hauts gradés commencent à payer leurs
Pullip
avec, alors là, ça change tout. Pour faire
diversion, la
présidente organise un événement qui
n’a
d’évènement que le nom et ressemble
surtout
à un goûter vu qu’ils sont rarement plus
de six. On se
déguise en XX, on mange des Pepito, on chante en
japonais-yaourt
grâce à l’appareil à
karaoké de la
petite sœur reçu à Noël, on
organise un
atelier de dessins dont les plus belles croûtes seront
envoyées à XX pour son anniversaire, on
évoque sa
future venue. Quand le plancher est solide, on danse aussi
parfois ; ce sont là bien les seuls exercices
physiques que
notre imposante présidente fera cette
année… Et
tout cela est immortalisé en photo et vidéo puis
mis en
ligne sur le site de l’association pour que le monde entier
puisse hurler de rire !
Et puis un jour,
tout s’arrête. Les rancœurs
aidant, les petits clans se sont dévoilés, tout
le monde
s’est foutu sur la gueule et a déserté
le forum. Le
bilan de l'association est nul, rien n’est jamais venu.
Etonnant
non? La présidente a toujours de bonnes excuses.
C’est
jamais de sa faute mais celle de ses anciennes amies qui
étaient
trop jalouses… Elle reste seule ou presque mais
là-dessus, elle a de l'entraînement. Elle continue
donc un
peu en solo, promet une nouvelle version de son site puis
c’est
fini. Elle kille tout ça, dépense les derniers
deniers de
son association dans des conneries et retourne à son
néant quotidien fait de rêveries
éveillées,
de poèmes bourrés de fautes et de masturbation
compulsive.
Mine de rien, la présidente
d’association est moins conne qu’elle ne le
paraît
car cet épisode lui aura appris tout un tas de ficelles qui
lui
permettront peut-être plus tard de se recycler sans
problème dans les assurances. Car là aussi, en
échange de cotisations, on a de belles promesses et jamais
rien
n’arrive…
Merci à Petite Poupée pour l'idée de portrait.
L'ARTISTEL’avantage d’un milieu jeune, vivant et
dynamique, comme
celui des japoniaiseries, est que cela donne des idées et de
la
motivation pour se lancer soi-même dans l’aventure
de la
création artistique. Combien de groupes ont
été
formés à la suite d’un
concert ? Combien de
gens se sont mis à l’écriture
après avoir
été touché par un texte ? Le
problème,
c’est que notre époque ne sait plus discerner le
talent et
que, grâce (à cause ?) du
phénomène
Star Academy, n’importe quel maître-chien ou
serveuse de
chez Mac Do peut devenir une star du jour au lendemain. «
Pourquoi pas moi ? » se disent-ils. C’est ce que
prédisait Andy Warhol dans les années
60 :
« Dans le futur, tout le monde aura son quart
d'heure de
célébrité ! »
Ce qui
n’était qu’une vocation au
départ pour
certains n’est plus qu’une thérapie pour
soigner
leur complexe d’infériorité et prendre
leur
revanche sur ce monde qui les a toujours
piétinés.
Devenir riche et célèbre, voilà le
moteur de ces
gens-là !
Dans le milieu japonisant, c’est la même chose et
l’on assiste à des raz-de-marée de
losers, aussi
vides qu’inconsistants, croyant dur comme fer avoir du talent
et
être des artistes nés alors que tout
n’est
qu’émulation chez eux et recherche
d'identité.
L’artiste se compose de plusieurs cas, tous sociaux :
Le musicien
Il existe sous deux formes. La première
est celle du
« guitar hero ». Ayant trop
regardé ses
lives de X Japan, ou tout autre groupe de gratteux visuels, il imagine
qu’en s’achetant une guitare électrique,
il va
devenir le second Hide. Les Gibson étant inabordables niveau
budget pour un petit étudiant, il s’est
vengé sur
une mauvaise imitation, bien souvent japonaise. La boucle est quasiment
bouclée dès le début…
Une fois
l’instrument à cordes entre ses mains graisseuses,
il ne
compose rien mais répète inlassablement les deux
mêmes notes et s’essaye à reproduire les
riffs
rageux de ses idoles. Sans succès d’ailleurs, il
n’avait pas prévu que ça faisait aussi
mal aux
doigts que ça, et puis ça fait beaucoup de bruit
et comme
il vit toujours chez ses parents, ça pose vite un
problème.
Il croit s’entraîner dur pour acquérir
la technique
de ses maîtres. Toute la journée la
première
semaine, puis quelques heures ensuite. Cela va en
décroissant au
fur et à mesure pour finalement arriver à une
demi-heure
par jour, quand ce n’est pas par semaine… La
mayonnaise
retombe très vite avec lui.
Il collectionne les tablatures de ses chansons favorites bien
qu’il ne sache pas les déchiffrer. Il se procure
donc une
méthode d’apprentissage qu’il lit
à peine.
Trop de pages ! Le pavé de papier s’en va vite
rejoindre
sur une étagère poussiéreuse,
à
côté du portrait de Hide en macramé,
son
« Photoshop pour les nuls » et sa
méthode
Assimil de japonais…
Au bout d’un moment, ayant compris que même dans le
métro, il ne ferait pas recette, bien qu’il ne se
l’avouera jamais, il range sa guitare dans un coin de sa
chambre ; le moins exposé, pour ne pas se rappeler
ainsi
son nouvel échec. S’il ne la refourgue pas sur
Ebay ou
à un autre manchot dans son style, il s’en servira
juste
pour « mythoner ». Il racontera
à ses
nouvelles connaissances qu’il en a joué pendant
quelques
temps dans un groupe, que c’était super,
qu’il
était même plutôt bon, mais
qu’il avait ses
études à finir d’abord. Entre devenir
une vedette
du rock adulée et milliardaire ou chercheur
d’emploi
fauché et anonyme, il n’a pas
hésité…
Crédible !
Parfois, lorsqu’il est seul chez lui, il reprend sa gratte
sans
la brancher, glisse le DVD en divx d'un live de X Japan dans son
lecteur, mets
le volume à fond et, tout en regardant son écran,
fait
semblant de jouer en imitant les mêmes gestes que Hide.
Là, il prend vraiment son pied. Au moins, l’achat
de sa
guitare cheap lui aura appris une chose : qu’il
était
plus doué pour le mime que pour la musique !
La seconde catégorie du musicien est le Jean-Michel
Jarre
bis. Armé de son petit clavier-maître à
trois
octaves, de son Cubase cracké et de sa banque de sons sur
Cd-rom, il pense devenir le dieu de la scène
techno-trash-jazz-bossa-acid-musette. C’est son style unique,
qu’il a trouvé en tournant quelques molettes au
pif
modifiant ainsi un algorithme qui était
déjà
livré clés en main sur son programme de lutherie
virtuelle… Il n’hésite pas à
claironner sur
les forums qu’il est
« musicien ».
Ça ne rigole pas !
Musicien mais
infoutu de lire
une seule note de musique sur une partition. Il compte donc sur la
technologie pour palier à son incompétence. De
nos jours,
la maîtrise de la musique « en
dur »
n’est plus réservée qu’aux
jazzmen et autres
concertistes classiques de toute façon.
Tout comme certains pillent les textes Jpop du Net pour remplir les
pages de leur magazine mensuel, lui pille les disques de ses artistes
favoris. Il sample, inverse, ralenti, enlève, coupe, colle
ailleurs… Il retripatouille ça à coups
d’arrangeur automatique et nous le présente comme
un truc
100% original… Une bonne chiasse synthétique,
inodore, de
la vraie musique d'ascenseur ! Mais lui est super fier de son travail,
pensez donc, il crée ! En cachette, il a
envoyé au
Japon ses maquettes à ses producteurs fétiches.
Il en
espère beaucoup…
Si vous en rencontrez un, et qu’il commence à vous
causer
de sa « musique », souvenez-vous
de la
scène du film Lost In Translation, lorsqu’un de
ces
pouilleux tente d’expliquer à Scarlett Johansson
comment
il a rajouté du delay sur son sample de hip hop. Vous aurez
exactement le même regard halluciné que la blonde
vulgaire aux
lèvres charnues…
Le dessinateur
Très
nombreux et offensifs dans ce milieu, les dessinateurs
branchés « manga »
pullulent comme des
lapins. C’est une véritable mode depuis dix ans et
un
business salement lucratif pour certaines librairies japonaises de
Paris qui se mettent à vendre du papier, de
l’encre, de
petites plumes, de grosses gommes, des pinceaux, des trames etc. le
tout made in Japan évidemment et pour le plus grand bonheur
de
nos tâcherons en chef parce que dans leurs esprits
stériles, mieux vaut avoir du matériel japonais
lorsqu’on dessine des mangas, c’est une question
d’harmonie !…
Souvent en
difficulté
scolaire, notre dessinateur se tourne vers les petits Mickey en version
jaune, rêvant d’un glorieux avenir de
« mangaka », les fameux
dessinateurs de mangas.
Et pourquoi pas ? Il a toujours gribouillé dans son
coin,
d’abord ses personnages favoris issus du Club
Dorothée,
puis des copies de planches du Club Dorothée Magazine. Sans
Dorothée, que ferait-il à l’heure
actuelle ?
Peut-être aurait-il réussi ses
études…
Les noms de Tsukasa Hôjô, Rumiko Takahashi ou
Masakazu
Katsura le transportent. Ils sont synonymes de réussite,
d’argent et de passion vécue. Certes, tout cela
est vrai,
mais il ne se doute pas que ces gens-là sont de
véritables forçats de la planche, ne prenant
quasiment
jamais de vacances et dessinant tous les jours de la semaine. Ne
confondons pas dessinateur européen et dessinateur japonais
sur
le plan de la productivité. Les 35h au Japon, on les fait en
moins de trois jours… On voit mal notre
« mangakaillon » les imiter, lui
qui se plaint
d’être débordé dès
qu’il
dépasse les 10h de cours par semaine…
Le dessinateur n’a aucun style propre, il ne sait
que copier
à main levée ses mangas favoris et parfois
même
pas vu que beaucoup d’entre eux
décalquent
honteusement. C’est juste du fan art. Ses BD, souvent des
suites
des épisodes phares de ses séries cultes, sont
à
chier. Mal foutues, sales, retouchées au Tipp-Exx, il
n’y
a pas besoin de retourner le dessin pour voir les erreurs de
perspective, elles sont visibles même à
l’endroit ! Oh la jolie tête plus grosse
que le
corps ! Oh le bel œil droit qui part vers le
haut ! Oh
les personnages qui ne montrent jamais leurs mains parce qu'on ne sait
pas les dessiner correctement… On trouve les pires horreurs
anatomiques dans les mangas yaoi, ce dont leur pauvre public ne voit
même pas puisqu’ils achètent
ça, non pas pour
l’histoire ou les dessins, mais pour se toucher !
N’ayant jamais étudié
l’anatomie humaine et
encore moins le nu, conditions pourtant on ne peut plus obligatoires
pour dessiner des personnages réalistes, il pense rattraper
tout
ça en collant des trames adhésives
sophistiquées
un peu partout parce que ça en jette et ça
détourne bien l'attention sur le fait qu'on ne sait pas
dessiner. C’est la méthode Masami
Kurumada ! Il se
ruine donc littéralement là-dedans pour le plus
grand
bonheur des magasins les vendant à des prix pharamineux et
se
frottant les mains devant de tels gogos !
La technologie l'aide aussi parfois. Grâce à
Photoshop et
une tablette graphique cheap, il met en couleur ses gribouillis avec
une immense fierté. Hélas ! ça ne
change rien,
c'est toujours aussi bancal. Peignez une merde en rose bonbon et vous
aurez exactement le même résultat. Lorsqu'il a des
amis
dans le même style et qu'ils sont prétentieux, ils
montent
une association qu'ils appellent souvent « studio
»…
Pas de pitié à avoir,
détruisez-les si vous en
croisez en leur rappelant cette dure
réalité
qu’ils essayent de chasser de leur esprit : les
gaijin se
prenant pour Akira Toriyama ou Naoko Takeuchi, les Japonais
s’en
foutent complètement puisqu’ils ont les originaux
chez
eux ! Au Japon, les mangaka français, il y en a
aucun !
Le photographe
Les cosplayers ne sont
que des exhibitionnistes. Ça, tout le
monde commence à le savoir. Mais qui dit exhibitionnistes
dit
aussi voyeurs. Ben oui, s’il n’y avait pas de
public pour
les mater, les cosplayers resteraient bouclés dans leur
chambre
de 100m². Avec les troupeaux
d’épouvantails qui
débarquent par cars entiers à chaque salon, tels
des
porcs gavés que l'on envoie à l'abattoir, il
était
inévitable de voir apparaître leurs jumeaux
maléfiques que sont les voyeurs, et certains petits malins
de
dissimuler leurs obsessions à l'aide d'une devanture propre
et
lisse : le photographe de cosplayers.
Comme le
cosplayer, le
photographe a une très haute opinion de lui-même.
Déjà, il vous dit qu’il est
professionnel !
A-t-il étudier pour ça ? Non. A-t-il
suivi des
stages ? Non. A-t-il travaillé dans un
studio ? Non.
Mais alors, comment peut-il se prétendre
professionnel ?
Simple ! Parce qu’il a un appareil-photo valant
trois
SMIC ! Dans la tête de ce charlot, pour faire des
photos
pro, il faut un appareil pro. C’est
mathématique…
Il évite de penser que de vrais photographes
possédant ce
qu’il n’aura jamais, à savoir le talent,
comme Karl
Lagerfeld, réussissaient à faire des
clichés de
toute beauté avec de simples jetables. Le talent est assez
absent du monde des japonisants de toute façon. Il
n’y a
que le paraître qui existe. Ce ne sont que des coquilles
vides.
Se déplaçant à chaque convention, avec
son
accréditation
« presse » ou
« photographe officiel »
qu’il
épingle avec fierté sur son débardeur,
le
photographe se met en chasse. Clic clac, merci Kodak. C’est
le
sésame de bon nombre de cosplayers. Il faut voir leurs yeux
s’illuminer lorsqu’on leur propose de les prendre
en photo.
Enfin on s’intéresse à eux !
Le photographe
connaît la technique, une simple petite flatterie suffit pour
que
le cosplayer, et surtout LA cosplayeuse, soit toute à lui et
accepte de poser suivant ses fantasmes. « Va-y
Sakura,
penche-toi encore, relève un peu ta jupe… Ouii,
voilà, comme ça, c’est parfait, ne
bouge
plus !!! » Le curseur de son excitation est
dans le
rouge. Ça transpire sec dans le slip !
Une fois
couilles et cartes-mémoires pleines, il
repart chez lui comme un automate par le premier omnibus pour voir ses
photos. Inutile de le contacter à ce moment là,
son
téléphone sera décroché
pour les huit
prochaines heures…
Après
plusieurs vidanges manuelles salutaires et ses sens
retrouvés,
il sélectionne ses photos les plus réussies pour
les
inclure à son site-galerie monté sous Word, qui
permet de
voir son travail et là, on éclate de rire. Les
photos se
ressemblent toutes ! Des tas de portraits de losers en pied.
Beaucoup prennent la pose. Un va balancer un
météore de
Pégase, une autre va nous punir au nom de la lune, une
dernière nous montre une dentition improbable…
Une
véritable foire aux monstres et un hymne
à la
débilisation de la jeune génération
par le biais
de la sous-culture nipponne. Effrayant !
Dans une
sous-rubrique
du site, on découvre son véritable jardin
secret :
des sessions inédites de modèles
féminins en
costume. Il faut savoir que certains cosplayers se prennent
également pour des pros (on a reçu des mails
là-dessus, de débiles prétendant
être
« cosplayers
professionnels »…) et payent
pour se faire faire des books en tenue comme les mannequins.
C’est là que notre photographe
d’opérette
intervient parce que les séances dans un
véritable studio
sont bien trop onéreuses pour nos p’tits
étudiants
en première année de japonais depuis trois ans.
Alors ils
se rabattent sur les amateurs qui ont un bel appareil. Le photographe y
trouve son compte. Déjà, les cachets lui
permettent de
rembourser les traites de son matériel mais aussi, les
clichés lui feront passer d’autres week-ends
riches en
émotions solitaires. Vous remarquerez qu’il
sélectionne avec soin ses modèles pour ce genre
de
sessions privées. Pas d’obèse, comme on
en voit
tant dans chaque salon, pas trop laide de gueule et surtout pas
farouche niveau costume léger. Et ça ne manque
pas !
Nos deux fétichistes se complètent parfaitement.
La
cosplayeuse s’exhibe et mouille, le photographe flashe et
éjacule.
Niveau fréquentation, personne ou presque ne vient jamais
sur
son site, les commentaires affichent le plus souvent le chiffre de
« 0 » mais attention à
qui viendrait
prendre son travail sans autorisation. Il dégaine
de suite
son Outlook et envoie sous un pseudo à consonance japonaise
une
mise en demeure hyper premier degré, sous-entendant que tout
le
monde le connaît, et qu’il
n’hésitera pas
à porter plainte, à faire des procès,
à
détruire les méchants voleurs, même
s’il est
pour la liberté d’expression bien
sûr…
Rarement un milieu comme celui des japonisants n’aura produit directement, et indirectement par ses dommages collatéraux, autant de losers et autres déchets humains. Photographe professionnel, pfffff… Quel photographe réellement professionnel perdrait son temps à flasher des ados attardés, moches et cons comme des valises ? Jonvelle, Newton, Ray, où êtes-vous ?
LE BOULET DES FORUMS
JPOP
Le non respect des règles
-
Le boulet écrit toujours son topic dans le mauvais forum.
Exemple : topic « quelle ait votre chansom jpop
préférer? lol » dans le forum
achat et
vente…
-
Le boulet fait toujours un topic du genre « quel est
votre
…
préféré? » lors de
son
arrivée.
Exemple : topic
« Quel est votre mambre de Dir Engrais
préférer ? lol »
-
Le boulet se sent utile lors de la création d'un sondage.
Exemple : « non non non répondez sans
triché
svp. aller je fait un classement du jour lol »
- Le boulet abuse de la fonction « nouveau
sujet ».
Exemple : topic « vous avé vu battle
royale
1? » suivi du topic « vous
avé vu battle
royale 2? »
- Le boulet est le
champion pour créer des topics archi débattus.
Exemple : « où cé que je peu
avoir des mp3? G pô trouver…
LOL »
- Le boulet ne
connaît pas la fonction
« recherche » des forums qu'il
fréquente.
Exemple : « je ne sé pas si on a
dejà parler
de sa ici mais où cé que je peut acheter des cd
et dvd
jpop? LOL »
-
Le boulet ne connaît pas la fonction
« éditer » et fait
double post sur double
post sans comprendre que ça énerve.
Exemple : Post 1: « LOL »
Post 2: « il va être genal cette
album »
Post 3: « Je
voulais dire génial, pas genal, mais génial, un
album génial lol »
-
Le boulet ne sais pas mettre un avatar.
Exemple : topic
« comment je mé une image comme
vous? LOL »
- Le boulet abuse des couleurs et de la taille des polices dans ses messages pour se démarquer.
Exemple : BOnjOur jE sUi nouVo00o! lol
- Le boulet abuse des smileys.
Exemple : « Dsl Je le frait plu »
tears.gif
cry.gif lol.gif
-
Le boulet poste le plus possible, soit parce qu'il n'a que
ça
à foutre, soit parce que c'est un nouveau jouet dont il ne
peut
se passer.
Exemple : Statistiques: 170 messages par jour.
Grade : ne se déconnecte plus.
- Le
boulet insiste pour faire de la pub pour son blog, site, etc.
Exemple : « je vous conseil d'aller sur mon site,
www.letbou.fr.st, y a toutes les nouveauté et maime les news
LOL
»
- Le boulet écrit en
majuscules parce qu'il pense qu'il sera plus lu.
Exemple :
« LE WEE-KEND ARIVE ET JAI BESOIN DE FOTOS DE HUTADA IKARU
LOL »
- Le boulet n'a aucune connaissance
de l'orthographe et/ou écrit en langage sms.
Exemple : « X jpane c lé + grond!!! »
- Le boulet demande des choses qui se trouvent sur Google.
Exemple : « avé vous l'addresse de
google.fr svp »
- Le boulet
dialogue avec une autre personne à raison d'un message par
minute, comme sur un chat.
Exemple : « lol » ;
« je te dirai sa
sur msn » ;
« d'accord » ;
« revenons au sujet »;
« oui revenons
au sujet lol »
-
Le boulet ne sait pas faire un topic avec un nom précis,
dans
l'espoir que tout le monde lira pour connaître la suite.
Exemple : topic intitulé
« Help » ou autres…
- Le boulet est une buse pour taper des adresses correctement.
Exemple : « G mi [img*]http://C:\Documents and
Settings\moi\secret\neparegardé\ayumisuckhorse.jpg[*/img] sa
marche po ! lol »
- Le boulet
répond bien souvent pour ne rien dire.
Exemple :
« bien di ! »
- Le
boulet remonte de vieux topics pour ne rien dire dessus.
Exemple : « lol sa ses bien
vrai! » sur un topic vieux de 3 ans…
- Le boulet n'a aucune connaissance de la ponctuation.
Exemple : « svp je cherch l'addresse de l'url de google.fr
parske
je suis bloquer lol svp faite viiite j'ai mangé des moule
hier
»
L'intégration du boulet
-
Le boulet a tendance à lécher le cul pour se
faire
intégrer. Sans personnalité, il copie celle des
autres
pour être bien vu.
Exemple :
« lol il et super
ton avatar Toto428! » ; « ta trop
raison Toto428! » ; « T trop
marrant Toto428!
»
-
Le boulet est par conséquent pitoyable, car le plus souvent,
il
suffit d'un rien pour le faire changer littéralement
d'opinion
sur un sujet.
Exemple : « Non,
cé pas vraie j'ai jamai aimé Toto428,
arrêter! »
-
Le boulet peut se montrer agressif, lorsque l'on souligne sa
stupidité. Évidement, il ne peut pas comprendre
nos
arguments, et réplique avec des smileys méchants.
Exemple : « Et toi tes qu'un boulet
aussi! »
kill.gif
couteau.gif tedbundy.gif
-
Le boulet veut donner son opinion sur tout, surtout si celle
là n'est pas fondé.
Exemple :
« moi je panse que c'est nul!
lol »
- Le boulet est capable de
mentir honteusement pour s'intégrer facilement.
Exemple : notre_dieu_mana_sama écrit « je nez
jamai émé Mana! aréter!!! »
- Le boulet pense que tout repartira de zéro s'il
se réinscrit.
Exemple : « nah
mais ses truc la ses du passer jai changer et mon nom ses pas Toto13
mai Toto14. »
- Attirer la
pitié est la dernière tentative
désespérée de l'intégration
du boulet.
Exemple : usage abusif des smileys qui pleurent ou invention d'une
maladie ou de graves problèmes pour expliquer son
«
ancien » comportement.
-
Le boulet ramène en général au moins
un membre de
sa famille ou un camarade de son collège sur le forum.
Exemple : « bonjour je suis Titi28 et je suis l'amis
de Toto28 lol »
- Le boulet
insulte en privé quand il sait se servir des messages
privés.
Exemple : « Conar
Toto970 le pédé lol »
- Le boulet menace de faire hacker le PC de celui qui souligne
sa stupidité.
Exemple :
« fait pas ton malin, parce que tu va
bientôt plus avoir de PC d'ordinateur »
Les comportements divers
-
Le boulet poste des messages de moins de 5 mots. Cela souligne son
manque de réflexion et aussi le fait qu'il n'a rien
à
dire d'intéressant.
Exemple :
« arrète! »
-
Le boulet n'écoute jamais les arguments des autres parce
qu'il vit dans son monde et pense avoir raison.
Exemple :
« Gackt sama mon bb c le méyeur alor
arétter! »
- Le
boulet n'achète jamais rien mais est très
exigeant sur ce qu'il vole.
Exemple : « je ne veut unikement ds dvd rippé!
»;
« 192kbp/s, sait pas suffison, ta pas l'album en 320 ou en
flac?
»
- Le boulet agace.
Exemple : « y paré k'il ya un
boulé sur se
forum, ou ilé? je les détéste ces
conards de
boulé! LOL »
- Le boulet ne
sait pas faire une citation (1).
Exemple : mais c'est toi
le boulet abruti! <QUOTE> </QUOTE>
« sa veut dire koi sa?? »
-
Le boulet ne sait pas faire une citation (2).
Exemple : « oué ben comme disait
confoisius
« piere ki roule, tous les chat sont gris!
» maidite
sa lol »
-
Le boulet a tendance à mentir sur son identité
lorsqu'il
se réinscrit, même avec l'IP à l'appui.
Exemple : « je ne sui pas Toto52 mais je suis son
frere, je
ne veux plus venir, enfin il ne veux plus venir LOL »
- Le boulet est toujours pressé.
Exemple : « REPONDER
VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE »
- Le boulet s'énerve face à la
vérité qu'il ne veut pas accepter.
Exemple : « merde Toto633 tu crois me faire du male
avek tes
sales vannnes mechente sur le visage refaite d'Ayumi, et ben tattort!
sa me fé rien du tou! espaice de vieux conard, demin tes
mort!! »
- Le boulet ne sait pas
écrire « c'est ».
Exemple : « ses énervant a la fin, ces
pas parce-que
on marque moins de 5 mot que on est un boulet! sait vrai
koi! »
-
Le boulet ne sait pas non plus écrire
« opinion », qu'il pense
dérivé de
« champignon » ou
« oignon ».
Exemple :
« donner moi vos opignions »
- Le boulet ne parle plus français lorsqu'il
s'énerve.
Exemple : « j'a veoxn scalpel hfad gnayumi bien fait
%lkgnopld merde Toto49 oalunx mour@mn eun fistule qgoa
ahahahaha! lol »
- Et d'ailleurs
même quand il n'est pas énervé, on ne
comprend rien à ce qu'il raconte…
Exemple : « Ouai c pas faux mais bon C vrai que jpan
expo
ces bien mé si jai pas mes chausssures sur moi ces different
le
seul reproche que l'on peut faire c que c dur de marché avec
ou
sent surtout si on en menge un peu lol »
-
Le boulet ne considère pas Internet comme un
réseau
d'échange d'idées ou de partage de
données, mais
comme un espace pour se faire des amis, ou pire, pour devenir
quelqu'un. En conséquence, il ne peut comprendre qu'il y ait
autour de lui des gens ne passant pas leur vie sur le Web et sortant de
chez eux.
Exemple : « soyer gentil avec
moi sinon vous aurez à faire à mon
avatar lol »
- Sur les forums,
le boulet a TOUJOURS des avatars et des
signatures représentant soit DBZ, soit Saint Seiya, soit
Naruto.
Exemple : « G pri les meyeur des
serie manga en avatar: Saint Naruto Z !! lol »
-
Sur les forums, le boulet a TOUJOURS des
avatars et des signatures dépassant les trois ou quatre mo
chacun.
Exemple : « j'ador ma new sign,
c sangohan ki s'bat contre nappa ! jvou lémi en HD lol
»
- Sur les forums, le boulet a TOUJOURS
des signatures se voulant philosophiques dans le style JC Vandamme.
Exemple : « quand on est au sommet de la montagne,
c'est haut »
- Le boulet change d'humeur
comme de chemise.
Exemple : « Cest marrant ce que t'as mis. J'aime pas
qu'on
se moque de moi… ch'tadore! gros
conard!! »
- Le boulet confond
le participe passé avec l'infinitif.
Exemple :
« tout le monde aime hide sama c'est
obliger!!! »
- Le boulet croit
qu'il suffit de reconnaître qu'il était un boulet
pour ne plus en être un.
Exemple :
« je suis plus un boulet ses finis sa!
LOL »
-
Le boulet se créer volontiers un compte
spécialement pour
écrire un truc pas très sympa sans se faire
reconnaître.
Exemple : « Lui
sait un con de tte fasson »
* Nous avions commencé à écrire un nouveau portrait, celui du forumeur, et puis nous sommes tombés sur ce texte exposé sur un forum qui le tenait d'un autre forum qui le tenait d'un blog… C'était tellement excellent, et surtout véridique, que nous avons décidé de l'exposer chez nous, avec quelques modifications afin que cela colle à la Jpop, et tout en précisant bien qu'il n'était pas issu de notre main. Toujours est-il qu'après plusieurs mois d'expositions chez nous, le créateur de ce texte, Steeven Flores, nous a contacté personnellement. Le monde est petit, ou alors Jpop Trash est trop gros, au choix… Il nous fit part de son étonnement de voir sa "faq du boulet" aussi populaire et frénétiquement reprise ailleurs mais hélas, bien souvent sans crédits. N'étant absolument pas contre le fait de voir son travail chez nous, nous le remercions pour son accord de publication et nous le félicitons encore pour son analyse remarquable des pénibles du Net. L'original de son texte est disponible ici.
LE
FANSUBBERAu détour de pérégrinations
sur la toile, il
n’est pas rare de tomber sur une nouvelle espèce
qui,
telle la perche du Nil, se reproduit à grande vitesse pour
le
plaisir de consommateurs toujours plus nombreux. Son nom : le
« fansubber ». Penchons-nous sur
le cas peu
glorieux de ce phénomène. Ayant entre 15 et 25
ans
(diviser le chiffre par 5 pour avoir l’âge mental),
le
fansubber est avant tout un
« fan » (donc un
amateur) qui s’est lancé dans le projet ambitieux
de
sous-titrer (« sub ») les
nombreuses
séries animées diffusées au Japon. Les
éditeurs français, manquant de moyens, ne pouvant
pas
sortir toutes les séries, ou pas assez rapidement pour le
fansubber, ce dernier s’engouffre dans cette
brèche et
profite de la démocratisation du haut-débit pour
distribuer ses œuvres (appelées
« releases ») sur Internet.
Qu’importe que
l’entreprise soit totalement illégale, le
fansubber
n’en a rien à carrer. Ce qu’il veut
avant tout,
c’est qu’on flatte son ego en venant
télécharger
« sa » production.
Mais où peut-on trouver ce Don Salluste des temps modernes ?
Facile, il n’a qu’un seul lieu de vie,
l’IRC.
Protocole désuet, certes, mais qui lui permet une emprise
totale
sur son royaume. Son « channel »
est en effet
tout pour lui, il y règne en maître et peut se
défouler comme bon lui semble pour pallier un complexe
d’infériorité qui semble beaucoup lui
peser.
C’est aussi là qu’il a ses seuls
(pseudo) amis.
Quand on lit leurs discussions remplies de
« lol » et autres
« mdr »,
on pourrait croire que c’est en permanence la franche
rigolade.
Hélas ! On s’y fait plus chier qu’autre
chose,
chacun étalant l’affolante vacuité de
sa vie. Mais
pour le visiteur qui viendrait à s’aventurer sur
les
terres du fansubber, attention, zone protégée !
Le
nouveau venu doit agir avec prudence et montrer patte blanche devant le
maître (ou bien souvent les maîtres) des lieux. Et
oui !
Bien que le fansubber sache pertinemment qu’on vient pour
télécharger ses
« releases », il
n’est pas pour autant question qu’on vienne faire
son
« leecher » (comprendre : prendre
sa vidéo
et repartir sans piper mot). Non ! Il faut parler au fansubber, et avec
courtoisie, sinon c’est direct la porte. Car le fansubber, en
fier disciple de la Baronne de Rothschild, se fait le
défenseur
des bonnes manières.
Il est temps à présent de parler de ces fameuses vidéos produites par le fansubber. Il s’agit la plupart du temps d’animés sans aucun intérêt mais qu’il portera aux cieux puisque ça vient du Japon. En fait, pour ne pas se faire prendre de cours par les autres « teams », le fansubber saute sur tout ce qui est diffusé au Japon. De toute façon, ça n’ira jamais bien loin : le fansubber n’étant pas un stakhanoviste, après avoir sorti deux ou trois épisodes d’une série pour se faire mousser, il passera rapidement à une autre. Chez lui, tout n’est qu’apparence… comme pour les sous-titres de ses vidéos ! En effet, le fansubber a fait une recherche poussée sur les polices de caractères pour trouver la plus illisible possible, se croyant supérieur aux sous-titres professionnels en Arial si « communs » et si « laids ». Car le fansubber est un amateur d’art. Grâce à sa maîtrise de logiciels toujours plus perfectionnés, il fait maintenant des effets sur les sous-titres pour les rendre plus « vivants ». Pour nos yeux, ils sont surtout « illisibles ». Mais le fansubber s’en fout… Pour la traduction, le fansubber fait également des merveilles, car il est bilingue. Ou plutôt croit l’être. Car il ne parle pas japonais ! Il se contente le plus souvent de récupérer les vidéos sous-titrées par ses camarades américains qu’il essaye de traduire avec ses maigres bases d’anglais héritées du collège (le seul cycle qu’il ait terminé). Le résultat est bien entendu à mourir de rire… Mais gare à vous si vous venez le critiquer !
Cependant le fansubber se place désormais au-dessus de ces
polémiques puériles : il vise
désormais plus haut.
Son travail mené avec tant de professionnalisme lui a
tellement
gonflé le melon qu’il veut devenir traducteur
officiel
pour des éditeurs français de dvd.
Persuadé
qu’il fait mieux qu’eux avec son niveau CP et ses
effets
typographiques qui rendent aveugle, il est prêt à
leur
donner des leçons. On pourrait légitimement
penser que ce
guignol se ferait refouler illico presto… Il n’en
est rien
! Car certaines sociétés, prêtes
à tout pour
tailler dans les dépenses, n’hésitent
plus à
employer ces ados boutonneux à peine sortis du bac (quand
ils
l’ont eu) qu’on peut payer au lance-pierres. Une
reconnaissance ultime pour le fansubber, qui va pouvoir faire la nique
à ses petits copains qui continuent de traduire
« pour la gloire ».
On reconnaît bien là le côté
gamin du
fansubber. A l’école, il se vantait
d’avoir les plus
belles billes, et croyait faire mourir de jalousie ses petits camarades
avec ses bigarreaux schtroumpf ou lune. Bien des années plus
tard, c’est toujours un sacré boulet.
Portrait écrit par Max.
LES
DÉTRACTEURS DE JPOP TRASHJpop Trash
fait en moyenne plus de 4500 visites par jour et nous
recevons une petite dizaine de mails chaque semaine. Dans le lot, 80%
de félicitations. « Trop
MDR »,
« Bravo! »,
« C tellement
vrai » etc. Les gens seront toujours du
côté de
Guignol. Ça fait plaisir certes mais ce n’est pas
très excitant. Par chance, les 20% restant, les
détracteurs, nous comblent de joie. Avec le temps, nous
avons
dressé une sorte de portrait-robot de ces
énervés
vu que ce sont toujours les mêmes.
Entendons-nous
bien : on
a parfaitement le droit de ne pas aimer Jpop Trash. Jamais nous nous
sommes convaincus que tout ce que nous faisions était
génial. Nous ne sommes pas Arthur. Il y a beaucoup de choses
nazes et faciles sur Jpop Trash et nous en sommes parfaitement
conscients. L’humour potache ne plaît pas
à tous.
Mais nous constatons que nos détracteurs ne sont pas
meilleurs
que nous, aussi bien dans leurs mails que dans leur travail sur le Net
(c’est pas avec un Skyblog de toutes les couleurs
qu’on est
crédible…). 99% de leurs mails sont
écrits en
phonétique et/ou bourrés de fautes. 100%
d’entre
eux n’ont aucune critique constructive à nous
faire, juste
des insultes à proférer. 98% d’entre
eux ont des
pseudos à consonance manga/anime/jeux vidéos,
presque
jamais de vrais noms et prénoms. Jpop lâches, Jpop
taches,
à vous de choisir…
Voici donc un petit résumé des cuistres hargneux
qui nous
écrivent et illustré pour chacun par un exemple
de
courrier reçu.
Le
complexé : il vient de l’univers
visuel neuf fois sur dix. Il a vu qu’on descendait les gens
comme
lui alors il se sent obliger de nous écrire, avec le mail
perso
de son papa bien souvent parce qu’il n’a pas
l’accès libre au PC familial, pour se justifier
sur ce
qu’il est et nous dire pourquoi il est comme ça.
On
n’en demandait pas tant… Le fait que nous
critiquions
quelque chose ne veut pas dire que, forcément, nous avons
raison. Nous ne donnons que notre avis. En
réalité, ces
guignols n’assument pas du tout leur look et le reste,
qu’ils suivent juste pour faire comme leurs copains/copines
et
surtout pour ressembler à leurs idoles grâce au
transfert
de personnalité afin d’échapper, ne
serait-ce que
quelques heures, à leur néant existentiel.
Avez-vous
remarqué que les gothiques et autres visualeux sortaient les
panoplies de Krusty le clown uniquement lorsqu’ils
étaient
en bande et jamais quand ils étaient tous seuls? Pourquoi?
Tout
simplement parce que le groupe permet de se cacher derrière
quelqu’un d’autre. Etre seul dans la foule est
l’idée qu’ils se font de
l’enfer. Ce sont des
moutons effrayés par le regard de l’autre et
infoutus de
communiquer avec des inconnus. La moindre critique les
détruit.
Ils envient leurs proches cousins les trisomiques que la plupart des
gens font semblant de ne pas voir quand ils en croisent. Paradoxe
terrible que ces gens implorant qu’on les regarde alors
qu’ils se savent moches, ridicules et mal dans leur peau
grasse.
Dans chaque visualeux, il y a un maso qui sommeille de toute
façon…
Exemple : je ne suis pas une fan de tout ce qui
touche le Japon ni de jeu video, mais je peux avouer sans honte être
fan de Dir en
grey.pourtant je ne suis ni une ganguro sans cervelle, non ce
n’est pas un pléonasme, ni homosexuelle (et si je
l’étais je le dirais sans honte aussi).
Le
fanatique : nous
lui avons déjà consacré un portrait
complet plus bas ainsi qu’une section fan
de….
On le
gâte mais il le vaut bien. Dans ses messages difficilement
déchiffrables (le courrier reçu sur Jpop Trash
nous a
permis de constater que 100% des fanatiques étaient
illettrés!), il nous vomit dessus copieusement, nous maudit
et
souhaite notre mort le plus tôt possible pour venger
l’honneur de machin sama ou parce que nous avons
osé
insulter une idole quelconque qui est l’objet de son culte
solitaire et de ses branlettes nocturnes dans son grand lit
glacé… On l’imagine sans peine fou de
rage devant
son écran, frappant les touches de son clavier avec fureur
pour
composer son mail vindicatif tout en se disant
intérieurement:
« Ils auraient pas dû faire ça!
N’aie pas
peur chéri(e), je suis là, je t’aime et
je te
vengerai de ces enculés! ». Il voudrait
tant nous
envoyer un virus dans les dents mais le seul virus qu'il a jamais
réussi à maîtriser, c'est celui de la
grippe… Les fanatiques sont jeunes, paumés pour
la
plupart, et s’emmerdent dans la vie comme c’est pas
permis.
Pas d’amis, pas de compagne ou de compagnon. Ils
s’excitent
toute la sainte journée sur des feuilles de papier
glacé
représentant une connasse abrasée, un travelo
d’Halloween ou un imberbe bridé de 40kg tout
habillé. Misère intellectuelle, misère
affective,
misère sexuelle. Internet est leur seule fenêtre
d’évasion entre les quatre murs couverts de
posters de
leur chambre-cellule. Un Japon idéalisé et
bourré
de stéréotypes est leur seul repère.
Se sachant
raté en France, ils ne rêvent que de vivre au pays
du
soleil levant, pensant naïvement que les grosses citrouilles
qu’ils sont ici deviendront de beaux carrosses
là-bas… Alors que les autres incitent plus
à la
moquerie qu’autre chose, le fanatique, lui, est le seul cas
de
fans à réellement faire pitié.
Exemple : J’ai pas du tout
aimer votre insulte envers Aya Ueto
Le
bon samaritain : lui pense que Jpop Trash est
scandaleux parce qu’on a critiqué ses idoles et
qu’on a pas le droit de dire des choses comme ça.
C’est honteux et il faut faire quelque chose. Evidemment, il
laisse le soin à d’autres de faire ce
« quelque
chose » vu que le courage et les
responsabilités
n’ont jamais été son fort…
Il existe une
variante hypocrite du bon samaritain qui consiste à nous
écrire en nous disant que certaines choses l’ont
fait rire
(traduisez les trucs sur les artistes qu’ils
n’aiment pas)
et d’autres qu’il n’a pas
trouvé drôle
du tout (sur ceux qu’il aime!). Les deux attitudes sont les
mêmes mais lui fait un poids deux mesures… Il est
aussi
pour la liberté d’expression mais
contrôlée.
Ça ne s’appellerait pas de la censure
ça? Il exige
donc (rien que ça!) que l’on retire tout ce qui le
gêne, en particulier les trucs sur Hide. On doit le respect
aux
morts paraît-il. On a rien contre ce principe mais quand il
aura
saisi que nous nous moquons avant tout de ces pauvres fans qui pensent
que Hide a été assassiné (aha!),
terrassé
par une serviette chaude qui s’est
rétractée toute
seule pendant la nuit (ahaha!) ou qu’il
s’accrochait par le
cou à une porte avec cette même serviette en guise
d’exercice de massage (ahahaha!), que de Hide en
lui-même,
il aura fait un grand pas en avant. La parodie, la satire, il ne sait
pas ce que c’est. La connerie et le fanatisme, ça,
pas de
problème par contre. Hide n’est qu’un
moyen pour
nous de nous moquer de ce genre de fans trépanés
et non
de lui. Encore une petite chose à propos de ces saints
toujours
prêts à voler au secours de gens qui ne leur ont
rien
demandé, nous avons une tendresse particulière
envers les
truies, adeptes du yaoi sans doute, qui nous traitent
d’homophobes, ce que nous ne sommes absolument pas. 100% des
mails nous traitant d’homophobes furent écrits par
des
hétéros. 100% des mails envoyés par
des gays de ce
milieu (nous en avons reçu quelques uns) furent des
félicitations et ça, nous en sommes
plutôt fiers.
Exemple
: j’aimerais que tu retires les articles sur Hide,bien que
cela
mes fais rire,il est mort,et il y’eux beaucoups de suicides
de
fan pour le rejoindre(meme si je trouve ces suicides stupides.) Mais
bon j’aimerais bien que pour le respect de son âme
tu
retires tes articles sur lui.
Le
parano : il a lu nos portraits de fans,
s’est reconnu dedans et pense donc qu’on le
connaît
personnellement et que c’est sa vie que l’on
déballe
aux yeux de tous. Il nous dit que c’est
dégueulasse de
s’acharner comme ça sur lui, qu’il est
déjà malade, qu’il n’a pas
choisi
d’être comme ça et qu’il a le
droit de vivre
lui aussi. On ne comprend rien à ce qu’il raconte,
il nous
parle d’événements de sa vie
récente dans
laquelle nous sommes soi-disant intervenus et que nous avons, bien
évidemment, foutu par terre. Nos brigades sillonnent la
France
entière pour empêcher les fans de Jpop de vivre
normalement, c’est bien connu… Nous lisons ces
mails
dignes de la quatrième dimension le sourcil haut
perché
tout en nous grattant la tête. Le trou de la Sécu
n’est pas prêt de se résorber avec de
tels
tarés…
Exemple
: Et si par malheur y’en a un de vous 3 qui était
au
concert a berlin de dir en grey ca va chier ! parce que je crois que,
de tout le concert, il n’a rien vu d’eu et en a
profiter
pour toucher tt les filles qu’il a rencontré , a
savoir ma
copine !!!!! et ca j’aprécie vraiment pas!!!! ok?
L’imbécile
heureux : plus ou moins
fanatisé, il n’est pas trop content de voir que
nous avons
piétiné le petit tas de merde qui lui servait
d'univers
et donc, de repère. Il pense prendre sa revanche en nous
faisant
narquoisement remarquer ce qu’il croit être des
erreurs et
qui n’en sont pas mais juste un effet de style, une
référence ou un gag qu’il n’a
pas compris. Il
écrit son mail triomphalement, pensant nous humilier et
venger
tous les fans
« blessés » par le
site.
C’est sa minute de gloire! Nous adorons le lire car
premièrement, son mail est lui-même
bourré de
fautes, et deuxièmement, les vraies boulettes sur Jpop Trash
(et
y’en a…), il ne les a pas vues!
Exemple
: évitez les fautes d’orthographe (et les
expressions 100%
francaise comme: "ça sentait la
pue!")
quand vous les critiquez…des plus méchants et
plus malins
que vous pourraient tomber dessu.
Enfin, n’oublions pas
non plus les inclassables qui nous ont
écrit comme ça en passant mais qui ont fait leur
trou
dans nos mémoires, comme le mytho, qui nous envoya plusieurs
messages, alternant les félicitations les plus chaleureuses
avec
la haine pure et simple, le tout sous des pseudos et des mails
différents mais la même adresse IP.
Le
solitaire qui
voudrait nous connaître pour de vrai afin de comprendre
pourquoi
nous n’aimons pas la Jpop et, « pourquoi
pas devenir
amis » (texto!).
Le nerveux, qui nous
donna RDV au Japan Expo de 2005 pour nous casser la gueule devant
témoins…
Le pénitent, qui nous avait envoyé un mail de
haine dans
les tous débuts de Jpop Trash (mail exposé dans
le
courrier de cons) et qui maintenant nous explique qu’il
était jeune quand il avait fait ça,
qu’il
n’avait pas lu en entier le site, qu’il le trouve
super
désormais, qu’il regrette bien son geste et
aimerait que
l’on enlève son message. Il fallait y penser avant
mon
gars!
L’idiote, qui nous avoua dans le même mail ne rien
connaître à la Jpop et aux artistes dont nous nous
moquions mais que tout était quand même faux sur
notre
site…
L’explorateur, qui nous dit avoir fouillé tout le
site
sans trouver la section des downloads et nous demande de bien vouloir
lui donner le lien direct…
L’hystérique, qui se tape une crise toute seule,
comme
toujours, parce que, d’après elle, c’est
à
cause de gens comme nous que le musée de Hide a
fermé ses
portes… Et on en oublie. Qu’ils nous pardonnent.
A tous ces pauvres gens, du fond du cœur, merci!
C’est
grâce à eux que nous pouvons remplir les pages de
Jpop
Trash et ainsi faire le succès de ce site, aussi bien en
audimat
que financièrement grâce à Ye$asia.
Jpop cash! Plus ces débiles gueulent, plus nous exposons
leurs
messages, plus l’audimat grimpe, plus les sous tombent et
plus
ça gueule! Jpop Trash a tout simplement inventé
le
mouvement perpétuel!
LA
PAUVRE FILLENunuche, dinde, idiote, conne,
fashion victim… Les mots ne
manquent pas pour nommer ce genre de nanas omniprésentes
dans le
milieu des japonisants. Nous avons choisi le terme de
« pauvre fille » pour la
désigner avec
tout ce que cela implique.
On la voit arriver de loin avec
ses
fringues choisies dans le noir et autres attitudes frisant la trisomie.
Totalement superficielle et futile, une seule chose compte chez la
pauvre fille: son apparence! Qu’elle soit belle ou moche,
l’ego est monstrueusement développé
chez elle et
elle fait tout pour le mettre en avant: coupe de cheveux à
100€, maquillage à la
Végétaline, vernis
fluo, parfum écœurant à la vanille,
loose socks,
portable traînant au cul tout un tas de breloques de mauvais
goût en provenance directe du Japon (triple
pléonasme).
Tout est factice et rapporté chez elle, rien n’est
naturel
à part sa connerie. Se sentant proche de ces pandas japonais
appelés « ganguro »,
la pauvre fille
ressemble à une touriste partout, même dans sa
propre
ville. Elle adore suivre la mode japonaise, avec trois ans de
retard…
Etant creuse
intérieurement, c’est sur la petite
touche magique, le détail qui tue, qu’elle compte
pour
s’élever au-dessus de la tourbe. Pour se faire, la
pauvre
fille a le sens du sacrifice. Elle sautera des repas s’il le
faut
pour financer ses faux-ongles qui clignotent, la dernière
paire
de moon-boots à talons-aiguille ou son paquet de serviettes
hygiéniques Hello Kitty. La convoitise est son point faible.
Elle adore baver devant une vitrine, réelle ou online, en
s’imaginant posséder sa lubie du moment. Elle ne
parle que
de ça pendant un mois, elle le dessine parfois. Une fois
l’objet acquis, elle en profite un peu et puis le laisse
très rapidement pourrir dans un coin pour finalement le
revendre
sans regret l’année suivante sur Ebay. Elle a,
entre
temps, recommencé le même numéro avec
un autre
objet. La pauvre fille est une bouteille de soda gazeux
qu’il
faut continuellement agiter sinon les petites bulles retombent. Son
engouement pour quelque chose à la même
durée de
vie que son rimmel.
Jamais elle ne s’est remise de son enfance nourrie de Barbie,
symbole même de la pétasse
matérialiste, et surtout
de séries animées japonaises avec des magical
girls
dedans, comme Sailormoon par exemple. Ce fut le déclic.
Combien
de monstres le Club Dorothée a-t-il engendré
ainsi? Toute
sa vie ne sera qu’une suite de rose bonbon, de paillettes,
d’étoiles, de petits cœurs et une
conception de la
réalité proche de celle de Bisounours Land. Elle parle en bébé, glousse
énormément et écrit en langage SMS sur les forums. A ce propos, on la
reconnaît très vite sur ces mêmes forums grâce à ses immenses bannières
baveuses et/ou avatars multicolores
avec son prénom ou pseudo écrit dessus. Certaines
ne
dépassent pas les 6 ans d’âge
mental…
Sa conversation fout le bourdon,
tout tourne autour de sujets
futiles et inintéressants: la mode, sa collection de
poupées, son dernier piercing en date, son voyage au Japon
où elle a fait toutes les boutiques de Shibuya, la nouvelle
coiffure d’une chanteuse Jpop etc. Inutile d’essayer de lui parler de
politique, ça ne l’intéresse pas du tout.
Elle tient sur
moins de 500 mots de vocabulaire, les confond entre eux, comprend rien,
fait rire sans le vouloir et sans savoir pourquoi. Tout le monde se
fout de sa gueule par derrière et est un
véritable sujet
de plaisanterie pour ses amis lorsqu'elle n'est pas là. Des
Cathy Guetta en puissance!
La pauvre fille vit dans un rêve
éveillé. La
misère, la maladie, la mort, ça
n’arrive
qu’à la télé pour elle, dans
des pays
lointains… Le vrai malheur pour elle, c’est
d’être à court d’auto-bronzant
un samedi soir,
se casser un ongle ou d’apprendre que son
esthéticienne ne
pourra pas venir lui faire le maillot à domicile…
Devoir
se montrer telle qu’elle est, sans masque pour se cacher, est
son
angoisse la plus profonde!
Ses loisirs tournent autour du cosplay, lire des shôjo manga,
danser, faire du shopping, maquiller sa poupée, voir
d’autres pauvres filles, s'occuper avec amour de son
clébard virtuel sur sa Nintendo DS rose pendant que son vrai
chien crève de faim dans la cuisine, entamer des
régimes
de deux heures et se regarder dans la glace. Très important
ça! Comme tous les cons de la jeune
génération,
elle a un Skyblog. Avec des articles écrits en alternant les
majuscules avec les minuscules, et faisant perdre 8/10 à
chaque
visite tant les couleurs sont criardes, c’est un temple
érigé à sa propre gloire.
Grâce à son
numérique, elle pond galerie sur galerie: elle avec ses
« koupiiiiiineuh » (voir notre dictionnaire
de la
pauvre fille
pour comprendre la signification de ce mot et d'autres qu'elle emploie
sans arrêt…), elle avec ses parents, elle avec son
chien,
elle avec elle… Elle! La star!! Elle se voue un
véritable
culte de la personnalité. Un mélange
d’exhibitionnisme latent et de mégalomanie
puérile.
Elle voudrait tant être célèbre. En
public, elle
reste modeste, disant qu'elle se trouve moche et qu'elle a un gros cul.
En fait, elle attend qu'on lui dise le contraire, ça la
flatte
et la rassure.
Paris Hilton est son modèle de
perfection
physique, Robbie Williams son amant imaginaire quand elle se doigte,
Harry Potter sa bible, les Sims son jeu vidéo phare, Le
Journal
De Bridget Jones son film culte, Star Academy l'émission
à ne jamais rater, Peach Girl son manga fétiche.
Des
références!…
Le
mariage est une de ses obsessions. Le plus tôt possible
sera le mieux. D’une part, parce que rester seule plus de 2mn
lui
est insupportable et de l’autre, pour pouvoir enfin porter
une
robe de mariée. Comme Muriel, c’est un de ses
rêves
d’enfance. Elle veut la totale là-dessus, avec la
calèche tirée par les chevaux blancs, les fleurs
d’oranger, la pièce montée de 4m, le
lancer de
bouquet, 400 convives, tonton René bourré au
mousseux et
qui vomit partout, la danse du tapis etc. Bref! le parfait mariage
beauf de province! Et puis quelle merveilleuse occasion pour elle
d’être le centre
d’intérêt et recevoir
le plein de cadeaux. Quand elle aura des gosses, lui faisant ainsi
doubler sa culotte de cheval, elle continuera de jouer à la
poupée en les habillant et les déshabillant, en
leur
mettant du parfum sentant le chocolat, et en leur conseillant de
toujours sourire dans la rue pour bien montrer aux gens qu'ils
croiseront à quel point leur si jolie maman est gentille
avec
eux…
Contrairement aux autres loseuses
japonisantes (gothiques,
visualeuses,
yaoiste, béjhideuses
etc.), la pauvre fille consomme de l’épiderme
masculin.
Elle a très souvent un coquin voire plusieurs,
parfois en même temps… Les pouffiasses attireront
toujours
de la clientèle. Le plus dur pour son mec sera de la
présenter à ses potes sans que ceux-ci
n’éclatent de rire…
Elles
changent de
meilleur(e) ami(e) toutes les 30 secondes, se veulent kawaii
même
quand elles dorment, s’enflamment pour rien, aiment tout ce
qui
est soi-disant positif (l’amitié,
l’été, les vacances, sucer…)
et fustigent
les trucs négatifs « parce
qu’il y a
déjà assez de gens méchants comme
ça dans
la vie, bouh! »…
Ne les démolissez pas si vous en rencontrez, mais amusez-vous à leurs dépends. Prenez-les pour ce qu’elles sont mais en la jouant second degré vu qu’elles ne le comprennent pas. Vous passerez un excellent moment de détente. Elles sont la plupart du temps pas méchantes, juste « gentilles » comme on dit… Par contre, n’hésitez pas à les humilier dès que vous le pouvez. Elles ont sérieusement besoin de recevoir quelques coups de pieds dans leur cul mou afin de leur faire prendre conscience des choses. Par exemple, pour Noël, offrez-leur un coffret anti-cellulite assorti d’un ravissant gant de crin. Ça les mortifiera au plus profond d’elles-mêmes car, comme toutes ces idoles en carton-pâte n’aspirant qu’à être aimées, elles sont bourrées de complexes.
LES BLOGUEURSLes nouvelles trouvailles technologiques nous permettent
chaque
année de repousser un peu plus les limites de
bêtise
humaine. Il y a en ce moment les baladeur mp3 que l’on porte
autour du cou. Les vaches ont une cloche, les bœufs un
lecteur
mp3, avec dedans 99,9% de contenu illégalement
téléchargé… Mais il y a
bien pire que
ça.
Quand Internet explosa vers 1998/99, il
était
de mise de créer sa propre page perso, racontant sa vie avec
de
nombreuses photos illustrant son bonheur familial (marié par
dépit, deux gosses qu’on a pas
réellement
voulu…), sa réussite (enfin un CDI et
1000€ par mois
net, il va pouvoir se lancer dans trente ans de crédit pour
une
cage à lapin plantée dans un champs de
patates…)
ou ses orgasmes en direct pour les plus coquins. Maintenant que ces
fameuses pages persos au code bancal, truffées de fautes, de
gifs animés, de couleurs baveuses et dont le compteur
n’a
jamais dépassé plus de deux chiffres en cinq ans
(seuls
les Japonais produisent encore, et avec le plus grand
sérieux,
des sites sous cette forme), ont rejoint la panoplie du parfait
ringard, il fallait trouver quelque chose de mieux pour inaugurer ce
nouveau millénaire. C’est chose faite : voici le
blog.
Véritable phénomène de société, ce qui nous démontre une fois de plus à quel point nous sommes malades et névrosés, les blogs sont des journaux intimes virtuels mais publics cette fois-ci. Et oui, avant, les journaux intimes à l’ancienne se tenaient sur un carnet de papier. Les nunuches solitaires étaient leurs plus grosses clientes. Jour après jour, se mettant en mode < CALIMERO ON >, notre future maniaco-dépressive couchait sur son papier bleu ciel, à l’encre sentant la framboise, ses angoisses existentielles (« Bouh, que vais-je avoir comme cadeau pour mon anniversaire? »), ses nombreux films faits sur un garçon vu de très loin (« il m’a parlé aujourd’hui!!! Il m’a dit: « Pousse-toi! », je suis sure qu’il veut qu’on couche ensemble tous les deux, hi hi hi! »), ses découvertes du sexe (« avec trois doigts, c’est encore meilleur! ^^; »), quelques poèmes merdeux et autres collages de photos de chanteurs à la mode découpées fébrilement dans un Ok-Podium. Elle fermait ensuite à clé ce confident muet puis le planquait sous son lit, priant inconsciemment que sa mère ne le découvre un de ces jours en passant l’aspirateur dans sa chambre au papier peint dégoulinant de motifs roses. C’était grotesque mais personne n’en entendait jamais parler. Le mot « intime » prenait tout son sens. Terminée la pudeur désormais! Les blogs ont un grand point commun avec la télé réalité: le déballage de la vie privée devant tout le monde! Le principe n’a tout de même pas trop changé: journal intime de papier ou blog virtuel sur le web, c’est le même appel au secours qui s’en dégage. La solitude, le besoin de parler, d’exister, de se confier et le manque de communication en général se soignent à coup de blog de nos jours.
Les blogueurs se livrent
intégralement. Leur prose est une
sorte de miroir de leur âme. En les lisant, on comprend de
suite
à quel point ils se font chier dans la vie. Il
s’en
dégage un incroyable sentiment de vide, de gâchis,
de
perte de temps. Un trou noir abyssal qui vous aspire le cerveau. Ils ne
sont rien, il ne se passe rien dans leur quotidien mais ils tiennent
tout de même à le faire savoir au reste de la
planète! Une raconte ses derniers achats en manga ou DVD,
l’autre affiche ses dessins moches que personne ne voudra
jamais;
un utilisateur lambda expose les photos de ses amis qu’il
voit
tous les jours à la fac, untel raconte ses rêves
faits
pendant la nuit… La même réflexion
revient à
la lecture de ces vortex virtuels: « Mais
qu’est-ce
qu’on en a à foutre???? » Quand
on a rien
à dire, on devrait fermer sa gueule, disait Coluche. Si ce
judicieux conseil était appliqué à la
lettre, les
blogs n’existeraient pas et ça nous ferait des
vacances.
Peut-être que cela nous priverait aussi de quelques nombreux
fous
rire et autres sentiments de pitié devenus si rares dans
notre
société insensible.
Pour meubler les
pixels vides
entre deux phrases aux fautes indescriptibles, nos blogueurs adorent
poster des photos prises avec leur numérique reçu
à Noël. On flashe tout: la portée de
clébards
fraîchement nés, la chambre, un goûter
minable entre
loseuses, le panneau de publicité municipale en face sous la
neige, certaines vont même jusqu’à
prendre en photo
ce qui passe à la télé. 20 ans de
technologie
numérique pour en arriver là…
Qui est le public de notre blogueur? Lui-même
déjà, c'est lui qui fait le plus tourner son
compteur en
se rendant des dizaines de fois par jour sur son blog afin d'y lire
d'éventuels commentaires. Ensuite, son entourage le plus
proche.
Ses rares amis de classe, sa famille, et basta! On tourne sur moins de
10 personnes et les commentaires ne sont que des private jokes
à
deux balles… Fascinant!
Le blog ne dure pas bien longtemps, moins d’un an en moyenne. Il est
très vite abandonné par manque d’envie. L’excitation de la nouveauté
s’est émoussée et puis surtout, écrire, même en SMS, c’est chiant pour
notre blogueur. Il préfère nettement causer dans son téléphone. Parfois,
il
l’abandonne
brutalement et kille le compte après avoir lu des
commentaires
sévères sur sa non-existence et/ou ses dents
jaunes. Il
expose sa vie sur la place publique mais espère
secrètement que personne ne la lira…
Le seul
désavantage majeur des blogs classiques est le manque de
choix
de polices de caractère. Avec de l’Arial ou du
Verdana,
les pauvres filles ne peuvent pas faire de petits ronds, voire
même de petits cœurs, sur les i comme elles ont
l’habitude de le faire depuis toujours dans leurs
rédactions. Qu’importe! un lien menant au trailer
du
prochain Walt Di$ney ou le site officiel d’Harry Potter et la
connerie humaine refait de nouveau surface. Chassez le
naturel…
Les blogs les plus hallucinants sont chez Skyblog, une filiale de
Skyrock. Il était clair que vu la provenance, la
clientèle n’allait pas être des prix
Nobel. Skyrock
participe activement depuis quelques années, et avec
succès, à la lobotomisation de la jeunesse
d’aujourd’hui. Les parents-beaufs regardent TF1,
leurs
gamins-beaufs écoutent Skyrock. Des holocaustes quotidiens
de
neurones…
On trouve chez eux le plus incroyable ramassis de
dégénérés de la nouvelle
génération revendiquant haut et fort leur
inculture
crasse. Skyblog est la poubelle virtuelle de la jeune
génération: pleine de déchets
nauséabonds
et non recyclables. Au cours de nos
pérégrinations,
jamais nous avons vu, pour l’instant, un Skyblog intelligent,
avec du fond et une bonne maîtrise du français de
la part
de son créateur, jamais! Admirez la finesse des slogans de
leurs
bannières de pub pour des services
téléphoniques
surtaxés: « T’as envie de
choper? »,
« Micro-pénis, poitrine trop plate, tu te
trouves mal
foutu(e), qu’en pensent les autres? »,
« T’es pudique ou
exhibo? »,
« T’es premier(e) de la classe et personne
te
parle? » Pour Skyrock, avoir de la culture est une
honte.
Ça doit même être un critère
de non
sélection pour devenir animateur chez eux quand on les
entend le
matin… Génération d’abrutis
et
également de voleurs puisque neuf fois sur dix, les articles
Jpop postés sur les Skyblogs sont des copier-coller
effectués sans accord et venant de portails et autres sites
originaux. De toute façon, avec Skyrock, qui est la radio du
rap, les voleurs ne pouvaient pas être bien loin…
Paradoxe total! Le blog est fait pour raconter sa vie mais ceux qui en tiennent un n’en ont pas du tout. Quant aux autres qui en ont une, ils n’ont pas le temps de la déballer car trop occupés à la vivre.
LA FAN DE YAOILe
yaoi est un courant mineur du manga mais que leurs fans
(féminines et hétérosexuelles
à 95%, le
reste étant composé de gays masculins honteux les
lisant
en cachette) essayent de faire passer pour majeur, un peu comme le
rock
visuel en Jpop… Ces mangas ne tournent qu’autour
d’une seule
chose : l’homosexualité. Les
histoires ne sont que des prétextes pour dessiner des
partouzes
mettant en scène des personnages d’anime/manga du
même sexe ou des artistes célèbres.
Pour ces
derniers, ça remplace les infos privées que les
fanatiques n’ont pas.
Pour occuper ses
looooooongues
journées entre deux cours qui la mèneront
à
l’ANPE, la fan de yaoi en dessine elle-même. Enfin,
le mot
« dessiner » est à
prendre au dernier
degré ici car tous ces pauvres tâcherons adeptes
du fan
art, mais se prenant tout de même pour des génies
parce
qu’ils mettent en couleur leurs croûtes sous
Photoshop, ne
savent que recopier les cases de leurs dessinateurs favoris, Kurumada
ou Clamp en tête ; des mangakas qui, eux-mêmes,
n’ont
jamais su dessiner correctement…
Plus large que haute, avec de grosses lunettes, s’habillant
mal,
le grouin et le front luisants, vivant le plus souvent dans une ferme
plantée au fond du cul de la province française,
la fan
de yaoi donne ses lettres de noblesse au terme de
« loseuse ». Elle ressemble
beaucoup aux
gothiques me direz-vous. Oui, mais il faut savoir que les deux milieux
se fréquentent assidûment. Qui se ressemble
s’assemble. Certaines cumulent même le double
handicap
« gothique fan de yaoi »
à la fois. Pas de
pot…
Notre
grosse vilaine n’a pas d’amis
véritables. Ses seuls
compagnons fidèles sont ses petits dessins qu’elle
scotche
fièrement sur les murs en crépi de sa chambre
pour que
tout le monde les voit, mais comme personne ne vient jamais lui rendre
visite… Elle adore gribouiller, avec de nombreuses erreurs
de
perspective et d’anatomie, ce qui restera toujours la marque
de
fabrique des mangas et de leurs élèves, des
torses
imberbes de mecs truffés d’abdos, des culs
masculins
dilatés, des bites surdimensionnées
dressées vers
le ciel, des fellations entre hommes ruisselantes de sperme etc.
Ça l’excite. Du véritable touche-pipi
avec la main
humide ! En fait, elle couche là sur son papier-machine tous
ses
fantasmes nés de sa frustration.
Comment
fait-elle ? Elle
ne va pas dessiner tout ça de mémoire
puisqu’elle
n’a jamais eu de mec. Même un baiser, elle ne sait
pas ce
que c’est. Et à part son père ou son
petit
frère, elle n’a jamais réellement vu de
messieurs
tous nus. Alors elle va au plus pratique : elle pioche dans ses mangas
yaoi favoris achetés par VPC. Voilà pourquoi les
scènes de fesses de ces bouquins se ressemblent toutes !
Elle se croit tolérante et ouverte d’esprit en
disant
« comprendre » les homosexuels
alors
qu’elle en a jamais rencontré de sa vie. Les gays
n’ont pas besoin de compréhension
d’ailleurs, on
n'est plus dans les années 50 et cela insinue une notion de
pitié insupportable. Ils veulent juste qu’on
arrête
de penser que « gays = mecs qui
s’enfilent » et
« lesbiennes = nanas qui se
broutent » vu que c’est ce que pense la
majorité des hétéros
lorsqu’ils en
rencontrent. Les gays réclament surtout le droit
à
l’indifférence.
En
réalité, les homos et leur cause, notre truie de
service
s’en fout complètement. Le yaoi est simplement la
meilleure solution qu’elle ait trouvé pour
s’exciter
à peu de frais en voyant encore plus de beaux
mâles au
cm². D’ailleurs, ses mangas sont exclusivement
masculins,
elle déteste ceux avec des lesbiennes qu’elle
trouve
immondes. Elle aime les homos mais uniquement lorsque ce sont des
hommes et obligatoirement super mignons. Il faut que ça
colle
avec sa vision hétérosexuelle des choses.
Ça
rappelle ces blaireaux tannant leur copine pour faire un trio avec une
seconde fille et les voir se tripoter pour le plus grand plaisir de
leur seigneur et maître. Mais hors de question pour lui de
rendre
la politesse à sa nana avec un autre mec. Ça va
pas non ?
C’est pas un pédé lui !! La fan de yaoi
est
pareille, la même mentalité de gros con, le
côté pauvre fille en plus.
Il y a de
ça 15
ans en arrière, les paumées se frottaient
l’oreiller en pensant très fort à
Patrick Bruel ou
Anthony Dupray. Maintenant, c’est en lisant des mangas yaoi
avec
un clone de Gackt se faisant casser le cul par le Dr. Slump…
LE
MYTHO DU NETLe
mytho du Net est un superbe spécimen dont tout tourne autour
de
l'envie, de la jalousie, de la haine et d'un énorme
sentiment de
rejet. Comme tous les ratés confirmés et
conscients de
l'être, son désir secret est d'être
reconnu et
adulé afin de prendre sa revanche sur le monde. Pour arriver
à ses fins, il n'a pas d'autre choix que d'être
partout
à la fois. Il installe donc sa tente
préfabriquée
sur les forums les plus visités, surveille tout le monde et
joue
les inspecteurs des travaux finis des véritables acteurs du
web
qu'il hait et dont il convoite tant la place.
Il les hait
mais
avant de passer en mode offensif, il a tout de même
essayé
de devenir leur pote en utilisant essentiellement sa langue et des
tonnes de cirage. Opportuniste et intéressé, cet
orateur
mielleux utilisera tous les discours les plus flatteurs et les
attitudes les plus basses pour parvenir à ses fins. C'est
tellement gros et ça sonne tellement faux qu'on lui claque
bien
souvent la porte au nez tel un vulgaire représentant en
aspirateur. Il s'y voyait déjà, faisant partie de
cette
élite, régnant sur les néophytes, et
tous ses
rêves de gloire s'écroulent. La
désillusion est
tellement grande et la vexation si cuisante qu'il ne lui reste plus que
la haine comme réponse. Comme ces ados rejetés
par leur
amour platonique.
Puisqu'il ne pourra jamais
intégrer ce club très
fermé, il essayera de le détruire par tous les
moyens.
Prenant en grippe l'un de ces chefs de meute qui l'a rejeté,
et
une fois planqué derrière tout un tas de
pseudonymes
différents donnant faussement l'illusion du nombre alors
qu'il
est tout seul, et surtout de programmes le rendant incognito, tel un
véritable corbeau du Net, il diffame, délatte,
affabule,
« mythonne »,
théorise, parodie, salit,
bave, dégueule et hurle son amertume dans un
désert
virtuel et devant des quidams ne comprenant pas très bien de
qui
ou quoi il parle. Il est si aigri qu'il peut jusqu'à monter
des
sites ou blogs bidons sur son ennemi juré, avec force
mauvais
montages-photo, et coulant bien vite pour cause de diffamation
évidente, ce qui ne l'arrange pas niveau amertume.
Comme
il a souvent beaucoup de temps libre, il faut bien qu'il s'occupe un
peu. Il passe donc ses journées à espionner et
à
classer la moindre info perçue sur son ennemi. Son sport
préféré est de prendre le nom de cette
nemesis
perso et de se faire passer pour elle en parsemant les forums de posts
diffamatoires qu'il ne manquera jamais de montrer ensuite comme preuves
irréfutables lorsqu'il reprend sa vraie-fausse
identité.
« Regardez, il a écrit ça,
c'est un fou, je
l'ai toujours dit ! » S'il avait eu un
véritable
talent d'acteur, ça aurait pu marcher mais
hélas…
Remercions quand même Internet d'avoir permis la renaissance
d'une catégorie de personnage que l'on croyait totalement
disparu depuis la fin de la deuxième Guerre Mondiale. En
remontant l'arbre généalogique du mytho du Net,
on
devrait pouvoir trouver des collabos notoires et autres
grands-mères tondues. Le pays serait à nouveau
envahi, il
dénoncerait sans remord son ennemi aux autorités
d'occupation. N'oublions pas que les dénonciateurs sont
toujours
des gens qui ont des choses à cacher.
De
par sa nature, le mytho est nécessairement lâche,
veule et hypocrite. Lorsqu'on lui propose un travail en
équipe,
il est prêt à tout pour plaire, mais qu'il
rencontre une
niche plus accueillante entre temps et il larguera l'ancienne sans
état d'âme, allant même
jusqu'à mordre la
main de ses premiers maîtres qui l'ont si bien nourri pendant
quelques temps. Le mytho du Net est avant tout un chien en
quête
d'un maître digne de lui.
Il promet
énormément, parle de projets futurs immenses qui
écraseront tout le monde et brasse beaucoup d'air autour de
lui
afin d'avoir une petite cour de fidèles gogos
prêts
à gober ses discours pompeux et fumeux. Evidemment, rien
n'arrive jamais mais il a toujours une bonne excuse pour expliquer ce
néant ; celle du complot contre lui revient le plus
fréquemment. On l'empêche de travailler parce
qu'il est
trop dangereux, il sait trop de choses, il gêne ceux
déjà en place qui ne pourraient pas lutter face
à
lui alors on lui met des bâtons dans les roues…
Quelle
imagination !
Cette plaie humaine se fait démasquer à cause de
deux
points faibles qui lui sont fatals. Le premier est qu'il est
persuadé d'être meilleur que vous ! Il ne cessera
jamais
de vous faire remarquer qu'il a des contacts très pointus
avec
le milieu professionnel, que le domaine de la communauté
qu'il
vise n'a pas de secret pour lui, qu'il était là
avant
tout le monde, qu'il connaît personnellement quelques
célébrités du milieu etc.
Son second
point faible
est son absence de bilan. Quand on fouille un peu le passé
du
mytho, on s'aperçoit qu'il n'y a rien du tout ! Pas de
travail
sérieux, pas de fond ni de forme, rien ! Pas une ligne sur
le
papier, pas un octet sur le Net ! C'est une véritable
baudruche
pleine de vide. Que de la gueule ! Mais il s'autorise tout de
même à juger le travail des autres et
n'hésite pas
à leur donner des conseils afin d'améliorer la
chose.
Avec une telle attitude, il finit par se griller tout seul. S'il ne se
fait pas virer avant, il part de lui-même, furieux et
incompris,
jouant les martyrs, sans oublier d'effacer tous ses anciens messages.
Hélas ! on ne se débarrasse pas de lui comme
ça.
Même lourdé par la grande porte, il reviendra
toujours par
la fenêtre au bout de quelques mois avec un nouveau pseudo,
une
virginité toute neuve mais la même attitude !
Ça le
mène, c'est plus fort que lui. Seul le bannissement de son
adresse IP permet d'en finir définitivement avec cet
étron flotteur.
LE
COSPLAYEURLe
cosplayer est un monument à lui tout seul. Rarement la
bêtise humaine et l'absence de dignité ne se sont
autant
distinguées qu'avec lui.
Souvenez-vous de vos
Mardi-gras
à la maternelle, quand vous faisiez des costumes en papier
crépon, des masques et des colliers de nouilles. Vous aviez
moins de cinq ans et vous finissiez la journée en chantant
les
génériques de dessins animés
à la mode dans
la cour de l'école. C'était mignon tout plein. Et
bien le
cosplay, c'est la même chose mais avec 15 ou 20 ans de plus
dans
la face désormais acnéique des
déguisés !
Tel le carnaval annuel gay de San Francisco, on voit
débarquer
depuis quelques années dans les salons
dédiés aux
« japoniaiseries » des
armées
entières d'épouvantails grimées avec
les moyens du
bord et prêtes à se donner en spectacle
à l'aide
d'une chorégraphie improbable mais qu'elles ne manqueront
jamais
de filmer en numérique pour la proposer ensuite,
fièrement, sur un site dédié, afin que
le reste du
monde puisse les voir. On tient là l'aspect primordial du
cosplayer : être vu !
Le cosplayer ne vit plus que pour ces salons. Il faut le comprendre
aussi, ce sont ses seules sorties de l'année. Son calendrier
ne
comporte que des dates vitales pour lui : Baka Manga en mars, Epita en
juin, Japan Expo en juillet, rattrapage des examens en septembre, Bd
Expo en octobre, Noël en décembre…
Chaque jour
passé le rapproche un peu plus de celui où la
larve
deviendra papillon. En attendant ce jour bénit, il chine
à la recherche de tissu bon marché,
découpe,
scotche, colle, coud et répète devant son miroir.
Démarré
au départ comme un simple pari entre potaches, le cosplay
est
devenu une véritable institution dans les salons et pris
très au sérieux par ses fans les plus durs. C'est
désormais un mode de vie pour certains que de se travestir
pour
un parterre de visiteurs qui n'en demandaient peut-être pas
tant.
Amusons-nous un instant à imaginer ce que donnerait un
gigantesque incendie dans ces lieux clos, où l'on fait
entrer
plus de personnes que les règles de
sécurité ne
l'autorisent juste pour faire plus de fric, et la tâche
ingrate
pour les parents que de devoir reconnaître à la
morgue les
corps carbonisés de leurs rejetons uniquement par les restes
de
leurs costards…
Mais entre ceux qui ne sont
là que
pour s'humilier en public et gagner des invendus en guise de prix, il y
a aussi des tonnes de participants qui y croient et se la jouent dans
des costumes sponsorisés par Moltonel. On les voit, paradant
à l'aide d'armures de Chevaliers du Zodiaque
taillées
dans des barils de lessive de 10kg, monstrueux de prétention
et
d'imbécillité. Et ne parlons même pas
de ces ersatz
de filles moches aux cuisses flasques toutes piquetées de
cellulite tremblotante, empaquetées tant bien que mal dans
des
sacs poubelles flashy censés représenter des
costumes de
« magical girls » et
prêts à
exploser tant le volume de barbaque molle les remplissant est
important. Si vous voulez emballer des cosplayeuses, il vous faudra
presque obligatoirement aimer la charcuterie. Pourquoi ne se
réservent-elles pas pour d'autres salons, celui de
l'agriculture
par exemple ? Certains affirment sans rire que « le
cosplay,
c'est de l'art ! » Et du lard
surtout…
Pour
une large majorité de ces résidents permanents du
pays
des rêves, le cosplay sert surtout de thérapie
grâce
au transfert de personnalité. Costumés comme
leurs
idoles, ils peuvent se prendre pour ce qu'ils aimeraient tant
être dans la vie. Enfin ! ils sont beaux. Enfin ! on les
regarde.
Enfin ! ils sortent de l'anonymat. Enfin ! ils ressemblent
à ces héros de la télé
qu'il visionnent
toute la sainte journée. Ces cosplay sont de
véritables
soupapes pour évacuer le stress de gens sans
personnalité
se morfondant dans une vie minable et un complexe
d'infériorité hors norme.
L'argumentation des
fans de ces bals costumés pour adolescents
attardés et
restés bloquer dans une enfance insouciante et
idéalisée est : « C'est pour
délirer
entre amis ! »… Drôle de
délire quand
même. Et drôles d'amis également. Ils
ont beau dire
qu'ils sont là uniquement pour amuser la galerie, c'est
faux.
Leur désir est avant tout d'être vu, de devenir
l'attraction du moment le temps d'un après-midi et
recueillir
quelques bravos. Certaines ne font ça uniquement dans
l'espoir
de se faire remarquer par un directeur de casting,
n'hésitant
pas à revêtir le minimum syndical question
costume. Le
cosplay n'est rien d'autre que de l'exhibitionnisme.
Et
attention! Le cosplayer a beau être un abruti de
première, il est fier! Vous pouvez lui piquer toutes les
photos que vous voulez sur son Skyblog et autres forums
consacrés, pas de problème, à
condition de toujours le complimenter à la fin sur son
costume, physique et air intelligent. Mais si vous avez le malheur de
rire de lui, il se sentira humilié et vous écrira
pour vous sommez d'enlever immédiatement ses photos parce
que vous n'avez pas les droits d'auteur ou l'autorisation. Avide de
reconnaissance et de gloire, il ne faut surtout pas le rabaisser et lui
dire autre chose que ce qu'il s'est lui-même auto-convaincu,
ça lui rappellerait trop sa vie de tous les jours.
A bien regarder, le cosplayer n'a même pas besoin d'être ridiculisé ou traîné dans la boue, il s'en charge lui-même à chaque salon et avec le sourire. Et puis, quelle joie pour celui qui doute de découvrir grâce à ces imbéciles qu'il y a toujours plus bête que soi ! Espérons qu'un jour il comprenne que ses tenues grotesques et autres chorégraphies épileptiques font que l'on rit de lui et non pas avec lui. Le ridicule ne tue pas certes, mais il achève.
LE VISUALEUXLe
fan de rock visuel, ou
« visualeux », est une
véritable machine à remonter le temps. Lorsqu'on
le
rencontre, il ne peut s'empêcher de vous parler d'artistes
morts
ou complètement oubliés au Japon depuis plus de
dix ans.
Le visualeux ne retient rien de l'actualité musicale
actuelle,
mis à part ses rares fossiles encore en activité
et
obligés de s'auto parodier pour continuer de vivre, Dir En
Grey
en tête.
Le visualeux tourne en rond, il stagne
dans une
période révolue, comme ces Japonais qui pensent
encore
que la chanson française ne se compose que de Sylvie Vartan,
Jane Birkin ou France Gall… Ses sites ne sont que des
archives,
des images du passé, jaunies,
défraîchies. Pas ou
peu de news, juste des annonces de best of, de séparation,
de
décès ou des dates d'anniversaires
très
nostalgiques. Taxidermistes dans l'âme, ses idoles sont, et
seront toujours, X Japan, Luna Sea, Malice Mizer et surtout Hide comme
porte-parole du mouvement et passé au rang de mythe car
arraché à la vie trop tôt par une
sournoise attaque
de serviette chaude…
Le visualeux ne pourra jamais passer à autre chose. Dans 20
ans,
il continuera de se débarrasser de ses pellicules
à
grands coups de « head banger »
au son des
mêmes disques bruyants et sera toujours bloqué sur
ses
Zaza Napoli en version zombie et autres mecs en porte-jarretelles.
Certaines pauvres filles vont même jusqu'à les trouver beaux !
Le rock visuel, appelé également visual rock ou
visual
kei suivant le taux de snobisme de ses fans, se définit
comme un
courant 100% japonais. Il faut rire ! A part le walkman, les Japonais
n'ont jamais rien inventé en musique ! Ils piquent des trucs
qu'ils améliorent plus ou moins ensuite, nuance ! Quand on a
un
peu de culture musicale, ce qui est rare parmi les fans de musique
japonaise, on s'aperçoit de suite que le rock visuel, c'est
du
pudding ! Pour la zik, on pique tout au hard FM américain
des
années 80, comme Def Leppard, Motley Crue, Poison ou
Cinderella
par exemple. Quant au maquillage et autres fringues de tata, le rock
visuel doit tout au glam rock des années 70 (Marc Bolan de
T-Rex, Roxy Music et autres David Bowie période Ziggy
Stardust
et Aladdin Sane), sans parler d'Alice Cooper et de Kiss pour le
côté grand-guignolesque et de quelques touches de
gothiques voire même de new wave. Notons également
que
Poison ou Cinderella, très connus au Japon, jouaient
également à fond la carte des maquillages,
coiffures
à la Jem et les Hologrammes et autres talons hauts au moment
même où le visuel naissait. Que seraient les fans
de
visuel sans les Anglo-saxons ? Des comiques essayent de nous faire
avaler que les costumes et autres maquillages de ces clowns
métalleux japonais sont directement issus du
théâtre No et autre Takarazuka… Rires
garantis !
Avant l'illumination, ou
plutôt le plongeon dans les
ténèbres, le visualeux n'était rien.
Un(e)
étudiant(e) noyé(e) dans la masse. La
même coupe de
cheveux, le même sac à dos, le même
pantalon de
taille 52… Mais après la rencontre avec la divine
musique, il est transformé. C'est Jex Four N°2 !
«
Avant j'étais moche, ma vie était un
enfer…»
Le rock visuel chamboule tout ça. Les filles s'habillent
désormais en cadavre, osent les tenues excentriques mais
uniquement quand elles sortent à plusieurs, ce qui permet de
se
cacher derrière une copine plus
téméraire…
Les mecs s'épilent les sourcils, se maquillent, mettent des
jupes, laissent pousser leur tignasse, envisagent la pose d'un butt
plug permanent et se font casser la gueule dans le métro par
les
niketamers qui, on le sait tous, sont des gens ouverts et
tolérants… La copocléphilie faciale et
autres
impressions épidermiques permanentes se succèdent
sur
leur corps-cobaye et sont offerts pour les anniversaires et autres
fêtes de fin d'année par des parents
dépassés, manipulés, et qui en
étaient
restés au brillant à l'oreille. Parfois
même, le
visualeux rencontre d'autres visualeux et se fait ainsi des amis, chose
qu'avant il n'avait pas. Il s'essaye à la guitare
électrique aussi. Il a enfin trouvé un but, du
moins pour
les cinq prochaines années, juste avant de passer son
BAC…
Que dire de plus de ces gens sans aucune personnalité et qui
mordent à l'hameçon d'une mode exotique, bien que
totalement dépassée au Japon ?
Possédant un
énorme complexe d'infériorité, et
n'ayant pas de
talent particulier pour briller en société, ils
misent
tout sur l'apparence extérieure, une sorte d'armure
étincelante censée les protéger et
masquer leur
vide intérieur. Ils sont les seuls à y croire,
leurs
parents soupirant vaguement à leur vue en se disant que
c'est
l'âge bête et leur entourage profane attendant
qu'ils aient
tourné les talons-aiguilles pour se foutre de leur gueule en
riant très fort…
Les figures
les plus emblématiques du rock visuel
étant en état de décomposition
sérieusement
avancée, ou séparées depuis
déjà pas
mal d'années, les anciens fans se sont retrouvés
un peu
embêtés au bout d'un moment. Plus de news ou
presque.
Comment prolonger la fête et retrouver cette ambiance de
quasi
monopole qu'ils détenaient sur la musique japonaise au
milieu
des années 90 en France, grâce au matraquage
intensif
d'une boutique de manga du 11e arrondissement ? Les plus accros ont
commencé par lorgner du côté de la
scène
visuelle « indies » japonaise. En
réalité,
ils n'ont pas eu trop le choix vu qu'à l'heure actuelle, le
rock
visuel ne peut survivre que dans l'indies puisque ce courant est mort
et enterré au Japon niveau majors. Hélas ! sur
des
milliers de débutants, combien passeront-ils à la
trappe
faute de talent ? Entre massacrer ses idoles et faire preuve
d'originalité et de talent, il y a un monde.
En
parlant de
massacre, quelques comiques occidentaux nés ont franchi le
pas
en montant leur propre groupe amateur de rock visuel, des
« copy bands » comme on les
appelle. Après
avoir dévalisé la trousse à maquillage
de leur
petite sœur et l'armoire à fringues de leur
grand-mère, ou l'inverse parfois, les visualeux qui ont un
peu
trop regardé leurs DVD d'X Japan en live pourront reprendre,
en
braillant d'une voix fausse, monocorde et en yaourt, des paroles dont
ils ne comprennent pas la signification sans parler des nombreux couacs
aux instruments. A voir absolument avant de crever !
Le visualeux a légèrement retourné sa
jupe depuis
quelques temps. Durant la période dorée que
furent les
années 1995/1999, il a tout tenté pour nous faire
croire
que la seule musique qu'il y avait au Japon n'était que du
rock
visuel. La Jpop ayant définitivement pris sa revanche,
après avoir été occultée
pendant des
années par ces mêmes visualeux signalons-le, sa
nouvelle
stratégie est de dire publiquement que sa musique est
très underground et assez peu connue là-bas. On
sent
là un besoin de garder ça pour lui, une sorte
d'égoïsme très enfantin, et cela
sous-entend
fièrement aussi que, comme c'est pas connu, c'est
forcément bien. Le message à décoder
est celui-ci
: « Moi, j'écoute de la musique indies et non
commerciale,
pas comme vous! » On évitera de lui dire que,
lorsque l'on
va dans un magasin de musique au Japon, les Cd de Dir En Grey se
retrouvent toujours dans les bacs Jpop… De toute
façon,
la soi-disant musique indies n'est en fait qu'une ruse des grosses
boîtes de disques. Tout ça alimente les
mêmes
caisses. C'est juste une arme marketing. L'indies flatte simplement le
côté rebelle des cons.
Force
est de reconnaître que le rock visuel a bien du mal
à mourir définitivement en Occident et surtout en
France.
Il a fallu que ça tombe sur nous. Les fans les plus accros
à ce machin puant la charogne n'ont pas les yeux
bridés.
Il y a qu'à voir les meilleures ventes sur les boutiques
online
destinées aux occidentaux comme Ye$asia
par exemple. On trouve des tonnes d'européens et autres gros
yankees bien plus au fait des bas-fonds japonais que la
majorité
des nippons, pour qui ce courant musical n'est plus qu'un
très
lointain souvenir et provoque bien souvent l'hilarité chez
eux
en apprenant que des gens écoutent encore ça.
Pourtant,
des tas de gamines en France, bien emmenée par l'hallucinant
mouvement des gothiques-lolita (voir plus bas), continuent de
découvrir la musique japonaise par l'entremise de X Japan
alors
qu'elles avaient encore de la crotte au cul lorsque Hide faisait
pousser de la mandragore… Grâce à
elles, on assiste
à des scènes souvent surréalistes.
Agées le
plus souvent de 12 à 15 ans, elles n'hésitent pas
à emmener avec elles, aux rares concerts
européens de
leurs épouvantails fétiches, leurs parents, un
peu
à la manière de la
précédente
génération qui venaient voir en famille
Hélène sans ses garçons à
Bercy…
Après tout, c'est normal, ce sont toujours papa et maman qui
payent leur place et puis ces derniers veulent s'assurer que leur bout
de chou ne risque rien dans cette faune de rebelles grand teint, bien
que tous issus de la classe des petits bourgeois…
Le mieux
est encore de laisser tranquille cette tribu d'empaillés.
Ils
savent d'instinct que leur temps est compté et ils se sont
déjà parqués eux-mêmes dans
des enclos
spécialement adaptées à leurs besoins
auditifs,
comme le Piano-Vache ou La Loco par exemple…
L'OTAKUVéritable
challenge pour tous psychiatres qui se respectent,
l'otaku est une nouvelle forme d'autiste, avec une forte connotation
sexuelle et fantasmatique, apparue avec la mode des mangas à
la
fin des 90's en France. Ils existent depuis de nombreuses
années
au Japon, pays jamais en retard en terme de cas sociaux.
L'otaku
est âgé de 15 à 25 ans, voire plus dans
les cas les
plus désespérés, et est de sexe
masculin à
95%. Dans la rue, rien ne le distingue de la masse, mais il est vrai
qu'il sort très peu dans la rue… L'otaku est
casanier
jusqu'à l'obsession. Il restera cloîtré
chez lui,
dans son antre, véritable temple dédié
au culte de
son idole favorite. Notons que l'idole en elle-même peut tout
aussi bien être une chanteuse (souvent très
jeune), qu'un
personnage féminin de manga ou d'animation nipponne. Il ne
sortira de chez lui uniquement que pour les choses totalement
indispensables, comme aller travailler ou en cours, ce dernier
étant le plus courant car l'otaku est surtout
étudiant vu
sa moyenne d'âge. Il a compris que la fac était le
meilleur endroit pour continuer au chaud sa glanderie quotidienne sans
avoir les responsabilités de la vie active dont il se sait
incapable. Il continuera le plus longtemps possible des
études
qui le mèneront à une carrière
hasardeuse puisque
lui-même ne sait pas quoi faire plus tard, à part
traducteur ou dessinateur de manga…
Sa semaine se compose de trajets simples : maison-fac, fac-maison. Le week-end, visite dans de la famille proche, un cinéma, un resto jap et une balade de temps à autres dans un parc d'attractions où l'on paie cher pour rire et s'amuser grâce aux chorégraphies débilisantes de smicard déguisés en souris géante avec des bretelles… Une vie palpitante ! L'otaku-étudiant parasite ses parents en vivant sur leurs dos et leur sueur. Sa vie n'est faite que de loisirs. Peu importe de savoir s'il pourra, oui ou non, payer ses factures à la fin du mois ou remplir le frigo ; ce genre de truc ne le concerne pas, ses parents le font pour lui. La seule chose qui compte est de vampiriser assez d'argent pour pouvoir se payer le dernier DVD du moment. Et lorsqu'il est indépendant, ce qui est tout de même assez rare, tout son argent passe dans l'achat en quantité industrielle de support médias et autres bouquins made in Japan. Son appartement est une copie conforme de son ancienne chambre et il y règne sans partage. Il y est le maître absolu et quelle revanche éclatante pour lui qui n'est rien dans la vie courante ! Rien de mauvais ne peut lui arriver dans ce cocon protecteur, à part une panne de courant ou un incendie. Les rares fois où l'otaku quitte sa bulle, c'est pour aller au Japon, destination obligatoire désormais pour tous fans qui se respectent, pour une période de 15 jours à un mois. Grâce à l'argent de papa/maman, il y fait toutes les boutiques, assiste à un concert de son idole favorite, visite en compagnie d'une cinquantaine d'Américains en short des temples si typiquement japonais, va au karaoké, se paye un dessin original dédicacé par son mangaka favori et revient en croyant avoir tout compris de ce pays…
L'otaku
collectionne. A défaut d'amis, il s'entoure d'objets.
Il aime tenir à jour et exposer sa volumineuse liste de Cd,
DVD
et autres divx composée sous Excel, sauf sa liste de films de fesses
qu'il ne vous donnera qu'après être vraiment devenu copain avec vous. Ce
qui compte, c'est entasser le plus de choses possible ! C'est rassurant.
Quand il ne peut se payer le DVD ou le Cd, il sélectionne avec grand
soin la qualité d'encodage. Il lui faut le truc le plus gros, ça comble
mieux. Donc, de l'iso
uniquement pour les clips et du mp3 en 320kbp/s ou du flac pour les Cd.
Ses étagères sont pleines, ses disques durs sont
pleins,
sa vie et son cœur sont vides. Inapte à la vie
dite
« normale », l'otaku s'est
recréé
un univers entier. Il vit dans un rêve
éveillé.
Bien souvent, il est persuadé qu'il partira vivre
définitivement au Japon où
« tout est bien
là-bas, pas comme ici ! », et qu'il y
rencontrera
enfin son idole de toujours, quand elle existe réellement.
Il a
toute les adresses pour cela. Les bureaux de la boîte de
production, ceux de l'établissement où
travaillent encore
les parents de la belle, la maison de disque etc. Impossible qu'il la
manque ! Il la séduira sans problème
grâce à
son côté « french
lover » et voire
plus si affinités. Amusant venant de lui qui n'a jamais pu
avoir
ne serait-ce qu'une seule relation, même superficielle, avec
une
personne du sexe opposé dans toute sa pauvre vie. Le simple
fait
de faire la bise à une fille, même moche, le
convulse,
alors une relation complète, tu parles…
L'otaku est une coquille vide, un légume,
un loser plein pot, un être qui ne sert à rien.
Ses
organes à la rigueur, pour une transplantation en cas
d'accident
mortel… Il consomme, c'est tout. Il n'a aucune vie
privée
et encore moins sexuelle, à part tout seul,
activité dans
laquelle il excelle. D'ailleurs, les filles qu'il peut croiser ne
l'intéressent pas vraiment, elles ne sont pas aussi belles
que
son idole. C'est que l'otaku est difficile en plus ! A force de
regarder toute la journée des photos de chanteuses rendues
plus
ou moins sublimes grâce à Photoshop, toutes les
autres
filles « de la vie
réelle » sont devenues
moches pour lui. Sa vision de la femme est complètement
faussée. A part chez les racailles, on rencontre rarement
autant
de masturbés de plus de 20 ans que chez les otaku.
Il n'a pas de véritables amis non plus ou juste
virtuels de par son ordinateur : des personnes comme lui, en mieux ou
en pire, mais qui ne risquent pas de lui apporter la contradiction,
qu'il ne connaît que sous un pseudo grotesque dans une
messagerie
instantanée et qu'il ne rencontrera jamais en vrai.
Il est infoutu de vous parler d'un Cd de musique occidental vu
qu'il
n'écoute que de la Jpop, une exposition ou le dernier
bouquin
d'un écrivaillon français.
Obsédé par les
mangas et les animations, il mêle de manière
compulsive
les rares mots de japonais qu'il connaît à sa
pauvre
conversation qui ne tourne que sur le pays du soleil levant. Certaines
filles de cette catégorie adorent mettre la particule
japonaise
« ne » en fin de chacune de leur
phrase, donnant
ainsi à son interlocuteur des envies
irrésistibles
d'avortement rétro-actif, sans parler de ces tics de
sous-langage écrit employés par toutes bonnes
abruties
modernes tels que « hi hi hi » et
l'insupportable
« LOL » dans leurs blogs osant
nous
déballer jour après jour le néant de
leur
quotidien.
L'otaku montre le
désœuvrement
intellectuel, le vide intérieur et la misère
sexuelle de
certains individus de la jeune génération
française actuelle, la tristement fameuse et si ridicule
« génération
Albator », même
si le borgne de l'espace n'y est pour rien là-dedans et
qu'il se
passerait volontiers de cette descendance
dégénérée. Pour
éviter de le
mêler à tout ça, on parlera plus de la
génération qui a poussé devant le Club
Dorothée ou Youpi ! L'école est finie, avec les
dégâts neurologiques que l'on sait, et qui depuis
moins de
cinq ans envahie les facultés afin d'y apprendre la langue
de
Mishima mais pour quelques trimestres seulement, le temps de comprendre
que, entre lire un manga de Dragon Ball Z en VO et apprendre 3000 kanjis
de base, il y a de la marge.
LA GOTHIQUENouvelle mode chez les djeunz, en particulier chez les filles,
les
gothiques reviennent en force après nous avoir fait
pitié
dans les années 80. On les croyait enfin mort, pour de vrai,
mais non ! Tout le monde s'y met au gothique, même
Indochine, avec une moyenne d'âge de 40 ans pour le
groupe…
Ceux qui pensent que cette mode est
toute
récente et emmenée par des séries
aussi insipides
que débiles telles que Buffy ou Charmed, des films comme Van
Elsing, Underworld ou des musiciens
« rebelles »
comme Evanescence, dont les Cd sont en vente dans le premier Monoprix
du coin, sont des incultes de première. Les modes ne sont
que
d'éternels recommencements avec vingt ans d'écart
en
moyenne.
Le gothique est à la base une branche de la musique new wave
datant du tout début des années 80. Leurs auteurs
ont
simplement largué le pessimisme joyeux et
mélodique de la
new wave pour se concentrer sur les musiques les plus tristes et
chiantes possibles, et avec tout le fourbi de crucifix et de cercueils
en contreplaqué allant avec. Vous avez aimé les
musiques
de fond du jeu Castlevania ? Alors vous adorerez le
gothique ! Claviers Bontempi recréant des orgues
d'église et du clavecin, grosses voix caverneuses, larsen de
guitares électriques, piano MIDI et cantiques
synthétiques sont désormais le quotidien musical
de ces
clones de Beetlejuice. Une sacrée merde. Leur cerveau est
l'agneau sacrificiel de leurs messes noires quotidiennes entre deux
prières à Saint Biactol.
Les gothiques de maintenant sont plus métalleux, et surtout
visualeux (amateur de rock visuel japonais) quand ils
fréquentent le milieu de la musique nipponne, et
s'autorisent
les piercings les plus mutilants pour ne choquer personne puisqu'il y
en a désormais plein les rues. Il n'y a qu'à leur
travail
que l'on peut les voir au naturel. En effet, Mac Donalds' refuse que
leurs larbins se déguisent en porte-clés. A quand
le
piercing directement sur la cervelle des gothiques ? Pratique
en
plus, les trous sont déjà faits !
La gothique voit la vie en noir. Elle est triste et blasée,
comme tous les enfants trop gâtés. Pauvre petite
fille
riche qui a toujours eu tout ce qu'elle voulait sans jamais le
mériter ! Elle n'aime pas la société
actuelle,
celle-la même qui lui permet d'être librement ce
qu'elle
est et lui donne trois repas par jour. Comme tous les bobos, les
gothiques aiment bien cracher dans la soupe sans pour autant agir afin
de changer ce qui les dérange tant. Ils se plaignent sans
savoir
pourquoi, parce que c'est dans l'air du temps, pour se
différencier, pour montrer qu'ils existent sans doute, eux
que
l'on ignore ou que l'on marche dessus toute
l'année… Les
gothiques, c'est comme les communistes : il n'y a plus que les
pays trop riches qui en produisent encore.
Niveau
rébellion, les gothiques s'en tiennent simplement au
look, acheté dans des boutiques chics parce que avoir l'air
d'un
rebelle de nos jours, ça coûte un paquet de
pognon !
Ces gens-là sont totalement fabriqués et
aliénés par la société de
consommation mais
ils ne s'en rendent même pas compte. Pire encore ! Ils
pensent
être à contre-courant ! Depuis le punk chic de
Vivienne
Westwood, les maquereaux de la fripe ont bien compris comment se faire
du beurre avec ce genre de mode
éphémère. A coups
d'études de marché et de ciblage, on vend
à des
paumés un look, et par la même occasion une
façon
d'être et de penser, le tout élaboré
par des
maisons de disques ou de couture, et bien relayée par la
presse
branchouille-beauf qui vous matraquera que, si vous ne ressemblez pas
à « ça »
cette année, vous
n'avez pas le droit d'exister. Ça a marché avec
tous les
jeunes des générations
précédentes depuis
40 ans, ça marchera encore avec les gothiques. De vrais
moutons.
Pour le reste, ce sont de bons petits enfants qui suivent avec
application leurs études et qui rentrent bien sagement
à
l'heure dans l'appartement familial de 200m². Ils ne veulent
surtout pas décevoir papa et maman. Après tout,
ce sont
eux qui leur permettent de se payer la panoplie de Morticia Addams
grâce à l'argent de poche
généreusement
octroyé en échange de bonnes notes ou de mettre
la table
une semaine sur deux.
La gothique ressemble à la fille de l'embaumeur. Le
même
teint livide, n'inspirant pas la bonne santé. D'ailleurs,
quand
elle a un accident mortel, il n'est pas rare d'entendre ses amis
demander au médecin légiste de s'assurer qu'elle
est
effectivement bien morte car de son vivant, elle ressemblait
déjà à un cadavre…
Les métiers de la mort ne connaissent pas le
chômage.
Chaque personne est un futur client potentiel, directement ou
indirectement. Les affaires sont d'ailleurs très
florissantes,
surtout pendant les périodes de canicule. La même
aisance
matérielle, l'abondance. Ça permet à
nos
« gogothiques » de bien manger.
Le revers de la
médaille, c'est que ces mêmes filles sont bien
souvent
obèses. Suite logique pour elles que de s'habiller en noir,
parce que ça amincit.
Le
gothique-visualeux est très amusant. La majeure partie du
temps étudiant en japonais pour moins de trois ans en
moyenne,
avec un taux d'échec frôlant les 90% vu qu'il est
assez
difficile d'apprendre une langue étrangère quand
on a pas
encore totalement terminé l'apprentissage de la sienne, on
le
reconnaît de suite dans la masse. Imitation chinoise d'un
t-shirt
X Japan sur le dos, croquenots de bûcheron, visage
pâle,
tignasse longue et huileuse, yeux éteints par l'abus de
chichon… Une bonne petite tête de
gagnant !
Comble du ridicule, le gothique-visualeux colle le suffixe
« sama » derrière le
nom de chacun de
ses artistes les plus vénérés : Gackt
sama, Mana
sama, Hide sama, Ben Laden Oussama… Sama veut presque dire
« maître » en japonais,
on se met quasiment
à genoux devant la personne en l'appelant comme
ça, cela
montre à quel point nos rebelles de pacotille sont serviles.
Serviles et avides de consommer. Voilà de beaux corbeaux ne
demandant qu'à être plumés. Des
professionnels de
l'amateurisme l'ont bien compris et profitent de l'aubaine pour leur
vendre tout et surtout n'importe quoi sur ce qu'ils aiment :
soirées spéciales dans des bars, magazines dont
les
articles sont entièrement pompés sur le Net,
tournée mondiale dans des MJC de 50 places etc. et ils ont
bien
raison.
N'oublions pas non plus une autre caste issue de la même
branche,
sommet de la bêtise adolescente celle-ci : les
gothiques-lolita, péjorativement appelées
également
« goth-poufs », qui, en plus de
leurs fringues noires de taille 12 ans et de pointes d'oreilles made in
China, épinglent sur leur sac de collégienne des
goodies
Hamtarou et autres stickers à paillettes. La goth-pouf est
très jeune, de 13 à 16 ans maximum. Avec sa
mentalité de midinette lobotomisée, elle aurait
été une grande fan des 2Be3 si elle
était
née plus tôt. Le rock visuel n'est qu'un vivier
à
boys bands pour elle, la musique est très largement
secondaire.
Elle n'est là que pour hurler comme la truie qu'elle est un
prénom japonais. Les Hide choupinet, Gacktounet et autres
Kyo
d'amuuuuur se succèdent sur son blog où
« acceuil » rimera toujours avec
« cerceuil
»… Il n'est pas rare en la lisant de ressentir de
puissantes envies de claquages de gueules.
La
goth-pouf est souvent la petite sœur d'une gothique plus
âgée. Le reflet dans un miroir de poche Hello
Kitty. La
petite sœur essayant de rivaliser avec la grande en en
rajoutant
des caisses, et la grande jouant les institutrices matriarcales. Leur
point commun est qu'elles deviennent toutes les deux
complètement hystériques quand elles rencontrent
en chair
et en os (surtout en os !) un de leurs pantins nippons
favoris, le
plus souvent dans des salons pour adolescents attardés et
autres
salles de concert de 4m²…
Nippées en soubrettes
d'Halloween, ce qui les entraîne à s'habituer au
merveilleux monde de l'aide-ménagère dans lequel
elles
finiront probablement, elles nous offrent un spectacle foutant presque
la trouille. Cris stridents, comportements totalement ridicules et
incontrôlables, frénésie, excitation
débordante, collants mouillés et morve de joie.
On
n'avait pas vu de pareilles trépanées depuis les
groupies
de Patrick Bruel dans les années 90.
« C'est le plus
beau jour de ma vie ! » disent-elles
toujours en
chialant après la rencontre. Forcément, les
autres jours,
il ne s'est rien passé du tout !
La
mode gothique
représente bien l'intense lavage de cerveaux qu'effectuent
les
maisons de disques auprès des jeunes, en flattant le
côté
« rebelle » qu'on a tous
à cette période de la vie et en leur faisant
avaler le
concept fumeux et paradoxal de consommer pour être
différent. Et ça marche ! Regardez-les
à la
sortie des collèges et autres facs, ces parkings
à futurs
chômeurs infoutus de faire quoi que ce soit de leurs dix
doigts
boudinés à part tourner des pages de manga en VF
ou
pianoter sur leur portable dernier cri acheté
grâce
à leur bourse tout en se plaignant qu'ils travaillent de
trop
alors qu'ils tirent moins de dix heures de cours par semaine. Vous
voyez défiler là de bons petits soldats de la
consommation, tous rebelles bien que sortis du même moule et
fiers de l'être… Josef Goebbels, ministre nazi de
la
propagande, doit être suprêmement heureux de voir
que ses
méthodes de manipulation culturelle à
l'échelle
mondiale ne sont pas mortes avec lui.
LE
WEBMASTER ÉTUDIANTCe fan là
est toujours sûr de lui car il connaît
les ficelles du html, du php, du javascript et accessoirement du Flash.
Normal, il l'étudie toute l'année dans un obscur
cycle
d'ingénieur informaticien ou assimilé, chiant
comme les
blés, et qui le mènera à l'ANPE dans
moins de dix
ans. En attendant, il est toujours prêt à
débarquer
avec un site du tonnerre en promettant monts et merveilles.
Sur
le plan technique, il n'y a rien à redire, c'est du travail
de
pro, chiadé à mort et digne de la NASA, mais il a
oublié l'essentiel en cours de route : le fond. Et oui,
entre
coder et écrire, il faut choisir. Une seule chose
l'intéresse: concevoir le site, bâtir le
squelette, mais
le remplir, ça l'emmerde. Quand il est
fréquentable, il
peut faire des merveilles dans une équipe mais tout seul, il
est
condamné d'avance. Tout cela n'est pas bien grave puisqu'il
disparaît en juin sans crier gare. La saison des examens lui
est
toujours fatale.
Il existe une variante dans le sens inverse : le webmaster estival, qui occupe ses journées oisives à faire un site Jpop donnant le plus souvent une belle erreur 404 dès la rentrée ou un message d'excuse aigre-doux, nous disant qu'il n'a vraiment pas le temps de continuer à s'occuper de son site, le même site qui commençait à sentir le pâté depuis quelques temps d'ailleurs pour les mêmes raisons citées plus haut. Les prétextes, c'est comme les trous du cul, on en a tous un. En réalité, cela l'arrange bien d'avoir des études à reprendre pour larguer son site car son engouement pour la Jpop s'est estompé dès les premières semaines et il est vite revenu à ses premiers amours pour occuper ses moments de libres: les jeux vidéos en réseau. Pour ça, il aura toujours du temps. On ne se refait pas dans la vie. Geek un jour, geek toujours!
LES NIKETAMERSChaque
époque a ses déchets chiés par les
grandes villes.
Dans les années 60/70, c’était les
blousons noirs
et autres loubards. A la fin des années 70, les punks les
remplacèrent. Les 80’s virent arriver les skins
suivis de
leurs homologues crépus : les zoulous. Le
début des
années 90, jusqu’à encore
aujourd’hui, a vu
débarquer des hordes entières de cas sociaux
totalement
dégénérés : les niketamers,
également dénommés racailles, caillera
ou cailles.
Issus des quartiers dits défavorisés, ils n'ont
jamais
vraiment voulu s'en sortir, préférant pleurer sur
leur
sort et en vouloir au monde entier. La victimisation, voilà
leur
arme. C'est tellement plus simple ! Ces parasites revendiquent haut et
fort leur inculture crasse, insultant, voire tabassant,
ceux
qui en ont à leurs yeux. Un simple port de lunettes ou un
livre sous le bras est
suffisant pour les en convaincre. Ils ne savent rien et ne veulent
surtout rien savoir !
Leur quotidien est digne de celui d’un autiste : squatter les caves et leurs halls d’immeubles comme les rats qu’ils sont, fumer des oinjes, cracher par terre toutes les deux minutes (admirez les lacs de glaviots à leurs pieds), faire des roues arrière avec le scooter du grand frère, parler de grosses bagnoles qu'ils ne pourront jamais se payer, écouter du rap à plein volume, mendier une clope, des feuilles ou une poignée de centimes dans la rue, s'appeler par la fenêtre en hurlant alors qu'ils ont tous des portables dernier cri (le fameux sketch des Inconnus, "eh Manu, tu descends?" est encore très loin de la réalité) et emmerder en bande des filles ou des plus faibles qu’eux. Leur couleur de peau n’est jamais uniforme contrairement à la légende, on trouve de tout : marron, noir, blanc et même jaune ! Les cités du 13e arrondissement nous en fournissent la preuve quotidiennement avec des enfants d'ex boat-people jouant les mecs méchants, laids et cons à la fois, sans aucune reconnaissance pour leur terre d'accueil.
Les
niketamers sont totalement imperméables à la pop
japonaise. N’étant jamais sortis du territoire que
sont
leurs cités pourries, ils n'ont rien connu d’autre
que les
ersatz de musiques autorisées dans ces milieux, comme le
rap, le
R'nb et autres sous-merdes auditives faisant abstraction de la
mélodie. Juste du beat, une ligne de basse
surmultipliée,
un sample en boucle, une boîte à rythme
écrasante
qui les lobotomise un peu plus à chaque pulsation et un
pauvre
texte de lamentations écrit par un type qui tient sur moins
de
200 mots de vocabulaire. Par dégoût, ils
évitent
même le mot Jpop qu'ils remplaceront par Jmusic, qui fait
plus
« in » et
américain…
Comme les gothiques ou les flics, les niketamers ont leur uniforme bien
à eux. Ils sont très sensibles «
à la sape
» comme ils disent, et de marque obligatoirement…
Casquette ou bonnet ressemblant à un slip recouvrant un
crâne rasé à cicatrices, pyjama
intégral
qu'ils appellent « street wear »,
baskets que
l’on distingue à plus de 100m et chaussettes de
tennis
remontées sur le futal. Quelle
élégance ! Un
doberman de sécurité y mordrait dedans
à pleines
dents ! Les plus classieux osent les associations de couleurs
grotesques : rose en haut, jaune en bas. De
véritables
glaces vivantes parfum
« vanille-fraise » !
La comparaison ne s’arrête pas là car,
comme la
confiserie surgelée, ils possèdent
également un
cornet et deux boules. Le problème, c’est que
jamais
personne ne les a sucés…
Ajoutons à cela quelques breloques flashy comme une grosse
chaîne en or autour du cou, un diams ou deux boucles
d’oreilles ressemblant salement à celles que porte
leur
petite sœur, une gourmette ou des chevalières
plein les
doigts. Que des trucs de gonzesse mais que eux voient comme un signe de
virilité accrue… Ayant trop regardé le
film
Scarface, les niketamers se prennent pour des hommes avec pour chacun
une énorme paire de couilles et font tout pour le
prouver !
Quand ils travaillent, souvent comme livreurs de pizza ou chez Mac Do,
c’est avant tout pour se payer une voiture, la plus grosse
possible, et qu'ils exhiberont fièrement chaque ouikène sur le parking
de la cité, avec toutes les portes ouvertes, capot et coffre-arrière
inclus (même la boîte à gants et le bouchon de réservoir sont ouverts)
et rap à fond la caisse. Auraient-ils tous une petite bite dans leur
pyjama
Nike ?
De toute façon, même
sans leur panoplie de
con, on ne peut les manquer. Ils sont bruyants, gueulent au lieu de
parler et adorent reproduire entre eux les « mawashigeri
coup de
pied circulaire » qu'ils ont vu dans des nanars de
karaté, ce qui constitue l'essentiel de leur
régime
cinématographique après les films de boules. Leur
démarche chaloupée évoque une violente
scoliose
couplée à un épi de maïs dans
le cul. Dans
les bus et autres wagons de métro, même sans leur
iPod dépouillé à une gamine de 14 ans, ils rappent tous seuls et font de
la
beatbox qu’ils associent toujours à de grands gestes avec les bras et
les mains… De véritables sons et lumières à eux tous seuls!
Les conventions
d’animation sont une de leurs sorties à
ne pas rater et exactement pour les mêmes raisons que les
manifestations d’étudiants. Tout
d’abord, parce
qu’il y a toujours des trucs à voler et surtout,
y’a
de la bitch ! Traduisez : des filles ! Après leur approvisionnement en
shit, les femmes viennent juste après dans le classement de leurs
préoccupations quotidiennes. Quiconque a vu ses blaireaux en train de
draguer comprend pourquoi aucune nana ne les accompagne jamais. Quelle
fille
censée
pourrait bien se laisser convaincre par ces macaques ?? Leur
méthode de drague est hyper lourde et agressive. Tout de
suite,
ils parlent de cul et veulent peloter. Et attention, en cas de veste
(dans 99,9% des cas), les niketamers deviennent méchants et
insultent copieusement la malheureuse, la traitant de pute le plus
souvent. Pour eux, une pute, c'est une fille qui couche avec les autres
mais pas avec eux… A la définition « misère sexuelle », on devrait
mettre la photo d'un niketamer dans le dico pour l'illustrer !
Les plus frustrés
se rattraperont en
violant à plusieurs une innocente qui aura eu le malheur de
croiser leur chemin. Ils plaideront ensuite non-coupable devant le juge
en arguant, dans leur langage très approximatif, que la
victime
les avait aguichés. Pensez donc, elle ne portait que deux
pulls
à col roulé sur elle, on voyait tout,
c’était de la provocation… Et
surtout,
elle était consentante. C’est vrai
que toutes les
filles meurent d’envie de se faire prendre par 15
lâches en
chaleur dans un local à poubelles…
Par
chance, la plupart
n'ont pas assez de cran pour aller si loin. Il n'y a qu'en bande qu'ils
se sentent puissants. Individuellement, ce sont avant tout des minables
complexés à mort. Ils se contentent donc de
plusieurs
branlettes frénétiques par jour. En fouillant le
disque
dur du niketamer branché Asie, on trouvera immanquablement,
bien
planquées dans un dossier secret, toutes les
vidéos de
Tila Nguyen et autres Bunko Kanazawa. Là-dessus, il est
clair,
il ne jure que par le hard bien trash. Les bikinis ou
l’érotisme soft, c’est pas assez bandant
pour lui.
Ce qu’il veut, ce sont des filles se faisant
défoncer
contre leur volonté en couinant ensuite de plaisir parce
qu’elles en veulent toutes, c’est bien
connu… Ces
vidéos lui servent pour ses nombreux transferts de
personnalité quand il s’astique. En bon loser
sexuel qu'il
est, il s’imagine tringlant toutes ces bimbos les unes
après
les autres en les traitant de tous les noms. C'est une sorte de
vengeance pour lui, ça l’aide à oublier
tous les
bides qu'il s'est ramassé et qui font qu'il est toujours
vierge
à son âge, situation qui risque de continuer assez
longtemps encore…
Outre ce genre de vidéos, on trouve également des
tonnes
de mp3 qu’il n’a jamais
écouté, mais comme
c’est gratuit, il pompe tout ce qu’il trouve,
même ce
qu’il n’aime pas. Mentalité de crevard.
Pas vu pas
pris, il adore ça et parade ensuite devant ses potes,
racontant
ses exploits de voleur impuni. Les niketamers adorent la gratuité
jusqu'à l'excès. Chez MacDo, on les voit prendre 50 serviettes en papier
à chaque passage. Ne laissez rien traîner avec eux.
Leurs idoles Jpop sont toujours les mêmes : Zeebra,
S-word,
Soul’d Out, Dabo, Kumi Koda, Double, Crystal Kay, Namie Amuro
et
Hikaru Utada. Vous remarquerez que ces artistes ont tous en commun leur
attirance vers les USA et sont les moins représentatifs de
la
scène japonaise. Plus les chanteurs sont laids,
afro-américanisés et leur ressemblant, plus ils
adorent.
En fait, ils ne veulent écouter que du Skyrock mais
chanté en japonais…
Cet engouement pour le R'nb est devancé par le rap qui avait
déjà des antécédents
criminels au Japon.
Après le succès de Dragon Ash, on a vu
apparaître
des groupes plus mauvais les uns que les autres, et
nécessairement arrogants et fiers
d’eux-mêmes, car
un vrai rappeur US est toujours mégalo. Tous les
éléments qui font que le milieu hip-hop est
gerbant et
dégradant a donc été
systématiquement
reproduit par les rappeurs japonais :
-
Attitude sérieuse et gueule de travers sur toutes les
photos.
- Corps courbé (avec eux, l’homme retourne au
singe
après avoir tenté pendant des millions
d’années de faire oublier ce passé
douloureux)
- Son sans aucune originalité (avant ils piquaient les
disques
au Prisunic du coin, maintenant, ils piquent la musique dedans
grâce au sampler !)
- Clips insultants pour l’image de la femme (gros plan sur
des
filles dénudées, chorégraphies
vulgaires,
attitudes machistes)
Dernier point qui les caractérise : une connaissance très limitée des charmes de notre belle langue. Il s’exprime, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit dans une sorte de bouillie mêlant le langage SMS à une syntaxe douteuse le tout enrobé de grossièretés et de néologismes issus des bas quartiers : « Nous, on est des djeunz ! », « Ce rap c trop d'la balle, cousin ! », « Cette noisechi, jl'a kiffe trop mon frère ! », « Eh, tu suces salope ? », « Sur la Mecque du Coran, c'est pas moi m'sieur l'agent ! » et une absence totale de culture générale. Leur connaissance du Japon ? Nulle ! Du japonais ? Ils savent déjà même pas le français… Par contre, les résultats des 15 derniers matchs de l'OM, no problémo !
Les niketamers parlent sans arrêt de respect mais
n’en ont
aucun pour rien ni personne et encore moins de tolérance.
Les
femmes ? Justes bonnes à sucer, faire la cuisine,
torcher
les mômes et qu'elles fassent honneur à leur mari
! Les
homos ? On devrait tous les flinguer ces putains de
pédés, sauf les gouines, parce qu’elles
sont bonnes
quand elles se broutent. Les flics ? A tuer
d'urgence ! Les
pompiers ? Ils ressemblent aux flics avec leurs uniformes,
alors
il faut les bolosser !...
A partir du moment où vous n'êtes pas comme eux,
vous
devenez une cible. Etrange, ils prétendent haïr le
Front
National alors qu’ils ont le parfait profil du connard facho
intolérant et borné pour y adhérer.
Irrécupérables…
Génération
sacrifiée. Tout le monde les hait, à part les
bobos qui
ne se sentent plus pisser lorsqu'ils croisent pour de vrai de jeunes
pauvres « comme à la télé
» puisqu'ils
en ont pas dans leurs beaux quartiers.
Les niketamers ne se rendent
même pas compte que leurs rhétoriques de ghetto
envoient
une flopée de clients aux partis extrémistes. Ils
creusent eux-mêmes leur propre tombe et la nôtre
avec. Que
va-t-on faire d’eux ? Avec un tel constat, comment
s’étonner que des nabots parlent de les
« nettoyer au
Karcher » et fassent ainsi des
points dans les sondages ?
LE
FANATIQUE JPOPLe fanatique est la version timbrée de l'otaku. Alors que ce dernier effleurait le monde de la folie de par son comportement d'autiste pas méchant, le fanatique lui est carrément immergé dedans et est salement nerveux. Rarement vous en croiserez autant que dans le milieu de la Jpop. Tous les styles musicaux sont touchés : variété, rock visuel, pop… On remarque tout de même que les fanatiques les plus atteints se trouvent chez Ayumi Hamasaki et dans le rock visuel. Le Hello Project est également bien sinistré. Non pas qu'il n'y ait que des cons qui supportent ces artistes, mais les plus cons y sont par contre. La jeunesse de ces fans est la principale raison de ces débordements mais cela n'excuse pas tout. Ces fans extrémistes sont dangereux au sens propre du terme; dangereux car complètement à la masse. Ils ne vivent que pour une seule chose : leur idole. Il ne se passe pas une heure dans la journée sans qu'ils y pensent. Il n'y a que ça pour eux, une véritable obsession. Ils se sacrifieraient sans hésiter pour elle s'il le fallait. Voire même, ils tueraient quiconque lui manquerait de respect. Aucune critique sur elle n'est permise et deviennent très rapidement fou de colère lorsqu'on « ose » dire le moindre mot négatif à son propos. Ce sont des bombes à retardement. On les voit piquer des crises de rage tout seul sur les forums après avoir lu un mot de travers sur leur objet de culte. Ils profèrent des menaces dans un langage moitié école primaire, moitié SMS, et en viendraient aux mains s'ils avaient le coupable à côté deux. Comment peut-on dire du mal de celui ou celle qu'ils aiment ? Même avec des arguments, arguments qui seront de toute manière toujours faux pour eux ou des trucages lorsque ce sont des photos, c'est impensable et un tel blasphème doit être puni et lavé dans le sang. Leur idole est l'incarnation de la perfection et il n'y a pas à revenir là-dessus. Remplacez-la par un dieu quelconque et vous obtenez des intégristes radicaux en puissance. En les voyant en action, on pense à ces anciennes images d'archives, quand les Gardes rouges chinois de la Révolution Culturelle des années 60 n'hésitaient pas à exécuter quiconque avait pu dire un seul reproche, même anodin et lointain, sur le président Mao. D'ailleurs, tout cela n'a pas changé, les médias, comme la musique ou le cinéma, ne sont qu'un nouveau moyen de propagande et de culte de la personnalité pour manipuler les jeunes, rien de plus. On leur apprend tout gosse à idolâtrer quelque chose d'inaccessible et à leur faire comprendre qu'il y aura toujours quelqu'un au-dessus d'eux. Les plus idiots sont les premières victimes de ce lavage de cerveaux subliminal, et les neuneus ce n'est pas ce qui manque en Jpop…
Comment
reconnaître les fanatiques ? Outre leurs posts
totalement hallucinants sur des forums dédiés,
ils aiment
à rappeler combien leur idole est tout pour eux jusque dans
les
moindres détails. Par exemple, dans son profil, à
la case
« localisation », l'idolâtre mettra le
plus
sérieusement du monde « dans les bras de xxx
»… Il avouera sans honte avoir pleuré
en
écoutant sa nouvelle chanson tellement c'était
poignant
et verra dans son clip des messages hautement philosophiques, voire
personnels ou dédiés, que lui seul
sait
interpréter… Il respectera à la lettre
la
prononciation exacte ou l'écriture particulière
de son
nom. Pour Hide par exemple, pas de majuscule! Il y tenait de son
vivant, enfin, c'est ce qu'on lui a dit vu qu'il a
découvert X Japan la semaine dernière…
De toute
façon, malheur à celui qui en mettra une. Il
parle
très souvent de l'idole en collant un adjectif possessif
devant
son nom, « mon xxx » ou « ma xxx
». C'est leur
propriété privée, l'ami
fidèle qu'ils n'ont
jamais pu avoir et ils ont avec lui de longues conversations en
pensée. La neurochirurgie n'est plus très
loin…
La paranoïa fait aussi rage dans le milieu des webmasters fanatisés,
certains s'improvisant traducteurs d'informations passionnantes sur nos
stars préférées et ne
supportant pas que
d'autres sites en parle également. Ils pensent
même à attaquer Sanspo en justice pour avoir mise
la news
originale en japonais avant eux…
Qu'est-ce
qui peut bien motiver des gens à se comporter comme
ça ? Tout simplement la servilité, un besoin
d'être
utile à quelque chose, la solitude, l'ennui et un complexe
d'infériorité. Qui sont-ils ? Bien souvent, des
rejetés par le sexe opposé, des ados boutonneux
en
quête de réponses sur eux-mêmes, des
attardés
mentaux, des paumés psychologiquement faibles, des simples
d'esprit… Ces catégories de personnes forment le
plus
gros de la clientèle des sectes. C'est plus triste qu'autre
chose.
Si vous rencontrez de ces individus en vrai, faites très
attention à vous. Evitez de les comparer à des
otaku ou
même des fanatiques, ces mots sonnent comme des insultes pour
eux. Prendre du recul ou faire son auto-critique, ils ne connaissent
pas vu qu'ils se sentent tout à fait normaux. Comme tous les
fous…
Ce portrait de fan est illustré
par l'exemple grâce à notre section fan
de…
Ne vous privez pas d'un voyage dans la quatrième dimension
de la connerie humaine en la visitant.
L'HARDCORE
GAMERDans les années 80, les jeux vidéos dits
« violents » se
résumaient surtout
à des jeux appelés « shoot
them
up », des vaisseaux spatiaux tirant sur tout ce qui
bouge,
et des « beat them up », des jeux
de baston,
souvent de rue, où un lobotomisé devait aller
délivrer à la force de ses couilles sa
fiancée
enlevée par un gang rival. Un scénario
désormais
usé jusqu'à la corde… Les
capacités des
machines étant ce qu'elles étaient, on y croyait
pas
vraiment à ces amas de pixels, plutôt petits,
carrés, crantés et assez peu colorés.
On en
ressortait rarement violent, à moins d'avoir à la
base le
cerveau d'un animateur de radio FM…
Ensuite,
dans les
années 90 ont débarqué les grands jeux
de baston.
Street Fighter 2 est le plus célèbre. Les
capacités des machines doublant chaque année, le
réalisme commençait à poindre le bout
de son nez
et l'identification des joueurs à leur personnage favori
avec.
Puis Mortal Kombat est arrivé. On pouvait, en plus de la
classique distribution de mandales, arracher la tête de
l'adversaire par exemple, avec des litres de sang en prime
évidemment. Le gore faisait son apparition. Un nouveau cap
était franchi. Les éditeurs de jeux
vidéo se
faisaient un peu tirer les oreilles par les associations de familles
mais ça rapportait tellement d'argent… A
l'époque,
Sega avait décidé de sortir une version non
censurée pour sa Megadrive, au contraire de Nintendo pour sa
SNES. Nous vous laissons deviner laquelle des deux s'est le plus
vendue…
Désormais, les consoles et PC sont aussi puissants que les meilleures machines d'arcade. On arrive à faire des productions hyper réalistes. La grande mode en ce moment va aux jeux de guerre. Lancé par Wolfenstein voilà de ça vingt ans, jeu de con par excellence dans lequel il fallait flinguer du nazi dans les couloirs d'un donjon, les variantes améliorées se sont multipliées. Counter Strike est désormais un classique du genre, c'est même devenu un sport pour certains, avec entraînement quotidien, coach et concours… Avec tous ces jeux, on passe du sniper planqué en haut d'un immeuble et qui descend lâchement ses adversaires, au soldat kamikaze qui fonce seul contre tous, avec juste sa bite et son couteau, face à une armée ennemie, ou à refaire carrément les grandes campagnes des anciennes guerres, gagnées et surtout perdues. On peut même choisir son camp : Weirmacht, Armée Rouge, Marines etc. Les jeunes Allemands peuvent enfin venger l'honneur de leurs grands-pères tombés à Stalingrad et les Américains remporter la guerre du Vietnam… Le réalisme est poussé à son paroxysme, et lorsque l'intelligence artificielle du programme n'est plus suffisante, on joue en réseau, avec d'autres bozo, à se tirer dessus, à tuer des ennemis pour faire gagner son armée, son pays !…
Avant pour former les gosses
à la guerre, il y avait les
jeunesses hitlériennes, maintenant, y'a les jeux
vidéos.
Ces jeux fascisants ne sont rien d'autre que du dressage martial.
Apprendre à lire des cartes sur un front imaginaire et
à
commander des unités, ça, c'est pour les
stratèges
en herbe. Aller flinguer du
« bougnoule », du
« niakoué » ou du
« coco », M16 ou Ak-47 en pogne,
c'est pour les
soldats à tendance psychopathe. Y'en a pour tous les
goûts
et ça peut donner envie à des abrutis de
s'engager pour
de vrai afin de sauver la Liberté du monde… Etre
un
héros militaire, c'est toujours plus bandant que de devenir
plombier comme Mario de toute façon.
Que faire
pour ces
jeunes trépanés qui pensent être des
soldats dans
l'âme et qui sont sûrs qu'en Irak, c'est comme sur
leur PC
? Leur crever les yeux et leur couper les pouces ? Non, mieux vaut les
laisser s'engager. Ces gens-là sont totalement
déconnectés de la réalité.
Ils se feront
buter dès le premier mois. Sur le front, il n'y a pas de
cheat
code donnant munitions illimitées, vision à
travers les
murs et autres vies infinies. Quand on meurt, c'est pour de bon. Mais
après tout, un bon soldat n'est-il pas un soldat mort et
réduit à l'état d'engrais naturel ?
Ça fera
des appartements de libre pour les planqués mais pas de
veuves
à consoler hélas ! N'oublions pas qu'un hardcore
gamer,
ça ne baise jamais.
L'ÉTUDIANT
EN
JAPONAISChaque année viennent
s'échouer sur les bancs de la
fac une multitude de phénomènes de foire se
disant
« étudiant en japonais ».
Prétentieux, forts
en gueule et imbus d'eux-mêmes, la majorité de ces
fumistes ne passeront pourtant pas l'année pour une simple
et
bonne raison : le japonais c'est dur ! Constat
plutôt
évident à première vue mais qu'ils
mettront tout
de même un ou deux mois à réaliser.
Encore un truc
que Dorothée, leur mère spirituelle à
tous, aurait
dû leur dire au lieu de leur rincer la cervelle à
coup de
jeu de l'ABC…
L'étudiant se subdivise
en trois
catégories : le touriste, qui cocha l'année
précédente les mauvaises cases d'orientation et
fait
augmenter le taux d'abandon d'au moins 50%; le gars normal, qui pensait
faire des études passionnantes pour trouver un vrai
métier (en général dans le commerce ou
dans la
fonction publique) et surtout l'otaku, qui ne rêve que de
devenir
dessinateur ou traducteur de manga, puis de rencontrer Yoshiyuki
Sadamoto, mais qui finira le plus souvent par récurer les
chiottes du McDo du coin… Nous nous acharnerons sur ce
dernier
car insupportable et malheureusement trop répandu ces
derniers
temps.
Utilisant le peu de japonais qu'il sait pour un oui ou pour un non, et parce que toutes les occasion pour briller en société sont bonnes à saisir (au resto jap, à la maison, pour parler à ses autres amis otaku grâce à une messagerie instantanée fonctionnant sur son Windows japonais craqué etc.), il fini par énerver ostensiblement toute personne normale qui se lasse très vite de ses « salut les tomodachi ! », « nani ? » et autres « soudesune ! ». Qu'importe ! Il a la science infuse, et armé de ses 10 kanjis à trois traits maximum, et de son vocabulaire à base de génériques de dessin-animé, il compte bien conquérir le monde et le cœur de jolies japonaises. En effet, l'étudiant en japonais pense beaucoup aux filles, et surtout à celles qu'il n'aura jamais; nipponnes de préférences, puis tout simplement asiatiques en cas de rupture de stocks… Avec un peu de bol, il trouvera peut-être la « chose » de sa vie en convention, après un coup de foudre réciproque et de dépit, entre deux stands miteux de gribouilleurs manchots, et s'en contentera parce qu'être toujours puceau à plus de 20 ans, ça commençait un peu à être les boules pour lui…
Mais après les conventions, qui, on le sait, sont obligatoires pour chaque otaku afin d'avoir un semblant de vie sociale, c'est en cours qu'il veut imposer son savoir. Il ose corriger le professeur à l'aide de mots familiers et de références complètement ridicules (« dans l'épisode numéro « shidjugo » de « shitii hhan'taaa », (comment je suki trooooooop cet anime !), et ben ils disent pas comme ça ! »). Son ego se renforce alors, devant l'admiration béate de tous ses petits camarades, encore plus incultes que lui, et qui sont heureux d'apprendre, après plus de six mois de cours, qu'on peut également dire « omae » pour « tu »… Sa réussite et ses plans de carrière ont beau exister dans son esprit, il oublie rapidement un écueil de taille : les examens, qui le carbonisent et l'envoient directement en rattrapage sans passer par la case départ. Il redouble voire triple lamentablement avant de disparaître pour de bon. C'est d'ailleurs à ça qu'on le reconnaît de suite : l'étudiant en japonais, c'est celui qui est en première année depuis trois ans…
Portrait écrit par Kalimero. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.